Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • 17,4 millions pour rénover la verrière de la gare d’Angoulême

    17,4 millions pour rénover la verrière de la gare d’Angoulême

    Construite il y a un peu plus d’un siècle, la verrière de la gare SNCF d’Angoulême (Charente) se refait une beauté. Un investissement de 17,4 millions d’euros est engagé pour rénover cet ensemble de 3 000 m2. Si l’objectif est de « revenir à la forme d’origine avec des lanterneaux » selon SNCF Gares & Connexions, des panneaux verriers photovoltaïques pourraient être installés. Le chantier qui vient de démarrer est prévu pour s’achever en février 2026.

  • Opération remise à neuf pour la station de métro Gare Centrale à Bruxelles

    Opération remise à neuf pour la station de métro Gare Centrale à Bruxelles

    Située dans le cœur historique de la capitale, la station de métro Gare Centrale est l’une des plus anciennes de la STIB. Inaugurée en 1969, la station est devenue au fil du temps un grand pôle multimodal où se côtoient métros, bus et trains. Plus de 50 000 personnes y transitent chaque jour. « Or, cette station n’avait jamais fait l’objet d’une rénovation en profondeur. Ce sera bientôt chose faite », indique dans un communiqué publié cet été la Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles).

    Commencé en 2022, le chantier de rénovation vise à agrandir la station, à la moderniser et à en améliorer l’accessibilité. La station va être dotée d’ascenseurs et d’escalators supplémentaires, les équipements vont être modernisés et de nouveaux services proposés, notamment des commerces.

    Une importante extension souterraine (3 500 m2 sous la rue Ravenstein) a déjà pu être creusée sous la surface, tout en maintenant la station ouverte et la circulation possible en surface. Une seconde extension est en cours de construction du côté de la rue Cardinal Mercier. ​ ​

    Le chantier en est désormais à sa troisième et avant-dernière phase. Au terme des travaux, la station aura une superficie 88 % supérieure à aujourd’hui.

     

     

  • Métamorphosée, la nouvelle gare Lyon Part-Dieu a ouvert discrètement avant les JO

    Métamorphosée, la nouvelle gare Lyon Part-Dieu a ouvert discrètement avant les JO

    Sans tambour ni trompette pour cause de dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin, la nouvelle gare de Lyon Part-Dieu, deuxième plus grande gare du pays, hors Ile-de-France, n’a pas été officiellement inaugurée le 25 comme prévu, mais elle a bien ouvert ses portes juste avant le coup d’envoi des JO. La cité des Gones devait accueillir plusieurs rencontres olympiques de football, fin juillet.
    L’achèvement complet des travaux dans et autour de la gare conçue à la fin des années 1970, et dont le trafic a explosé avec 135 000 voyageurs par jour, est planifié pour 2025. Mais après sept années d’un chantier titanesque, dans un trafic ininterrompu, elle dévoile déjà sa nouvelle architecture et quatre accès principaux sur la ville et son quartier de La Part-Dieu.

    Nouveau hall Béraudier, gare Lyon Part-Dieu. © Nicolas Rodet

    Dans un premier temps, c’est le nouveau hall Béraudier, monumental (600m2, il a doublé de taille), surmonté d’un plafond en lames d’acier et doté d’une façade entièrement vitrée, qui s’est ouvert fin juin vers la cité lyonnaise. Et la galerie du même nom, sur trois niveaux. Destinée à fluidifier les circulations dans la gare en forme de quadrilatère, elle accueille les billetteries, les espaces d’attente, le salon grands voyageurs, quelques commerces, et prochainement un restaurant et un centre d’affaires de 1000 m² avec terrasses extérieures surplombant la place Béraudier.

    Deuxième temps, la nouvelle « place basse » Béraudier justement, qui doit se révéler à l’automne 2024 avec un nouvel auvent de 15 mètres de haut, 38 mètres de diamètre. Ce sera la signature architecturale de ce pôle d’échange multimodal XXL qui, une fois achevé, fera enfin le lien avec le quartier La Part-Dieu. Lancé sous le mandat de Gérard Collomb (ancien maire décédé fin 2023), le projet de la place Béraudier a été redessiné par la majorité écologiste menée par Grégory Doucet à son arrivée en 2020, avec plus de végétalisation sur l’esplanade. Elle accueillera une station de vélos de 2000 places, 2500 places de stationnement automobile, une nouvelle station taxis, un accès au métro et au dépose-minute, et des nouveaux commerces.

    2025 sera l’année de la rénovation du hall 1 (salle d’échanges historique) pour le désaturer, libérer des espaces de circulation et « parfaire son rôle de liaison inter-quartiers« , explique Gares & Connexions, maître d’ouvrage.

    Le coût des aménagements de la Part-Dieu nouvelle génération représente 223,7 millions d’euros principalement financés par la Région Auvergne-Rhône-Alpes (32,7%), l’Etat (32,7%), Gares & Connexions (31,9%), l’Union européenne (1,9%), SNCF Réseau (0,3%), en partenariat avec la Métropole (0,4%).

    N.A

  • 78 millions pour moderniser la ligne Nice-Breil-sur-Roya

    78 millions pour moderniser la ligne Nice-Breil-sur-Roya

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a décidé de lancer un programme de régénération et de modernisation de la ligne ferroviaire Nice-Breil-sur-Roya. Ces travaux vont entraîner la fermeture de la liaison du 2 septembre 2024 au 14 décembre 2025.

    Ils doivent notamment permettre « d’assurer la pérennité et la sécurité de la ligne en consolidant les nombreux ouvrages d’art et en améliorant la stabilité des voies » et « d’améliorer sensiblement l’offre de train avec, dès la fin des travaux, un TER par heure, et par sens, entre Drap et Breil et deux TER par heure, et par sens, entre Nice et Drap, soit une augmentation de l’offre de 46%« , indique la région dans un communiqué, en justifiant cette fermeture temporaire par  « la configuration de la ligne, le nombre élevé de tunnels et l’urgence des travaux, (qui) ont conduit le maitre d’ouvrage et les partenaires du projet, à faire le choix de la fermeture temporaire de la ligne ».

    Des cars de substitution seront mis en place et un maintien des TER entre Nice et Drap sera assuré (hors fermeture complète de trois semaines au début et à la fin des travaux).

    L’investissement, de 78,1 millions d’€ (auxquels se rajoutent environ 8 millions d’€ pour les transports de substitution) est pris en charge par la région à hauteur de 56,5 millions d’€, aux côtés de l’Etat, de SNCF Réseau, de la Métropole Nice Côte d’Azur, de  la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française et de la Communauté de Communes du Pays des Paillons.

  • La maintenance courante des voies de trois Technicentres franciliens confiée à TSO 

    La maintenance courante des voies de trois Technicentres franciliens confiée à TSO 

    TSO, a annoncé en juin, avoir été choisi par SNCF Voyageurs Transilien, comme mandataire d’un groupement de quatre autres entreprises appartenant au groupe NGE, pour assurer la maintenance de trois technicentres du sud de l’Île-de-France. Ceux-ci sont répartis en quatre sites : Bercy-RBC (technicentre Villeneuve-Saint-Georges), Montrouge-Dépôt (technicentre Trappes-Montrouge), Les Ardoines (technicentre Les Ardoines) et Villeneuve-Dépôt (technicentre Villeneuve-Saint-Georges).
    Le groupement piloté par TSO, s’occupera pendant trois ans de la maintenance des voies de remisage, de nettoyage et d’entretien. Deux années optionnelles pourraient s’ajouter.
    Les astreintes (interventions en cas d’incidents) seront assurées par TSO, TSO Signalisation, TSO Caténaires, et Offroy. La sécurité ferroviaire sera confiée à FVF et Sages Rail. Artelia assurera l’ingénierie de maintenance.
    De son côté, SNCF Réseau continuera d’assurer la maintenance de la signalisation électrique.
  • Gares & Connexions teste un avatar pour orienter les voyageurs en gare du Nord

    Gares & Connexions teste un avatar pour orienter les voyageurs en gare du Nord

    Depuis le 24 juillet, Gares & Connexions teste une borne interactive capable d’orienter en six langues les voyageurs. Déjà présentée en mai à Viva Technology, cette borne est basée sur des technologies d’intelligence artificielle (IA) avec des informations spécifiques à la gare du Nord et son environnement (notamment des renseignements culturels et touristiques), explique dans un communiqué la filiale de SNCF Réseau.

    Deux avatars de deux athlètes SNCF, Sarah-Léonie Cysique (pendant la durée des JO) et Cédric Nankin (pendant les Paralympiques), vont pouvoir répondre en temps réel aux questions des voyageurs (700 000 visiteurs passent chaque jour dans la plus grande gare européenne). Les réponses peuvent intégrer des images, des vidéos et des textes.

    Gares & Connexions explique avoir travaillé avec Meta « qui s’est doté de la technologie la plus avancée et open source (LLAMA 3.1) sur le marché en matière d’assistance virtuelle pilotée par l’IA Generative« .  C’est aussi le fruit d’une collaboration avec un consortium d’entreprises emmenées par Alp Valley qui regroupe Brain Analytics, Fosfor, Inversive et VR Connection, précise le gestionnaire des gares.

  • Vossloh rachète France Aiguillages Services

    Vossloh rachète France Aiguillages Services

    Le 19 juillet, Vossloh a annoncé le rachat de l’entreprise France Aiguillages Services (FAS), basée à Bertrichamps (Meurthe-et-Moselle), qui présente un portefeuille complet de services pour les appareils de voie (« aiguillages » en langage courant) et les systèmes de signalisation associés. Son client le plus important est SNCF Réseau et FAS dispose de nombreuses habilitations pour effectuer des inspections techniques et des services de maintenance sur les appareils de voie et les installations de signalisation du réseau ferré national.

    Cette transaction comprend également le centre de formation agréé LUNEFCF, qui dispense des cours dans les domaines du risque ferroviaire et de la signalisation mécanique, ainsi que des contrôles ou du perfectionnement technique associés à cette dernière. Ces formations sont dispensées tant au personnel de SNCF Réseau qu’aux salariés de FAS.

    Déjà présent de longue date en France dans le domaine des appareils de voie, le groupe allemand Vossloh y renforce son offre de services par l’acquisition de FAS. Fondateur de cette entreprise, Christophe Calley « continuera à la soutenir dans un rôle de direction »</emo, ajoutant être « très heureux que FAS et Vossloh unissent maintenant leurs forces », dans la mesure où « les compétences des deux entreprises se complètent parfaitement ». Une approbation préalable de la part des autorités de la concurrence pour l’intégration de FAS au groupe Vossloh n’a pas été nécessaire, selon ce dernier.

    P. L.

  • Alstom signe en Australie un contrat représentant « le plus grand projet de signalisation au monde »

    Alstom signe en Australie un contrat représentant « le plus grand projet de signalisation au monde »

    C’est en consortium avec DT Infrastructure, l’un des principaux fournisseurs australiens de services d’ingénierie et de construction, qu’Alstom a signé un contrat avec la Public Transport Authority of Western Australia (PTA, autorité organisatrice du réseau Transperth) pour la conception, la fourniture, la construction, l’installation, les essais, la mise en service et la maintenance d’un système CBTC (Communication Based Train Control, système de gestion des trains basée sur la communication) du type Urbalis destiné au réseau ferré de banlieue de Perth, capitale de l’Etat d’Australie-Occidentale. Ce projet permettra d’augmenter de 40 % la capacité du réseau, de réaliser des économies d’énergie, d’assurer une cybersécurité « de premier ordre » et d’anticiper une hausse de la fréquentation, tout en réduisant au minimum les perturbations. De plus, il mettra en œuvre un nouveau système de communication polyvalent basé sur un réseau radio privé LTE (Long-Term Evolution).

    Evalué à un milliard d’euros (1,6 milliard de dollars australiens, Alstom détenant environ les deux tiers du consortium, y compris les services de maintenance), ce projet sera réalisé par une alliance composée de l’autorité organisatrice des transports publics (PTA), d’Alstom (fournisseur du CBTC) et de DT Infrastructure (installateur du système). En termes de kilométrage de lignes à équiper (181 km), il s’agit, selon Alstom, du « plus grand projet de signalisation au monde », du moins pour un CBTC (généralement, il s’agit d’équiper des lignes de métro longues de quelques kilomètres à une vingtaine, environ). Mais chronologiquement, ce projet ne sera pas le premier en Australie, y compris pour Alstom, qui y déploie déjà sa solution Urbalis sur le métro de Sydney et le train de banlieue de Melbourne.

    Tout en annonçant que « plus de 750 emplois locaux en Australie-Occidentale garantis pour le projet » et que « des entreprises locales et autochtones seront créées avec des opportunités d’emploi associées », Alstom rappelle à l’occasion de cet important contrat être également le producteur des nouvelles rames C-series (voir photo illustrant cet article) pour les trains de banlieue de Perth, assemblées localement sur le site de Bellevue, dans la partie est de l’agglomération.

    P. L.

  • Inauguration du premier Fnac Café à Paris-Nord

    Inauguration du premier Fnac Café à Paris-Nord

    Ambiance de fête, le 8 juillet, à la Gare du Nord, à l’étage situé au-dessus du point de vente Relay implanté depuis l’été dernier le long de la voie 19. C’est à cet étage, accessible par escalier et par ascenseur, que la Fnac inaugurait son premier Fnac Café en France, sous une toiture dont le faîte reprend l’axe d’une des verrières de la grande gare parisienne, première d’Europe par sa fréquentation. Ouvert deux semaines auparavant, ce nouveau commerce phare de Paris-Nord est donc prêt pour les échéances olympiques et paralympiques de cette année.

    Entre parvis, voies et escalier d’accès à la mezzanine Eurostar, ce nouveau lieu, à la fois accessible et un peu à l’écart, offre « une vue imprenable sur la gare », comme l’a rappelé Julie Reiner, Secrétaire générale de Gares & Connexions et présidente de la joint-venture Lagardère & Connexions, lors de l’inauguration.

    Dans la lignée des librairies de gare

    Sa vocation est, comme les autres Fnac implantées dans les gares française, « la facilitation du voyage », pour reprendre le terme de Vincent Romet, DG de Lagardère Travel Retail France, qui en assure l’exploitation. Avec un plus : « une offre alimentaire qui complète la culture et la tech ». Non seulement on peut trouver, sur plus de 100 m², tout ce qu’il faut pour passer un bon voyage, de l’accessoire manquant à son smartphone au roman policier ou sentimental (le « roman de gare » garde ses fidèles !), ou encore à la bande dessinée, mais 45 m² ont été dédiés à un espace Fnac Café, avec boissons chaudes ou fraîches, sandwiches et viennoiseries… sans oublier les chaises et les guéridons pour une faire une « pause rapide avant le train ou entre amis », comme le propose Julie Reiner, qui loue son « architecture chaleureuse » associant, comme celle de la gare, plafond de bois, structure métallique et panneaux de verre.

    François Gazuit, directeur Exploitation chargé du pilotage du parc de magasins intégrés et franchisés Fnac et Darty, rappelle que ce point de vente pilote est né d’un partenariat à trois – Lagardère Travel Retail, Fnac Darty et Lagardère & Connexions – dans la lignée des « librairies de gare » lancées par Hachette (aujourd’hui Lagardère) du temps du Second Empire. Ce lieu est, selon le représentant de Fnac Darty, « un concentré de l’offre de la Fnac, la promesse de la Fnac, qui fête ses 70 ans ». Et lorsque l’offre, forcément limitée, du point de vente ne suffit pas, on peut aussi y retirer des achats effectués en ligne. Bref, ce nouveau commerce de gare « se projette dans l’avenir sans renier le passé », proclame François Gazuit.

    À propos de passé, rappelons que l’espace désormais occupé par cette Fnac d’un nouveau genre était, de 2016 à 2019, celui du restaurant L’Étoile du Nord, de Thierry Marx. Si l’aspect extérieur du lieu a été conservé, pas moins de 18 mois de travaux ont été nécessaires pour en transformer les aménagements.

    P. L.

  • Le métro de Berlin passe au CBTC avec Siemens

    Le métro de Berlin passe au CBTC avec Siemens

    Siemens Mobility a remporté l’appel d’offres des transports publics de Berlin (Berliner Verkehrsbetriebe, BVG) pour mettre en œuvre, sur deux premières lignes de métro, un système de contrôle des trains du type CBTC (Communications-Based Train Control). Ce sont les lignes U5 (26 stations) et U8 (24 stations) du métro de Berlin qui devraient donc être équipées les premières de la solution CBTC Trainguard MT, d’ici 2029 et à partir de 2032 respectivement. Siemens Mobility a annoncé que la conversion serait effectuée alors que la ligne resterait en exploitation.

    Une fois équipées, ces lignes pourront être exploitées en mode de conduite semi-automatique avec conducteur GoA2 (Grade of Automation 2, les deux niveaux supérieurs étant sans conducteur). L’objectif recherché est d’augmenter la capacité sur ces deux lignes d’environ 30 % après mise en œuvre du CBTC, avec des intervalles entre passages de moins de 100 secondes, tout en améliorant la fiabilité et la ponctualité de l’ensemble du système.

    Ce contrat a un volume d’environ 200 millions d’euros pour l’équipement de 40 km sur les deux lignes concernées. S’y ajoutent des contrats à long terme pour la maintenance.

    P. L.