Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Verdun expérimente la navette autonome sur route ouverte

    Verdun expérimente la navette autonome sur route ouverte

    Inaugurée le 29 mai, la navette autonome mise en place à Verdun va circuler pendant toute la période estivale dans le centre-ville sur une boucle de 1,4 km. « Elle permet d’accéder aux commerces et restaurants du centre-ville, aux quais très animés en cette période, tout en faisant la liaison avec les arrêts du réseau de bus et les parkings-relais », explique dans un communiqué Transdev qui exploite déjà le réseau TIV (Transport Intercommunal Verdunois, qui comprend, outre Verdun, 25 autres communes de la communauté d’agglomération du Grand Verdun).

    L’opérateur de transport public rappelle « qu’il s’agit d’une première en France sur route ouverte, en conditions réelles de circulation, dans un centre-ville pour une durée supérieure à deux mois ». Le véhicule mis en place (un véhicule EZ10 de deuxième génération du constructeur français EasyMile), a une capacité de transport de 12 personnes. L’application Zenbus du réseau de transport permettra de connaître sa position en temps réel.

  • Le Havre va proposer un service de transport public 24 heures sur 24

    Le Havre va proposer un service de transport public 24 heures sur 24

    A partir du 1er juin, la Communauté de l’agglomération havraise (Codah) va proposer un service de transport public y compris la nuit, de 0h30 à 5h du matin (jusqu’à 6h15 le dimanche), via au dispositif baptisé LiAdeNuit qui devient un service de transport nocturne à la demande tout au long de l’année. « Grâce à cette nouveauté, la Codah devient la première agglomération de France à disposer d’un réseau de transport en commun sans interruption de service », indique la collectivité dans un communiqué.

    « J’ai souhaité que ce service devienne permanent parce qu’il est tout aussi utile aux noctambules qui rentrent en sécurité qu’aux salariés qui travaillent la nuit ou se lèvent tôt », explique Luc Lemonnier, maire du Havre et président de la Codah.

    « Le nouveau service LiAdeNuit est mis en place dans le cadre de la nouvelle délégation de service public 2018-2023 du réseau LiA, confiée à CTPO-Transdev, opérateur historique de la mobilité dans l’agglomération havraise », explique encore la Codah. Les réservations se feront en ligne (www.transports-lia.fr) entre 24 heures et 30 minutes à l’avance. Le service LiAdeNuit sera assuré par des véhicules de neuf places et les usagers seront pris en charge et déposés aux arrêts identifiés par un pictogramme « LiAdeNuit » dans huit communes suivantes (Le Havre, Fontaine-la-Mallet, Gainneville, Gonfreville-l’Orcher, Harfleur, Montivilliers, Octeville-sur-Mer, Sainte-Adresse).

    A partir de septembre, des évolutions sont prévues pour améliorer progressivement le service avec des lignes de bus plus directes et aux fréquences et amplitudes horaires élargies. Un nouveau service de transport à la demande sur la zone industrialo-portuaire, Flexi’LiA, et un nouveau service de location de vélo dans l’agglomération doivent aussi être lancés.

    Actuellement, LiA transporte 100 000 voyageurs par jour sur les 14 lignes de bus, deux lignes de tramway, un funiculaire, une ligne express régionale (LER) de train et un service de transport pour les personnes à mobilité réduite.

  • Catherine Guillouard : « A la RATP, le statut n’est pas un sujet en soi »

    Catherine Guillouard : « A la RATP, le statut n’est pas un sujet en soi »

    Reçue le 24 avril par le Club Ville Rail & Transports, la PDG de la RATP a été notamment interrogée sur la façon dont la RATP se prépare à sa future mise en concurrence. Occasion pour Catherine Guillouard d’exposer ce qui distingue à ses yeux le statut de la SNCF et celui de la RATP.

    L’essentiel de l’intervention de Catherine Guillouard sera publié dans le prochain numéro de VR&T, à paraître le 8 juin. Nous reproduisons ci-dessous sa réponse à la question sur le statut. Et nous publions sa réponse à une question de Marc Pélissier, président de l’AUT-IDF, sur les difficultés que rencontrent les bus à Paris… Bonne introduction à la prochaine rencontre du club VR&T, le 6 juillet, avec Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris chargé des Transports.

     

    Question. Le statut de la SNCF est sur la sellette. N’y aura-t-il pas, avec la concurrence, un sujet de statut à la RATP ?
    Catherine Guillouard.
    Nous ne pouvons pas comparer les deux situations. Je n’ai pas demandé, en tant que présidente de groupe – et l’Etat de son côté ne me le demande pas non plus – qu’on touche au statut des agents RATP. A la différence de la SNCF, la RATP est dotée d’un statut qui fixe des principes généraux et qui est complété par des accords d’entreprise et des instructions générales. Par ailleurs, nous avons une commission du statut, gérée entre les partenaires sociaux et nous, dans laquelle nous pouvons discuter. Les discussions sur le cadre social ne sont donc pas figées et il y a une tradition de dialogue social nourri à la RATP où nous signons 50 à 60 accords par an.

    Le statut n’est donc pas un sujet en soi. En revanche, nous allons avoir besoin d’un cadre législatif et réglementaire pour l’ouverture à la concurrence qui viendra compléter notre structure de statut et d’accords préexistants, afin de permettre une continuité de service parfaite, éviter tout dumping social et permettre en toute sécurité d’assurer le haut de niveau de qualité d’exploitation requis en Ile-de-France.

    Par ailleurs, nous allons instaurer de la souplesse dans le recrutement, afin d’attirer des profils spécifiques, par exemple sur les métiers du digital. On ne peut pas être attractif pour des professionnels de moins de 35 ans qui viennent de start-up en parlant de statut.

    Marc Pélissier. Je suis un peu inquiet sur la refonte du réseau parisien de bus. La vitesse commerciale des bus parisiens diminue. La ville de Paris ne donne pas de visibilité sur les aménagements de voirie à réaliser dans le cadre de ce projet. Ile-de-France Mobilités a mis du temps à en définir la consistance. Ce projet nécessite de plus des bus supplémentaires. Par ailleurs, le passage aux bus au gaz et aux bus électriques crée des contraintes administratives et techniques et cause une perte de place dans les dépôts d’environ 5 %. Y a-t-il un risque que ce projet capote complètement ? Ou qu’il soit fait a minima ?

    Catherine Guillouard. Chacun doit faire sa part du programme. Il faut construire un plan d’exploitation, qui détaillera le matériel, les lieux de remisage, les lignes concernées, les conditions d’exploitation, etc. Nous travaillons avec Ile-de-France Mobilités sur ce programme.

    En tant que PDG, il est de ma responsabilité de protéger les intérêts de la RATP. Il faut que le plan soit fondé sur la réalité opérationnelle constatée. La question de la vitesse commerciale des bus est clé. Aujourd’hui, nous sommes proches de la barre des 10 km/h dans Paris. Il y a plusieurs causes : les travaux, l’encombrement des carrefours, les incivilités multiples (60 000 PV en 2017 dans les couloirs de bus). Nous travaillons avec la Préfecture de police et la Mairie de Paris pour aider à développer la vidéo verbalisation.

    Par ailleurs, il faut que les aménagements de bus soient réalisés, et cela dépend de la Ville de Paris. C’est structurant, puisqu’il y a plusieurs centaines de points d’arrêt à changer.

    La mise en œuvre du projet peut également représenter un enjeu humain important avec plusieurs centaines de machinistes à recruter pour assurer la nouvelle offre.

    Dès que nous aurons établi et partagé avec l’ensemble des acteurs concernés le programme d’exploitation, nous y verrons plus clair sur tous ces points.

  • Ile-de-France. Le ticket de métro bientôt sur smartphone

    Ile-de-France. Le ticket de métro bientôt sur smartphone

    Pour l’instant, c’est encore un test. Mais pas question de laisser passer VivaTech sans l’annoncer. Une version bêta sera proposée cet été et la généralisation est prévue cet automne. Le test commence avec le ticket T. Ensuite, ce sont à la fois les carnets de tickets, les forfaits Navigo hebdomadaires ou mensuels qui pourront être achetés sur un smartphone servant aussi d’instrument de validation. Donc : on télécharge l’application Navigo Lab, on achète le titre de transport avec sa carte bancaire, et on passe les valideurs avec le smartphone, allumé ou éteint.

    C’est bien le début de la fin du ticket magnétique, une mort annoncée par Valérie Pécresse, présidente de la région. Mais, pour commencer, seuls les utilisateurs de téléphones de type Android pourront disposer de l’innovation. On espère qu’Apple va emboîter le pas.

    Le nouveau service a été développé par Wizway, la filiale commune créée par Orange, Gemalto, RATP et SNCF. Les transporteurs, RATP et SNCF, ainsi que les entreprises d’Optile, sont parties prenantes de l’opération.

    Pas de chiffre sur le développement. Mais on assure que, pour le déploiement l’opération n’est pas coûteuse, puisqu’il n’est pas nécessaire de changer les valideurs. Hiba Farès, directrice en charge de l’Expérience clients, des Services et du Marketing de la RATP, souligne que ce sera avec « le même geste simple et fluide qu’avec le passe Navigo » que l’on se servira de son téléphone. Pour Alain Krakovitch, DG de Transilien et responsable du Mass transit à la SNCF, « Paris va enfin cesser d’avoir un temps de retard sur Londres ». Londres où, en descendant d’Eurostar on rentre dans les transports publics sans acheter de titre, grâce à sa carte bancaire. Paris, où il faut faire encore la queue pour acheter un ticket. Paris devrait même avoir un temps d’avance, puisque avec le smartphone on aura accès à toutes les informations sur son titre de transport ou sur le voyage qu’on effectue.

    F. D.

  • Succès ferroviaire d’Egis aux Emirats arabes unis

    Succès ferroviaire d’Egis aux Emirats arabes unis

    Egis vient de remporter un contrat d’assistance à maître d’ouvrage (Project Management Consultancy) portant sur le management du projet d’extension du réseau ferroviaire des Emirats arabes unis (phases 2 et 3) auprès de Etihad Rail, organisme chargé de son développement et de son exploitation.

    Le réseau compte actuellement 264 km de voies en exploitation. Il doit être complété d’ici 2024 par plus de 600 km de voies pour la phase 2 et plus de 250 km pour la phase 3. Le développement du réseau ferroviaire émirati s’inscrit dans le projet plus vaste de réseau ferroviaire du Gulf Cooperation Council (GCC). Le réseau émirati, une fois achevé, permettra de connecter l’Arabie saoudite aux Emirats arabes unis et à Oman, d’ici 2024.

    Egis travaillera en étroite collaboration avec Etihad, grâce à une équipe intégrée à la maîtrise d’ouvrage, pour superviser et contrôler les différents acteurs de la construction. Le montant du contrat n’a pas été communiqué.

    Egis intervient déjà dans deux projets de transport aux Emirats arabes unis : le métro automatique de Doha (management de projet de l’extension de la ligne Rouge) et le système de transport automatisé de Dubai (Ingénierie de conception et réalisation du système de navettes autonomes à capacité variable).

  • L’Occitanie remporte le Grand prix TER 2018 organisé par Ville, Rail & Transports

    L’Occitanie remporte le Grand prix TER 2018 organisé par Ville, Rail & Transports

    Les noms des gagnants des Grands prix des régions 2018 organisés par VR&T ont été dévoilés le 17 mai à l’Assemblée nationale, à Paris.

    Cette année, c’est l’Occitanie qui a reçu le Grand prix TER. La région qui a fortement investi sur le rail ces dernières années, et mis au point une tarification attractive, enregistre une belle progression du trafic de ses TER. Ces résultats devraient être décuplés à l’avenir, selon la région qui vient de signer une nouvelle convention ambitieuse avec la SNCF

    Retrouvez l’ensemble des lauréats 2018

    La fréquentation des TER d’Occitanie a connu une augmentation de 5,1 % en 2017 qui a été, comme les années précédentes, au-dessus de la moyenne nationale (4,7 %). Depuis 2002, elle a crû de 60 % sur les deux ex-régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, avec un investissement de 4,7 milliards d’euros. 543 TER circulent chaque jour, transportant 66 000 voyageurs en moyenne et jusqu’à 80 000 le vendredi, soit 22 millions de voyageurs par an. « Cette progression est le résultat des efforts faits avec le Plan Rail pour la partie Midi-Pyrénées, qui s’est poursuivi en 2017, et une tarification attractive (TicketMouv en Midi-Pyrénées et le ticket à 1 euro en Languedoc-Roussillon), explique Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des Mobilités et des Infrastructures de transports. Ces bons chiffres sont un point d’appui important, mais ils vont être décuplés avec la mise en œuvre de la nouvelle convention avec la SNCF sur 2018 et surtout 2019. Son objectif est de consolider et de poursuivre la progression des quinze dernières années. »

    La négociation de cette convention avec la SNCF, adoptée le 23 mars dernier, s’est poursuivie pendant toute l’année 2017, après que la première réponse, apportée en février 2017 aux besoins exprimés lors des Etats généraux du rail et de l’intermodalité, a été jugée insatisfaisante par la région. Elle a été signée pour une durée de huit ans, de 2018 à 2025. « Une convention aussi longue est atypique mais nous avons voulu intégrer le temps long du ferroviaire, explique le vice-président. Nous avons choisi de faire confiance à l’opérateur historique sur la durée, avec un fort niveau d’exigence. » La région engage 2,5 milliards d’euros pour l’exploitation du TER, soit 300 millions d’euros par an, en hausse de 12 %. Le développement est significatif : +40 % de places offertes chaque jour (+37 000) grâce à un matériel roulant renouvelé, une hausse des kilomètres voyageurs de 11 % net et la création de 72 circulations nouvelles. Certaines lignes seront rouvertes (Montréjeau – Luchon, Rodez – Sévérac – Millau, Carcassonne – Quillan, Nîmes – Avignon ou Alès – Bessèges), et l’offre sera améliorée sur d’autres (Toulouse – Montauban, Toulouse – Perpignan, Toulouse – Tarbes – Pau, Lunel – Sète…).

    La région a fixé à SNCF Mobilités des objectifs d’amélioration de la fiabilité (diminution de 20 % des suppressions soit 500 TER en plus), de la ponctualité (92 % de TER à l’heure contre 87 à 89 % précédemment), avec une mesure continue de la qualité perçue et produite, assortis de pénalités et de bonus/malus (de +700 000 euros à -4,20 millions d’euros). « Ce niveau d’exigence de qualité est important pour fidéliser les usagers et permettre un retour ou une découverte du train pour les autres », commente Jean-Luc Gibelin.

    La tarification a été unifiée avec une baisse d’un tiers des abonnements pour les moins de 26 ans d’ici mi-2020, mais une hausse de 7 % des autres abonnements (qui seront ensuite bloqués jusqu’en 2021). Les billets à un euro, proposés sur cinq lignes de Languedoc-Roussillon, seront étendus à l’ex-Midi-Pyrénées en juillet et leur nombre doublé à un million par an.

    C. S.

  • Les élus locaux veulent faire entendre leurs voix sur le ferroviaire et la mobilité

    Les élus locaux veulent faire entendre leurs voix sur le ferroviaire et la mobilité

    « Les infrastructures de transport sont de plus en plus sinistrées », estime l’Association des petites villes de France (APVF) qui entend peser dans le débat en cours sur la réforme ferroviaire et la future loi d’orientation sur les mobilités (LOM). Si l’APVF, qui regroupe les communes de 2 500 à 25 000 habitants, se félicite des larges échanges qui ont été organisés autour des assises de la mobilité avec plus de 6 000 contributions enregistrées, l’association regrette aussi que le transport ferroviaire ait été traité à part, alors que les deux thèmes sont liés.

    Les élus locaux se lancent désormais dans un nouveau travail : faire en sorte que leurs propositions, présentées à la presse le 15 mai, soient largement reprises dans les textes législatifs à venir. Dans le ferroviaire, ils réclament un audit exhaustif, et pas uniquement comptable, des lignes ferroviaires. Ils demandent aussi que les investissements en faveur des « petites lignes » soient relancés, en explorant de nouvelles sources de financement, telles que la participation des sociétés d’autoroute, une redevance poids lourds, ou encore une taxe sur le kérosène dans l’aérien. « Si on ne traite pas la question du financement, on va au-devant de grandes difficultés. D’autant que ce qui a inspiré l’idée du rapport Spinetta, c’est que le fer coûte cher. Mais le non-faire coûtera encore plus cher demain », estime Christophe Bouillon, le président de l’APVF, également député socialiste de Seine-Maritime.

    L’APVF souhaite aussi que les élus locaux soient associés à la gouvernance des gares pour privilégier une « logique de bassin de mobilité ». Parmi ses autres revendications, elle insiste sur la mise en place de plateformes publiques de mobilité qui permettront de collecter des données et de favoriser l’interopérabilité.

    Plus globalement, l’association demande « la fin de l’exclusion par les transports », ce qui passe notamment par la création d’instances partenariales de gouvernance entre régions. L’APVF se réjouit de la volonté du gouvernement de mettre fin aux zones blanches, ces périmètres du territoire qui ne sont pas sous la responsabilité d’une autorité organisatrice de la mobilité et qui sont en marge de l’offre de mobilité. Elisabeth Borne veut donner prioritairement cette responsabilité aux régions et compte beaucoup sur les innovations et les nouveaux services pour proposer des offres attractives dans les territoires peu denses. Mais, prévient Christophe Bouillon, « il ne faut pas imposer de solution unique mais faire du sur-mesure adapté aux territoires ».

    D’où la très forte attente suscitée auprès des élus locaux par la future loi d’orientation sur les mobilités qui doit remplacer la Loti et donner un nouveau cadre institutionnel en prenant en compte les nouveaux usages (covoiturage, autopartage…). Mais l’élaboration du projet de loi qui doit aussi définir de nouvelles sources de financement et fixer les priorités d’investissements, a pris du retard. « Il est renvoyé de Conseil des ministres en Conseil des ministres. A croire qu’il soulève encore bien des difficultés », commente Christophe Bouillon. Le texte devrait désormais arriver cet automne devant les Parlementaires, rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Si tout va bien. »

    M.-H. P.

  • Plus de 1 000 km de métros automatiques dans le monde

    Plus de 1 000 km de métros automatiques dans le monde

    L’Observatoire des métros automatiques de l’UITP a annoncé que la barre symbolique des 1 000 km de lignes de métro automatique dans le monde entier a été franchie fin mars à Shanghai, avec la mise en service de la ligne Pujiang. Plus exactement, le cumul des lignes en service atteint 1 003 km.

    Actuellement, rappelle l’UITP, 63 lignes de métro automatique sont en service sur 42 réseaux dans 19 pays. La progression a accéléré ces dernières années, puisqu’il a fallu 29 ans (1981-2010) pour atteindre la barre des 500 km et huit ans seulement pour ouvrir les 500 km suivants.

    Les trois plus longs réseaux automatiques sont actuellement Singapour (116 km), Kuala Lumpur (97 km) et Dubai (80 km).

  • Des véhicules sans conducteur sur route en 2020

    Des véhicules sans conducteur sur route en 2020

    Anne-Marie Idrac a présenté lundi 14 mai des orientations stratégiques pour le développement des véhicules autonomes. Sa « feuille de route » prévoit dix actions prioritaires de l’Etat. A commencer par la construction du « cadre permettant, d’ici 2020 à 2022, la circulation en France de voitures particulières, de véhicules de transport public et de véhicules de transport de marchandises hautement automatisés ».

    Cadre indispensable. Les aspects du développement du véhicule autonome sont divers et importants (technologie, code de la route, assurances, choix éthique, etc.). Les ambitions de l’Etat, déjà affirmées par Emmanuel Macron, sont grandes. Le développement de véhicule autonome s’inscrit dans une stratégie qu’a rappelée Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances. La loi Pacte, dont le gouvernement souhaite l’adoption fin 2018, « permettra l’expérimentation sur route ouverte, sur tout le territoire, du véhicule sans conducteur (niveau 5 d’autonomie) ». L’Etat soutiendra l’expérimentation, comme il soutient la R&D. Déjà plusieurs appels à projets ont été lancés dans le cadre Ademe/BPI, avec un apport d’argent public de 100 millions.

    Un début, puisque la mobilité a été retenue pour être l’un des thèmes du fonds de soutien à l’innovation de rupture, qui doit être doté de dix milliards d’euros, grâce aux cessions des participations de l’Etat. Un défi technologique qui va dépendre du développement de l’intelligence artificielle.

    « La rareté va se déplacer du moteur vers le logiciel », dit Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique. D’où une nouvelle chaîne de valeur dans l’automobile. Qui seront les grands acteurs ? Aujourd’hui, personne ne sait. Mais « le pire serait de ne pas maîtriser » des technologies dont va dépendre notre quotidien. Car la puissance de la Chine et des Etats-Unis fait peur, et le gouvernement souhaite, en face, une Europe unie avec la France comme leader.

    Une « équipe de France » s’est constituée. Luc Chatel, président de PFA (Plate forme automobile, réunissant les industriels de la filière), prend la mesure de la « disruption » pour les industriels : « Aujourd’hui constructeurs, demain prestataires de services de véhicules autonomes, semi-collectifs, électriques et connectés. » Autour de PFA, s’est formé un consortium à l’occasion de l’AMI de l’Ademe. Avec constructeurs (Renault, PSA), équipementier (Valeo), acteurs du transport (Keolis, RATP, SNCF, Transdev) et de la mobilité (Navya, EasyMile, TwinswHeel, Vedecom, SystemX).

    Tout se met en route, le problème, c’est que le véhicule autonome ne fait pas rêver les citoyens ou les conducteurs. Un sondage présenté le 14 mai douche un peu les ardeurs. Les Français ont bien compris ce qu’est le véhicule autonome, mais plus des trois quarts n’a pas confiance dans cette délégation de responsabilité. Et 65 %, dans l’hypothèse où ils cèdent la responsabilité de la conduite au véhicule autonome veulent profiter du temps devenu libre… pour surveiller la circulation.

    Bref, comme dit Elisabeth Borne, le véhicule autonome « suscite des attentes, des interrogations… voire de la méfiance ». On dirait bien qu’il va falloir commencer par créer le besoin. Les grands transporteurs publics rendent déjà familière la nouvelle technologie, mais c’est surtout sous la forme collective des navettes.

    A Rouen a commencé l’expérimentation associant Transdev, Renault et la Matmut, mais on n’est pas encore dans la phase où les Zoé circuleront en ville sans conducteur.

    En Ile-de-France, les conditions de développement du véhicule autonome croisent les chemins de la route intelligente et de l’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence. Stratégie de Valérie Pécresse : sur l’A1, l’A6, l’A4, l’A13, créer une voie supplémentaire destinée aux transports publics, au covoiturage, aux véhicules autonomes. Les bienfaits que ces derniers vont apporter à la circulation ne sont pas encore démontrés. En attendant, la décongestion passe par des routes tant bien que mal plus larges.

    F. D.

  • Smovengo propose une issue à la crise des Velib’

    Smovengo propose une issue à la crise des Velib’

    « La situation est mauvaise, pas acceptable », a reconnu le 3 mai Jorge Azevedo, le directeur général de Smovengo, la société qui a repris à JCDecaux, depuis le début de l’année, l’exploitation du vélo en libre service Vélib’ dans des conditions catastrophiques. Mi-avril une grève d’une partie de ses employés a contribué à paralyser un peu plus le service déjà perturbé par de multiples dysfonctionnements. Sommé par les élus de la Ville, de la Métropole du Grand Paris et du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole de leur présenter un plan de sortie de crise, Smovengo a donc présenté un programme en trois temps.

    Premier axe : Smovengo s’est engagé à retirer et remplacer les quelque 3 000 vélos sur les 9 000 déployés, qui ne sont pas « fonctionnels ». Cela devait être fait dès cette semaine. Autre décision : l’arrêt d’ouverture de stations fonctionnant sur batteries, mises en place pour pallier les problèmes de raccord au circuit électrique car elles posent trop de problèmes de maintenance. « Désormais, toutes les nouvelles stations seront électrifiées », a annoncé Jorge Azevedo. Le rythme d’électrification des stations s’est intensifié, a aussi indiqué Smovengo : 300 stations sont aujourd’hui raccordées au réseau sur 670 stations ouvertes.

    Par ailleurs, la société Smovengo (composée des Français Mobivia, Indigo et de l’Espagnol Moventia) a décidé de stopper deux innovations qui étaient emblématiques du service et représentaient un saut technologique par rapport au Vélib’ de Decaux : d’une part, elle retire temporairement les vélos à assistance électrique en attendant que l’ensemble des stations soient totalement électrifiées. D’autre part, elle suspend son dispositif d’accroche des vélos qui permettait de laisser un vélo en station même quand celle-ci n’avait plus de places disponibles. Son fonctionnement n’a pas été bien compris et risquait de saturer les stations, reconnaît Smovengo qui annonce par ailleurs un renforcement de son dispositif de communication envers les usagers, conformément à la demande des élus de la métropole. Ce qui passe par des « ambassadeurs » envoyés dans les stations, de nouveaux supports de communication et une pédagogie renforcée vis-à-vis des utilisateurs.

    L’objectif pour la fin juin est d’avoir 800 stations à 80 % électrisées. On sera alors encore loin des 1 400 stations qui étaient attendues pour la fin mars. La mise en place du projet dans sa totalité et avec toutes ses fonctionnalités est repoussée à moyen terme par le biais d’un « plan de redéploiement », une fois le fonctionnement du service « stabilisé ».

    M.-H. P.