Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Flixbus va partir à l’assaut des Etats-Unis

    Flixbus va partir à l’assaut des Etats-Unis

    Le leader allemand des bus longue distance s’apprête à lancer une offensive commerciale aux Etats-Unis à partir de l’été prochain. La compagnie munichoise, qui détient 90 % du marché en Allemagne après le retrait de plusieurs de ses concurrents, se dit prête à attaquer de front les deux grandes compagnies locales : Megabus et surtout Greyhound (900 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2016 et 55 millions de bénéfice opérationnel). Flixbus, qui compte faire des offres sur les mêmes lignes que ses concurrents, veut se démarquer par la qualité. « Notre arrivée sera bénéfique au marché américain. La qualité de l’offre n’est pas du tout la même [que la nôtre] », a expliqué Daniel Krauss, l’un des membres du directoire. Le Français Pierre Gourdain, qui a monté la filiale française, sera chargé de développer la société aux Etats-Unis.

  • Filéo nouvelle version pour la plate-forme de CDG

    Filéo nouvelle version pour la plate-forme de CDG

    Renouvelé le 18 octobre par Ile-de-France Mobilités, Keolis va assurer dans le cadre d’une délégation de service public le service Filéo pour six années de plus. Filéo, qui s’étend sur le territoire de la plate-forme aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle (259 km², 43 000 entreprises, 300 000 emplois), est selon Keolis et Ile-de-France Mobilités le premier transport à la demande d’Europe, avec 380 000 utilisateurs par an.

    Le service conçu pour l’activité en continu de la plateforme aéroportuaire, avec des horaires décalés et de nuit, un système de transport en commun souple et efficace. Les dix lignes virtuelles (activées en fonction des réservations) du réseau Filéo prennent le relais des lignes régulières, surtout en soirée et de nuit. Ce système permet aux salariés d’accéder à leur lieu de travail 24h/24, 7j/7.

    L’offre sera revue à l’aide du digital : envoi systématique d’une notification en cas de perturbation, rappel par notification de sa réservation une heure avant, visualisation du bus en temps réel depuis son smartphone avant son arrivée, etc. Keolis joue sur l’intermodalité et la complémentarité des différents modes comme l’autocar, le minicar et les véhicules légers partagés développés par LeCab, filiale VTC du groupe. En partenariat avec Instant System, Keolis proposera une plateforme de mise en relation des covoitureurs et des voyageurs.

    Dans le cadre du contrat, Keolis exploitera également les lignes de bus Express à destination de Roissy (100 Persan – Roissypole, 101 Chelles – Roissypole) et sera en charge de la réalisation d’un nouveau dépôt de bus au Mesnil-Amelot, sous maîtrise d’ouvrage d’Ile-de-France Mobilités, conçu pour des véhicules fonctionnant intégralement au gaz naturel (GNV – Bio GNV) dès 2020.
    Le contrat générera un chiffre d’affaires cumulé de 77 millions d’euros. Keolis prévoit une augmentation de la fréquentation de +70 % sur le service Filéo et les lignes Express à horizon 2023.

  • A Noisy-le-Sec, le T1 trouve sa voie et attend les fonds

    A Noisy-le-Sec, le T1 trouve sa voie et attend les fonds

    Enfin le dénouement ? Le mardi 28 novembre, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, s’est rendue à Noisy-le-Sec, où le tram T1 est arrivé en 2003. Et n’a depuis pas progressé. Le prolongement est prévu de longue date… et de longue date il est bloqué. Au-delà de la gare du RER E, rue Jean-Jaurès, on ne passe pas.

    Valérie Pécresse en 2015 avait soutenu la position de Laurent Rivoire, le maire UDI, qui voulait éviter cette rue étroite et encombrée. Mais les alternatives étudiées n’ont pas convaincu tous les partenaires, et Ile-de-France Mobilités s’est rallié à une solution étudiée par Egis. Passage du tram dans les deux sens dans la rue longue de près d’un kilomètre, qui sera interdite aux voitures sauf celles des riverains. Référence : Brest, où le tram a réussi à passer ainsi dans une rue un peu plus étroite que la rue Jean-Jaurès. Le maire n’en fait pas mystère, il penchait plutôt pour d’autres solutions, mais il fallait bien trouver un accord. Alors, plans en mains, Laurent Rivoire et Valérie Pécresse, accompagnés de Stéphane Beaudet, vice-président Transports, et de Laurent Probst, DG d’Ile-de-France Mobilités, ont parcouru la rue Jean-Jaurès pour se faire une idée des futurs aménagements et répondre aux questions des habitants croisés en chemin ou des commerçants sur la pas de la porte.

    Si le tracé est trouvé, reste à régler des questions d’indemnisation pour le temps des travaux, à peu près trois ans. Le maire a mis en place une commission ad hoc. Il faut aussi commencer à compenser quelque 150 places de parkings qui vont disparaître dans l’opération. On attendra la résolution de toutes les questions pratiques avant de crier victoire pour le prolongement du tram jusqu’à Val-de-Fontenay. On attendra surtout que le financement soit résolu.

    Le prolongement coûtera plus de 450 millions. Principaux financeurs,la Région apporte 57 % du montant, l’Etat 30 %, la Seine-Saint-Denis 10 %. La visite de Valérie Pécresse avait aussi pour but de montrer que, si le tram n’avance pas alors que la région finance sa part et trouve des solutions, c’est la faute à l’Etat — qui pourrait, s’inquiète selon la présidente du Conseil régional, repousser les échéances vers 2022 où 2023.
    FD

    Photo : Laurent Rivoire, Valérie Pécresse, Stéphane Beaudet et Laurent Probst rue Jean-Jaurès, à Noisy-le-Sec

  • Keolis et RATP Dev en passe de remporter le métro de Doha

    Keolis et RATP Dev en passe de remporter le métro de Doha

    La Tribune vient de le publier, et les informations dont nous disposions allaient dans ce sens. Keolis et RATP Dev, alliés pour conquérir l’exploitation du métro de Doha (Qatar), auraient remporté le marché. C’est lors de la visite à Doha d’Emmanuel Macron, le 7 décembre, que le contrat de trois milliards d’euros sera officiellement annoncé, selon le quotidien économique.

    Le système de transport de Doha associe en fait un réseau de métro automatique et un réseau de tramway. Les Français, comme nous l’indiquions le 27 octobre étaient finalistes contre les Allemands du groupe Deutsche Bahn. Succès remarquable s’il est confirmé, alors que RATP Dev est donné comme principal gagnant de l’appel d’offres du métro automatique de Riyad (Arabie saoudite). Contrat pour lequel l’un de ses grands concurrents était Keolis.

    Sans surprise, Laurence Batlle, présidente du directoire de RATP Dev, « n’infirme ni ne confirme ». Même formule de Guillaume Pepy, qui s’est beaucoup dépensé pour le contrat de Doha, pour qui « ce serait une excellente nouvelle ». Coïncidences heureuses : Laurence Batlle était dans un TGV quand nous l’avons jointe. Et Guillaume Pepy à Hyderabad, pour l’inauguration tant attendue du métro exploité par Keolis…

    F. D.

    Photo : proposition de maquette d’Arep pour la ligne verte du métro de Doha

  • CTS lance son application « tout en un »

    CTS lance son application « tout en un »

    A l’issue d’un test Bêta de plusieurs mois auprès de 1 000 utilisateurs, la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a lancé, le 23 novembre, une nouvelle application, qui concentre toutes les fonctions dont a besoin un voyageur pour se déplacer, c’est-à-dire préparer son déplacement, le payer et pouvoir le valider. Cette appli est téléchargeable sur smartphones Android et IOS. Cet assistant de mobilité, basé sur la technologie NFC permet aussi de chercher un itinéraire, de visualiser les horaires, d’être informé en temps réel sur le trafic ou encore de visualiser les places disponibles dans les parkings-relais ou bien le nombre de vélos en libre service disponibles dans les stations Vélhop. A partir du 31 mars prochain, tous les smartphones pourront accéder à l’achat de tickets format QR code. De nouvelles fonctionnalités seront intégrées progressivement. Par exemple dès janvier, il sera possible aux utilisateurs de signaler des anomalies constatées sur le réseau.

  • JCDecaux choisi comme opérateur unique des vélos de Nantes

    JCDecaux choisi comme opérateur unique des vélos de Nantes

    En 2018, tous les services vélo de Nantes seront regroupés autour d’un seul et même opérateur. La commission d’appel d’offres de Nantes Métropole a retenu jeudi 23 novembre JCDecaux, à l’issue d’un dialogue compétitif d’un an. Sa décision sera soumise au Conseil des élus métropolitains le 8 décembre prochain.

    Nantes veut augmenter la part des déplacements doux sur le territoire métropolitain, en offrant un panel de services vélo plus complet, plus simple d’utilisation et lisible pour le grand public. Et veut qu’à l’horizon 2030 la part modale du vélo atteigne 12 %.La métropole va réaliser près de 3 000 places de stationnement vélo supplémentaires en gare de Nantes et 500 nouvelles places de stationnement sécurisées.

    C’est dans le cadre de cette politique qu’elle a décidé d’unifier offres de location et de stationnement vélo qui étaient jusqu’à présent mises en œuvre dans le cadre de différents contrats, confiés à JCDecaux, NGE (Nantes Gestion Equipement), Effia et la Semitan. Le nouveau contrat sera conclu pour une durée prévisionnelle de sept ans (+ trois ans).

    L’opérateur devra proposer une offre de vélos en libre service optimisée avec des extensions, complétée d’une offre de location moyenne et longue durée adaptée à la demande, et de systèmes de location complétant les offres précédentes dans les zones à un fort potentiel de développement de la pratique du vélo. Et il engagera un travail partenarial avec les associations et les acteurs économiques du territoire pour développer la pratique du vélo.

  • L’abonnement transports illimités naît à Helsinki

    L’abonnement transports illimités naît à Helsinki

    L’abonnement « tout en un » est déjà une réalité à Helsinki. L’application mobile Whim, développée par la société finlandaise Maas Global (dont Transdev est un des actionnaires), permet en effet d’acheter une prestation globale de transport, de porte à porte, sans se soucier du mode. Lancée fin 2016 en version Bêta auprès d’une petite centaine d’utilisateurs, puis au grand public en juillet, l’appli compte aujourd’hui environ 2 000 clients. Jusqu’à présent, grâce à un abonnement mensuel pouvant aller de 49 à 299 euros, l’usager avait accès à un package de moyens de transport : du vélo au taxi, en passant par les transports publics qui restent bien sûr la colonne vertébrale du système. Whim peut proposer le trajet le plus rapide pour aller d’un point A à un point B. Ou, au choix, le plus agréable…

    Maas Global passe désormais à la vitesse supérieure en lançant un pass illimité, certes onéreux (499 euros) mais qui permet de prendre sans compter tous les modes, y compris des voitures de location. Reste à convaincre qu’avec un tel pass, on a la même liberté que si on possède la voiture. Pour le moment, de nombreux utilisateurs choisissent le « pay as you go », donc un paiement à l’usage, car ils préfèrent tester le système.

    Mais déjà, le modèle séduit d’autres villes. L’appli Whim devait être lancée à Birmingham en Grande-Bretagne. La start-up espère aussi lancer une version Bêta à Amsterdam vers la fin de l’année. Et en France? L’idée paraît pour le moment difficilement transposable. Elle ne peut fonctionner que sur la base de partenariats, en agrégeant toute l’offre de transport d’un territoire. Ce qui suppose que chaque opérateur accepte de se concentrer sur son métier et laisse à un prestataire le soin de construire des offres personnalisées. Et que l’on apporte des solutions pour répondre à une inquiétude largement partagée : la société qui agrègera les données ne finira-t-elle pas par capter toute la valeur ?

    M.-H. P.

  • Partenariat stratégique France-Suède pour l’innovation et les technologies vertes

    Partenariat stratégique France-Suède pour l’innovation et les technologies vertes

    Le 17 novembre, à l’occasion de sa visite à Göteborg, Emmanuel Macron a signé avec le Premier ministre suédois Stefan Löfvén un partenariat stratégique entre les deux pays pour l’innovation et les technologies vertes. « La France et la Suède se sont engagées à évaluer les résultats de ce partenariat et de le mettre à jour tous les deux ans. Cette évaluation sera conduite à l’occasion d’un sommet bilatéral au deuxième semestre 2019 », a précisé le communiqué commun franco-suédois.

    Une des premières illustrations concrètes de ce partenariat stratégique a été la table ronde franco-suédoise de haut niveau intitulée « Les véhicules autonomes – une solution pour les transports propres ? » qui s’est tenue à Lyon pendant la première journée du 14e Salon international des solutions de transport routier et urbain (Solutrans). Mettant l’accent sur les poids lourds et les véhicules utilitaires, cette table ronde sur les véhicules autonomes et propres était présidée par Elisabeth Borne et son homologue suédois, le ministre des Infrastructures Tomas Eneroth, qui ont auparavant inauguré cette 14e édition, dont la Suède étant invitée d’honneur.

  • L’UTP pointe les détournements de la loi sur le service garanti

    L’UTP pointe les détournements de la loi sur le service garanti

    Pour la première fois depuis qu’elle a lancé en 2008 son observatoire de la mobilité, l’UTP s’est intéressée à la grève pour dresser un bilan dix ans après l’adoption de la loi sur le service garanti. « La loi de 2007 a permis de vraies avancées. Le nombre de jours de grève par salarié a fortement reculé« ,  commente Frédéric Baverez, vice-président de l’UTP, également directeur exécutif France de Keolis. Mais ce texte a aussi fait l’objet de « détournements ». D’où le souhait de l’UTP de mieux encadrer le droit de retrait, les préavis sans limite de temps et les grèves de 55 minutes pour prévenir les excès. Une demande formulée dans le cadre des Assises de la mobilité. Sur le droit de retrait par exemple qui doit être utilisé « sur une base individuelle en cas de danger grave et imminent« , l’organisation professionnelle souhaiterait « une définition plus plus précise« , qui passerait notamment par un « encadrement géographique et dans la durée« .

    « Cette demande est aussi portée par les associations d’usagers qui réclament, elles, un véritable service minimum« , souligne Frédéric Baverez. Pour l’UTP toutefois, « il n’est pas question de revenir sur le droit de grève mais d’éviter que certains en abusent« . La mise en place d’un service minimum imposerait de réquisitionner des personnels. Personne ne le souhaite, ni les entreprises de transport, ni les préfets qui devraient s’occuper des réquisitions », ajoute le vice-président de l’UTP. « Nous demandons simplement que soient gommées les failles du texte qui sont apparues avec l’expérience. Ce qui nous permettra de mettre en place des plans de transport encore plus adaptés« .

    MH P

  • Des panneaux photovoltaïques sur les dépôts des tramways de Strasbourg

    Des panneaux photovoltaïques sur les dépôts des tramways de Strasbourg

    La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) va installer 15 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques sur les toits de ses unités de production de Cronenbourg et de la Kibitzenau. Les équipements permettront de produire 2,87 mégawatts-crête (MWc), soit l’équivalent de la consommation électrique moyenne de 340 foyers.
    La mise en œuvre des installations et leur exploitation seront confiées à Quadran, entreprise française spécialisée dans la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables. L’opérateur régional Electricité de Strasbourg s’est engagé à racheter l’énergie produite pendant 20 ans. Le montant de l’investissement (trois millions d’euros) restera à charge de Quadran, avec une fin de chantier prévue en juin 2019.
    Sur le dépôt (bus et trams) de Cronenbourg, les panneaux photovoltaïques remplaceront les couvertures existantes en toile de tente, posées il y a 25 ans et arrivées en fin de vie. Sur l’autre site de la CTS dans le quartier de la Kibitzenau, les panneaux couvriront une aire de stationnement des bus et le parking des salariés. « Ce projet contribue à la rénovation de sites que la CTS aurait dû renouveler elle-même », résume son président Alain Fontanel. Pour Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole en charge de l’Environnement, il s’agit avant tout de « promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables dans l’agglomération ». Les panneaux photovoltaïques de la CTS constituent un bond en avant : ils représenteront à eux seuls un tiers des équipements en place à Strasbourg.

    Olivier Mirguet