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Catégorie : Infrastructures
Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports: travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

Carcassonne prépare une mue du réseau en attendant son PDU
L’agglomération de Carcassonne envisage de modifier son schéma de déplacements. Elle réfléchit donc à formaliser ses engagements dans un document. L’agglomération de Carcassonne envisage de modifier son schéma de déplacements. Elle réfléchit donc à formaliser ses engagements dans un document. Avec toutefois un bémol : le périmètre concerné. Pour l’instant en effet, l’agglomération compte près de 75 000 habitants et 23 communes. Mais, avec la réforme territoriale, Carcassonne Agglo, devrait s’agrandir, pour atteindre les 100 000 habitants. Un seuil qui marque un changement : au-delà, les engagements s’inscrivent dans un PDU, avec des obligations de résultats, alors qu’en dessous, le document est seulement un schéma de déplacements urbains qui n’impose pas d’objectif de réussite. En attendant que le préfet n’arrête le nouveau périmètre, fin 2012, Carcassonne Agglo va déjà travailler sur le réseau de bus Agglo’Bus qu’il gère en régie, en souhaitant que la nouvelle version serve de locomotive pour tirer les autres modes de déplacements, collectifs ou doux, comme le vélo et même la marche à pied dans un centre-ville devenu piétonnier.
Une étude, lancée à l’automne dernier, a montré que le réseau de bus, ses lignes, ses horaires et ses fréquences ne sont pas adaptés aux usagers pour des trajets domicile – travail. Le nouveau réseau devrait être prêt pour 2014. Il devrait comporter une navette pour relier le centre-ville aux parkings-relais installés à la périphérie. Quant à la promesse de campagne sur la gratuité, elle semble chère à mettre en œuvre étant donné son coût : un million d’euros. La mise en œuvre ne serait pas totale et pourrait se traduire par des abonnements à des prix très bas.Y. G.

L’Oise lance un pass pour treize réseaux urbains et interurbains
Le conseil général de l’Oise a lancé le 19 décembre un pass de transport multimodal. Il permet aux voyageurs de passer d’un bus à l’autre, au cours de son trajet, avec le même titre de transport. Le conseil général de l’Oise a lancé le 19 décembre un pass de transport multimodal. Il permet aux voyageurs de passer d’un bus à l’autre, au cours de son trajet, avec le même titre de transport. C’est d’autant plus utile pour les usagers des transports que le département de l’Oise est l’un de ceux où les déplacements domicile – travail sont les plus longs, avec 28 kilomètres en moyenne. Comme les nombreux pass existant en France, le pass Oise Mobilité est doté d’une puce électronique insérée dans la carte sur laquelle le voyageur va stocker les titres des différents réseaux qu’il aura achetés préalablement. A chaque validation, sans contact, le voyageur saura combien de titres il lui reste, ou jusqu’à quand il est valable. Cette simplicité apparente pour l’usager cache évidemment un système complexe. Il a d’abord fallu rassembler treize réseaux. Cela a été possible grâce à la création d’un syndicat mixte, celui des transports collectifs de l’Oise, le SMTCO, en 2006. « En adhérant au SMTCO, chacun d’eux a accepté de fournir ses données concernant les horaires notamment », explique Véronique Picard, directrice du SMTCO. En échange, ils bénéficient des statistiques de fréquentation que le syndicat recueille. » C’est l’un des avantages du pass Oise Mobilité : permettre de mieux connaître les bus les plus fréquentés, quel jour et à quelle heure, et même à partir de quel arrêt. Tout cela grâce aux validations à la montée effectuées par chaque voyageur lorsqu’il présente son pass devant le valideur de l’un des quelque 600 bus équipés. La billettique est la suite logique de la centrale d’informations et de réservations des transports à la demande – il y a sept réseaux TAD sur le territoire – installée dans la nouvelle agence Oise Mobilité, ouverte en septembre à Beauvais. Si le pass Oise Mobilité a été lancé en décembre pour le grand public, il est déjà dans les mains de près de 43 000 usagers qui ont activé le leur en septembre. Il s’agit des voyageurs qui empruntent les liaisons interurbaines du département, les scolaires et les usagers des réseaux urbains de Creil notamment. Le département s’est fixé un autre but pour 2012 : harmoniser les tarifs pour pouvoir proposer l’achat d’un titre unique auprès d’un seul opérateur.
Yann GOUBIN

Une navette de centre-ville à Lannion et la ligne A cadencée
Lannion-Trégor Agglomération voudrait que les habitants de son territoire – ils sont 56 000 environ répartis dans 20 communes – prennent plus le bus. Lannion-Trégor Agglomération voudrait que les habitants de son territoire – ils sont 56 000 environ répartis dans 20 communes – prennent plus le bus. Les élus souhaitent atteindre une fréquentation de 260 000 voyageurs par an d’ici quelques années, entre trois et cinq ans, contre 160 000 en 2010 sur l’ensemble des lignes régulières. Pour cela, le réseau Tilt a été profondément remanié le 2 janvier. L’une des quatre lignes régulières du réseau a été supprimée, trop peu fréquentée, pour permettre de renforcer les trois autres lignes. Elle n’a néanmoins pas été totalement abandonnée, puisqu’elle a été intégrée dans le transport à la demande, Navette express, qui n’a pas été modifié par ailleurs. Cela a aussi permis également de simplifier l’exploitation et d’offrir une meilleure lisibilité pour l’usager. Les trajets, les terminus et les horaires changeaient selon la semaine ou le week-end, la pointe ou les heures creuses. Un casse-tête qui freinait l’usage des transports. La suppression d’une des lignes a aussi permis d’ajouter des véhicules supplémentaires, ce qui induit une augmentation de la fréquence. Mieux encore, la ligne principale, la A, qui dessert l’hôpital et l’aéroport en passant par la gare, a été cadencée à la demi-heure, avec un départ à l’heure pile et à 30, de 7h à 19h30, du lundi au vendredi. Pour cela, quelques arrêts ont dû être supprimés pour garantir le temps de parcours. Mais Adeline Bon, responsable du service transport de l’agglomération, n’est pas inquiète : « Ce n’est pas une ligne très longue, 7 km environ, et même si elle dessert des points stratégiques, comme la gare ou l’hôpital, elle évite le centre-ville. » Mais la principale nouveauté de l’année qui commence, c’est le lancement de Navéo. Il s’agit d’une navette de centre-ville, qui parcourt une boucle dans le centre historique en reliant également les parkings. C’est là que les usagers peuvent laisser leur voiture et emprunter Navéo qui passe tous les quarts d’heure, de 10h à 12h30 et de 14h30 à 18h30, du mardi au samedi, avec une légère modification du trajet, allongé le jeudi, jour de marché. La régie de Lannion-Trégor Agglomération (LTA) a choisi d’expérimenter cette navette pour une période de neuf mois. Un bilan de la fréquentation et de l’accueil se fait en septembre prochain, pour permettre à la LTA de décider si elle pérennise ou pas Navéo. Le choix de tester cette navette a toutefois contraint l’agglo à louer un véhicule plutôt qu’à l’acquérir. Or, elle n’a pas pu louer de véhicule électrique comme elle le souhaitait pour une exploitation en centre-ville. Elle a donc arrêté son choix sur un minibus thermique de vingt-deux places dont neuf assises, le Microbus de Gruau.
Yann GOUBIN

Signalétique : la gare de Paris-Lyon va faire école
A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle halle de la plateforme des voies à chiffres (5 à 23), la gare de Lyon opère une grande mue de sa signalétique. A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle halle de la plateforme des voies à chiffres (5 à 23), la gare de Lyon opère une grande mue de sa signalétique. Testée en gare de Paris-Est fin juin puis sur le quai transversal de Paris-Austerlitz et enfin cet automne à Bordeaux, la nouvelle charte graphique de Gares & Connexions débarque à Paris-Lyon. L’objectif est de rafraîchir, de moderniser et d’actualiser une signalétique vieille de plus de vingt ans. Les principes retenus sont les suivants : des panneaux plus grands, moins denses en informations, ces dernières plus adaptées aux attentes des voyageurs. Un nouveau code couleur est également mis en œuvre à cette occasion : bleu pour le ferroviaire (train, quai, voie), jaune pour les services (information, toilettes, consigne) et vert pour l’intermodalité (métro, tramway, bus, taxis, location de voitures). La typographie reste blanche. Les couleurs seront aussi plus tranchées pour améliorer le contraste entre le fond et les informations : ce sera une aide précieuse pour les personnes malvoyantes. Les pictogrammes ont également évolué, de même que la terminologie. C’est ainsi par exemple que « Billets » devient « Billetterie » pour éviter toute confusion avec… les distributeurs de billets de banque ! Le déploiement doit se faire en première étape dans une soixantaine de grandes gares (dont Paris-Saint-Lazare à la fin des travaux) avant d’être généralisé à l’ensemble de réseau.
Marc CARÉMANTRANT

Rodez rationalise son réseau vieux de quarante ans
Une nouvelle année est l’occasion de grands changements. Si parfois, cela reste des bonnes résolutions pour nombre d’entre nous, l’agglomération du Grand Rodez, elle, a déjà organisé le bouleversement des transports de l’intercommunalité qui doit prendre effet le 2 janvier 2012. A cette date, l’actuel réseau Octobus va prendre le nom d’Agglobus. Une nouvelle année est l’occasion de grands changements. Si parfois, cela reste des bonnes résolutions pour nombre d’entre nous, l’agglomération du Grand Rodez, elle, a déjà organisé le bouleversement des transports de l’intercommunalité qui doit prendre effet le 2 janvier 2012. A cette date, l’actuel réseau Octobus va prendre le nom d’Agglobus. C’est logique puisque le premier n’aura plus rien à voir avec le second. Tout a été revu : le trajet emprunté par les lignes, les lignes elles-mêmes, les horaires, leur amplitude et les tarifs. Il s’agissait de rendre les transports plus lisibles, plus séduisants, afin de réduire les difficultés de circulation, parfois, et de répondre aux problèmes de stationnements des habitants toujours. Bien sûr, le Grand Rodez possédait un réseau de bus qui aura même quarante ans en 2012. Mais il était le fruit d’ajout successif qui lui avait fait perdre sa cohérence. D’ailleurs, le nouveau réseau va déjà réduire le nombre de lignes passant de 26 lignes à 13 lignes seulement, dont deux spéciales circulant en soirée et le dimanche, et d’une dénomination par chiffre à une par lettre. Mais il ne s’agit pas d’une réduction de l’offre, plutôt d’une rationalisation.
A partir du 2 janvier, Agglobus s’appuiera sur deux lignes fortes, les A et B, formant une sorte de colonne vertébrale du réseau en « Y ». Fonctionnant de 7 à 20 heures, elles seront cadencées à quinze minutes – 20 minutes en juillet et août -, toute la journée à partir des entrées de ville. Les autres lignes viendront « nourrir » ces deux lignes principales. Les C, D, E, dite citadines, puisqu’elles resteront à peu près dans les limites de Rodez, avec un cadencement à 30 minutes en pointe (ligne E) et à 40 minutes toute la journée (C et D). S’y ajouteront six autres lignes, dites « étoiles », F, G, H, I, J, et K, desservant les autres communes de l’agglomération, avec des fréquences variables selon les lignes. L’idée est de desservir les communes les plus extérieures de l’agglomération selon des horaires compatibles avec une activité professionnelle. Le service sera modifié le dimanche et les jours fériés mais sera tout de même assuré de 6 à 23 heures. Les bus emprunteront le centre historique et desserviront la gare. Et en soirée, un service sera assuré du lundi au samedi, de 20 heures à 23 heures, desservant sur le modèle du service dominical et férié, le centre et la gare SNCF notamment. Pour compléter les lignes régulières, le service de transport a lui aussi été repensé. Il est réparti en quatre secteurs géographiques, nord, sud, est, ouest, auxquels sont associées des couleurs (respectivement bleu, violet, rouge, vert). Pour chacun de ces secteurs, on compte deux allers-retours par jour.Y. G.
Gare : Chartres veut faire comme les Suisses
Chartres Aménagement, société qui agit pour le compte de la ville et de l’agglomération chartraine, et la SNCF ont signé le 13 décembre une promesse de vente de différents bâtiments situés à proximité de la gare. Après la signature d’un protocole général de partenariat, en juillet dernier, avec Guillaume Pepy, cette vente marque véritablement le lancement du projet gare. L’emprise achetée à la SNCF, d’une surface de 5 000 m2, va en effet permettre de créer une voie de contournement, une plate-forme multimodale et la coque d’un « mini-Zénith ». A terme, sur ce site de 32 ha, la ville veut créer un parking souterrain de 2 800 places, de 3 000 à 4 000 logements, divers équipements publics et un « complexe culturel et sportif » de 5 000 à 6 000 places. De son côté, la SNCF va restructurer le bâtiment de la gare, où sera ouvert le 20 décembre Monop’Station, nouveau concept alimentaire du groupe Monoprix destiné aux gares. Cette petite surface sera ouverte 7 jours sur 7 avec une très large amplitude horaire.
Grand Paris : charte d’architecture pour les sites industriels
La Société du Grand Paris (SGP) a publié le 13 décembre au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE) un avis d’appel à la concurrence pour une étude transversale relative à l’établissement d’une charte d’architecture et d’aménagement commune à l’ensemble des six sites industriels du Grand Paris. Le 29 novembre, déjà, le ministre de la Ville, Maurice Leroy, avait annoncé une charte d’architecture concernant les 57 gares sous maîtrise d’ouvrage de la SGP. La nouvelle charte, qui définira une identité architecturale transversale, sera ensuite déclinée pour chacun des six sites industriels, selon le contexte local et les souhaits des communes.
Pour la Fnaut, une gare TGV n’a pas sa place à Allan
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Une gare TGV à Allan, commune de la périphérie de Montélimar, est-il un projet viable ? Les maires de Montélimar, Allan et Malataverne ont posé la question à leurs administrés via une consultation publique, ouverte jusqu’au 23 février 2012. Si le projet est soutenu par Franck?Reynier, maire de Montélimar et député, et Didier Guillaume, président du conseil général de la Drôme, pour la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, c’est une « fausse bonne idée et un caprice d’élus en mal de projet ». Pour la Fnaut, la gare ne s’insère dans aucune vision globale d’aménagement du territoire. Elle implique des travaux routiers importants et un gaspillage d’espace dans une zone à forte valeur agricole. La gare d’Allan n’accueillerait qu’un petit nombre de TGV et ne serait pas reliée aux transports locaux de manière efficace. Elle affecterait aussi les gares alentour, en réduisant leur trafic et donc leur importance.
Avignon choisit Veolia-Transdev pour refondre son réseau
Le groupement TCRA-TRA (Transports en commun de la région d’Avignon-Transport du Grand Avignon) va avoir la lourde tâche de réorganiser de fond en comble le réseau de bus de l’agglomération avignonnaise, préparant la mise en service de deux lignes de tramway, prévue fin 2016, dont il assurera l’exploitation. class= »rtejustify »>
Le groupement TCRA-TRA (Transports en commun de la région d’Avignon-Transport du Grand Avignon) va avoir la lourde tâche de réorganiser de fond en comble le réseau de bus de l’agglomération avignonnaise, préparant la mise en service de deux lignes de tramway, prévue fin 2016, dont il assurera l’exploitation. La DSP de huit ans, qui démarre le 1er janvier 2012, a été accordée le 21 novembre par la communauté d’agglomération à cette ancienne double filiale de Transdev, aujourd’hui Veolia-Transdev, qui exploite déjà les transports en commun avignonnais.
A partir de septembre 2012, l’offre kilométrique commerciale sera augmentée de 20 % avec notamment la mise en place de quatre lignes structurantes, 17 lignes complémentaires, de nouvelles navettes, de meilleures fréquences et des amplitudes horaires élargies. L’exploitant devra aussi adapter le réseau de bus pendant les travaux du tramway, prévus entre 2014 et 2016, et il devra le coordonner aux deux lignes de tramway dont il aura l’exploitation jusqu’à la fin de la DSP, soit le 31 décembre 2019. Les recettes d’exploitation forfaitaires ont été estimées par le délégataire à 44,2 millions d’euros pour l’ensemble de la délégation. Quant à la contribution financière forfaitaire de l’agglomération, elle sera de 208,9 millions d’euros sur huit ans, y compris l’exploitation du futur tramway, soit une moyenne annuelle de 26,1 millions d’euros au lieu des 24,1 millions d’euros en 2011. « Le coût kilométrique négocié pour l’exploitation du tramway est ainsi l’un des plus bas de France », a souligné la présidente du Grand Avignon, Marie-Josée Roig, en insistant sur l’importance du tramway. « C’est en effet l’augmentation du versement transport à 1,8 % pour financer et exploiter le futur tramway qui rend possible le financement de ces nouveautés sur le réseau de bus. Si nous avions dû nous contenter des recettes du versement transport à 1,05 %, c’est-à-dire le taux avant le lancement du tramway, nous n’aurions pas été capables de mettre en place ces nouveautés. » Une autre offre avait été faite par Keolis, qui s’est retiré en septembre dernier.José SOTO
Une nouvelle gare pour les trains à grande vitesse à Rome
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Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, a inauguré le 28 novembre à Rome une nouvelle gare à l’est de la capitale. La gare de la Tiburtina doit devenir le premier « hub » international pour les trains à grande vitesse. Ses capacités s’ajoutent à celles de la station Termini, la principale gare ferroviaire du centre-ville. La nouvelle gare, reliée par le métro et des bus au centre de la ville et à l’aéroport de Fiumicio, s’inscrit aussi dans un projet urbanistique avec un pont de verre qui relie deux quartiers populaires de la capitale, Nomentano et Pietralata, jusqu’ici séparés par les rails. D’un coût d’environ 170 millions d’euros, elle sera complètement opérationnelle dans un délai d’un an et pourra accueillir chaque jour près de 470 trains et 140 000 passagers.