Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • Accessibilité : 1,4 milliard d’euros pour 143 gares

    Le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) a annoncé le 1er juin qu’il était parvenu à boucler le financement de la mise en accessibilité de 143 gares franciliennes pour un coût de 1,4 milliard d’euros. Ces 143 gares font partie des 266 gares (dont 59 de la RATP) qui accueillent plus de 90 % du trafic total du réseau ferré francilien. Les autres gares ont déjà été aménagées.
    Dans un communiqué, le Stif précise que sa participation financière sera de 50 %, celle de la région Île-de-France de 25 %, Réseau ferré de France (RFF) contribuant à hauteur de 19 % et la SNCF de 6 %.
     

  • L’agglomération de Blois fait monter la pression

    L’agglomération de Blois fait monter la pression

    Agglopolys, l’agglomération de Blois (Loir-et-Cher), a engagé les procédures pour le renouvellement de la délégation de service public de ses transports urbains (TUB), qui s’achève fin 2012. À cette occasion, l’agglomération entend reprendre la main et imposer un cahier des charges plus exigeant au futur exploitant. Agglopolys, l’agglomération de Blois (Loir-et-Cher), a engagé les procédures pour le renouvellement de la délégation de service public de ses transports urbains (TUB), qui s’achève fin 2012. À cette occasion, l’agglomération entend reprendre la main et imposer un cahier des charges plus exigeant au futur exploitant. Il y a quelques semaines, Christophe Degruelle, président (PS) d’Agglopolys, déclarait que « le contrat de 2004 était vraiment n’importe quoi » et qualifiait le réseau de « dépassé, obsolète et mal calibré ». Il est vrai qu’il avait été conçu pour cinq communes alors que l’agglomération en compte aujourd’hui vingt et une. Mais en 2004, lors de la négociation de la précédente DSP, un seul candidat s’était déclaré, Keolis, qui avait donc remporté ce marché sans combattre. Pour son appel d’offres, l’agglomération attend donc une réelle concurrence. À défaut, elle pourrait en reprendre la gestion. Le 12 mai, le président a ainsi déclaré : « Si la concurrence n’est pas assez vive lors de l’appel d’offres ou qu’il y a entente entre les sociétés, nous nous orienterons vers une SPL avec la ville et l’agglo pour le transport et le stationnement. » L’appel d’offres va pour cela être préparé par deux élus entourés d’un assistant à maître d’ouvrage, un bureau d’études spécialisé, un cabinet d’avocats et un conseil fiscaliste. L’agglomération est d’autant plus exigeante qu’elle va investir 12 millions d’euros dans la construction d’un nouveau dépôt bus et qu’elle peaufine son projet de PDU qui sera adopté pour 2013.    `

     

    J.-J. T.

  • Olivier Poitrenaud prend la tête de Tisséo à Toulouse

    Olivier Poitrenaud prend la tête de Tisséo à Toulouse

    C’est un homme du rail qui devrait prendre la direction de l’Epic Tisséo, gestionnaire du réseau urbain toulousain, à partir du 4 juillet. C’est un homme du rail qui devrait prendre la direction de l’Epic Tisséo, gestionnaire du réseau urbain toulousain, à partir du 4 juillet. Le polytechnicien Olivier Poitrenaud, ex-directeur général de Thalys International, entré à la SNCF en 1989, devrait remplacer Olivier Delcour, qui rejoint la direction générale des services de la communauté urbaine du Grand Toulouse. Franck Gervais lui succédera chez Thalys International. La nomination d’Olivier Poitrenaud, proposée par le président de Tisséo, devra être validée en conseil syndical le 30 mai. « Nous espérons que cette nomination marquera le retour de la stabilité, après les nombreux changements de direction que nous avons connus depuis 2004 », a commenté Franck Delpérier, délégué Sud Transports Urbains dans l’entreprise. L’Etablissement public industriel et commercial, créé en avril 2010, compte 2 300 salariés et a été agité par un conflit dur lors du lancement du premier tramway toulousain.                        

    C. S.-S.

  • René Souchon se plaint de la gare de Bercy

    René Souchon, président (PS) de la région Auvergne, a écrit à Guillaume Pepy pour se plaindre de la décision de RFF de pérenniser au service d’hiver les arrivées des Téoz Paris – Clermont-Ferrand en gare de Bercy. Ces trains ne devaient s’arrêter que provisoirement à Bercy, jusqu’au 2 juillet, du fait des travaux gare de Lyon.

  • Le renouveau des gares en Aquitaine

    Le renouveau des gares en Aquitaine

    En Aquitaine, on assiste à un véritable renouveau des gares TER. Les interventions visent à améliorer l’accessibilité, le stationnement, l’accueil, le confort, sans oublier l’insertion urbaine et la perception de la gare dans la ville. En Aquitaine, on assiste à un véritable renouveau des gares TER. Les interventions visent à améliorer l’accessibilité, le stationnement, l’accueil, le confort, sans oublier l’insertion urbaine et la perception de la gare dans la ville. L’état du bâtiment, une certaine équité territoriale font partie des critères, au même titre que la forte implication d’Emmanuel Espanol, conseiller régional en charge de ce dossier. Deux des plus importantes opérations concernent des gares de Dordogne, Bergerac et Le Buisson, situées sur la ligne Bordeaux – Sarlat. À Bergerac, où la rénovation extérieure du bâtiment et des abords a été réalisée en 2009, les travaux intérieurs ont débuté, obligeant les voyageurs à contourner celui-ci. Une véritable restructuration qui va permettre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR) et comprend l’aménagement de quatre guichets de vente, la mise en place d’écrans diffusant des informations en temps réel, la pose de mobilier et de signalétique. À cela s’ajoute la rénovation et l’éclairage de la façade ainsi que la réfection de la marquise côté cour. Un projet de 687 600 euros hors taxes, financé à 75 % par la région et 25 % par la SNCF, laquelle assure la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Au Buisson, où passent également les trains de la ligne Agen – Périgueux, on comptabilise une moyenne de 1 600 montées et descentes par semaine. La mise en chantier fin mai résulte d’une convention signée par la région, la communauté des communes du Cadouin, la ville du Buisson et la SNCF. Un avenant est en cours de validation afin de prendre en compte l’augmentation du coût du programme sous maîtrise d’ouvrage de la communauté de communes. La rénovation du bâtiment voyageurs va s’effectuer dans sa totalité : aménagement de la zone d’attente, du hall et de la zone de vente, nouvelle façade avec guichet adapté aux PMR. Le nettoyage et l’éclairage des façades, le remplacement des menuiseries, l’équipement des quais, l’aménagement du stationnement font partie des agencements prévus. La région prendra en charge 73 % de la dépense qui s’élève à 376 500 euros. La gare du Buisson devrait bénéficier ultérieurement d’une reconfiguration des voies et de l’utilisation des quais ainsi que d’une modernisation de la signalisation, opérations qui font l’objet d’études. Ces deux gares représentatives offriront ainsi un nouveau visage, en adéquation avec le devenir de cette ligne qui fait l’objet d’importants travaux de voie en quatre phases, étalées de 2008 à 2013.
        

    François-Xavier POINT

  • Alain Le Vern définit les besoins des gares

    Alain Le Vern définit les besoins des gares

    Le président de la région Haute-Normandie a entamé le 6 mai une série de visites des gares et haltes ferroviaires de la région, en commençant par celles de Barentin et d’Yvetot. « Ces premières visites seront suivies de beaucoup d’autres d’ici l’été, a expliqué Alain Le Vern. Avec cette démarche, je souhaite réaffirmer l’engagement fort de la collectivité régionale pour l’amélioration des transports, en amenant tous les acteurs à se réunir autour de la table et à s’engager dans la rénovation des gares régionales. » Objectif : définir précisément les besoins d’amélioration de chacune des 58 gares et haltes présentes sur le territoire pour les années à venir.   

  • SNCF : un milliard de chiffre d’affaires et des projets à foison pour Gares & Connexions

    En publiant son premier rapport d’activités depuis sa création en avril 2009, Gares & Connexions, qui gère les 3 000 gares où ont transité deux milliards de voyageurs, a présenté son plan d’action à l’horizon 2020. La branche a généré 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et investi 266 millions d’euros, dont 173 sur fonds propres. « Un budget équivalent devrait être investi cette année, alors que 80 sites font l’objet de travaux », a précisé Sophie Boissard, sa directrice générale qui souhaite « transformer les gares en lieux de vie au cœur des villes ». Il s’agit d’assurer les « fondamentaux du service aux voyageurs », de développer les services en gare et de les rénover. 4 à 5 milliards d’euros d’investissement sont prévus d’ici à 2020. Côté services, sont au programme des commerces du quotidien, centres d’affaires, crèches, etc. Parallèlement, le chantier de refonte de la signalétique vient d’aboutir. Les nouveaux panneaux, plus explicites, seront installés dès cette année dans les gares de Paris-Lyon et Saint-Lazare ainsi que dans les 11 gares du TGV Rhin-Rhône.

  • Stif : le cadencement, mission impossible pour 2012

    Stif : le cadencement, mission impossible pour 2012

    Le Stif souhaite reporter d’un an le cadencement d’abord annoncé pour la fin de l’année, au changement de service. En cause : l’absence de concertation et la difficulté à faire admettre une détérioration du service au quotidien pour laisser les sillons au Rhin-Rhône. Que certains parlent du cadencement ou d’autres, plus modestement, de l’important changement de service annoncé pour la fin de l’année, les responsables du Syndicat des transports d’Île-de-France n’ont, depuis des mois, pas changé d’avis : le mieux serait de reporter à 2013 et de reconduire pour l’an prochain le service actuel. C’est ce qu’a demandé, à l’unanimité, le Conseil du Stif. La raison de fond ? « L’objectif premier, c’est de permettre à des circulations nationales de passer, notamment celles du Rhin-Rhône. Le projet de cadencement dit généralisé, piloté par RFF, inquiète. RFF, avec une approche extrêmement nationale, a défini une trame globale qui s’est imposée face aux trames locales », précise Thierry Guimbaud, directeur d’exploitation du Stif, en charge de l’offre Transports. « Alors que l’on parle toujours de l’importance des trains du quotidien, il ne faut pas les considérer comme la variable d’ajustement. Il n’est pas question d’opposer le TGV aux trains du quotidien, simplement de veiller à ce que les capacités soient réparties équitablement. Si l’on pose d’abord les sillons TGV, les autres trains ne peuvent que s’ajuster. » Au Stif, on affirme avoir longtemps demandé une solution dans laquelle chacun ferait des efforts, éventuellement provisoires. Sans réussir. Il y a également divergence forte sur la façon de piloter le projet. « Avant les précédentes réorganisations, nous avons toujours beaucoup discuté, avec des comités de ligne en amont, donné des informations sur les perspectives, recherché les aspects gagnant-gagnant sur ces sujets toujours difficiles à faire passer. Depuis un an, nous disions à RFF : lancez des concertations… » En vain.
    Dans ce contexte, le Stif redoute une dégradation du service pour certains voyageurs, sans améliorations tangibles pour d’autres. Pour se placer dans les sillons à venir du Rhin-Rhône, certaines régions SNCF ont décalé leurs horaires. Mais pas toutes, Saint-Lazare notamment, qui n’a pas été mise au diapason. Et pour les trains qui passent d’une région à l’autre, comme Saint-Quentin – La Défense, il faut accélérer ou ralentir les trains pour les faire passer dans la cadence. Soit six minutes supplémentaires. La C verra, également, un allongement de 4 minutes sur certains parcours.
    « C’est comme en faisant tourner une roue de bicyclette et en bloquant l’autre, ça ne peut pas marcher », note Thierry Guimbaud. « Cela illustre bien le caractère inachevé du projet. Lorsque des points ne sont pas aboutis, techniquement, il faut se concerter, s’associer, éventuellement réinjecter de l’offre pour compenser les aspects négatifs et garantir une meilleure régularité. Face au refus de concertation, il était impossible de mettre “du plus” et de bâtir un projet autour de discussions. » Reporter s’impose d’autant plus que 2010 a constitué l’une des pires années pour le Transilien, en termes de régularité. « L’urgence, c’est de stabiliser, de recapitaliser après une année très difficile », souligne Thierry Guimbaud. « Nous ne pouvons pas nous concerter sur des projets que l’on ne partage pas. » Cela, alors même que la Région commence à travailler à une nouvelle étape du cadencement.
    Le cadencement, la région connaît bien. Elle l’a mis en place, en décembre 2008, sur trois lignes. Dans un contexte marqué alors par un fort développement de l’offre de transport, de commande de nouveau matériel, d’investissements… Cela a permis davantage de lisibilité à l’offre, de compléter les trous de dessertes, le soir, en périodes de vacances, en flanc de pointe… « De tout cela, nous avons tiré l’opportunité pour cadencer, sans vouloir une remise à plat complète. C’était pour répondre à une vraie demande. » Et non pas à une contrainte, celle de faire passer en fin d’année des TGV Rhin-Rhône, dès la première année placés dans leurs bons sillons.

     

    Pascal GRASSART

  • Italie : le prix des transports en commun explose

    Italie : le prix des transports en commun explose

    En Italie, prendre les transports en commun coûte de plus en plus cher. Le prix du billet de bus, de tram ou de métro a ainsi augmenté de 31,4 % sur la période 2000-2010, selon une étude de la CGIA de Mestre, association d’artisans et de PME. En Italie, prendre les transports en commun coûte de plus en plus cher. Le prix du billet de bus, de tram ou de métro a ainsi augmenté de 31,4 % sur la période 2000-2010, selon une étude de la CGIA de Mestre, association d’artisans et de PME. Cette hausse devrait encore se poursuivre ces prochains mois. Les collectivités locales ont en effet été très affectées par le plan d’austérité adopté l’an dernier par le gouvernement Berlusconi. Pour assainir les finances publiques, celui-ci a choisi de réduire les fonds qui leur sont alloués. Face à un trou dans leur budget estimé à environ 400 millions d’euros par la presse, de nombreuses régions et municipalités ont été contraintes d’augmenter le prix des transports en commun. Ainsi, selon des chiffres publiés en mars par le quotidien italien Corriere della Sera, du nord au sud de la Botte, le prix du billet de transport urbain s’est déjà envolé. Les augmentations récentes les plus fortes du prix du ticket ont été notées dans les villes d’Imperia (+67 %), de Pérouse (+50 %), de Lodi (33 %) et de Gênes (+25 %). Dans les villes de Bologne, Brescia, Ferrare, Cagliari ou Parme, la hausse a été d’environ 20 %. Elle se chiffre à 13 % à Bari, à 11 % à Trente et à 9 % à Bergame. Actuellement, ce sont les villes de Gênes, Pérouse et Imperia qui proposent le billet de transport le plus cher (1,50 euro valable pour 100 minutes à Gênes). Le ticket le moins cher coûte 70 centimes et s’achète à Bénévent en Campanie (Sud). Les associations de consommateurs sont bien sûr en alerte. En plus de la hausse du prix du ticket, cette cure d’austérité amène les collectivités à rogner leur budget transport. L’association Asstra, qui rassemble des sociétés et des organismes gérant les transports publics, estime que la région de Molise va réduire ce budget de 41 %, la Campanie de 23 %, la Ligurie de 12 %, la Vénétie de 11 %, les Abruzzes de 10 % et la Lombardie de 7,9 %. La Toscane aurait précisé qu’elle compte investir 7 millions d’euros de moins dans les transports ferroviaires et 18 millions de moins dans les transports en commun.

     

     E. K.

  • Pierre Callamand prône une gare TGV commune Béziers-Narbonne

    Pierre Callamand prône une gare TGV commune Béziers-Narbonne

    Pierre Callamand, conseiller municipal d’opposition (PS) à Béziers, partage les vues de Christian Bourquin, président (DVG) du Languedoc-Roussillon sur l’implantation d’une gare TGV à Nissan-lez-Ensérune. L’édile s’élève contre l’attitude du sénateur-maire de Béziers : « Raymond Couderc a choisi de localiser, seul et contre tous, une gare nouvelle dite Béziers-Est à proximité de l’aéroport de Béziers-Agde. Pourtant, de nombreux arguments plaident pour retenir l’hypothèse initiale, présente dès les esquisses du projet de ligne TGV, d’une gare commune Béziers-Narbonne située à mi-chemin des deux villes, plaide-t-il dans Le Midi libre. En premier, il faut rappeler que les ingénieurs de la SNCF privilégieront toujours la rapidité et qu’il est illusoire de prétendre créer plus d’une gare entre Montpellier et Perpignan. » Pierre Callamand craint par ailleurs une réaction du premier magistrat de Narbonne, Jacques Bascou. « Ainsi, est-il très probable que la proposition du sénateur-maire de Béziers entraînera de la part du député-maire de Narbonne le projet d’une gare située sur ou à proximité de sa commune, avec le risque dans ce cas d’un résultat défavorable pour tous, à savoir un trajet direct entre Montpellier et Perpignan. »