Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Transdev et Renault-Nissan vont travailler ensemble sur le véhicule autonome
Transdev et Renault-Nissan ont signé un contrat de recherche en vue de développer des solutions de mobilité avec des véhicules autonomes, pour les transports publics et pour les transports à la demande. Les deux entreprises ont annoncé le 27 février qu’elles « vont collaborer à la conception d’un système de transport complet et modulaire qui permettra aux clients de réserver leurs trajets, et aux opérateurs d’exploiter et de gérer une flotte de véhicules autonomes ».
La recherche portera dans un premier temps sur des essais de terrain à Paris-Saclay avec des Renault ZOE et la plateforme de répartition à la demande, de supervision et de routage élaborée par Transdev, indique l’opérateur de transport public dans un communiqué.
Les services du quotidien s’installent en gare
SNCF Gares & Connexions a inauguré le 22 février dans la gare parisienne de Pont-Cardinet (XVIIe arrondissement) un espace permettant d’accueillir chaque semaine huit start-up proposant des services de la vie quotidienne (retirer ses courses avec Comptoir urbain, ses repas avec Monsieur Bonape et Les Commis, ses paniers de produits frais avec La Ruche qui dit oui ! ou encore faire repriser ses pantalons avec Quatre Epingles).
« Notre objectif est de faire gagner du temps à nos clients et aux riverains en positionnant ces services utiles sur leur trajet du quotidien », explique Gares & Connexions. Dix espaces de ce type doivent ouvrir en Ile-de-France cette année, avec l’objectif d’en compter 18 en 2018.RATP Dev va exploiter deux lignes de bus 100 % électriques à Londres
RATP Dev a annoncé le 15 février qu’elle allait exploiter des bus 100 % électriques à partir de l’an prochain sur les lignes C1 et 70 à Londres. Dans un communiqué, la filiale de la RATP explique que l’autorité organisatrice TfL a accepté sa proposition d’utiliser 36 bus électriques. « RATP Dev procédera aux aménagements nécessaires des infrastructures de son dépôt de Shepherd’s Bush – comprenant l’installation de systèmes de recharge – afin d’assurer ce futur service », précise l’entreprise qui indique qu’elle souhaite progressivement affecter à ce dépôt une flotte 100 % électrique, ce qui le « positionnerait comme le premier garage de bus zéro émission de Londres ».
Le choix des lignes C1 et 70 ne doit rien au hasard : elles traverseront la future zone à ultra-basses émissions voulue par le maire de Londres Sadiq Khan en 2019.L’Ile-de-France se lance dans les bus électriques articulés
La RATP et le Stif lancent ce 13 février un nouvel appel d’offres pour l’expérimentation d’autobus électriques. L’autorité organisatrice et l’exploitant veulent commander des bus électriques standards 12 mètres mais aussi, et pour la première fois, en option, des bus articulés 18 mètres qui pourraient équiper des bus à haut niveau de service (BHNS).
Ce nouveau marché doit aussi permettre à la RATP et au Stif d’expérimenter de nouvelles technologies en matière de confort climatique. C’est l’un des grandes difficultés des bus 100 % électrique, le chauffage, s’il dépend de l’énergie de traction, consommant en effet trop d’énergie, ce qui nuit à l’autonomie des batteries (voir le dossier publié dans le numéro de février de VR&T). Le Stif et la RATP veulent aussi tester la performance des dernières générations de batteries, et s’assurer de l’interopérabilité entre les bus et les bornes de charge.
Ce marché porte sur deux ans, pour un montant minimum de 10 millions d’euros et maximum de 40 millions d’euros. Il comprendra deux lots identiques et chaque lot sera attribué à un titulaire différent.
C’est à la fin de cette année que des appels d’offres massifs vont être lancés par la RATP, à la demande du Stif, pour un déploiement plus large de bus électriques sur le réseau francilien.
La ligne 341 est désormais, selon le Stif et la RATP, équipée intégralement en bus électriques et une commande récente de 20 bus, passée à Bolloré comme la première, doit permettre de tester la recharge partielle des batteries en terminus.
La RATP crée Capital Innovation pour investir dans les start-up
C’est un incontournable pour les groupes de transport que d’avoir une entité dédiée aux partenariats avec les start-up – citons notamment SNCF Digital Ventures ou Kisio Digital – et la RATP ne fait pas exception à la règle. Elle vient de créer sa filiale dédiée aux investissements dans les start-up, notamment dans les nouveaux services et les nouvelles mobilités, dotée de 15 millions d’euros, qui s’inscrivent dans les 30 millions d’euros annoncés par Elisabeth Borne en faveur de l’innovation digitale. Avec RATP Capital Innovation, filiale à 100 %, le groupe ambitionne d’aller encore plus loin en matière d’innovation : cette filiale réalisera à la fois des investissements directs dans de jeunes pousses, et des investissements indirects, au travers de prise de participation dans certains fonds d’investissement ciblés, dont les thématiques correspondent aux axes d’innovation et de développement clés.
La Caisse des dépôts lance un appel à idées matériel roulant « propre »
Dans le cadre de son engagement dans la transition énergétique, la Caisse des dépôts lance un appel à idées relatif au matériel roulant « propre » et aux services innovants associés. Objectif : identifier et accompagner des projets ambitieux, d’initiative publique ou privée, de déploiement à large échelle de matériel roulant doté de motorisations moins émettrices de gaz à effets de serre et de polluants atmosphériques que les motorisations thermiques traditionnelles. La Caisse des dépôts sera susceptible d’intervenir, dans une démarche d’investisseur avisé, dans le financement des flottes « propres ». Trois axes complémentaires ont été retenus pour couvrir tous les champs : le transport collectif (motorisations électriques, gaz naturel, voire hydrogène) et les infrastructures d’avitaillement associées ; les flottes captives d’entreprises ou d’organismes publics ; les services innovants de mobilité intelligente comme l’autopartage, le covoiturage ou le TAD s’appuyant sur une flotte propre.
Grande couronne. Derniers contrats bus avant la concurrence en Ile-de-France
54 contrats ont été signés pour quatre ans le 31 janvier entre le Stif et la plupart des opérateurs de bus en grande couronne d’Ile-de-France. Des contrats dits, dans le jargon professionnel, de type 3 : c’est la troisième génération de contrats entre l’autorité organisatrice et les détenteurs de droit patrimoniaux. Tous les opérateurs ont signé : RATP Dev, Cars Lacroix, Savac, Cars bleus, Tice, Cars Sœurs, Cars Moreau, Cars Losay. Tous sauf un : Transdev. Un absent de marque, qui exploite la moitié des lignes de bus concernées.
L’ensemble de ces contrats, Transdev compris, représentent un engagement de plus de 700 millions d’euros par an pour le Stif, auxquels il faut ajouter quelque 80 millions de collectivités locales, le reste provenant des recettes. Soit en tout un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros pour 1 200 lignes de bus.
Et un enjeu très important pour la région. Car selon Stéphane Beaudet, vice-président du conseil régional et vice-président du Stif, « ce n’est pas uniquement par le mass transit et le fer, c’est essentiellement par la route qu’on va régler les problèmes des transports des Franciliens, avec le véhicule propre, connecté, ou autonome, innovation qui ne va pas concerner seulement les voitures individuelles ».
Les contrats sont signés alors que se profile la mise en concurrence des réseaux de bus, prévue par le règlement OSP. Sa transposition par la loi ORTF laisse la possibilité de n’ouvrir qu’à la fin 2024. Mais conclure ces contrats dans la perspective d’une prochaine concurrence était délicat et Sophie Mougard, alors directrice générale du Stif, avait saisi le préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco, à qui revient le contrôle de légalité. En décembre dernier, le Conseil d’Etat finalement saisi avait tranché en faveur de l’ouverture à la concurrence tout de suite, fin décembre 2016, se prononçant au nom de l’intention des parties, ce qui a surpris des parties qui n’ont pas été entendues. D’autant plus surprenant que la RATP voit son réseau (grosso modo Paris intra-muros et petite couronne) protégé jusqu’en 2024.
Les contrats signés le 31 janvier sont estimés juridiquement solides. La concurrence ne peut pas se décréter du jour au lendemain, et le Stif s’est engagé à mettre à profit la période pour la préparer : une période de quatre ans, finalement obtenue, alors que, dit-on, Matignon était parti pour une transition de seulement deux ans. Les opérateurs réunis dans Optile continuent à penser, au nom de l’équité, qu’au terme de ces contrats la question d’une seule et même date pour tous les opérateurs, RATP comprise, sera de nouveau posée. Ils se félicitent donc d’avoir signé, comme le souligne Jean-Sébastien Barrault, délégué général d’Optile, des contrats « neutres », qui ne stipulent pas ce qui va se passer après le 31 décembre 2020.
Quelle que soit l’échéance, il faut préparer l’ouverture. Et les dépôts de bus sont stratégiques. La question, dit Stéphane Beaudet a été « prégnante, au centre des discussions ». L’autorité organisatrice va en prendre possession ou se réserver la possibilité de le faire, pour être sûr que la concurrence soit libre et non faussée. Sur ce point la discussion est longue et difficile avec Transdev. Le premier opérateur de bus en grande couronne détient environ 80 dépôts. Le Stif entend prendre le contrôle d’une petite moitié. Transdev, « entièrement d’accord sur le principe », assure Christophe Boissier, patron de l’Ile-de-France pour le groupe, aurait souhaité mettre simplement les dépôts à disposition de l’AO. Mais le Stif a choisi de les acquérir ou de se ménager la possibilité de le faire et la négociation sur le prix est toujours en cours. Les deux parties ont intérêt à s’entendre. On espère un accord pour le prochain conseil du Stif, en mars. Faute d’accord rapide, ce serait de fait l’ouverture à la concurrence, ce qui dans l’état actuel semble injouable.
Une fois que Transdev aura signé, 140 CT3 seront conclus. Et, finalement, 100 réseaux seront mis en concurrence. A une date qui ne manquera pas d’être rediscutée…
F. D.
Le Club des villes cyclables réclame une stratégie nationale pour le vélo
« Le changement, c’est maintenant ! », clamait le président de la République en campagne il y a cinq ans. Aujourd’hui, le Club des villes et territoires cyclables (CVTC) propose aux candidats d’« accélérer le changement ! » durant les cinq prochaines années, avec un slogan tout simple : « Votez vélo ! ». Fort de ses 1 500 membres, le CVTC a l’intention d’interpeller tous les candidats et d’être force de proposition avec un recueil de 40 mesures, regroupées en dix thématiques. Un thème pourrait plus particulièrement faire mouche : le vélo est un remède anticrise. Ses retombées économiques représentent déjà 4,5 milliards d’euros en France.
Et le vélo crée de l’emploi… « Il y a une question cruciale, c’est le vélo et l’emploi, rappelle Pierre Serne, le président du Club. L’emploi dont on peut penser qu’il sera au cœur des promesses des candidats. » Actuellement, le vélo, c’est 35 000 emplois directs en France, et augmenter sa part modale, c’est augmenter le nombre d’emplois. « La capacité d’entraînement de l’économie locale du vélo sur le tissu économique local est considérable », poursuit-il. Le Club a ainsi calculé que 160 000 vélos à la location, dont 40 000 vélos à assistance électrique (VAE), créent plus de 1 000 emplois.
La troisième édition de l’observatoire des mobilités actives 2015-2016 témoigne d’une montée en puissance des politiques vélo dans les collectivités locales. Avec notamment un budget alloué en forte hausse depuis trois ans : il est passé de 5,80 euros par habitant et par an à 7,70 euros. « On est plutôt rassurés et même très encouragés par les résultats de l’enquête, qui nous donnent des arguments forts pour continuer à progresser », a commenté l’élu francilien EELV.
« Mais l’Etat doit montrer qu’il va dans le même sens en prenant en compte le vélo dans toutes les politiques sectorielles et en mettant en place des mécanismes incitatifs », poursuit Pierre Serne. Le Club considère que le Plan d’action pour les mobilités actives lancé en 2014 est un bon début, mais pas une véritable stratégie nationale. Il souhaiterait notamment un appel à projet national dédié aux mobilités actives afin d’accompagner les initiatives des collectivités locales. Et propose « d’affecter 10 % du budget des routes nationales et autoroutes au maillage vélo ». Gilles Pérole, vice-président du Club et maire-adjoint de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes, rappelle à cet égard qu’à l’heure « des arbitrages financiers difficiles, les politiques vélo sont économes en surface et en coût et produisent rapidement des effets ».
Parmi les mesures phares, souhaitées par le Club, la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo (IKV), mesure instaurée par décret il y a un an, qui consiste à rembourser 25 centimes par km au salarié qui se rend au travail en petite reine. Avec trois souhaits : qu’elle s’applique aussi à la fonction publique, qu’elle devienne obligatoire pour les entreprises et non facultative, que son plafond annuel défiscalisé soit porté de 200 à 385 euros. Enfin, le CVTC se réjouit d’une bonne nouvelle, même si elle reste encore à confirmer : la mise en place d’une aide à l’achat d’un VAE de 200 euros. Il s’était insurgé en décembre après les annonces de Ségolène Royal suite au pic de pollution. La ministre annonçait en effet une prime de 1 000 euros pour l’achat d’un scooter électrique, mais rien pour le vélo électrique. L’erreur devrait être très bientôt réparée. La ministre de l’Environnement a en tout cas déclaré fin janvier que le décret était prêt et qu’il ne manquait plus que la signature du Premier ministre.

LeCab lance les arrêts de bus virtuels
Comment donner aux déplacements du quotidien le confort d’un transport à la demande qui, de surcroît, ne serait pas trop onéreux ? La société de VTC LeCab tente une réponse en proposant depuis le 31 janvier son service « Plus », un service de transport à la demande partagé avec d’autres utilisateurs.
Le principe est simple : l’utilisateur doit indiquer via son smarphone son adresse de départ et d’arrivée. Le système cherche le minibus le plus proche et vous indique dans combien de temps et à quel endroit vous pouvez retrouver le chauffeur. Si le voyageur est d’accord, un GPS le guidera jusqu’au point de rencontre, « ce qui nécessitera qu’il marche quelques dizaines de mètres », selon Benjamin Cardoso, le fondateur de la société LeCab. « La personne marche jusqu’à un point d’arrêt virtuel de bus. L’idée, c’est d’éviter à la voiture de faire des détours inutiles pour pouvoir proposer aux clients les trajets les plus directs, poursuit-il. Les informations en temps réel permettent aux chauffeurs de s’adapter à la demande avec une grande efficacité et un coût moindre : le prix est de cinq euros la course quel que soit le trajet, du lundi au vendredi de 7h à 21h ».
« C’est une première en Europe à notre connaissance », indique Laurent Kocher, le directeur exécutif Innovation, Marketing, et Services chez Keolis. Pour l’opérateur de transport public, qui contrôle depuis presqu’un an la société LeCab, il s’agit de prendre en compte les restrictions de circulation automobile qui vont augmenter à l’avenir à Paris et dans d’autres villes. « La situation de la voiture particulière est de plus en plus compliquée. Et les jeunes ont de moins en moins tendance à s’équiper en voitures particulières, en particulier dans les grandes villes, où on constate un véritable essor de l’économie collaborative », commente Laurent Kocher. Selon lui, « il faut arriver à proposer un transport à la demande qui entre dans le quotidien des utilisateurs : on vous amène au travail tous les jours ». Pour disposer d’informations en temps réel, un partenariat a été noué avec la start-up américaine Via, qui a développé une technologie de transport partagé à la demande, mise en œuvre depuis trois ans à New York (où il affirme comptabiliser 40 000 utilisateurs par jour), depuis 18 mois à Washington et depuis trois mois à Chicago. « Via répartit la flotte des voitures dans l’espace pour garantir un temps d’approche extrêmement court », précise Oren Shoval, le cofondateur de Via.
Pour proposer des trajets directs et partagés, il est nécessaire de disposer d’une flotte de véhicules conséquente. Pour encourager les chauffeurs à se positionner sur ce service, LeCab promet un chiffre d’affaires supérieur à celui qu’ils peuvent réaliser avec un service de VTC classique. Mais refuse d’en dévoiler le montant. Une centaine de chauffeurs sont prévus, ce qui permettra de proposer 600 places, puisque chaque minivan pourra transporter jusqu’à six personnes.
Dans un premier temps, le service Plus à cinq euros est limité à la zone centrale et ouest de Paris. Dans le reste de la capitale, le VTC collectif sera facturé 30 % de moins que le service classique VTC. « Plus représente une alternative à la voiture individuelle », assure Laurent Kocher, en indiquant que le service Plus pourrait être déployé plus tard dans d’autres villes en France, et au-delà. Keolis a pris une participation à la levée de fonds de 130 millions d’euros que vient de lancer Via (mais refuse là aussi d’en dévoiler le montant) et a noué un partenariat à l’échelle nationale. « Nous avons de grandes ambitions avec ce nouveau service », indique encore Benjamin Cardoso, en précisant que pendant un mois, Plus est proposé à un tarif promotionnel : un euro quel que soit le trajet.
M.-H. P.
L’Ile-de-France lance la « Smart week »
Ce doit être au numérique ce que la Fashion week est la mode… Cet événement stratégique que Valérie Pécresse et le vice-président chargé de l’Economie et de l’Emploi en Ile-de-France, Jérôme Chartier, viennent de créer c’est la « Paris Region Smart Week », qui se tiendra en juin. La région – qui rappelons-le est appelée selon sa présidente à devenir une « smart région » – souhaite en effet fédérer les collectivités, acteurs associatifs et privés autour de grands événements dédiés au digital, à l’innovation et aux start-up, sous le label « Paris Region Smart Event ». La première Smart week inclura les salons Futur en Seine et Viva Technology et la collectivité encourage d’autres manifestations high-tech à s’y intégrer. En novembre dernier, elle avait lancé l’appel à projet « Paris Region Smart Event » dont les lauréats seront présentés début mars. Elle annonce qu’elle financera ces événements et leur promotion à hauteur de 1,5 million d’euros en 2017.