Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • « Les arguments contre la gratuité dans les transports me paraissent faibles »

    « Les arguments contre la gratuité dans les transports me paraissent faibles »

    VR&T a interviewé Patrice Vergriete (DVD), maire de Dunkerque qui ce mois-ci devient la plus grande agglomération de France (et la deuxième d’Europe) à ne plus faire payer l’utilisation de ses transports publics.

     

    Ville, Rail & Transports. Pourquoi ce choix de la gratuité ?
    Patrice Vergriete. Avant tout, je veux signaler qu’à partir du 1er septembre, Dunkerque devient la première agglomération d’Europe à proposer la gratuité pour tous dans ses transports publics. Si on ne prend en compte que la taille, nous sommes la deuxième agglomération européenne à le faire, derrière la ville de Tallinn, qui n’accorde la gratuité qu’à ses résidents. Pour nous, la gratuité n’a que des effets bénéfiques en termes de politique publique. D’abord sur le plan environnemental puisque la gratuité permet un report modal de la voiture vers les transports publics. Même si c’est vrai, la gratuité se traduit aussi par un report modal du vélo et de la marche vers les transports publics.
    Cette question de la lutte contre la pollution est centrale. D’ailleurs, si de grandes villes allemandes se posent aujourd’hui la question de la gratuité, c’est bien sûr pour des questions environnementales.
    A Dunkerque, nous n’avons pas le choix : nous battons des records si l’on prend en compte le nombre de jours de pics de pollution. Avec une part des transports publics tombée à 4,75 % en 2014-2015. Notre objectif est de doubler la fréquentation. Et donc d’avoir une part modale pour les transports publics de 9 à 10 % à Dunkerque.

    VR&T. Quelles sont les autres raisons ?
    P. V. Nous voulons aussi rendre du pouvoir d’achat à la population. Les recettes liées à l’achat de tickets et d’abonnements nous rapportaient 4,5 millions d’euros par an. Nous rendons donc cet argent aux Dunkerquois et tout particulièrement aux familles.
    J’ajoute une troisième raison sociale : avec des transports publics gratuits, la ville devient accessible à tous et pour tous. Les services publics deviennent plus accessibles, la recherche d’emploi aussi… Enfin, la gratuité renforce la cohésion sociale puisqu’elle a pour effet d’accroître la mobilité.

    VR&T. Comment avez-vous procédé ?
    P. V. Nous avons commencé par expérimenter la gratuité le week-end. Depuis, on a vu la fréquentation augmenter de 30 % le samedi et de 80 % le dimanche.
    Nous avons aussi enregistré une baisse de 60 % des incivilités. Dans le débat sur la gratuité, on entend souvent dire que ce qui est gratuit n’a pas de valeur. Je trouve que cet argument est faible. Nous constatons le contraire : il y a un renforcement du contrôle social. De plus les contrôleurs peuvent effectuer d’autres tâches comme assurer la lutte contre les incivilités, renforcer la sécurité…

    VR&T. Comment financez-vous la gratuité ?
    P. V. C’est le seul élément négatif : la gratuité a un coût ! Le coût global des transports publics à Dunkerque s’élève à 45 à 50 millions d’euros par an. Comme je l’ai dit, nos recettes s’élèvent à 4,5 millions d’euros annuels. Cela montre donc que seulement 10 % du coût est couvert par la vente de titres de transport. Ce qui revient à dire que 90 % du coût pèse déjà sur le contribuable. L’effort n’est donc pas si important. Il est en tout cas moins important que ce qu’a représenté la baisse des dotations de l’Etat, qui ont été réduites de cinq millions par an pendant trois ans sous le gouvernement Valls.
    Je rappelle qu’à Dunkerque, les deux tiers du budget dédié aux transports viennent du versement transport et le dernier tiers vient du budget général de la communauté urbaine. Mon prédécesseur, Michel Delebarre avait décidé, en 2011, d’augmenter le versement transport en le faisant passer de 1,05 % à 1,55 % de la masse salariale.
    Cette hausse de 0,5 % a rapporté entre huit et neuf millions d’euros annuels à la communauté urbaine. Or si une collectivité fait le choix de développer des transports à haut niveau de service, elle peut bénéficier de subventions de l’Etat. J’ai donc décidé d’abandonner le projet retenu par mon prédécesseur de construire une salle de sport de 10 000 places dans le cadre d’un PPP (qui nous aurait coûté huit millions d’euros annuels) et qui aurait été financé par la hausse de versement transport. A la place j’ai décidé d’utiliser ces huit millions, d’abord, jusqu’en 2018, pour améliorer le réseau de transport public, car nous avons associé la gratuité à un principe d’amélioration du réseau.
    Nous allons désormais consacrer 4,5 millions d’euros pour financer la gratuité et deux millions pour l’amélioration des services (en mettant en service plus de bus, davantage de fréquences, des bus le vendredi soir avec systématiquement une personne accompagnant le conducteur, un équipement en Wi-Fi…).

    VR&T. Si la fréquentation augmente, le coût ne risque-t-il pas d’être trop élevé à terme ?
    P. V. Nous avons déjà intégré dans nos coûts le doublement de la fréquentation. C’est un choix politique. Je ne donne pas de leçons aux autres villes. Nous nous donnons trois-quatre ans pour évaluer l’effet complet de la gratuité. C’est un pari lié à un contexte local : la part de la voiture a beaucoup progressé, elle est passée de 62 % à 66 % de 2000 à 2015. Ce n’est pas soutenable. Dunkerque est une ville adaptée à la voiture. Pour changer la donne, nous sommes obligés de changer de modèle et de mettre le paquet.

    VR&T. Pourquoi ne pas avoir lancé une politique favorisant les vélos et les piétons ?
    P. V. Nous sommes en train de réfléchir à la future politique cyclable de Dunkerque. Nous aborderons tous ses aspects, des VLS (qui sont déjà en place), aux achats de vélos, en passant par l’aménagement de parkings, de pistes cyclables. En septembre, nous annoncerons un plan et nous attellerons à une politique complète et intégrée du vélo. C’est notre seconde ambition : augmenter la part modale du vélo.

    Propos recueillis par Marie-Hélène POINGT

     


    Dunkerque lance les premières Rencontres sur la gratuité des transports
    Les 3 et 4 septembre, Dunkerque organise les Rencontres des villes du transport gratuit. Soit deux jours de débats, de forum et de visites sur le réseau DK Plus de mobilités, en présence d’élus de villes ayant fait le choix de la gratuité pour tout ou partie de leur réseau, notamment Taavi Aas, le maire de Tallin, et Naheed Kurban Nenshi, maire de Calgary.

     

     

     

     

  • « La gratuité des transports sera l’un des grands thèmes des prochaines municipales »

    « La gratuité des transports sera l’un des grands thèmes des prochaines municipales »

    Interview de Maxime Huré, maître de conférences à l’Université de Perpignan, et chercheur à Sciences Po Lyon.

    Ville, Rail & Transports. Vous avez été amené à travailler sur l’instauration de la gratuité à Dunkerque. Quelle a été votre mission ?
    Maxime Huré. Dans le cadre d’un collectif de jeunes chercheurs [l’association VIGS, NDLR], nous avons été sollicités par Dunkerque dès 2015, donc peu après les élections municipales. Nous avons formé une petite équipe et avons vite compris que la nouvelle équipe municipale souhaitait mettre en place la gratuité en deux temps (d’abord la gratuité le week-end avant de passer à la gratuité totale) et disposer d’une évaluation du dispositif par des chercheurs.
    En effet, en France, il y a eu peu de recherches sur le sujet, sinon des positions un peu idéologiques de chercheurs qui n’avaient pas travaillé la question.
    Nous avons lancé en mars 2017 une première étude pour évaluer les effets de la gratuité le week-end. La communauté urbaine souhaitait un regard sur trois aspects : elle souhaitait savoir si la gratuité se traduirait par une hausse de la fréquentation, s’il y aurait de nouveaux usagers et s’il y aurait un report modal. Nous avons constaté une hausse de fréquentation de près de 30 % le samedi et de 80 % le dimanche.
    Il faut noter que cette mesure très politique d’instaurer la gratuité a été accompagnée d’un projet de renforcement de la qualité du réseau puisque presque 65 millions d’euros ont été investis sur cinq ans, pour mettre en place notamment des bus en site propre.

    VR&T. Quels changements avez-vous constatés ?
    M. H. Un nouveau public est arrivé dans les transports publics. Parmi eux, nous avons constaté qu’il y avait des individus en situation de grande pauvreté ainsi que des personnes âgées qui se sentaient un peu isolées. Ces personnes ont profité de cette mesure pour retisser du lien social. Nous avons aussi observé un retour dans les bus des familles, qui ont profité du dispositif pour se rendre à des manifestations ou à des activités récréatives. Clairement, le public familial va lâcher la voiture pour prendre le bus. Enfin, un public de jeunes entre 16 et 18 ans a également profité de la mesure. Des usagers classiques se sont retrouvés dans des bus bien remplis, ce qui a parfois pu donner lieu à des réactions négatives de leur part.

    VR&T. Avez-vous observé un report modal ?
    M. H. Nous avons adressé un questionnaire à 400 personnes. Sur la question du report modal, nous devrons encore vérifier les chiffres. Mais à la question : quel mode de transport avez-vous abandonné ? 67 % ont dit qu’ils avaient renoncé à la voiture pour prendre le bus le week-end, 33 % la marche et 16 % le vélo (sachant que les modes n’étaient pas exclusifs les uns des autres).
    Les chiffres sur la bicyclette sont à relativiser puisque la pratique du vélo à Dunkerque qui est très faible : sa part modale est de 1,2 %.

    VR&T. Les objectifs des élus ont-ils été atteints selon vous ?
    M. H. Les élus voulaient aussi rendre de nouveau attractif le centre-ville. Cette mesure y contribue très clairement : les bus sont surfréquentés lors de grandes manifestations organisées dans la ville. Les commerçants, qui se montraient réservés avant le lancement du dispositif, se montraient plutôt satisfaits six mois après.

    VR&T. Que pouvez-vous dire aux opposants de la gratuité ?
    M. H. Certaines idées reçues ont été battues en brèche comme l’affirmation selon laquelle les réseaux gratuits seraient plus dégradés que les autres. A Dunkerque ou à Châteauroux, rien de tel n’a été observé. On observe qu’il y a plus d’usagers et que les politiques investissent davantage contrairement à ce qu’on pourrait croire.

    VR&T. La gratuité peut-elle être mise en place par n’importe quel réseau selon vous ?
    M. H. On voit que la gratuité des transports ne concerne pas que les petites villes. Peu à peu, les seuils sont dépassés. Dunkerque rassemble plus de 200 000 habitants, Tallinn plus de 400 000. Ce sont souvent des réseaux où les recettes générées par les transports ne sont pas très élevées et se situent en dessous de 8 %. Certains chercheurs disent qu’au-dessus de 5 %, il n’est pas possible pour un réseau de passer à la gratuité. Or, Paris, Grenoble ou Clermont ont des recettes bien supérieures et y réfléchissent.
    Ce que l’on observe, c’est que les collectivités qui mettent en place la gratuité ne le font pas toutes pour les mêmes raisons. Certaines le font car leur réseau est peu utilisé et se disent qu’ainsi il aura une meilleure utilité sociale. C’est ce qu’avait fait Châteauroux en 2001.
    D’autres veulent redynamiser leur centre-ville. C’est le cas de Dunkerque mais aussi de Clermont. D’autres encore le veulent pour lutter contre la pollution atmosphérique, comme à Grenoble, Dunkerque, ou encore en Allemagne où la mesure sera expérimentée dans trois grandes villes.
    La gratuité est avant tout une mesure très politique qui répond à des objectifs variés.

    VR&T. N’y a-t-il pas tout de même quelques limites ?
    M. H. La question du financement se pose, non pas à court terme, mais à long terme : il faut se demander si, à une échéance de dix à 15 ans, on aura assez de ressources pour la financer.
    C’est une question cruciale pour les grands réseaux comme Paris qui doivent construire un budget sur le long terme et qui risquent la sursaturation.
    Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne pourront pas passer du jour au lendemain à la gratuité. Mais c’est une mesure qui peut se mettre en place progressivement.
    Et ponctuellement. La gratuité existe les jours de pollution. On peut aussi penser à des mesures ciblées telles que la gratuité le week-end, ou sur les lignes de nuit, les lignes de plage… Ce peut être une mesure qui va s’imposer progressivement. Elle sera un des thèmes très présents lors des prochaines élections municipales.

    Propos recueillis par Marie-Hélène POINGT

  • L’Europe teste une nouvelle technologie d’autopartage à Lyon

    L’Europe teste une nouvelle technologie d’autopartage à Lyon

    Sur les bords de Saône, les voitures électriques en autopartage circulent à l’unité, mais elles ont aussi la particularité inédite de s’encastrer les unes dans les autres pour former un train routier : c’est la principale innovation du projet Européen Esprit (pour Easily DiStributed Personal Rapid Transit) arrivé au terme de trois ans de conception et aujourd’hui en phase de démonstration dans trois villes. Après Lyon le 30 août, Esprit sera présenté à Glasgow et à Barcelone en septembre. Le concept a nécessité huit millions d’euros d’investissement et la mobilisation de 18 partenaires* pour développer un prototype réalisé en six exemplaires destinés à valider les études d’oscillation sur le train routier.

    Selon ses promoteurs, le système Esprit a l’avantage de garantir un taux de disponibilité à 90% des véhicules en station ainsi que sa fiabilité économique là où d’autres dispositifs, dont Autolib’, montrent leurs limites. C’est ce qui justifie d’ailleurs l’attelage des véhicules : « le train routier permet à un seul opérateur de redistribuer la flotte de véhicules jusqu’à huit voitures attelées en fonction des besoins. On assure ainsi un équilibre de l’offre disponible en station sur la zone considérée. La logistique de redistribution est cruciale pour l’autopartage de type one way » explique Valery Cervantès, chercheur au CEA-Liten de Grenoble et coordinateur du projet Esprit. Autres intérêts de l’attelage : la compacité du stationnement des véhicules et la présence d’une seule borne d’alimentation pour le rechargement mutualisé des véhicules connectés. Un rechargement rapide en raison du principe de fonctionnement : les véhicules sont destinés en priorité à apporter une réponse au problème du premier/dernier kilomètre, et jusqu’à 3 à 5 km au maximum. Prévues pour une autonomie de 50 km, les batteries sont donc peu déchargées au retour en station. La connexion des véhicules à l’approche s’effectue automatiquement par un fil de guidage au sol.

    Pour l’heure, le projet envisage des véhicules au confort « minimaliste », justifié par ses qualités pratiques, et disponibles en deux versions : deux places sans permis avec une vitesse maximale de 45 km/h et trois places avec permis (65 km/h). Le système Esprit se veut comme une solution multimodale complémentaire des transports collectifs en zone périurbaine aussi bien qu’en centre-ville. La notion du premier/dernier kilomètre en fait aussi un système de transport propice aux déplacements dans les parcs d’entreprises. « Le projet Esprit peut faire partie des solutions diversifiées et complémentaires que nous offrons sur la Métropole de Lyon », analysent Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, et Louis Pelaez, président de Lyon Parc Auto qui gère deux systèmes d’autopartage en stations et en free floating (Citiz et Yea !). Il reste à peaufiner le projet avec l’étape suivante, une expérimentation grandeur nature d’ici début 2020 que Lyon pourrait accueillir sur le Parc Technologique de Saint-Priest.

    Claude FERRERO

    *dont les français Institut Vedecom, CEA, Citiz/LPA, Keolis, Lyon Smart Design et Technical Studio pour la conception/réalisation du prototype.

  • Toyota et Uber s’allient dans le véhicule autonome

    Le constructeur automobile japonais Toyota, qui avait déjà investi en 2016 dans Uber, a annoncé le 28 août un nouvel investissement (500 millions de dollars) dans la plateforme américaine de VTC pour développer ensemble des véhicules autonomes.

    Les deux sociétés, qui vont combiner leurs technologies respectives dans des véhicules spécifiquement conçus par Toyota, prévoient «le début des déploiements pilotes en 2021», selon un communiqué du géant nippon. «Des centaines de voitures» seront concernées dans un premier temps, a précisé un porte-parole à l’AFP.

  • Uber et Flixbus s’associent pour favoriser les trajets porte-à-porte

    Uber et Flixbus s’associent pour favoriser les trajets porte-à-porte

    L’opérateur de cars longue distance Flixbus a annoncé le 30 août s’être associé à Uber dans 12 villes françaises (Paris, Marseille, Lyon, Lille, Nice, Nantes, Montpellier, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Rennes, Aix-en-Provence) pour permettre à ses passagers de mieux combiner les offres de transport et leur offrir un trajet porte-à-porte, assure-t-il. Concrètement, dans le cadre de cette alliance, « Uber a développé une fonctionnalité spécifique pour les voyageurs FlixBus : des points de prise en charge et dépose virtuels sont désormais disponibles dans l’application Uber au niveau des arrêts et gares routières desservis par FlixBus dans les plus grandes villes de France », explique dans un communiqué l’opérateur de cars « Macron ».  Cette association a vocation à s’étendre dans d’autres villes, en France et à l’étranger, ajoute-t-il. A l’occasion de ce lancement, chaque partenaire propose une offre promotionnelle croisée : Flixbus propose à des clients Uber une réduction de 10 % sur un de ses trajets en Europe, tandis qu’Uber offre une remise de 10 euros à tout passager Flixbus utilisant son service pour la première fois.

  • Lime cherche des chargeurs de batteries pour ses trottinettes

    Lime cherche des chargeurs de batteries pour ses trottinettes

    Après avoir lancé à Paris fin juin son service de trottinettes en libre service et sans station, la société Lime se lance dans une démarche originale : constituer une équipe de « Juicers partners », autrement dit des volontaires pour recharger les batteries de ses trottinettes qui sont à plat.

    Il s’agit de récupérer des trottinettes LIMES-S, de les transporter chez soi par ses propres moyens pour les recharger la nuit, puis de les redéployer au petit matin dans les lieux indiquées par la start up américaine. La mission est rémunérée entre 5 et 20 euros selon le degré d’urgence. Pour faire acte de candidature, il faut disposer d’un numéro de Siret et s’inscrire sur le site limebike.com/juicer

  • Une panne électrique bloque la ligne 14 du métro pendant 3 heures

    Une panne électrique bloque la ligne 14 du métro pendant 3 heures

    Le trafic a été interrompu hier pendant trois heures, sur la ligne 14 à Paris, suite à une panne électrique. L’incident est survenu vers 19 heures sur cette ligne automatique qui traverse Paris du nord-ouest au sud-est. Les passagers des rames bloquées ont dû être évacués.

  • Toulouse : un sixième Linéo en service

    Toulouse : un sixième Linéo en service

    Le 3 septembre, Tisséo met en service Linéo 9, la sixième de ses dix lignes de bus à haut niveau de service prévues d’ici 2020 pour desservir les zones denses de population entre Toulouse-centre et la première couronne. Interconnectée avec les deux lignes de métro, le tramway, la gare Matabiau et quatre autres Linéo, L9 desservira le nord de l’agglomération avec 20 bus articulés, sur 12 km d’itinéraires aménagés avec de nombreux sites propres, des carrefours avec des feux favorisants, des quais accessibles de 20 mètres de long, majoritairement équipés d’information voyageurs en temps réel, d’arceaux vélos et de cheminements piétons. Le coût d’investissement a été de 5,5 millions d’euros HT.

    Linéo 9 bénéficie des mêmes services que les autres Linéo : des ports USB pour recharger son téléphone et surtout une offre renforcée, avec des horaires calés sur ceux du métro en semaine de 5h15 à 0h30 (1h le week-end) et une fréquence à sept minutes en heure de pointe.

    L’objectif de fréquentation de L9 est de 16 500 voyageurs par jour. Les trois Linéo lancés en septembre 2017 du côté est de Toulouse atteignent 7 000 voyageurs par jour pour L6, 12 000 pour L7 et L8. L’ensemble des cinq lignes déjà en service ont progressé de 4,8 % en un an, totalisant 15 millions de validations. En 2019, trois Linéo supplémentaires seront mis en service (Linéo 3 en janvier, Linéo 4 et Linéo 5 en septembre), tandis que Linéo 1 sera prolongé. Le dernier Linéo, le N° 10, est annoncé pour septembre 2020.

    Catherine STERN

  • Bayonne prépare l’arrivée du BHNS

    Bayonne prépare l’arrivée du BHNS

    Bayonne se prépare à l’arrivée du BHNS attendu à l’été 2019. Le Syndicat de mobilité Pays Basque-Adour vient de retenir Navocap pour équiper le réseau de transport urbain de Bayonne d’un système de priorité aux feux. Ce dispositif doit améliorer la régularité des bus et augmenter la vitesse commerciale, explique la filiale d’Ixxi (groupe RATP), spécialisée dans le SAEIV. « Le service donnera la priorité aux bus en retard et la refusera à ceux qui sont en avance », précise-t-elle dans un communiqué, en rappelant que ce système est déjà appliqué dans des villes comme Pau, La Roche-sur-Yon ou Montbéliard.

    Rappelons que l’agglomération de Bayonne prévoit à partir de juin prochain la mise en circulation de deux lignes à haut niveau de service, baptisées Tram’bus, et 100 % électrique sur 25 kilomètres.

  • Premier contrat de tramway en Chine pour Keolis

    Premier contrat de tramway en Chine pour Keolis

    Nouveau succès de Keolis en Chine où le groupe français tisse sa toile patiemment. Keolis a annoncé le 27 août avoir remporté avec Shanghai Shentong Metro Group, l’opérateur des transports de Shanghai, le contrat d’exploitation et de maintenance du futur tramway du district de Songjiang dans le sud-ouest de Shanghai. Le contrat a été attribué le 8 août par Songjiang Tramway à Keolis Shanghai, leur coentreprise. « Ce contrat d’une durée de cinq ans est le premier projet de tramway pour Keolis en Chine », indique dans un communiqué la filiale de la SNCF.

    Une première section de tramway sur 13,9 km devrait être mise en service le 25 décembre 2018 et desservir 20 stations. L’ouverture intégrale du réseau (31 km, 46 stations), qui devrait être connecté à une ligne de métro et à un service de trains à grande vitesse, devrait avoir lieu mi-2019. 30 rames Citadis d’Alstom permettront de transporter 170 000 passagers par jour, précise encore Keolis.

    Le groupe français rappelle qu’il exploite déjà la première ligne 100 % automatique du métro de Shanghai (Pujiang Line) et qu’il a récemment remporté le contrat d’exploitation du nouveau métro circulaire de l’aéroport international de Pudong.