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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Autolib’ avec le passe Navigo dans un mois
Dès la mi-avril, les possesseurs d’un passe Navigo pourront l’utiliser pour louer une voiture électrique en libre service du service Autolib’, disponible dans 90 communes franciliennes. C’est ce qu’a annoncé le 19 mars, le vice-président (LR) de la région chargé des Transports, Stéphane Beaudet. « Nous souhaitons que Navigo devienne un passe multimodal, utilisable de la façon la plus large possible », a-t-il en effet rappelé. Une convention entre le Stif et Autolib’ Métropole sera prochainement signée en ce sens.
La RATP teste une navette autonome à Boulogne-sur-Mer
Avec déjà plus de 20 000 voyageurs, la navette autonome EZ10 d’EasyMile testée par la RATP sur le pont Charles-de-Gaulle jusqu’au 7 avril est un succès. L’opérateur annonce maintenant le lancement de nouvelles expérimentations à Boulogne-sur-Mer et à Austin au Texas. Aux Etats-Unis, c’est la filiale McDonald Transit Associates, présente dans quinze états qui a fait tester le même modèle les 16 et 17 mars sur le campus de l’université du Texas. A Boulogne, du 5 au 8 avril, une navette autonome circulera sur 300 m du quai des Paquebots de 11h30 à 18h30 et pourra être empruntée gratuitement. Deux expérimentations visant en priorité à recueillir l’avis des usagers et à collecter des informations de performance, de fiabilité et de sûreté de fonctionnement. D’autres sont à venir sur le site du CEA de Saclay en mai, et entre le Château de Vincennes et le Parc floral pour l’été. Pour mémoire, la RATP pilote le volet transport public du plan gouvernemental Nouvelle France Industrielle-véhicules autonomes. Le 17 au matin, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue a décidé de mettre en place un programme industriel dédié au véhicule connecté, chargé de la coordination des acteurs, qui élaborera d’ici à l’été une feuille de route sur la cybersécurité, la gestion des données ou la normalisation des infrastructures. Objectif : faire de la France le champion du monde du véhicule connecté, lequel constitue « un élément crucial dans la trajectoire de déploiement des véhicules autonomes de niveau 3 et plus. »
Les futures places du Grand Paris à l’étude
La Société du Grand Paris (SGP) vient de désigner un groupement piloté par l’agence d’architecture et d’urbanisme internationale TVK qui sera chargé de définir les grands principes d’aménagement des futures places situées à proximité des pôles d’échanges autour des gares du Grand Paris Express. Le groupement a deux ans pour réaliser une étude prospective. Objectif : « offrir aux usagers des conditions d’accès et de correspondance sûres, efficaces et confortables, dès la mise en service du Grand Paris Express, entre 2022 et 2030 », explique la SGP dans un communiqué. Afin d’assurer une cohérence, la SGP a également engagé une démarche sur l’intermodalité numérique et électrique et les espaces publics, appelée « Atelier des places du Grand Paris ».
Cette démarche globale est une première par son ambition et son ampleur territoriale. Pour réaliser cette mission TVK, agence qui a notamment réaménagé la place de la République à Paris, est accompagnée des paysagistes TN+ (copilote), mais aussi de Ville Ouverte (méthodes d’animation, coconstruction), du conseil en environnement Franck Boutté Consultants, du spécialiste de la lumière ON et de Soline Nivet Architecture (pour la mise en récit des sites). Le groupement développera prochainement les thèmes : « accessibilité et confort », « vitesse apaisée », « informer et signaler », « paysage et trame verte », « mise en lumière et éclairage », « flexibilité des aménagements ».

Transdev veut devenir le premier exploitant européen de bus électrique
Le contrat de concession que vient de démarrer en janvier Transdev dans le Sud-Est Brabant, autour des villes d’Eindhoven et d’Helmond aux Pays-Bas, est emblématique pour le groupe de transport public français qui veut devenir « le premier exploitant européen de bus électrique zéro émission » : dans le cadre de ce nouveau contrat, il a intégré 43 bus électriques aussitôt mis en service et prévoit une flotte 100 % électrique avec plus de 200 bus d’ici à huit ans.
« En 2012, nous avons élaboré une nouvelle stratégie pour nos transports publics incluant trois objectifs : répondre à la demande des voyageurs avec une offre fréquente, s’intéresser à la mobilité globale, et rendre nos transports durables, raconte Arwina de Boer, chargée des transports publics à la province du Brabant. La transition énergétique devait être réalisée sans apports financiers supplémentaires. Le contrat représente 55 millions d’euros, dont 23 millions de subventions. Nous estimons que l’opérateur doit nous montrer ce qu’il peut faire, et que nous devons donner un maximum de latitude aux forces du marché », précise-t-elle encore.
Pour gagner le marché, Connexxion (groupe Transdev), qui exploitait déjà les transports publics de la région depuis plus de 15 ans, devait donc acheter de nouveaux bus « propres ». L’exploitant a noué un partenariat avec le Néerlandais VDL, un constructeur installé dans la région et qu’il connaît bien puisqu’il exploite un bon nombre de bus de cette marque. « Après de nombreuses discussions, nous avons choisi un bus électrique articulé de 18 mètres, à plancher bas, accessible aux chaises roulantes et aux poussettes, avec un look un peu métro », rappelle Juul van Hout, directeur régional Connexxion. « Ces bus, d’une capacité de 125 passagers et d’un poids de 19 tonnes, ont un design BRT. L’intérieur est également moderne et innovant », souligne de son côté Ard Romers, le directeur général VDL.
Parmi les grands choix, il a été décidé d’équiper les bus avec 9 batteries d’une capacité de 180 kWh. Lorsque les bus ont commencé à être exploités, il est apparu que les batteries des bus se déchargeaient en trois heures, après avoir roulé en moyenne 75 km. Comme on ne peut pas recharger tous les bus en même temps, il a donc fallu mieux répartir les points et les moments de charge des batteries, pour éviter de recourir à trop de bus supplémentaires.
« Les horaires ont été revus et avec VDL, nous avons développé un nouveau logiciel et une boîte à outils pour mieux répartir les bus et les temps de recharge. L’organisation est très complexe : les chauffeurs doivent être au bon endroit au bon moment avec le bon bus. Un manager au dépôt veille aux recharges. Mais à terme, nous espérons nous en passer », raconte Juul Van Hout, en précisant avoir comptabilisé 8 % d’heures supplémentaires de travail, ce qui a nécessité l’embauche de conducteurs supplémentaires. « Un défi pour la direction des Ressources humaines qui a dû mettre en place les formations adéquates ! », souligne encore le directeur régional Connexxion, qui reconnaît que l’investissement a été très élevé : une centaine de millions d’euros. En plus des bus, qui coûtent en moyenne deux fois plus cher qu’un bus diesel, il a fallu aussi équiper les stations en portiques de recharge sur lesquels les bus branchent leur pantographe. Dix chargeurs rapides mis en place (trois en extérieur, les autres au dépôt) permettent de recharger les batteries des bus en 45 minutes (mais en général plutôt 35 minutes puisque les batteries n’arrivent pas complètement à plat), auxquelles s’ajoutent 22 charges lentes utilisées la nuit (pour une recharge en 4 heures 30).
Et le responsable régional de s’interroger : « Comment rendre l’exploitation rentable ? » Premières réponses : en baissant les coûts de l’énergie et en augmentant la qualité de service. Selon Connexxion, après trois mois de service, les recettes ont déjà augmenté de 5 % de plus que ce que prévoyait le groupe.
Pour la suite, Connexxion ne s’interdit pas de faire évoluer le matériel, notamment en achetant des bus fonctionnant à l’hydrogène. Déjà, deux bus à hydrogène vont être mis en service ce mois-ci.
Pour Transdev, les Pays-Bas représentent donc un véritable terrain d’expérimentation puisque le groupe français s’apprête aussi à exploiter d’ici à la fin de l’année 100 bus électriques autour de l’aéroport d’Amsterdam Schiphol. Et pour partager les enseignements acquis ici mais aussi dans d’autres pays (tout particulièrement en Californie ou en France), un « living lab » a été mis en place sur les questions de matériel, de batterie, d’exploitation, ou de coûts, permettant de modéliser les données et d’identifier les solutions les plus pertinentes en fonction du contexte.
M.-H. P.

Transdev teste une navette autonome dans un parc urbain
Dans le cadre du projet Isséen So Mobility, Transdev expérimente du 6 mars au 7 avril une navette autonome EZ10 d’EasyMile dans le parc départemental de l’Ile-Saint-Germain (Hauts-de-Seine). Pionnier en matière d’exploitation de navettes autonomes, avec une première flotte opérée à Rotterdam depuis 2005, le groupe travaille avec tous les constructeurs de navette présents sur le marché (EasyMile, Navya, 2GetThere). Il gère aussi depuis avril 2016 le premier contrat commercial de navettes autonomes en France sur le site de la centrale nucléaire EDF de Civaux où il exploite six véhicules Navya.
Mais c’est sa première mise en circulation d’un véhicule électrique 100 % autonome en milieu ouvert aux piétons. L’occasion donc de tester le comportement du véhicule en cohabitation avec les piétons et les cyclistes. Le parc urbain présente aussi d’autres facteurs d’incertitude pour un véhicule guidé par des caméras, lasers et lidar, notamment d’abondants feuillages mouvants, et des chemins pavés irréguliers. Depuis le parking Jean-Monnet à l’entrée est du parc, la navette effectue une boucle de 600 mètres jusqu’à l’arrêt Promenade-du-Parc à proximité du tram T2. Conformément à la législation, un accompagnateur sera présent à bord et le public devra inscrire son nom sur le registre des voyageurs.
Lancée à Issy-les-Moulineaux à l’automne 2015, So Mobility est une initiative innovante qui a pour ambition de fluidifier les déplacements urbains grâce au développement du numérique et à l’émergence de la smart city. Elle a permis à une quarantaine d’organisations, de grandes entreprises et de start-up franciliennes de contribuer aux réflexions sur la mobilité intelligente. Dans les prochains mois, elle devrait promouvoir des services de covoiturage de proximité comme Citygoo, OuiHop' ou Wayzup ou encore le décalage des pointes de fréquentation dans les TC grâce aux tiers lieux comme Nextdoor.
Portée par Colas avec Cisco, Indigo, Issy Média et Transdev, l’expérimentation So Mobility a été retenue par la SGP dans le cadre de son appel à solutions innovantes autour des chantiers du Grand Paris Express. Le pilote retenu lui permet de tester non seulement la navette mais aussi un système de parking intelligent et une signalétique innovante.C. N.
Un contrat d’exploitation de bus en Floride pour RATP Dev
RATP Dev a remporté, via sa filiale McDonald Transit Associates, l’appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance du réseau de bus de Lake County dans l’état de Floride, pour une durée de 7 ans et un chiffre d’affaires prévisionnel de 33 millions d’euros. Ce réseau de bus, qui compte plus de 7 lignes et 54 véhicules, est exploité par McDonald Transit Associates depuis le 6 mars. Outre l’exploitation et la maintenance, la filiale de RATP Dev assure le recrutement et la formation des collaborateurs et l’élaboration des procédures d’exploitation. RATP Dev est implantée aux Etats-Unis depuis 2009. Présente dans 17 états, elle exploite des réseaux de bus urbains denses et complexes, comme ceux de Charlotte, de Colorado Springs ou d’Hernando County, dans la banlieue de Tampa. RATP Dev exploite par ailleurs les tramways de Washington et Tucson, et a lancé, en mai 2014, une activité de bus touristiques à New York, sous l’appellation Open Loop.

« La publicité dans les transports affiche une très forte hausse »
Entretien avec Albert Asséraf, directeur général Stratégie, Data et Nouveaux usages chez JCDecaux. class= »p1″>
Pour Albert Asséraf, le groupe de communication voit ses métiers se transformer avec l’importance accrue du digital. 150 ingénieurs planchent en permanence pour innover dans tous les domaines avec un principe économique intangible : faire payer l’innovation par la publicité.Ville, Rail & Transports. Comment se portent les activités de JCDecaux ?
Albert Asséraf. Partout dans le monde, la communication extérieure progresse. C’est le média qui progresse le plus, si l’on met à part Internet. Plusieurs facteurs portent cette croissance : de nombreux territoires s’ouvrent à la communication extérieure, ce qu’ils faisaient moins auparavant. C’est le cas de l’Amérique du Sud ou de l’Afrique. JCDecaux est ainsi présent dans 77 pays.
Autre évolution favorable : la mobilité urbaine. Partout dans le monde, on se déplace de plus en plus, et de plus en plus longtemps. Cette mobilité est favorisée par tous les outils qui permettent d’être connecté en permanence comme si on était chez soi.
Enfin, la digitalisation est aussi un facteur de croissance. Dans les aéroports, les gares et les métros, on observe une digitalisation très forte de nos métiers. C’est aussi le cas dans les grandes capitales, qui se dotent en mobiliers digitaux. Comme Berlin, Londres, Chicago ou New York.
VR&T. Et en France, les villes recourent-elles à ces nouveaux mobiliers digitaux ?
A. A. Angers a été la première à s’équiper en 2012 avec 15 mobiliers digitaux sur mâts. A Nantes, dans le cadre du renouvellement global du mobilier urbain, nous allons déployer 60 écrans digitaux de 2m2 qui équiperont Abribus et Mupi. Depuis octobre dernier, nous avons aussi commencé à installer 26 écrans digitaux dans les villes de Levallois-Perret et Neuilly-sur-Seine. Nous en avons aussi lancé une cinquantaine à la Défense. Ces nouveaux mobiliers permettent aux villes de communiquer en temps réel sur l’actualité, les rues fermées, le trafic automobile… Ils sont financés par la publicité, qui les utilise à 50 % du temps, l’autre moitié du temps étant à disposition de la collectivité. Dans le cadre de ce modèle économique, c’est un investissement important qui doit souvent être renouvelé en cours de marché car les technologies évoluent, alors qu’un abribus traditionnel a une durée de vie de 15 ans.
VR&T. Quelles sont les activités les plus dynamiques ?
A. A. Le mobilier urbain et la publicité dans les transports sont les deux segments qui progressent le plus sur les dix dernières années. Notre activité dans les transports affiche une très forte hausse.
En revanche, le grand format a moins progressé, même si cette activité reste importante : quand des lignes de métro ouvrent en Chine, et lorsque nous gagnons un contrat, cela représente tout de suite des apports conséquents. Nous avons également remporté de nombreux contrats dans des aéroports dans le monde. Quand nous gagnons des marchés urbains, comme à Londres ou New York cela concerne des milliers d’abribus. A Londres, par exemple, on compte 15 000 abribus.
Aujourd’hui, le chiffre d’affaires réalisé dans les transports s’élève à plus de 40 % du total, tandis qu’il est d’un peu moins de 15 % dans l’affichage. On a constaté une inversion de tendance : il y a 10 ou 15 ans, l’affichage était à 40 % et les transports à 15 %. A l’avenir, nos activités dans le mobilier urbain et le transport devraient continuer leur progression.
VR&T. Souhaitez-vous toujours renforcer votre présence dans les transports en France ?
A. A. En France, nous sommes présents uniquement dans les aéroports sur le segment transport. Comme nous sommes actionnaires minoritaires dans Mediatransports, nous ne pouvons pas consolider ces activités dans nos comptes. La part de notre activité transports réalisée en France est donc inférieure à celle réalisée dans le reste du monde. Nous avons voulu racheter Metrobus, mais l’Autorité de la concurrence a considéré que les conditions de marché n’étaient pas réunies…
VR&T. Votre stratégie repose-t-elle aussi sur des achats de société à l’étranger ?
A. A. Notre stratégie repose à la fois sur la croissance organique et la croissance externe. Ainsi, nous sommes devenus numéro un en Afrique grâce au rachat en 2015 de Continental Outdoor Media. De la même manière, nous avons auparavant pris le contrôle d’Eumex en Amérique centrale.
VR&T. Avec l’importance croissante du numérique, qu’est-ce qui change dans vos métiers ?
A. A. La communication extérieure représente, avec le Web, le seul média mondial. Nous pensons que nous devons prendre le leadership sur les produits nouveaux. Nous ne sommes pas à l’abri d’un nouvel acteur qui serait « disruptif », mais n’oublions pas qu’il y a des barrières d’accès aux marchés liées aux montants des investissements à consentir : installer des milliers d’équipements a un coût très important. Nous sommes en mode innovation tout le temps : 150 ingénieurs travaillent sur tous les sujets dans notre centre de recherche et développement à Plaisir. Le principe est le même que pour les mobiliers urbains : nous innovons sur des services financés par la publicité.
VR&T. Pourquoi vous être positionnés sur les vélos en libre service, alors que c’est un service cher en raison du vandalisme ?
A. A. A l’exception de Nancy et Dublin, le VLS est une contrepartie des marchés de mobilier urbain : les programmes sont financés par la publicité.
A Paris, dans le cadre du contrat de concession conclu entre 2007 et 2017, les recettes des abonnements et des locations de VLS vont à la ville. Comme le taux de vandalisme était bien supérieur à celui initialement envisagé, nous avons signé un avenant permettant à la Ville de contribuer financièrement aux coûts subis lorsqu’un vélo n’est pas retrouvé. Des milliers de vélos sont volés chaque année sur les 20 000 Vélib’ mis à disposition sur Paris et 29 communes. On retrouve la grande majorité des vélos volés (90 % environ), mais il faut les réparer, les remettre en service. On demande à la Ville 400 euros par vélo non retrouvé, sachant que le coût de revient d’un Vélib’ (que nous achetons en pièces détachées) est de 650 euros.
Dans le prochain contrat d’exploitation du Vélib’ pour lequel nous avons répondu à l’appel d’offres, les vélos ne seront plus financés par la publicité. La ville a dissocié les deux marchés, d’une part le mobilier urbain, d’autre part le vélo en libre service. Alors qu’à Lyon, où un appel d’offres a également été lancé, le modèle initial (la publicité finance les vélos) a été conservé.
VR&T. Pourquoi la Ville de Paris a-t-elle changé de modèle ?
A. A. Dès lors que ce n’est plus Paris qui organise l’appel d’offres mais le Syndicat mixte Vélib’ Metropole, il se trouve que les contrats de mobilier urbain des villes faisant partie du syndicat n’ont pas les mêmes échéances que celui de Paris…
VR&T. Pourquoi vous être associé avec la SNCF et la RATP ?
A. A. Nous sommes le numéro un du vélo en libre service, présent dans 13 pays et 70 villes. Nous apportons un vrai savoir-faire. Notre volonté, c’est de développer un nouveau service à l’échelle de la métropole avec les deux plus grands spécialistes de la mobilité. Ce sont deux acteurs qui ont su développer des programmes de multimodalité et proposer du porte-à-porte.
Notre stratégie, c’est de proposer des services qui facilitent la vie en ville. Nous savons que la mobilité durable est un axe majeur de développement dans les villes et que les vélos vont y trouver une place nouvelle. C’est pourquoi nous répondons à cet appel d’offres avec une forte détermination.
VR&T. Quels sont les nouveaux produits qui peuvent faciliter la vie en ville ?
A. A. Nous avons gagné en juin dernier la consultation lancée par le Comité des Champs-Elysées pour lancer le Wi-Fi gratuit sur l’avenue. Nous avons installé toute l’infrastructure et financé le Wi-Fi en haut débit sur près de 1,5 km. C’est gratuit tout le temps et pour tout le monde. Le même modèle a été mis en place dans les aéroports d’Orly et de Roissy. C’est une façon d’apporter un service attendu en échange d’un financement par la publicité.
Autre innovation, à Panama City, nous développons dans le mobilier urbain des microantennes, qui offrent la 4G et demain la 5G dans un rayon de 80 à 100 mètres : les opérateurs nous paient un loyer pour qu’on héberge ces microantennes dans nos mobiliers.
Parmi les nouveaux services, on peut aussi citer les nouveaux kiosques de Paris : nous avons gagné le marché des 400 kiosques parisiens grâce auxquels on peut apporter de nouveaux services : par exemple une billetterie spectacles permettant de réserver directement des spectacles sur des écrans tactiles.
Nous collaborons beaucoup avec des start-up : nous avons d’ailleurs lancé notre propre incubateur avec Paris. Avec Paribas, nous avons par exemple contribué à accélérer le développement de la start-up Didüenjoy qui permet d’interroger un très grand nombre de personnes pour connaître leurs opinions sur quelques questions.
Propos recueillis par
Marie-Hélène Poingt
Smart City. A paris 12 start-up sélectionnées
L’incubateur Numa et la Ville de Paris ont dévoilé le 28 février les 12 start-up sélectionnées pour inventer la ville de demain, dans le cadre de la deuxième édition du programme DataCity. Sélectionnés parmi 225 candidatures, les lauréats devront proposer des solutions concrètes aux enjeux de la capitale dans des domaines variés tels que l’énergie, la gestion des déchets, la logistique, la mobilité ou encore le bâtiment intelligent. Si la majeure partie des start-up retenues travaillent sur les données en général, à noter la présence de Colisweb (parrainée par La Poste), inventeur de « la livraison du bon moment ». Les start-up retenues ont deux mois pour proposer des solutions concrètes. Jean-Louis Missika, maire adjoint à l’Urbanisme précise que ce programme « permet à des start-up de travailler avec des grands groupes sur des sujets urbains essentiels […] pour améliorer les services urbains et la qualité de vie des citoyens ».
Début de la concertation pour relier les gares de l’Est et du Nord
Distantes de 500 mètres, les deux gares parisiennes de l’Est et du Nord sont mal connectées entre elles. Pourtant sur les 800 000 voyageurs qu’elles voient transiter à elles deux, 600 000 poursuivent leur trajet en transport en commun (quatre lignes de métro, six de trains et RER, 17 de bus), privilégiant notamment la correspondance entre la gare du Nord, la gare Magenta (RER E) ou celle de l’Est. Afin de faciliter les cheminements piétons dans un environnement actuellement inadapté (circulation automobile, dénivelé notamment), la région, la Ville, le Stif, l’Etat et la SNCF envisagent de nouveaux aménagements. Les différents scénarios pour créer « un hub de transports au sein d’espaces publics revalorisés » sont soumis à la concertation à partir du 28 février via quatre rencontres de terrain et un site Internet dédié.