Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • Michel Py demande sa gare TGV à Montredon

    Michel Py demande sa gare TGV à Montredon

    « Chaque département de la région accompagnant cette ligne ferroviaire bénéficie déjà d’une gare TGV. L’Aude ne peut demeurer une exception régionale. » Dans un courrier adressé à Thierry Mariani, Michel Py, maire de Leucate et conseiller régional du Languedoc, plaide pour l’implantation d’une gare à Montredon dans le cadre de la future LGV Sud Europe Méditerranée (de Montpellier à l’Espagne). Autre hypothèse : une gare à Béziers. Balayée d’un revers de main par Michel Py, qui écrit : « Dans les faits, il serait absurde qu’un voyageur arrivant d’Espagne ou de Perpignan soit contraint d’aller jusqu’à Béziers pour revenir ensuite sur ses pas, en sens inverse donc, pour gagner Toulouse ! Il s’agit là d’un non-sens. » Défendant les intérêts du territoire audois, l’élu affirme que « c’est le choix le plus judicieux, à la jonction de la ligne Narbonne – Toulouse et Barcelone – Montpellier ». Le secrétaire départemental de l’UMP s’oppose ainsi clairement au sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc (UMP), qui milite, lui, pour une gare à Béziers-Est.

  • Italie : un people mover entre la gare et l’aéroport de Pise

    Pise va construire d’ici 2015 un people mover reliant la gare et l’aéroport de la ville à la tour penchée. Ce people mover, sorte de train surélevé automatique sans conducteur dont la traction est assurée par un câble, parcourra une distance de près de 2 kilomètres en environ 4 minutes. Il comprendra trois stations : une située à l’aéroport, une autre à proximité de deux parkings construits pour l’occasion et enfin un terminus à la station ferroviaire. Le coût des travaux est estimé à 83 millions d’euros, dont 70 millions pour le people mover, le reste servant à des travaux connexes comme l’allongement d’un quai de la gare. La région Toscane compte financer ce projet à hauteur de 28 millions. La capacité de transport de ce train n’a pas encore été précisée.   

     E. K.

  • Une dizaine de crèches dans des gares franciliennes

    Après l’ouverture en septembre dernier d’une première crèche à la gare de Roanne dans le département de la Loire, Gares & Connexions, la branche de la SNCF chargée de la gestion des gares, planche sur une dizaine d’implantations en Ile-de-France d’ici à trois ans. Une première crèche devrait ouvrir en septembre prochain à Ermont-Eaubonne, dans le Val-d’Oise. D’une superficie de 120 m2, elle devrait accueillir une dizaine de berceaux. Une autre crèche, en projet à Amiens (Somme), pourrait ouvrir ses portes début 2012. Le site de la gare du Nord est aussi à l’étude, indique Le Parisien du 15 avril.

    D’autres projets sont en cours d’examen pour développer les services en gare. En particulier la création d’agence Pôle Emploi. Un premier Pôle Emploi pourrait voir le jour à Dreux. Un protocole devrait être signé en juin pour un lancement fin 2012.
     

  • Cluses et ses voisines étudient leurs futurs transports

    Cluses et ses voisines étudient leurs futurs transports

    Pouvoir se déplacer à moindre coût et respecter l’environnement sont les raisons qui ont conduit les communes du bassin clusien à lancer une étude sur un transport intercommunal. Pouvoir se déplacer à moindre coût et respecter l’environnement sont les raisons qui ont conduit les communes du bassin clusien à lancer une étude sur un transport intercommunal. Les premiers résultats devaient être dévoilés aux huit communes fin mars ou début avril. C’est à ce moment également que les élus attendent une réponse du préfet sur leur projet d’intercommunalité longtemps repoussé. Sans être indispensable à la création d’un transport, l’intercommunalité faciliterait les choses. A l’exemple du financement de l’étude, qui a fait l’objet d’un groupement de commandes porté par la commune de Marnaz, faute d’intercommunalité.

    « En 2013, avec la modification de la loi, les choses seront obligatoires. On a perdu du temps et de l’argent. Autant créer l’intercommunalité maintenant », assure Claude Hugard, élu à la ville de Cluses, en charge du développement durable.

    Avec un taux d’utilisation de la voiture un peu au-dessus de la moyenne nationale, et une pollution typique de fond de vallée avec peu de précipitations, Cluses et ses voisines mériteraient bien un réseau de transport. Certes, il existe quatre lignes gratuites à Cluses, ouvertes à tous. Mais elles s’arrêtent aux limites de la commune. Et les élus reconnaissent qu’elles sont peu fréquentées par les usagers autres que captifs. Les habitudes quant à la voiture sont tenaces. Quant aux lignes interurbaines Lihsa, avec une ou deux rotations par jour, cela reste insuffisant pour séduire une population de salariés. Le service doit donc être bien pensé pour être efficace et utilisé. Or, si le périmètre est dense en termes de population en fond de vallée – l’urbanisation est continue d’une commune à l’autre –, le futur service devra aussi desservir des communes « balcons » situées entre 20 et 30 minutes de Cluses et moins peuplée. Ce qui laisse imaginer deux types de transport en attendant les résultats de l’étude de MBC Conseil. Ce qui aura été dévoilé fin mars ou début avril ne sera qu’une première approche. Ce sera surtout un état des lieux et des grandes lignes de proposition pour desservir les cœurs de ville où se trouvent leurs services et les zones d’activités, le tout dans un rayon d’une petite dizaine de kilomètres. Ensuite, les élus décideront quels points seront approfondis par des études plus poussées, sans s’imposer de date limite.

  • Alain-Henri Bertrand, directeur de la Direction des Circulations Ferroviaires : « Nous travaillons au rapprochement de nos 150 horairistes avec RFF »

    Alain-Henri Bertrand, directeur de la Direction des Circulations Ferroviaires : « Nous travaillons au rapprochement de nos 150 horairistes avec RFF »

    La direction des circulations ferroviaires a vu le jour le 1er janvier 2010. Regroupant près de 14 400 agents, essentiellement des aiguilleurs, régulateurs, horairistes, elle n’a pas de liens hiérarchiques avec la SNCF. Un gage d’indépendance vis-à-vis de la SNCF et de ses concurrents potentiels, dans le cadre de la libéralisation du marché ferroviaire. Ville, Rail & Transports. Qu’est-ce qui a fondamentalement changé avec la création de la DCF ?

    Alain-Henri Bertrand. La DCF a un peu plus d’un an et fonctionne maintenant sur un rythme de croisière. Elle regroupe à la fois une structure de direction, composée d’environ 350 personnes, et 21 Etablissements Infrastructwure Circulation. Ces EIC regroupent les fonctions opérationnelles territoriales qui étaient auparavant disséminées dans les directions régionales de la SNCF. Avant, le chef des aiguilleurs, si l’on peut dire, c’était chaque directeur régional. Désormais, les 14 000 cheminots de la DCF (c’est-à-dire les aiguilleurs, régulateurs et horairistes) dépendent de son directeur, c’est-à-dire de moi-même, qui n’ait aucun lien hiérarchique avec la SNCF, à part avec son président mais selon des modalités particulières définies par la loi. C’est cela qui a principalement changé : la frontière hiérarchique a été modifiée. La loi du 12 décembre 2009 nous a invités à regrouper toutes les unités dans une structure homogène, coupée de la SNCF. Ainsi, il n’y a plus d’ambiguïtés sur le fait que les agents travaillent en toute équité et confidentialité. C’était déjà le cas avant, mais il était plus difficile pour la SNCF de le démontrer.
     

     

    VR&T. Comment avez-vous organisé vos relations avec Réseau Ferré de France ?

    A.-H. B. Auparavant, RFF finançait les activités des agents dans le cadre d’une convention forfaitaire. Chacun faisait son métier, une fois que les budgets avaient été fixés.
    Désormais, nous travaillons quasiment en régie. RFF fixe nos missions avec des objectifs, par exemple de régularité. Et nous donne les moyens de les réaliser en finançant notre budget à l’euro. Nous définissions nos budgets de façon très transparente. RFF finance donc nos éventuels dépassements. Au total, notre budget tourne autour du milliard d’euros. Il couvre essentiellement les frais de personnel. Nous avons des relations très proches avec l’équipe de pilotage de RFF. RFF fait les arbitrages pour attribuer les sillons. Nous sommes les petites mains. Cette année par exemple, RFF nous a demandé de privilégier les trains de fret longs parcours dans le cadre de l’engagement national pour le fret. Nous avons donc tracé leurs sillons sur un cadre vide, rendant plus difficiles les passages de trains venant après.
     

     

    VR&T. On entend de nombreuses critiques au sein de la SNCF expliquant que la création de DCF entrave la réactivité en cas de retard de trains. Qu’en pensez-vous ?

    A.-H. B. Vis-à-vis de la SNCF, il a fallu créer de la distance. Nous avons passé l’année 2010 à construire cela pour prendre en compte ce que nous dit la loi, tout en l’appliquant de façon intelligente. Nous devons traiter tous les clients de façon équitable. Mais il est bien évident qu’un client pesant 99 % des sillons voyageurs est un client important. Il faut trouver l’équilibre subtil souhaité par la loi.

    En cas de retard, la communication opérationnelle entre l’aiguilleur et l’agent qui répartit les conducteurs sur les trains continue à se faire comme avant. Ils se trouvent tous sur un même plateau. Il n’y a pas de barrières opérationnelles.

    La communication entre les équipes de management est articulée différemment. Dans les situations perturbées, le choix des décisions part de la DCF qui évalue la situation et préconise des solutions à un directeur de crise qui appartient à la SNCF. Ces préconisations visent à donner leurs chances à tous les convois, trains de fret et de concurrents. On ne peut pas faire table rase pour faire passer à tout prix les TGV. Cela peut être perçu défavorablement à la SNCF sur le thème : « Cela marchait mieux avant. »
     

     

    VR&T. D’autres critiques portent sur le thème d’une dégradation de la sécurité avec la multiplication des acteurs dans le paysage ferroviaire…

    A.-H. B. Conséquence des paquets ferroviaires européens, l’entreprise ferroviaire unique qui assurait la qualité et la sécurité au sol et à bord a été décomposée en plusieurs entités. Des interfaces ont été créées, opérationnelles et institutionnelles comme l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF, ndlr), l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF)… Le diable se cache dans les détails, il faut absolument cadrer les détails du processus. Mais inversement, ces évolutions permettent de poser et d’éclaircir la question : qui est responsable de quoi ? A chaque fois, il faut définir l’entité responsable de la sécurité. A ce stade de construction, on a peut-être l’impression que le système n’est pas aussi stable qu’avant. Pourtant, au niveau de la DCF, nous avons mis en place un circuit extrêmement court pour être efficace. Entre l’aiguilleur qui ferait une erreur et moi, il n’y a qu’un dirigeant de proximité, un dirigeant de zone (DUO) et le directeur d’établissement. Cela permet d’être très réactif.
     

     

    VR&T. Récemment, l’ARAF a estimé qu’il serait souhaitable de rapprocher la DCF de RFF. Avez-vous commencé à travailler dans cette direction ?

    A.-H. B. Pierre Cardo, le président de l’ARAF, a par la suite précisé ses propos en expliquant qu’il fallait un rapprochement fonctionnel pour améliorer la qualité. RFF est responsable de la stratégie, nous de l’exécution. Il faut rapprocher la stratégie de l’exécution avec un collectif opérationnel. Nous travaillons donc à rapprocher les 150 horairistes de la DCF avec RFF. Nous voulons que le management soit plus opérationnel. Dans le cadre du cadencement, qui va se traduire par une profonde réorganisation horaire, on se donne plus de chances de réussir.

    Pour les autres, c’est-à-dire les aiguilleurs et les régulateurs qui sont dans les EIC, il n’y a pas de volonté ni de la part du gouvernement ni de la part des deux EPIC, la SNCF et RFF, de modifier les équilibres.
     

     

    VR&T. Avez-vous maintenu des passerelles avec la SNCF pour favoriser la mobilité des agents ?

    A.-H. B. Rien n’a changé dans le statut des agents qui travaillent à la DCF ni dans le temps de travail. De même, nous tenons à organiser des passerelles car cela fait partie de la richesse de nos métiers. Il faut que les aiguilleurs sachent comment fonctionne un train pour qu’ils comprennent les enjeux. Nous organisons donc les formations en conséquence, avec des troncs communs et des spécialisations. Nous assurons aussi la fluidité des passerelles dans une logique de construction de carrière et de renforcement des compétences.

  • Feu vert du gouvernement pour la gare de Vandières

    Quelques semaines après le feu vert du Conseil d’Etat, les ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani ont signé le décret paru le 29 mars portant sur la création de la gare d’interconnexion TGV-TER à Vandières (Lorraine). Serpent de mer depuis fin 2000, cette gare devrait donc finalement voir le jour dans quelques années. Il s’agissait d’une vieille revendication de la Lorraine. En 2000, la convention de financement de la LGV Est la prévoyait noir sur blanc en tant que gare d’interconnexion, mais dans un premier temps c’est à Louvigny qu’on installe la gare Lorraine-TGV. Que deviendrait cette dernière ? « Une gare fret express dotée d’une connexion directe à l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine », précise le conseil régional dans un communiqué. Du côté du conseil général de Moselle, on parle de « gaspillage », car il faut 110 millions d’euros pour construire une gare à quelques kilomètres de l’existante.

  • Grand Paris : décret sur le tracé et les gares en juillet

    Le ministre chargé du Grand Paris, Maurice Leroy, a annoncé le 22 mars au Sénat que le décret en Conseil d’État sur le tracé et l’emplacement des gares du futur réseau de transports du Grand Paris serait publié en juillet. Devant la commission des Affaires économiques, il a aussi affirmé que le Syndicat des transports d’Île-de-France se verrait « confier l’extension de la ligne 14 entre Saint-Lazare et Saint-Ouen » pour la maîtrise d’ouvrage et que « l’accord devrait être conclu sous peu ».

  • Pas de cadencement généralisé à la fin de l’année

    Pas de cadencement généralisé à la fin de l’année

    Le ministère de l’Ecologie a tranché : l’objectif numéro un de la SNCF et de RFF?est de faire rouler les trains à l’heure dans une lettre de cadrage envoyée le 7 mars que s’est procuré Ville, Rail & Transports.?Conséquence, le cadencement généralisé attendra. Il n’y aura pas de cadencement généralisé des circulations de trains à la fin de l’année sur le réseau ferré français. C’est ce qui a été décidé au terme d’une réunion le 3 mars au ministère de l’écologie et des Transports, à laquelle assistaient notamment le président de la SNCF, Guillaume Pepy et le président de Réseau Ferré de France (RFF), Hubert du Mesnil.

    La ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet, a tranché en indiquant que la priorité pour la SNCF et RFF, en pleins préparatifs du prochain service horaire, devait être « la robustesse du réseau », selon une lettre de cadrage envoyée le 7 mars, dont Ville, Rail & Transports s’est procuré une copie.

    En clair, il n’est plus question de basculer tout le réseau selon un système cadencé, avec des trains circulant toujours aux mêmes heures à la minute près, de façon fréquente et répétée. Ce système était défendu par RFF qui souhaitait le mettre en place à partir du 11 décembre prochain, date du passage au service d’hiver, mais aussi date de lancement du TGV Rhin-Rhône. Le cadencement présente l’avantage de dégager des capacités en heure de pointe en organisant mieux les circulations. Mais il était vu d’un très mauvais œil par la SNCF qui craignait que ce chamboulement des horaires ne provoque un véritable big bang d’un système déjà saturé. Les retards de ces dernières semaines qui ont fait la Une des journaux ne sont rien à côté de ce qui arrivera si on passe au cadencement, prévenaient des responsables de la SNCF.

    Les arguments de risque de chaos ont été bien entendus par le gouvernement qui se fait régulièrement interpeller sur les conditions de transports des usagers du rail. D’autant plus que les conséquences du cadencement auraient pu se faire sentir lors de la dernière ligne droite de la campagne présidentielle…

    La solution retenue passe par un compromis : RFF va proposer une trame horaire cadencée, mais sa mise en place se fera sur une base « pragmatique et progressive », explique un proche du dossier. Selon lui, « les opérateurs se donnent le droit de traiter leurs circulations de trains au cas par cas, ils peuvent décider de ne pas cadencer ». “Nous allons petit pas à petit pas vers le cadencement”, reconnait Hubert du Mesnil, le président de RFF. L’objectif n° 1 est de faire en sorte que les trains soient à l’heure.

    La proportion de TER cadencés, actuellement de 8?%, devrait passer à 15 %?seulement l’année prochaine.?Deux régions ne seront pas du tout concernées par le cadencement : la Bretagne et les Pays-de-Loire qui attendent l’arrivée du TGV avant de s’y mettre à leur tour.

    Conséquence possible du cadencement, il pourrait y avoir moins de trains aux heures de pointe sur les lignes les plus chargées, ce qui permettrait de ne plus fonctionner en mode tendu transformant le moindre aléa en catastrophe.

    Dans ce compromis mis en place ensemble, la SNCF et RFF se retrouvent au moins sur un point. La nouvelle trame mise en place permet de mieux planifier la réalisation des travaux, sur des plages horaires prédéfinies et plus importantes. Un élément fondamental pour la gestion des circulations, qui va dans le bon sens à un moment où le réseau fait l’objet de chantiers très importants.

  • +7,4 % de déplacements pour le réseau toulousain

    +7,4 % de déplacements pour le réseau toulousain

    Record historique pour Toulouse en 2010 avec 100 millions de déplacements. Le réseau urbain toulousain Tisséo devient le quatrième de France. Le réseau urbain toulousain Tisséo devient le quatrième de France avec une fréquentation record dans son histoire : plus de 100 millions de déplacements, en hausse de 7,4 % en un an. Cette affluence bénéficie aussi bien aux deux lignes de métro qui totalisent 69 % des validations (+6% pour la ligne A et +8 % pour la ligne B) qu’au réseau bus (+6,7% avec une offre élargie, notamment grâce à l’ouverture d’une ligne desservant Airbus, et un nombre de kilomètres parcourus en augmentation de 4 % pour les bus et de 9 % pour les TAD). En revanche, les débuts du tramway déçoivent un peu avec 15 000 voyageurs par jour, contre 30 000 attendus mais les responsables de Tisséo lui donnent deux ans pour atteindre les résultats espérés.

    C’est surtout grâce aux jeunes que Tisséo a obtenu ces bons résultats. Il faut dire que le président du Grand Toulouse et de Tisséo, Pierre Cohen, les a chouchoutés, faisant passer leur abonnement mensuel de 22 à 10 euros. Résultat : un bond de 80 % des abonnements pour les moins de 26 ans ! Sur les 6,5 millions de déplacements de plus en 2010, 5 millions proviennent des abonnements jeunes. Malgré cet effort budgétaire, les recettes commerciales ont réussi à progresser de 4 %, rattrapant ainsi leur niveau de 2008, pour un budget total d’exploitation de 180 millions d’euros.

    Pierre Cohen a profité de ce bilan pour rappeler l’objectif de l’agglomération toulousaine d’arriver à un quart de ses déplacements en transports en commun à l’horizon 2020, contre 16 % aujourd’hui.

  • La Bahn conserve la gestion du réseau allemand

    La Bahn conserve la gestion du réseau allemand

    Un temps évoquée, la grande révolution n’aura pas lieu. Bravant les remontrances de Bruxelles et celles de ses amis politiques, le ministre des transports Peter Ramsauer refuse de priver la compagnie de sa très lucrative filiale DB Netz. Le réseau d’un côté, les activités opérationnelles de l’autre : maintes fois évoquée, l’émancipation de DB Netz semblait enfin en passe d’aboutir en ce début d’année. Sur fond de polémique sur le mauvais état des voies ferrées allemandes paralysées par la neige, l’idée était évoquée en plus haut lieu, jusqu’au conseil des ministres.

    Réclamé depuis longtemps par Bruxelles, ce divorce compte de nombreux supporters en Allemagne : les Verts mais aussi les libéraux, partenaires des conservateurs d’Angela Merkel au sein du gouvernement.

    Mais alors qu’ils pensaient avoir rallié le ministre à leur cause, voilà que Peter Ramsauer fait volte-face. Le couperet est tombé : la DB pourra conserver DB Netz et surtout ses juteux profits : 1,2 milliard d’euros attendus en 2015. Une manne considérable que la compagnie pourra continuer à utiliser comme elle l’entend.

    Et c’est ce point précis qui n’en finit plus de faire des remous. « Cette cagnotte doit être exclusivement réinvestie dans le réseau allemand, afin de renforcer la concurrence, s’étrangle Oliver Luksic, le spécialiste des questions de transport du parti libéral FDP. Tant que le groupe Deutsche Bahn gardera la main mise sur la gestion des voies, cet argent servira à financer des achats à l’étranger. »

    Pour ménager les apparences, Peter Ramsauer affirme qu’il a obtenu des contreparties : un « engagement » de la Bahn, prête à investir davantage dans les infrastructures. Mais cela ne trompe personne : quitte à agacer l’UE encore davantage, le ministre marche dans les traces de ses prédécesseurs, qui, de gauche comme de droite, ont toujours fait preuve de beaucoup de bienveillance à l’égard de la compagnie.

    « C’est un pas dans la mauvaise direction », critique le Financial Times Deutschland qui qualifie de « vague déclaration d’intention », la promesse de la DB de consacrer plus d’argent aux 34 000 km de voies ferrées allemandes.

    Les espoirs des partisans de l’indépendance de DB Netz reposent donc désormais sur la Commission européenne qui brandit la menace de sanctions. Déjà dans le viseur de Bruxelles, la politique de Berlin pourrait désormais être assimilée à des aides déguisées à l’opérateur. Pas de quoi faire trembler Peter Ramsauer : il a déjà annoncé qu’il resterait inflexible jusqu’à la fin de son mandat, en 2013.