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Catégorie : Infrastructures
Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports: travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.
Les gares nouvelle génération du TGV Rhin-Rhône
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Le 1er décembre, soit dix jours avant que le TGV Rhin-Rhône ne s’élance sur les 140 km de ligne nouvelle entre Villers-les-Pots (Côte-d’Or) et Petit-Croix (Territoire-de-Belfort), les deux nouvelles gares TGV de la liaison ont été présentées en avant-première en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Ecologie, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, Hubert du Mesnil, le président de RFF, et Sophie Boissard, la directrice générale de Gares & Connexions. Besançon-Franche-Comté-TGV et Belfort-Montbéliard-TGV sont deux gares « résolument innovantes », qui représentent « les gares françaises nouvelle génération », explique Gares & Connexions. Chacune, réalisée en concertation avec les collectivités concernées, a nécessité un investissement de 30 millions d’euros. Toutes deux implantées en dehors des agglomérations, elles ont été pensées comme des sites intermodaux et accueilleront, chacune, un million de voyageurs par an.
Grand Paris Express : treize recommandations pour les futures gares
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Alors que la Société du Grand Paris lance une consultation internationale pour recruter un architecte garant de la qualité, de l’identité et de la cohérence de l’ensemble des gares, l’AIGP (Atelier international du Grand Paris), dirigé par Bertrand Lemoine, apporte le 1er décembre une première contribution avec 13 recommandations. Celles-ci s’articulent autour de 4 thématiques : intermodalité et maillage, développement urbain, identité, conception pluridisciplinaire.Lire les recommandations
Grand Paris Express : la SGP cherche un Guimard pour ses gares
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La SGP va lancer en décembre une consultation internationale afin de sélectionner au printemps « un architecte de renom, accompagné d’une équipe pluridisciplinaire composée de designers, d’architectes, d’artistes, de sociologues ». L’équipe aura pour tâche de concevoir une charte donnant son identité et sa cohérence aux 57 gares dont la SGP aura la responsabilité. Cette charte cadrera le travail des architectes qui seront chargés de la réalisation des gares. L’annonce a été faite le 29 novembre par le ministre de la Ville, Maurice Leroy, lors de l’inauguration du nouveau siège de la SGP à Saint-Denis, à deux pas d’une des futures grandes gares du Grand Paris Express. Une telle localisation est-elle un symbole ? « Evidemment oui », dit André Santini, président du conseil de surveillance de la SGP.
Deuxième renforcement de l’année pour l’offre bus dans le Val-de-Marne
Dans le département du Val-de-Marne, le service de bus a été renforcé sur trois lignes, la 108, la 132 et la 162, depuis le 7 novembre, grâce aux décisions prises par le Stif à la demande du conseil général du Val-de-Marne. class= »rtejustify »>
Dans le département du Val-de-Marne, le service de bus a été renforcé sur trois lignes, la 108, la 132 et la 162, depuis le 7 novembre, grâce aux décisions prises par le Stif à la demande du conseil général du Val-de-Marne. La ligne 108, qui relie la gare RER de Joinville à Champigny (Jeanne-Vacher), va voir son offre renforcée tout au long de la journée, avec de 10 à 20 % de fréquences en plus suivant les jours de la semaine. La 132, qui relie Bibliothèque-François-Mitterrand, dans le XIIIe arrondissement de Paris, au quartier du Moulin-Vert à Vitry, va bénéficier d’arrêts supplémentaires en heures creuses. Il y aura en semaine le passage d’un bus toutes les 12 minutes au minimum, au lieu d’un bus toutes les 15 à 20 minutes actuellement. Enfin, la ligne 162, ligne de rocade allant de Meudon au pôle de Villejuif-Louis-Aragon, va obtenir des renforts tout au long de la journée : 20 % d’offres supplémentaires du lundi au vendredi, avec des intervalles de passage qui seront au plus d’un bus tous les quarts d’heure au lieu d’un bus toutes les demi-heures actuellement pendant certaines périodes creuses. Pour assurer le nouveau service, chacune de ces trois lignes va bénéficier d’un bus supplémentaire. Ces modifications représentent la deuxième vague de renforcement du service décidée par le Stif en 2011 pour les bus circulant dans le Val-de-Marne, en attendant la troisième étape. En avril et mai, des modifications avaient été apportées sur les lignes 131, 217 et 308. En décembre, le renforcement du service concernera les lignes 124, 125, 172, 183, 207, 217 et 286. « Les résultats sont spectaculaires en termes de fréquentation », explique Marc Thiberville, vice-président du conseil général, en charge des transports et des déplacements. « Elle a augmenté de 22 % en moyenne sur l’ensemble des lignes du réseau structurant de la RATP dans le Val-de-Marne entre 2006 et 2010. Cela représente 16 millions de voyages supplémentaires effectués en transport collectif chaque année dans notre département. »Y. G.

Les Cars d’Orsay et le Stif restructurent le réseau
Le réseau de bus Les Ulis – Massy – Saclay, exploité par les Cars d’Orsay, une filiale de Veolia-Transdev, a été largement restructuré, depuis le 3 novembre, à l’initiative du Stif, qui, là comme dans toute l’Ile-de-France, s’appuie sur les acteurs locaux qui connaissent bien le terrain – élus, transporteurs et associations d’usagers – pour imaginer, décider et financer le renforcement de l’offre de transport. Le réseau de bus Les Ulis – Massy – Saclay, exploité par les Cars d’Orsay, une filiale de Veolia-Transdev, a été largement restructuré, depuis le 3 novembre, à l’initiative du Stif, qui, là comme dans toute l’Ile-de-France, s’appuie sur les acteurs locaux qui connaissent bien le terrain – élus, transporteurs et associations d’usagers – pour imaginer, décider et financer le renforcement de l’offre de transport. Elle se traduit par exemple par la création de nouvelles lignes de bus, l’augmentation du nombre de passages à certains moments de la journée ou de l’année, ou encore par la modification de leurs parcours. La restructuration du réseau des Cars d’Orsay avait notamment pour but d’assurer une liaison directe entre Orsay et Igny, en passant par Palaiseau.
Ainsi, quatre lignes ont été créées : les lignes 14, 8, 1 et 16. Chacune d’elles reprenant des parties d’anciennes lignes. La ligne 14, Palaiseau (Ecole polytechnique) – Massy (RER B Massy-Palaiseau), est la fusion des lignes 021 (Palaiseau-Place-de-la-Victoire – Marché-du-Pileu) et 022 (Palaiseau-Place-de-la-Victoire – Massy RER). Elle fonctionnera du lundi au vendredi de 6h31 à 20h28, avec une fréquence de 30 minutes en heures de pointe et de 60 minutes en heures creuses. Le samedi, le service sera assuré de 8h24 à 13h29, avec un intervalle de 60 minutes entre chaque bus. Deuxième ligne modifiée, la 8, Orsay (Bois-Persan) – Palaiseau (Couturier), reprend une partie de l’ancienne ligne 010 qui assurait la liaison entre Orsay (gare) et Igny (RER). Le service y est assuré du lundi au vendredi de 6h35 à 20h06, avec une fréquence de 30 minutes en heures creuses et de 60 minutes en heures de pointe. Le samedi, un bus circulera toutes les 60 minutes de 7h30 à 12h12. La troisième ligne faisant l’objet d’une refonte est la ligne 1, Orsay (Gare) – Igny (RER). Elle réunit en partie l’itinéraire des lignes 008, 021 et 022. Soixante-dix-sept boucles sont assurées sur son trajet chaque jour, du lundi au vendredi de 6h26 à 21h15, avec une fréquence de 15 minutes en heures de pointe et de 45 minutes en heures creuses. Le samedi, 36 courses seront assurées de 7h33 à 20h52, avec un intervalle de 45 minutes entre chaque bus.
Enfin, la 16, Igny (Gare) – Saclay (Razel), est une création ex nihilo. Treize rotations y sont assurées sur son parcours, du lundi au vendredi de 6h31 à 9h12 et de 16h15 à 19h31, avec un intervalle de 60 minutes entre chaque bus. L’ensemble de ces restructurations a nécessité le renfort de onze véhicules supplémentaires.
Y. G.
La SNCF lance les bureaux en gare
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La SNCF a signé un accord le 21 novembre avec Regus pour l’implantation dans les gares de centres d’affaires. Six gares sont concernées dans un premier temps : Le Mans (pour la fin 2012), Bordeaux, Nancy, Amiens (2013), Paris-Nord et Lille-Flandres (2014). Les voyageurs auront accès à des services, facturés à l’acte, comme des salons d’affaires, des bureaux privés pour dix minutes ou plus, des salles de réunions (par créneaux de 30 minutes) ou des espaces mutualisés. « Le but est de rendre utile le temps passé en gare », explique Guillaume Pepy, le président de la SNCF. 6 millions d’euros seront investis par la SNCF et 6 autres millions par Regus pour financer les travaux. L’implantation de ces nouveaux centres d’affaires, qui visent à faire gagner du temps à la clientèle d’affaires et à limiter ses déplacements, pourrait concerner à terme entre 30 et 60 gares.

Tarification en Ile-de-France : quelles priorités ?
Suite aux élections régionales de 2010, la promesse électorale d’une zone tarifaire unique pour les abonnés au passe Navigo francilien revient dans l’actualité puisque Cécile Duflot, présidente du groupe Europe Ecologie Les Verts au conseil régional d’Ile-de-France, semble conditionner son vote du budget 2012 à la mise en œuvre de cette réforme tarifaire. Cette idée, qui n’était pas portée par les Verts avant 2010, transcende les clivages politiques puisqu’elle figurait au programme de Jean-François Copé aux régionales de 2004, ainsi que dans le programme des communistes depuis longtemps. Notre association d’usagers souhaite, à travers cette tribune et une lettre ouverte adressée aux conseillers régionaux d’Ile-de-France, donner son avis sur ces questions tarifaires et faire part de ses priorités.
Par Marc Pelissier, secrétaire général de l’Association des usagers de transports (AUT) Fnaut Ile-de-France
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La tarification francilienne est parfois complexe, injuste ou trop élevée, même si des progrès ont été réalisés ces dernières années. Par exemple, il faut noter que des mesures de limitations des tarifs d’abonnement les plus élevées ont déjà été prises par le Stif. Il y a d’abord eu la fusion des zones 6 à 8 au tarif de la zone 6 en 2007 pour un coût annuel de 5 millions d’euros. Puis la fusion des zones 5 et 6 au tarif de la zone 5 en juillet 2011 pour un coût annuel de 20 millions d’euros. Ainsi, de 2009 à 2011, les abonnés de l’ex-zone 6 ont vu leur tarif baisser de 10 % tandis que les abonnés de Paris et des communes limitrophes ont connu une hausse de 12,5 %.Zone unique : avantages et inconvénients
Il est vrai qu’en première approche, le passe Navigo à tarif unique présenterait certains avantages :
– simplification radicale du système tarifaire ;
– suppression des frontières artificielles du zonage actuel en petite et grande couronne ;
– baisse des tarifs pour ceux qui vont à Paris dans des secteurs mal desservis.
Mais d’autres considérations conduisent à s’interroger sur l’opportunité du tarif unique :
– le tarif unique paraît peu pertinent économiquement : les études montrent bien que le coût de production de l’offre de transport est pour une grande part proportionnel à la distance parcourue, il faut que les tarifs reflètent un minimum cette réalité. D’ores et déjà, d’après le Stif, les abonnés des zones 1-2 paient 50 % du coût réel, tandis que les abonnés de la zone 5 paient 31 % de celui-ci ;
– le tarif unique paraît peu pertinent écologiquement : il fait croire que les déplacements longs ne coûtent rien à la collectivité et peut favoriser l’étalement urbain, déjà largement engagé du fait du prix des logements. Il faut au contraire favoriser les déplacements courts, même en transport en commun ;
– le tarif unique paraît peu pertinent socialement : les études montrent qu’il n’y a pas de corrélation forte entre le niveau de vie et la distance du lieu d’habitat par rapport à Paris. De plus il existe une tarification sociale allant jusqu’à la gratuité pour les publics les plus en difficultés ;
– le tarif maximum de l’abonnement mensuel est de 110 euros depuis juillet 2011. 90 % des abonnées bénéficient d’un remboursement à 50 % (voire plus) et supportent donc 55 euros par mois. Sur la base de 20 allers-retours par mois, cela fait 2,75 euros par aller-retour ou 1,38 euro par trajet. Ces prix sont bien acceptés dès lors que le service offert n’est pas dégradé ;
– le différentiel de prix entre transports en commun et véhicule particulier, déjà significatif, va augmenter du fait de la hausse inéluctable du prix des carburants. Il n’est donc pas nécessaire de baisser le prix des abonnements TC pour inciter au report modal. D’ailleurs, vu la saturation actuelle de nombreuses lignes en heure de pointe, s’il y avait un afflux d’usagers liés à une baisse des tarifs, cela pourrait être pénalisant pour l’ensemble des usagers ;
– la zone unique aboutirait à un fort effet de « mur tarifaire » aux frontières de l’Ile-de-France, notamment avec la Picardie, ce qui pourrait engendrer des afflux de véhicules aux abords des gares franciliennes en limite de la région.
Au-delà de ces aspects, c’est surtout le niveau de prix qui conditionne l’acceptabilité du tarif unique. Il serait sûrement bien accueilli s’il était proche de celui de l’abonnement le moins cher actuel. Or, d’après une étude du Stif, cela représenterait un manque à gagner de plus de 500 millions d’euros par an. Manifestement il n’y a pas à court terme de recettes nouvelles pour y faire face. L’alternative d’un tarif unique à isorecettes, qui serait à au moins 80 euros par mois, conduirait à des augmentations brutales de tarifs de 30 à 40 % pour tous les abonnés à deux zones actuelles, qu’ils soient habitants de Paris et des communes voisines, mais aussi habitants d’autres secteurs faisant des déplacements locaux. Une telle évolution serait totalement inacceptable. Cela pourrait entraîner certains usagers à se détourner des abonnements au profit des tickets T+ avec une hausse possible de la fraude et des pertes de temps liés à la vente des billets à bord des bus. Cela pénaliserait aussi la grande majorité des collégiens et lycéens abonnés Imagine’R qui n’ont que deux zones actuellement et verraient leur tarif augmenter fortement.Les usagers occasionnels oubliés ?
Les discussions se concentrent sur les abonnements mais les évolutions prioritaires devraient concerner les trajets occasionnels au prix trop souvent dissuasif notamment sur le réseau RER et Transilien. Ainsi, par exemple, un aller-retour Paris – Mantes-la-Jolie coûte 16 euros, alors que l’abonné paie 5, 50 euros (sur la base de 20 trajets par mois), ce prix étant ramené à 2,75 euros pour la grande majorité compte tenu du remboursement employeur. L’usager occasionnel paie donc 3 à 6 fois plus cher ! Même si l’abonnement doit rester plus avantageux, il n’y a aucune raison d’avoir un tel écart de prix. Il faut souligner qu’en grande couronne, les abonnements ne sont souscrits que par 10 à 15 % de la population, alors que les usages occasionnels concernent davantage d’individus. C’est pourquoi nous recommandons la mise en œuvre progressive des mesures ciblées suivantes.
Pour les trajets hors abonnement :
– baisser le prix des tickets sur le réseau ferré de grande banlieue, notamment en plafonnant ces prix comme on l’a fait pour les abonnements.
– Etendre les possibilités de correspondance des différents tickets (exemple : correspondance bus/métro avec le même ticket).
– Mettre en œuvre le complément de parcours en faveur des titulaires d’abonnements sur Passe Navigo voyageant ponctuellement au-delà de leurs zones souscrites.
– Créer des tickets « famille » ou « petits groupes », à l’image de ce qui existe à Berlin et dans plusieurs agglomérations en province.
– Introduire le paiement électronique prépayé, avec une carte type Monéo.
Pour les abonnements :
– étendre le dézonage le week-end, actuellement réservé à Imagine’R, à tous les abonnés.
– En cas de stationnement payant à proximité des gares, étudier la faisabilité d’inclure celui-ci à tarif préférentiel dans l’abonnement.
– Envisager des abonnements low-cost pour les courts trajets. Par exemple, proposer une carte à 30 ou 40 euros par mois donnant accès à une seule ligne de bus, de manière à réduire l’avantage du faible coût marginal de la voiture sur les trajets courts.Les autres besoins de financement
Nous considérons que la première attente des Franciliens réside dans la densité de l’offre de transport et, pour les mieux servis, dans la qualité de service. A juste titre, elle est jugée souvent médiocre par les usagers. Ils n’admettent pas de payer plus chers quand elles ne s’améliorent pas.
C’est pourquoi les mesures tarifaires ne devront pas remettre en cause les investissements en faveur de la qualité de service ni les renforts d’offre, notamment sur les réseaux de bus de banlieue. Comme le prévoit le projet de PDUIF adopté par le Stif, pour atteindre l’objectif d’augmenter l’offre TC de 25 % d’ici 2020, il est indispensable de consacrer dès 2012 au moins 40 millions d’euros par an à ces renforts, indépendamment des coûts pour l’exploitation des lignes de tramways et métros prolongées l’an prochain.
Plus globalement, l’ampleur des besoins de financement en fonctionnement, les marges de manœuvre limitées des collectivités locales et la fragilité des recettes du versement transport (très sensible à la croissance économique) laissent craindre des difficultés pour boucler le budget du Stif dès 2012. Les tarifs ne doivent pas être la variable d’ajustement de ce budget. Il faut donc rechercher de nouvelles ressources. Le « rezonage » du versement transport accordé par le législateur n’est clairement pas suffisant.

La RATP jette l’éponge, mais l’audit de sécurité entretient la polémique à Clermont-Ferrand
Incidents, pannes et déraillements se multipliant sur la ligne de tramway sur pneus de Clermont-Ferrand, au printemps, les élus du SMTC ont voulu faire entrer un grand transporteur au capital de la SEM T2C, opérateur du réseau urbain à l’actionnariat strictement local. class= »rtejustify »>
Incidents, pannes et déraillements se multipliant sur la ligne de tramway sur pneus de Clermont-Ferrand, au printemps, les élus du SMTC ont voulu faire entrer un grand transporteur au capital de la SEM T2C, opérateur du réseau urbain à l’actionnariat strictement local. La RATP avait rapidement manifesté son intérêt, mais le projet a suscité la colère des syndicats. A l’issue d’une ultime grève de six jours, Pierre Mongin, le PDG de la RATP, a annoncé le 6 octobre qu’il jetait l’éponge. « Nous constatons que nous ne sommes pas les bienvenus pour régler les problèmes. Dans ces conditions, nous nous retirons de ce dossier pour lequel nous avons perdu beaucoup de temps, a déclaré à La Montagne Pierre Mongin. Je conçois que la rigueur et le professionnalisme de notre entreprise aient fait peur à certains. Nous restons ouverts à toute nouvelle demande, avec prudence. »
Parallèlement, Damien Romero, responsable CGT de la T2C, indique que la question de l’actionnariat « sera réexaminée par la suite et nous serons associés à cette réflexion. » Les syndicats se disent favorables à la transformation de la SEM en société publique locale ou en régie. Mais, en dehors de la question de l’actionnariat, subsistent les problèmes techniques du Translohr, mis en service en 2006. Suite au déraillement de janvier 2011, un audit a été ordonné par le préfet. Stigmatisant la maintenance et l’entretien des pièces de sécurité effectués par la T2C, cet audit, qui a été réalisé par Systra en septembre, réclamait le retrait pour vérification de 10 des 24 rames. Or les rames en question avaient déjà été réparées début septembre. Si bien que syndicats et direction de la T2C remettent maintenant en cause l’impartialité de ce rapport. D’abord en sous-entendant que Systra pouvait être juge et partie, puisqu’il s’agit d’une société dont la RATP est actionnaire. Ensuite et surtout parce que l’auteur du rapport, Eric Koeniger, est, selon les avocats de la T2C, soupçonné d’être « un transfuge de Thales », dont « on retrouve la présence dans le groupement Lohr ».
« L’audit avec son choc des photos a été instruit à charge contre la T2C et ses salariés », est persuadé le président de la T2C, Alain Martinet, également maire adjoint. Il dénonce des « analyses approximatives et affirmations non vérifiées, une présentation tendancieuse, partiale ». Il a même réalisé un épais rapport, intitulé Audit sécurité commentaires de T2C, dans lequel il reprend point par point chacune des appréciations de Systra et explique en quoi elles sont erronées selon lui. Car pour l’exploitant les problèmes techniques du Translohr sont inhérents à un mode de transport innovant, ils sont aussi sans danger. « Pourquoi le préfet n’arrête pas le tramway s’il est si dangereux », ironise Alain Martinet ?
Cécile NANGERONI
La gare d’Evreux bientôt transformée en pôle d’échanges
Nombreuses lignes de bus, de cars interurbains… Le trafic de plus en plus intense à proximité de la gare d’Evreux engendre des conflits d’usage croissants entre autobus, autocars, voitures et piétons, susceptibles de générer des problèmes de sécurité. Avec l’augmentation des flux des voyageurs sur Caen – Evreux et Evreux – Paris, la situation risque fort de s’aggraver. C’est pourquoi la région Haute-Normandie vient de voter une subvention de 260 000 euros pour financer 65 % du coût des études préalables au réaménagement du pôle d’échanges intermodal de la gare d’Evreux. L’opération consistera à revoir intégralement les voies d’accès, à créer des cheminements piétons et cyclistes ainsi que des places de stationnement, à mettre en place une meilleure signalétique et à favoriser l’accessibilité aux PMR. « La fluidité de trafic et la facilité d’accès sont des éléments primordiaux dans la réussite d’un pôle d’échanges. Si nous voulons que les Haut-Normands privilégient l’utilisation de modes alternatifs à la voiture dans leurs déplacements, nous devons leur apporter une solution adaptée, fiable et sécurisée », explique le président de région, Alain Le Vern.
Italie : Ferrovie dello Stato prête à céder sa part des grandes gares
(AFP) – La compagnie ferroviaire italienne, Ferrovie dello Stato, envisage de céder sa part de 60 % de Grand Stazioni, la société gérant les grandes gares italiennes, à ses partenaires italiens Benetton et Caltagirone, a indiqué lundi son patron dans La Repubblica. « Grandi Stazioni est une poule aux œufs d’or. Si quelqu’un paie bien, nous sommes prêts » à céder notre part, déclare Mauro Moretti, le directeur général de Ferrovie dello Stato (FS), dans un entretien accordé au quotidien. Selon M. Moretti, les mieux placés pour racheter la part de FS sont « nos partenaires Benetton et Caltagirone [qui sont actionnaires de Grandi Stazioni, ndlr]. Nous en parlons ». Interrogé sur l’éventualité de discuter également avec la SNCF, qui est actionnaire minoritaire de Grandi Stazioni, le directeur général rétorque que le groupe français est « également notre concurrent ». Grandi Stazioni est détenue à 60 % par FS tandis que les 40 % restants sont détenus par Eurostazioni, holding dont les groupes italiens Benetton, Caltagirone et Pirelli détiennent chacun une part de 32,7 % tandis que la SNCF dispose de 1,87 %, selon le site internet de la société, qui est chargée de la valorisation et de la gestion des treize principales gares italiennes.