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Catégorie : Infrastructures
Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports: travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.
RFF accueillera Thello en gare de Paris-Lyon
Avant même son arrivée sur Paris le 11 décembre, celui que l’on dénomme le premier train de la concurrence exploité par Thello, société créée par Trenitalia en partenariat avec Veolia-Transdev, a bénéficié de toutes les attentions. Il arrivera en gare Paris-Lyon, conformément à la demande du nouvel opérateur formulée auprès de Réseau Ferré de France. Son prédécesseur, jusque-là exploité sous l’appellation Artesia, filiale 50-50 de la SNCF et de Trenitalia, arrivait dans la gare de Bercy à l’accès beaucoup moins facile et où, c’est le moins que l’on puisse dire, on ne se bouscule pas pour arriver. Incontestablement, RFF a donc voulu accueillir le nouveau venu sans prendre le risque du moindre reproche lié à une éventuelle mauvaise volonté sur l’accueil de nouveaux venus.

Keolis conserve le réseau de Lisieux
La ville de Lisieux (22 000 habitants environ) a renouvelé sa délégation de service public à Keolis pour une durée de dix ans, le 1er septembre. La ville de Lisieux (22 000 habitants environ) a renouvelé sa délégation de service public à Keolis pour une durée de dix ans, le 1er septembre. L’opérateur en titre remporte ainsi le marché devant Veolia-Transdev, plus cher. Principale nouveauté voulue par la municipalité : la baisse des tarifs, avec un ticket à l’unité qui passe de 0,95 à 0,80 euro. « Avec la baisse du ticket, nous espérons que les Lexoviens seront plus nombreux à utiliser les transports en commun », insiste Gilbert Godereaux, adjoint au maire, chargé des travaux et des transports urbains, qui soutient aussi les initiatives de développement durable. « Il va y avoir des opérations de communication, on va tout faire pour que les bus soient remplis. » Par ailleurs, le parc de bus va être modifié d’ici 2016 pour être accessible aux PMR. Le réseau Lexobus et ses six lignes couvrent non seulement Lisieux mais aussi les communes voisines de Saint-Désir et Beuvillers.
Lors du vote pour choisir le délégataire, les élus municipaux ont regretté une baisse de l’offre, notamment la baisse de la fréquence de la desserte vers Saint-Désir, ou la suppression de la desserte de soirée. Alors que le coût a augmenté pour la municipalité : 806 000 euros sur 10 ans contre 680 000 pour le contrat précédent. « C’est compliqué de négocier avec un seul candidat. Nous avons discuté ardemment, mais la marge de manœuvre était étroite », a expliqué le maire-adjoint aux finances, Jean-Paul Soulbieu. « Ce qui nous est apparu important, c’est le service rendu. »Y. G.
La direction des gares pas assez indépendante de la SNCF
Deux ans après avoir critiqué le manque d’indépendance de la direction des gares vis-à-vis de la SNCF, l’Autorité de la concurrence revient sévèrement à la charge. Dans deux avis publiés le 3 octobre, l’institution estime que la direction indépendante lancée en 2009 par la SNCF et baptisée Gares & Connexions, mais qui reste sous l’autorité directe du président de la Société nationale, « n’est pas à la hauteur des enjeux de l’ouverture à la concurrence ». D’où la recommandation d’une séparation juridique des deux entités à moyen terme.
En attendant, elle réclame « une séparation fonctionnelle » qui donnerait une vraie autonomie financière à Gares & Connexions. Elle plaide aussi pour un contrôle plus fort de l’Araf, notamment dans le domaine de la tarification. Ce qui apporterait transparence et prévisibilité pour tous les opérateurs qui souhaitent venir concurrencer la SNCF. Reste maintenant à savoir ce que feront les pouvoirs publics de ces recommandations, alors qu’ils préparent un décret relatif aux gares de voyageurs.

Un nouvel exploitant pour le réseau de Chinon
Les transports Archambault ont pris en main ce 1er septembre l’exploitation de Sitravel, le réseau urbain de Chinon et de la communauté de communes du Véron (Indre-et-Loire). Les transports Archambault ont pris en main ce 1er septembre l’exploitation de Sitravel, le réseau urbain de Chinon et de la communauté de communes du Véron (Indre-et-Loire). Le Syndicat intercommunal des transports de Vienne et Loire avait lancé avant l’été un appel d’offres pour l’exploitation de ce réseau qui dessert Chinon et trois autres communes (35 000 à 40 000 voyageurs par an). Jusqu’à présent et depuis dix ans, ce réseau doté de trois bus était géré par Connex-Ligeria (groupe Veolia). Deux entreprises ont répondu à l’appel d’offres, Connex et les transports Archambault, société installée à La Roche-Clermault, près de Chinon. Pour les élus du syndicat, le choix d’un nouvel exploitant s’explique d’abord par la qualité de l’offre plus que par des questions financières, qui n’intervenaient qu’en 4e position parmi les critères de sélection. « La société Archambault était la mieux positionnée, expliquent les élus en charge du dossier. Le fait qu’elle soit aussi une entreprise locale a pesé. La proximité est une notion importante. »
La société Archambault décroche ce marché de 215 000 euros par an pour une durée de cinq ans et s’est engagée à acheter de nouveaux bus qui seront livrés en novembre. « Nous attendons une amélioration de l’offre, explique Nadège Camille, du syndicat intercommunal, car depuis deux ans nous avons enregistré de nombreux dysfonctionnements dans le réseau. En retenant une entreprise locale, nous pensons offrir un réseau plus fiable et répondant mieux aux attentes des habitants. »J.-J. T.
La SNCF sélectionne quatre groupes pour les nouvelles boutiques en gare
A l’issue d’un appel d’offres lancé en décembre 2010, la SNCF, qui souhaite faire des gares « des lieux de vie dans la ville », a sélectionné quatre concepts pour ses futures boutiques. Chacun des quatre associe dans un même espace restauration rapide, supérette et vente de journaux et de tabac. Plus de 50 opérateurs avaient marqué leur intérêt, mais ce sont finalement Relay France avec Casino, le groupe Servex France avec Monoprix, SSP France avec WH, et Smith Eliance avec des produits des marques du groupe Carrefour qui ont été retenus. La SNCF a identifié près d’une trentaine de gares pour accueillir ce type de boutique d’ici deux ans, avec un objectif de 80 sites à terme. Les premières ouvertures sont prévues en 2012 après un test dans huit sites pilotes (Epinay-Villetaneuse, Saint-Quentin-en-Yvelines, Charleville-Mézières, Saint-Quentin, Châtellerault, Aix Ville, Annecy, Dreux).

Beaune remplace deux lignes régulières par un TAD
La communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud (52 000 habitants, 54 communes) a lancé un deuxième service de transport à la demande. La communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud (52 000 habitants, 54 communes) a lancé un deuxième service de transport à la demande. Le 7 septembre, Côte à Côte 2 a remplacé le service des anciennes lignes régulières 20.1, desservant Beaune et Savigny-lès-Beaune, et 20.2, desservant Meloisey, Nantoux et Mavilly. C’est la très faible fréquentation, inférieure à 10 usagers sur l’année 2009-2010, qui a conduit à la création de ce nouveau service de TAD. Le transport à la demande Côte à Côte 2 sera assuré par Keolis avec un minibus de 9 places de type Renault Master, et sur demande par un véhicule accessible aux PMR. Il circulera tous les mercredis de l’année, sauf ceux d’août, de 13 à 19h, sur réservation effectuée la veille du trajet avant 17h. « Il sera possible de faire des trajets entre les communes concernées sans passer par Beaune et également dans les hameaux eux-mêmes », explique Alain Suguenot, président de la communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud. En mars 2010, Beaune Côte & Sud avait créé Côte à Côte pour desservir les communes en TAD de Beaune et Nolay, au sud-est de la ville. Exploité par Transdev, il transporte 200 personnes par mois. Côte à Côte 2, s’il n’a pas d’objectif précis, devrait rencontrer plus de public que les lignes régulières grâce à une plus grande amplitude et une desserte zonale, de commune à commune, sans forcément passer par Beaune.
Y. G.
Interconnexion Sud de l’Ile-de-France : RFF souhaite une gare TGV à Orly
Après le débat public sur le projet de ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France, qui s’est tenu entre décembre 2010 et mai 2011, c’était au tour de RFF de présenter ses choix. Le 22 septembre, le gestionnaire des infrastructures a décidé de poursuivre « les études sur les retombées économiques des différents scénarios ». Selon les différentes hypothèses, ce projet qui veut permettre aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris, a une longueur comprise entre 16 et 31 kilomètres pour un coût estimé entre 1,4 et 3,3 milliards d’euros. RFF se prononce d’ores et déjà pour une gare TGV à Orly. Au cas où une seconde gare serait édifiée, RFF retient une localisation à Sénart, sur le RER D. Après une phase de concertation, RFF devrait annoncer en 2012 quel scénario il retient.

La future halle de la gare de Lyon prend forme
A Paris gare de Lyon, les travaux d’agrandissement de la plateforme jaune n’ont pas connu de pause pendant l’été. A Paris gare de Lyon, les travaux d’agrandissement de la plateforme jaune n’ont pas connu de pause pendant l’été. À l’emplacement de l’ancien bâtiment E, la petite halle est désormais totalement opérationnelle après la fin de la pose des vitrages. 900 m2 supplémentaires sont désormais à la disposition des voyageurs. La grande halle, qui existe depuis 1927, a fait l’objet d’une rénovation complète. Le plafond bas provisoire mis en place pour permettre l’exécution des travaux tout en maintenant la circulation des voyageurs a été retiré et on peut de nouveau profiter du volume. La luminosité est revenue et on commence à apprécier ce que sera la future gare. Côté place Henri-Frenay, la nouvelle grande halle (60 x 30 m) prend forme. Le châssis est en place et les vitres sont en cours de montage. À l’automne, il restera à finaliser les équipements. Outre les espaces dédiés aux flux des voyageurs, près de 50 commerces vont s’installer dans ces 4 400 m2 de la future plateforme jaune. Objectif : que tout soit prêt pour le 11 décembre 2011.
Marc CARÉMANTRANT

Agir lance l’achat groupé pour les transports publics
C’est une bien mauvaise nouvelle pour les fournisseurs qui font leur marge sur les petits réseaux. En adhérant à la centrale d’achat du transport public, lancée le 8 septembre par Agir, l’association du transport public indépendant, les « petits » peuvent dorénavant bénéficier de conditions faites à tous ceux qui achètent en gros. C’est une bien mauvaise nouvelle pour les fournisseurs qui font leur marge sur les petits réseaux. En adhérant à la centrale d’achat du transport public, lancée le 8 septembre par Agir, l’association du transport public indépendant, les « petits » peuvent dorénavant bénéficier de conditions faites à tous ceux qui achètent en gros. « L’idée de départ est de mutualiser les achats », a indiqué Marc Delayer, directeur du réseau de Cholet et président de la centrale d’achat. Agir n’a rien inventé, des collectivités se groupaient déjà pour acheter certains biens, notamment le carburant. Mais c’était une démarche trop isolée et ponctuelle. La centrale d’achat du transport public la systématise. Le premier avantage qu’offre ce service est de libérer les acteurs de la contrainte que peut constituer la passation des marchés, tout en se blindant juridiquement et en respectant le code des marchés publics. L’autre avantage est de bénéficier d’une meilleure qualité, puisque les contrats cadres seront négociés par des spécialistes de chaque bien acheté au sein des réseaux Agir. Par effet de volume, les prix d’achat devraient le plus souvent être bien inférieurs à l’achat en solo. Les deux premiers marchés passés en septembre concernent des assurances et 6 bus au GNV pour le compte de Forbach. Ce qui créera deux références au catalogue, dont tout membre de la centrale pourra, s’il le souhaite, bénéficier très rapidement en passant un marché subséquent. « L’idée est que la petite régie de transport scolaire qui achète un bus tous les dix ans puisse bénéficier de tout cela », indique Arnaud Rabier. Ce service d’achat est financé par une taxe avoisinant les 2 % du montant de chaque marché, un tarif bien inférieur à celui de l’Ugap, dont la marge peut dépasser les 6 %. « Ce n’est pas une activité économique, c’est un service que nous apportons aux adhérents, l’idée est simplement de couvrir les frais de structure », indique le secrétaire général d’Agir, Arnaud Rabier. L’adhésion à la centrale est gratuite et elle est ouverte à tous les réseaux indépendants et à toutes les AOT, y compris celles qui ne sont pas adhérentes d’Agir. Il n’est évidemment pas interdit qu’on leur propose de le devenir.
Guillaume LEBORGNE

Le Pays de Quimperlé crée son propre réseau intercommunal
La communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq) a lancé le 1er septembre son propre réseau de transport. Le TBK, pour Tro Bro Kemperlé, le tour du pays de Quimperlé en breton, est un réseau de dix lignes couvrant le territoire de la CC. La communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq) a lancé le 1er septembre son propre réseau de transport. Le TBK, pour Tro Bro Kemperlé, le tour du pays de Quimperlé en breton, est un réseau de dix lignes couvrant le territoire de la CC. Neuf d’entre elles, numérotées de 1 à 9, sont nouvelles, et la dernière reprend le parcours d’une ligne gérée jusque-là par le réseau départemental Penn-ar-Bed. Jusqu’à l’été, en effet, la responsabilité du transport collectif sur le territoire de la Cocopaq relevait du département du Finistère. Mais la collectivité a choisi d’exercer sa compétence pleine et entière en matière de transport. Il s’agit pour elle d’améliorer les dessertes de transport scolaire pour tenter de remédier à sa désaffection constante, tout en maintenant une équité de l’offre en la matière sur l’ensemble du territoire. La Cocopaq compte aussi développer l’offre de transport auprès de tous les habitants, puisque les transports sont désormais accessibles à tous, offrant ainsi une alternative à la voiture. Le Pays de Quimperlé est caractérisé par un très fort taux d’équipement automobile, allant jusqu’à 95,9 % des foyers dans quelques-unes des communes du territoire, et au minimum 83 % dans les moins équipées, alors que la moyenne nationale est à 80 %. En créant ce réseau, la Cocopaq a aussi souhaité favoriser les échanges entre les communes et la ville-centre et développer les trajets domicile – travail en transports en commun.
Trois niveaux de dessertes ont été créés. D’abord intercommunal, avec deux départs le matin de chacune des communes vers Quimperlé, en période scolaire, pour arriver vers 8h, puis 9h. Le soir, trois retours vers les communes sont prévus de Quimperlé vers 16h, 17h et 18h. Entre ces deux horaires, c’est le transport à la demande qui prend le relais, en ligne virtuelle de Quimperlé vers les communes en fin de matinée et en sens inverse en début d’après-midi. Les dix lignes fonctionnent sur ce principe. S’y ajoutent une desserte locale dans les communes ou entre les communes très proches. Enfin, le réseau TBK desservira Quimperlé grâce à trois lignes urbaines, avec un départ toutes les heures de 7h à 19 h et une navette de centre-ville avec un départ toutes les 30 mn de 10h à 18h. L’ensemble des lignes desservira la gare au moins toutes les demi-heures, afin d’assurer une correspondance avec les TER.
Yann Goubin