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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Un projet de navette autonome à la demande à Rouen
La Métropole Rouen Normandie, la région Normandie ainsi que Transdev, Renault, la Caisse des dépôts et la Matmut ont lancé le 2 octobre le projet « Rouen Normandy Autonomous Lab », un service de véhicules électriques autonomes à la demande sur routes ouvertes et accessible au public. Après une période de test, le service sera proposé aux habitants de la métropole rouennaise à partir du printemps 2018 et pendant deux ans. Ce sera une première européenne, affirment ses promoteurs.
Cinq véhicules (dont quatre Renault ZOE électriques) circuleront sur trois boucles, totalisant 10 km sur le site du technopole du Madrillet (Saint-Etienne de Rouvray). Les utilisateurs pourront appeler un véhicule en temps réel, depuis l’application dédiée disponible sur smartphone, à partir d’un des 17 points d’arrêt situés sur les dix kilomètres que représentent les trois parcours préétablis. Ce projet représente un investissement global de 11 millions d’euros.

Keolis garde les transports de Caen
Comme nous l’annoncions fin juillet, la Communauté urbaine Caen la mer a choisi de renouveler le Groupe Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport urbain. Dénommé Twisto, ce réseau qui dessert les 50 communes de la communauté urbaine est géré par Keolis depuis 2002. Pour ce nouveau contrat, annoncé le 28 septembre, deux concurrents étaient en lice face au sortant : RATP Dev et Transdev.
D’une durée de six ans à compter du 1er janvier prochain, le nouveau contrat devrait générer un chiffre d’affaires cumulé de 345 millions d’euros. Dans le cadre de la nouvelle DSP, Keolis aura en charge l’exploitation et la maintenance du réseau de bus, le service de transport dédié aux personnes à mobilité réduite, la gestion de 650 vélos (150 en libre service et 500 en location longue durée) ainsi que l’exploitation des trois lignes du nouveau réseau de tramway dont le lancement est prévu en 2019. Ce lancement sera précédé d’une opération de substitution inédite en France, pour laquelle Keolis accompagnera Caen la mer, de l’arrêt du tramway sur pneu type TVR (31 décembre prochain) à la mise en service de 23 tramways « fer ». Durant les 18 mois de travaux, 42 bus de substitution seront mis en service et les autres lignes seront renforcées. De plus, dès janvier 2018, Keolis exploitera un nouveau service de navette en centre-ville par minibus électrique (22 personnes).
Dans le cadre cette nouvelle DSP, Keolis a pour objectif de « mieux mailler le territoire de la communauté urbaine Caen la mer, grâce notamment à la mise en service d’une grande ligne circulaire d’agglomération qui sera lancée en même temps que le nouveau réseau de tramway ». En parallèle, « l’intégralité du réseau sera modernisée afin de répondre efficacement à la hausse de fréquentation de 19,5 % prévue à horizon 2023 ». Keolis précise que de nouveaux services pour optimiser le parcours client seront également mis en place : « e-boutique, nouvelle billettique avec des titres de transport sans contact, nouveau site internet durant les travaux, calculateur d’itinéraire, etc. ».

Trois nominations à la direction de Transdev France
Richard Dujardin, directeur général France de Transdev, a annoncé trois nominations le 26 septembre. Celle de Natacha Charvet comme directrice du développement, de Salima Saa comme directrice marché collectivités locales et d’Hervé Baron comme directeur des ressources humaines.
Natacha Charvet, diplômée de ESCP (Master audit et conseil), elle est titulaire d’une Maîtrise de sciences de gestion à l’Université Paris IX Dauphine, a intégré le groupe en 2004. Elle était depuis 2007, directrice du développement de la filiale anglaise de Transdev en charge des appels d’offres et des fusions-acquisitions.
Titulaire d’un DESS en environnement à l’université de Lille et d’un diplôme de management à l’ESC de Marseille, Salima Saa a créé une « start-up » Enviro2B, en 2000, puis fondé un cabinet de conseil en communication environnementale à Marseille. Entre 2008 et 2014, elle a dirigé les équipes commerciales du Groupe Saur. Depuis septembre 2014, elle était directrice commerciale déléguée chez Veolia. Elle a également été présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (2011-2012), membre du Haut conseil des rapatriés et du Haut conseil à l’intégration, porte-parole adjointe de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012.
Hervé Baron est quant à lui diplômé de Sciences-Po Paris, et titulaire d’un DESS gestion de l’emploi et développement social d’entreprise. Il a effectué une partie de sa carrière au sein du groupe Danone ; dès 2010 en tant que DRH Evian et Volvic, puis en 2016 comme directeur des Relations sociales du groupe Danone.
Grenoble s’appuie sur l’imagination pour favoriser la mobilité « active »
Grenoble-Alpes Métropole teste depuis le 28 septembre cinq nouveaux équipements qui doivent faciliter la mobilité « active » (c’est-à-dire à pied ou à vélo) à l’échelle d’un quartier : un axe apaisé où chacun a sa place (voie vélo, espaces pour piétons), un banc multi-usages long de 15 m, un abri voyageurs nouvelle génération, écologique et numérique, un gouvernail pour se mettre sur le bon chemin, et une signalétique « Petits Poucets » (avec marquage au sol). La métropole s’appuie sur un projet 100% participatif puisque ces innovations ont été imaginées par les usagers. Le test va durer quelques mois, indique la métropole, en précisant poursuivre deux objectifs : augmenter la fréquentation de la ligne de bus (où se passe l’expérimentation) et favoriser la marche.
Cette nouvelle phase d’expérimentation fait partie du projet « Chrono en marche ! » qui s’appuie sur 1054 idées proposées par les usagers et les riverains grâce à une application numérique lancée en 2015. Les premiers tests ont été lancés en 2016. Les résultats sont déjà perceptibles : depuis la mise en place des premiers équipements de l’expérimentation, la ligne de bus Chrono C5 a enregistré une augmentation de sa fréquentation de 11 % entre février 2016 et février 2017, et une hausse de 14 % à l’arrêt Cémoi (38 montées supplémentaires chaque jour), lieu où est concentrée l’expérimentation.

La Haute-Garonne développe le covoiturage
Pour accompagner et encourager le développement du covoiturage, le conseil départemental de Haute-Garonne va consacrer 1,6 million d’euros en cinq ans pour améliorer l’accès routier et l’éclairage de 25 aires relevant de sa compétence (sur 37 identifiées) et porter le nombre de places de stationnement réservées de 130 à 480. Une quinzaine de sites n’ayant pour l’instant aucune place seront fortement développés : 30 places seront ainsi créées à Capens, Labarthe-sur-Lèze, Muret ou Pins-Justaret et 40 à Garidech.
En parallèle, la collectivité mène une enquête sur son site Internet pour recueillir les attentes des Haut-Garonnais et est allée à la rencontre des usagers sur les aires de covoiturage existantes du 28 septembre et le 12 octobre. Le département travaille également à la création d’une plateforme de covoiturage en ligne, en partenariat avec la start-up Coovia, qui sera expérimentée par ses agents avant son déploiement au deuxième semestre 2018.
Catherine Sanson-Stern
Les régions se retirent des Assises de la mobilité
Réunies le 28 septembre à Orléans à l’occasion de leur congrès, les régions de France ont fait part de leur colère après le discours du Premier ministre qui a confirmé que l’Etat allait supprimer le fonds de soutien de 450 millions d’euros qui leur avait été accordé l’année dernière pour compenser les compétences économiques qu’elles ont récupérées des départements. Un véritable casus belli pour les présidents des conseils régionaux qui ont décidé de se retirer de la Conférence des territoires et de toutes les discussions engagées avec l’Etat. Dont les Assises de la mobilité. « C’est un scandale ! Nous attendons des excuses de l’Etat, a indiqué à VR&T Philippe Richert, alors président du Grand Est et président de régions de France, qui a annoncé deux jours plus tard le 30 sa démission de ses mandats.
Un communiqué de Régions de France souligne que « les Régions sont néanmoins prêtes à renouer le dialogue dès lors que le Président de la République et le Premier Ministre feront des propositions concrètes pour sortir de l’impasse ». Elles comptent également « faire des propositions notamment pour faire des propositions pour mettre en oeuvre dans notre pays un véritable processus de décentralisation qui soit plus respectueuse des prérogatives des élus locaux et qui laisse une place plus importante à l’expérimentation et aux libertés locales.
MH P

Strasbourg. La CTS élimine les billets en papier
La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) va investir dix millions d’euros pour achever sa migration vers un système billettique sans contact. « Les anciens titres de transport en papier auront totalement disparu en juillet 2018 », annonce Alain Fontanel, président de la CTS. « Cette évolution répond à deux objectifs : inciter les Strasbourgeois à anticiper leur voyage ou à s’abonner, et favoriser la transition écologique. L’abandon du support papier permettra d’économiser 110 arbres par an et des kilomètres de rubans d’encre », calcule l’élu. L’opérateur entend également améliorer la fluidité d’accès dans les bus et les trams, en permettant à ses voyageurs de valider plus rapidement, « en quelques millièmes de secondes », ses titres de transport.
Introduite sur le réseau en 2004 avec la carte Badgéo, la billettique intègre désormais l’application Hoplink, « gage d’interopérabilité », selon Alain Fontanel. Il sera notamment possible de recharger les futurs titres de transport dans le réseau de guichets automatiques de banque (GAB) du Crédit Mutuel, avec lequel la CTS a conclu un accord technique.
Les nouveaux billets sans contact, qui compléteront la gamme existante des supports Badgéo, seront rechargeables et cessibles. La CTS proposera aussi un titre de transport sur QR Code, compatible avec les smartphones Apple et Android. Une part majeure de l’investissement (six millions d’euros) sera consacrée au remplacement des deux valideurs présents dans chaque bus et à l’installation des nouveaux terminaux sur les stations du tramway. Avec la fin de la billetterie magnétique et du support papier, la CTS prévoit de réduire le nombre de valideurs en station. « Cinq valideurs mixtes numériques et magnétiques étaient installés sur chaque quai. Il n’y en aura plus que trois », prévient Alain Giesi, directeur général adjoint de la CTS.Olivier Mirguet

Nantes crée « le couloir de bus temporel sur stationnement »
Dans le cadre des travaux d’aménagement de la future ligne Chronobus C9, qui reliera Basse Goulaine à Nantes, Nantes Métropole lance le 28 septembre « un couloir de bus temporel sur stationnement », une « innovation inédite en France », selon elle. Celle-ci permet le passage des bus actuels et de garantir la ponctualité tout en facilitant l’accès aux commerces. Le tout sans aménagement lourd ou coûteux. « Dans un contexte urbain contraint, il n’est pas toujours possible d’ajouter une voie de bus dédiée sans impacter la voie de circulation ou de stationnement », souligne la métropole dans un communiqué. D’où la décision de réserver un couloir de stationnement en un couloir de bus pour une durée déterminée. La nouvelle ligne chronobus C9 est prévue à la rentrée 2018.

Les trains grecs sont désormais italiens
TrainOSE, le principal opérateur ferroviaire en Grèce, a désormais comme propriétaire le Groupe FS Italiane (FS). L’opération, qui est revenue à 45 millions d’euros pour le groupe ferroviaire historique italien, a été conclue à Corfou dans le cadre du sommet bilatéral Italie-Grèce qui s’est tenu à la mi-septembre, pour montant total de 45 millions d’euros. Si le groupe FS était pressenti depuis plus d’un an pour reprendre les trains grecs, à l’issue d’un appel à candidature international, il a fallu attendre le feu vert de l’Union européenne, après évaluation des termes de l’opération.
Pour le groupe italien, il s’agit d’une « nouvelle étape importante dans le processus d’expansion internationale du Groupe FS, comme le prévoit le Business Plan 2017-2026 ». L’acquisition de TrainOSE « représente également une opportunité de croissance et de développement pour les chemins de fer grecs, qui pourront désormais compter sur le savoir-faire et l’expérience du Groupe FS Italiane », souligne Renato Mazzoncini, administrateur délégué et directeur général du groupe. « Nous devenons un acteur majeur de la mobilité en Europe et nous sommes déjà l’un des principaux acteurs sur le marché des transports ferroviaires de voyageurs et de fret, ainsi que des transports publics. Premiers en Italie et en Grèce, nous sommes deuxièmes en Allemagne et présents par des filiales en Grande-Bretagne, en France et aux Pays-Bas. » Renato Mazzoncini précise que les activités internationales de son groupe représentent actuellement environ 15 % du chiffre d’affaires et devraient atteindre environ 17 %. « Notre objectif est de faire passer notre chiffre d’affaires de 1 à 4 milliards d’ici 2026. »
Rappelons que TrainOSE assure des transports de fret, services logistiques compris, ainsi que des trains de voyageurs de banlieue, régionaux, nationaux et internationaux. En 2016, l’opérateur grec a transporté 15,6 millions de personnes, dont 10,1 millions en banlieue et 5,5 millions en région, ainsi que 1,1 million de tonnes de marchandises, avec un chiffre d’affaires d’environ 120 millions d’euros de recettes et un bénéfice de 3,3 millions d’euros (depuis 2013, l’entreprise est en équilibre). TrainOSE emploie 672 personnes, avec un parc d’environ 1 160 locomotives ou rames automotrices (en leasing), et fait circuler chaque jour environ 350 trains de voyageurs ou de fret. La principale ligne grecque relie Athènes et Thessalonique, mais ce sont les relations fret entre les ports grecs et l’Europe centrale qui présentent le plus important potentiel de développement du trafic pour TrainOSE.

Quand Keolis « plante » le retour du tram au Danemark
Le 23 septembre aurait dû être un jour de fête dans la ville danoise d’Aarhus, qui devait inaugurer son réseau Letbane, un « métro léger » associant un tramway urbain et un tram-train. Et aussi le premier « nouveau » tram danois depuis la disparition de ce mode dans le pays en 1972.
Mais la veille au soir, Trafik-, Bygge- og Boligstyrelsen, l’établissement public danois chargé de la sécurité des transports, du bâti et du logement, a annoncé qu’elle ne pouvait pas autoriser la mise en service du réseau d’Aarhus en l’état. Par conséquent, l’inauguration a été annulée quasiment sans préavis. Laissant au passage un traiteur avec des milliers de petits fours sur les bras… finalement distribués au public !
La faute à qui ? Techniquement parlant à Keolis, dont le document de sécurité a été jugé insuffisant par l’établissement public, selon lequel le nouveau réseau d’Aarhus ne pourra maintenant pas être mis en service avant un mois à un mois et demi. A noter qu’il ne s’agit pas du premier report de l’inauguration du tram d’Aarhus, auparavant prévue pour début septembre.