Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Les premières navettes autonomes arrivent à Montréal

    Keolis Canada et Navya présenteront leur projet de navettes autonomes lors du congrès de l’UITP de Montréal, du 15 au 17 mai. Après le service Navly lancé à Lyon en septembre dernier, les deux partenaires se sont aussi installés à Las Vegas en janvier. « C'est une grande avancée pour nous puisque nous évaluons le marché du Québec depuis un bon moment déjà »,souligne Patrick Gilloux, président et chef des opérations de Keolis Canada. Un intérêt « très fort du Québec » confirmé par le président de Navya, Christophe Sapet, qui a déjà déployé plus de 35 véhicules dans le monde et transporté plus de 130 000 personnes.

  • La navette autonome Navya bientôt à La Défense

    Le Stif s’apprête à mettre en place une expérimentation de véhicule autonome sur l’esplanade de La Défense dès juin et jusqu’à la fin de l’année, avec Keolis et Navya, choisis avec l’établissement public de gestion du quartier d’affaires, Defacto. « Ils testeront une demande de transport non satisfaite aujourd’hui, à savoir les premiers et derniers kilomètres des trajets quotidiens des usagers des transports du quartier d’affaires de La Défense, qui compte 500 000 visiteurs journaliers »,a expliqué Valérie Pécresse, présidente du Stif. Importante nouveauté par rapport aux tests déjà effectués, ce sera sans la présence d’agent à bord, ce qui permet au Stif de parler de « première mondiale ».

  • Strasbourg restructure son réseau de bus

    Après plusieurs mois de travaux, l’ancienne ligne 15, qui sera mise en service le 29 avril, va devenir la première ligne structurante de bus à Strasbourg, annonce l’Eurométropole de Strasbourg. Rebaptisée L1, elle offrira une qualité de service proche de celle d’un tram avec une régularité, une vitesse commerciale et une amplitude horaire élargie, grâce à des couloirs dédiés et des priorités aux feux, assure l’autorité organisatrice des transports, l’Eurométropole. « De plus, l’ensemble des stations desservies sera équipé de bornes d’information en temps réel indiquant notamment le temps d’attente, et les principales stations de distributeurs automatiques de tickets », indique-t-elle encore.

     

  • Les transports de Perpignan prennent le nom de Sankeo

     

    A l’occasion de l’arrivée de 3 nouveaux bus hybrides et dans la perspective d’une réorganisation qui sera dévoilée en 2018, le réseau CtPM (Compagnie des transports Perpignan Méditerranée) a été rebaptisé Sankeo. L’identité visuelle a également été revue, accompagnée par une campagne de communication autour du slogan « En route vers une nouvelle mobilité ». Perpignan Méditerranée Métropole et Vectalia Perpignan Méditerranée, le délégataire du réseau, qui souhaitent donner une image « plus durable et performante » à leurs transports, attendent 17 bus hybrides et 3 minibus électriques d’ici à 2021. Leur objectif est de « préparer le territoire à plus d’innovation, de modernité et d’intelligence, en cohérence avec le déploiement de la Smart City », indiquent-ils dans un communiqué.

  • Vélib’ : recours du groupement JCDecaux

    JCDecaux a annoncé le 11 avril que le Groupement JCDecaux/RATP/SNCF a déposé un recours devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris contre la décision d’attribution par la commission d’appel d’offres du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole du marché Vélib’. Recours introduit, dit le communiqué de JCDecaux, « pour la défense des 315 collaborateurs qui participent au succès sans équivalent de Vélib’ depuis dix ans ». Recours déposé avant même la décision officielle du syndicat, prévue le 12 avril.

     

  • Wizway a signé ses trois premiers contrats

    On aurait pu croire que le projet Wizway Solutions faisait du sur-place. Depuis l’annonce en grande pompe le 3 décembre 2015, du lancement de la joint-venture – Orange, Gemalto, RATP et SNCF – destinée à promouvoir auprès des opérateurs et des autorités organisatrices. un titre de transport sur mobile NFC, permettant le voyage « de porte à porte sans couture », c’était silence radio. Pour autant, les choses ont beaucoup avancé. Aussi bien sur les aspects techniques que commerciaux.

    Un an après la création formelle de la société Wizway Solutions (WS), en mars 2016, la plateforme est opérationnelle et les premiers contrats signés. « Nous avons consacré 2016 à développer notre plateforme de production, actuellement en phase test et qui sera totalement finalisée dans les prochains jours », explique Louis Brosse, le PDG de Wizway Solutions. Du côté des contrats, les clients souhaitant garder la primeur de l’annonce – probablement lors du congrès européen des ITS à Strasbourg en juin –, le patron devra taire les noms, même s’ils lui brûlent la langue !

    Toujours est-il qu’une grande métropole s’apprête à lancer ce service innovant de validation via le smartphone auprès d’une centaine de personnes avant le lancement commercial à grande échelle en septembre. Et avant la fin de l’année, de nombreuses agglomérations devraient l’utiliser, Wizway ayant aussi signé un contrat-cadre incluant une importante zone géographique. « Nous avons perçu beaucoup d’interrogations de la part du marché sur le thème “est-ce que c’est encore la bonne technologie ?“ », poursuit-il.

    Aucun doute pour le promoteur du système. De l’effet de volume naîtra son influence, son coût réduit, son intérêt pour la fameuse « expérience client ». « Nous avons beaucoup de partenaires en Europe qui prévoient des usages massifs dans les grandes métropoles », assure Louis Brosse, qui a noué des contacts en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Allemagne… Le NFC prend tout son intérêt s’il devient un titre de transport européen, un touriste ayant besoin d’un ticket occasionnel n’ayant plus à se préoccuper de son achat, autrement qu’en actionnant son mobile…

    L’Ile-de-France sera également prochainement concernée, Valérie Pécresse ayant depuis plusieurs mois déjà annoncé l’avènement du « smart Navigo » entre 2018 et 2020, ainsi que la fin du ticket carton pour 2021. Les actuels valideurs sont en effet parfaitement compatibles – puisque le principe était d’utiliser la même norme que les cartes de télébillettique répandues sur au moins 120 territoires de l’hexagone, qu’il s’agisse du Navigo, de la carte Korrigo, Pass Pass, OùRA etc.

    L’avantage de Wizway ? La mise en œuvre est extrêmement simplifiée et les délais raccourcis. La solution étant sur étagère, « il suffit de trois mois pour l’utiliser », assure le PDG. Il s’agit en réalité d’implémenter une nouvelle brique technique au sein de sa propre application voyageurs et le tour est joué. Pour l’utilisateur, il faudra juste faire l’équivalent d’une mise à jour de l’appli. « On masque toute la complexité du mobile, et l’idée est de se rendre invisible pour l’utilisateur, poursuit-il. Le contraire signifierait qu’on est trop lent, que ça fonctionne mal ! »

    Le smartphone équipé du NFC – ce qui est le cas de 60 % des mobiles en France, exception faite à ce jour du parc Apple dans la poche d’un utilisateur sur cinq – ou même la montre connectée devient le passe de transport. Et ce pour peu qu’on soit abonné Orange, SFR ou Bouygues, soit 83 % du marché. La vitesse de validation est identique : de l’ordre de 200 à 300 millisecondes et la fiabilité visée de 99,9 %, « mais on est au-delà », affirme Louis Brosse.

    A la clé, toutes les subtilités marketing possibles : pay as you go, post-paiement via un identifiant sécurisé, abonnement et jusqu’au concept qu’on dit d’avenir de « mobility as a service », le service tout-compris ! L’écran du mobile permettant de suivre sa consommation en temps réel et de s’assurer qu’on est en règle est un atout rassurant pour le client, les études montrant que la dématérialisation totale peut être un facteur de stress pour certains utilisateurs. Quant à l’hypothèse du vol, elle a été contrée : « on peut brûler les droits au transport et les reconstituer sur un nouveau téléphone ».

    Côté tarif enfin, pour l’opérateur ou l’AO, rien de prohibitif selon le PDG de WS. « Aujourd’hui, les coûts sont maîtrisés, ils sont analogues à d’autres solutions de ticketing qui présentent une moins bonne expérience client », assure-t-il. Voire moins chers, contrairement aux apparences. Le code-barres ou le bluetooth par exemple présentés comme des solutions low cost réclament notamment des adaptations des systèmes de validations qui ne sont pas gratuites.

    Dès le 18 avril, Wizway devrait être connecté aux systèmes des opérateurs de téléphonie mobile. Ne manqueront à l’appel que Free et les opérateurs virtuels. Sans oublier un accord à trouver avec la marque à la pomme, qui a, comme à son habitude, mis sur pied un système propriétaire indépendant de la carte SIM de l’iPhone, les systèmes étant toutefois compatibles. Des raisons d’espérer ? Il y a tout d’abord « Orange Cash qui a signé un accord avec Apple. Mais aussi l’exploitant JR East à Tokyo qui depuis septembre dernier a mis sa carte dans l’iPhone, et c’est un immense succès ». Deux brèches dans un système Apple jusqu’alors fermé…

    Il est encore trop tôt pour parler de déploiement massif, mais le couteau suisse de la mobilité arrive… En tout cas le titre promet d’être universel. Et pour ce faire, même pas besoin de se préoccuper d’interopérabilité, précise Louis Brosse, « puisqu’on met chaque type de titre côte à côte et que chaque lecteur lit son propre système ». Le PDG qui espère voir cet usage se développer à grande vitesse, raconte en tout cas qu’en tant que bêta testeur dans le métro parisien, il se fait déjà remarquer. « c’est quoi ce tour de magie ? », lui demande-t-on régulièrement.

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  • Menaces judiciaires autour de Vélib’

    Avant même d’être attribué – c’est prévu le 12 avril –, le marché du futur vélo en libre service Vélib’ fait des vagues. Fait inhabituel et signe de sa nervosité, JCDecaux est sorti de son silence à plusieurs reprises au cours de la dernière semaine de mars pour accuser de « dumping social » son concurrent Smoovengo, en passe de remporter le contrat d’exploitation du vélo en libre service de la métropole. Puis pour s’inquiéter du sort qui sera réservé au personnel actuellement chargé de gérer les Vélib’, que son concurrent n’aurait pas prévu de reprendre en cas de victoire. Personnel comportant plus de 300 salariés.

    Constitué de la petite société montpelliéraine Smoove, du gestionnaire de parkings Indigo, de la société de services de mobilité Mobivia et de l’entreprise espagnole Moventia, le groupement Smoovengo a fini par contre-attaquer « en condamnant fermement les méthodes de communication » de JCDecaux. « Le groupe JCDecaux a pour principal objectif de remettre en cause par tous les moyens la possibilité qu’un autre exploitant puisse lui succéder, niant à la fois le libre choix du Syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole quant à l’exercice de ses compétences, et l’existence d’un appel d’offres », estime-t-il dans un communiqué, en menaçant d’actions judiciaires si cela ne cesse pas.

    Et de répondre point par point aux attaques : les accusations de dumping social sont « totalement infondées et constituent une contrevérité », assure-t-il. La non-reprise des personnels ? « Le groupement Smoovengo s’est déjà engagé dans son offre à privilégier le personnel en place pour ses nombreux recrutements à venir ». Dans son communiqué, il explique que « si le marché lui est notifié, Smoovengo débutera les dialogues de recrutement de ses équipes dans le cadre d’une démarche bien évidemment largement et prioritairement tournée vers les salariés de l’actuel exploitant en proposant à tous ceux que ce dernier ne voudrait pas garder pour ses activités publicitaires, de rejoindre Smoovengo ». Et de préciser que « les entreprises Indigo et Moventia sont, dans leurs activités propres de stationnement et de transport public, habituées à intégrer des personnels provenant d’autres entreprises ».

    Epilogue le 12 avril ? Pas sûr si le débat se poursuit devant la justice, comme en menace déjà JCDecaux pas connu pour lâcher prise…

    M.-H. P.

  • Lyon prépare l’automatisation totale de sa ligne B du métro

    Lyon prépare l’automatisation totale de sa ligne B du métro

    La fréquentation en hausse du métro et le matériel roulant vieillissant expliquent le projet « Avenir Métro », présenté début avril par Annie Guillemot, présidente du Sytral, aux commandes de l’opération avec les TCL/Keolis.

    Au total, 430 millions d’euros seront investis d’ici à 2023, dont 140 millions pour l’achat de trente nouvelles rames Alstom. Ce montant sera complété notamment par les commandes de 18 autres rames, aujourd’hui en option, et par celles de systèmes d’automatisme (90 millions d’euros) et d’information voyageurs. Les rames au nouveau design, signé Fabrice Pouille et RCP, seront climatisées, dotées d’éclairage LED. De meilleures performances en accélération et freinage permettront une récupération d’énergie, avec « un objectif de 25 % d’économie d’énergie », selon Edwige Besse Barci, directrice de l’Equipement et du Patrimoine au Sytral.

    Le métro représente plus de la moitié des 1,6 million de déplacements des TCL chaque jour, en hausse de 20 % depuis 2010. Et la fréquentation du réseau devrait continuer à augmenter : +40 % d’ici 2023 (+60 % à 2030) sur la ligne B, +15 % à 2023 (+25 % à 2030) sur la ligne D et, aux mêmes dates, +2 % et +4 % sur la ligne A. Pour répondre à l’augmentation des capacités aux heures de pointe, la ligne B verra son matériel roulant entièrement renouvelé avec 30rames, et passera au pilotage automatique intégral. Cette ligne, qui assure la desserte de la Part Dieu et sera prolongée vers les Hôpitaux-Sud, accueillera les quatre premières rames en 2019 en pilotage automatique cohabitant avec les rames avec conducteurs, jusqu’à l’automatisation intégrale à partir de mi-2020. La ligne D sera dotée en 2023 du nouveau pilotage automatique déployé sur la ligne B, en remplacement du système qui en fit le premier métro automatique « grand gabarit » en 1991. Dix nouvelles rames renforceront la ligne D qui bénéficiera également de trains de 4 voitures (au lieu de 2), un dispositif expérimenté depuis 2015 et dont « l’exploitation délicate donne toute satisfaction ».

    L’automatisation de la ligne B, « préparée très en amont », devrait entraîner la suppression de 47 postes de conducteurs de métro, compensés principalement par des départs en retraite et par des reclassements dans l’exploitation/maintenance du parc et le PC réseau.

    Claude Ferrero

  • Un bilan prometteur pour les navettes autonomes parisiennes

    Plus de 30 000 voyageurs ont testé l’une des deux navettes autonomes EZ10 d’EasyMile sur le pont Charles-de-Gaulle, qui a circulé du 23 janvier au 7 avril. Pour le Stif, la RATP et la Ville de Paris, partenaires de l’opération, c’est « un véritable succès. Elle va permettre de tirer de nombreux enseignements constructifs en vue de nouvelles expérimentations ».

    L’expérimentation, appréciée par les voyageurs, permettra de travailler sur des pistes d’amélioration notamment sur l’espace intérieur de la navette afin de gagner en modularité. « L’ensemble des données récupérées seront également exploitées pour travailler sur les enjeux de vitesse, de franchissement de carrefours, d’évitement d’obstacle ou de commandement à distance », est-il précisé dans un communiqué conjoint.

    La même navette 100 % électrique a déjà été expérimentée par RATP Dev durant deux jours au sein de l’Université du Texas à Austin, et du 5 avril au 8 mai à Boulogne-sur-Mer. Prochaines étapes : en Ile-de-France, pour la desserte interne du site du CEA de Saclay ainsi qu’une nouvelle expérimentation entre le Château de Vincennes et le Parc floral, prévue en juin.

  • La SGP veut valoriser les déblais du Grand Paris Express

    Etape clé dans la concrétisation de l’engagement de la Société du Grand Paris (SGP) de valoriser 70 % des 45 millions de tonnes de déblais générés par les chantiers, la SGP a signé le 30 mars un accord de partenariat et une charte de bonnes pratiques avec 31 entreprises accueillant ces déblais. Elles représentent plus de 200 sites de stockages (en Ile-de-France et dans le Nord), réaménagements de carrières, aménagements d’espaces verts, plateformes ou sites intermédiaires de traitement agréés. Le partenariat, qui repose sur la transparence et le dialogue continu, prévoit, par exemple, que les entreprises signataires utilisent systématiquement l’outil de traçabilité développé par la SGP avec Artémis, son assistant à maîtrise d’ouvrage sur la Ligne 15 Sud.