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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Gares & Connexions dit oui à la Ruche
Suite à un partenariat passé entre Gares & Connexions et La Ruche qui dit oui !, 70 gares accueilleront des « Ruches » d’ici à la fin de l’année. Cette association propose aux consommateurs de commander en ligne chaque semaine des produits alimentaires (pains, lait, fruits…), directement auprès de producteurs locaux installés à moins de 250 km d’eux. Avec ce partenariat, les consommateurs pourront récupérer leurs achats dans ces gares, 29 d’entre elles proposant d’ores et déjà ce service.
Lyon reconduit Clear Channel pour sept ans
Le Sytral (Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise) a annoncé le 30 janvier avoir renouvelé pour la deuxième fois consécutive sa confiance à Clear Channel pour l’exploitation publicitaire du métro, des bus et du tramway de Lyon, et des parcs-relais du réseau.
Le contrat, qui débutera en avril, s’étend sur sept ans. « Clear Channel va accompagner le Sytral dans la digitalisation du métro, l’installation de nouveaux mobiliers en cœur de ville, ainsi que le développement d’opérations événementielles », indique le groupe qui propose également la mise en place d’un outil de mesure permettant « de qualifier l’audience de chacun des mobiliers pour créer des parcours usagers et de mesurer l’efficacité des campagnes ».Ixxi signe un contrat en Côte d’Ivoire
Ixxi vient de remporter un premier contrat à l’international : une assistance billettique pour Citrans, nouvelle compagnie privée de transport lagunaire à Abidjan en Côte d’Ivoire, qui exploitera prochainement une flotte de 18 bateaux-bus. Ixxi aura pour mission de définir l’organisation et les modes opératoires du système billettique du futur système de transport lagunaire de Citrans. « Ixxi se positionne dans une région où elle compte bien poursuivre son développement », explique la filiale de la RATP dans un communiqué.
Paris expérimente les véhicules partagés pour commerçants
Paris a lancé le 26 janvier une expérimentation de véhicules utilitaires légers électriques et partagés. Il est proposé aux commerçants et artisans du centre de Paris de se partager 4 véhicules électriques (dont un est hybride et fonctionne aussi à l’hydrogène) et de cinq stations de recharge (4 dans le second arrondissement et un dans le troisième) en s’inscrivant sur www.vulepartages.fr. Ils recevront alors un code par SMS leur permettant d’ouvrir la boîte à clés située à proximité de la borne. S’ouvrent alors trois possibilités : un abonnement « Flex » gratuit pour les utilisations très occasionnelles avec une tarification à 5,5 euros la demie-heure; un forfait Garantie classique à 70 euros par mois et des tarifs d’utilisation allant de 8,8 lheure ‘ périodes de pointe à 4 euros l’heure; et enfin un forfait Garantie Premium à 200 euros par mois (tarifs allant de 6,6 à 3 euros l’heure). 25 utilisateurs se sont déjà inscrits et 25 envisagent de le faire, indique l’Hôtel de Ville.
L’expérimentation, qui va durer un an, s’appuie sur un partenariat avec notamment Peugeot et Symbio.Ile-de-France. Un budget transports en hausse
Au terme de trois jours de débats, les élus régionaux ont adopté le 25 janvier à une large majorité le budget 2017 de l'Ile-de-France. Un budget qui affirme notamment l’ambition francilienne d’être une région « décarbonnée ». Ainsi le volet transports – 1,490 milliard d’euros – prévoit-il 727 millions d’euros d’investissements (+22 % par rapport à 2016) et 763,5 millions d’euros (-3,9 %) de fonctionnement. La hausse des investissements représente 12 euros de plus par usager régulier, précise la région. Ce qui « confirme la priorité donnée au renouvellement et à la modernisation de l'offre de transports après des années de retard et de sous-investissements », précise-t-elle dans un communiqué. La somme doit permettre la mise en œuvre de plusieurs projets et notamment l’électrification de la ligne Paris – Troyes, l’amélioration des RER et Transilien, le démarrage des travaux du tram T9 entre Paris et Orly, le prolongement d'Eole à l'ouest et de la ligne 11 du métro vers Rosny-Bois-Perrier. La région veut aussi favoriser le développement des sites propres (TZen 4 et TZen 5) et la mise en œuvre du plan vélo.

La SNCF part à la conquête des jeunes
La SNCF a lancé le 25 janvier TGVmax, un abonnement illimité qui s’adresse aux jeunes de 16 à 27 ans. « TGVmax, c’est le pouvoir de voyager en illimité sur tous les TGV et Intercités à réservation obligatoire, vers toutes les destinations, tous les jours sans exception. Même les jours de grands départs », assure la SNCF. Mais tout de même avec une restriction : « les trains de très forte affluence, très prisés par les professionnels ne sont pas ouverts », ajoute-t-elle. Les Ouigo et les iDTGV ne sont pas accessibles avec cette carte. Un simulateur permet de visualiser les trains accessibles avec cet abonnement pendant le mois à venir.
L’abonnement est vendu au prix de 79 euros par mois. Pour son lancement, la SNCF le vend à un euro jusqu’au 28 février. Seule contrepartie, l’abonnement se fait sur douze mois et prévoit un engagement de trois mois minimum. Faute de quoi des frais de dossier de 15 euros seront prélevés. Une fois passé ce délai, l’abonnement peut être résilié ensuite à tout moment. Sinon, sa reconduction se fait tacitement.
TGVmax est totalement digitalisé : il s’achète sur un Internet et on peut annuler son voyage juste avant le départ du train choisi. Le voyage se fait en seconde classe. On peut faire jusqu’à six réservations simultanément mais on n’a le droit d’effectuer qu’un seul trajet par jour au départ de la même ville.
Le nombre de ces TGVmax mis en vente ne sera pas limité contrairement à ce qu’a déjà fait la SNCF dans le passé avec les forfaits illimités à utiliser sur le réseau des iDTGV : en janvier 2015, elle avait ainsi lancé 10 000 forfaits iDTGVMax à 59,99 euros qui étaient partis comme des petits pains. Un ballon d’essai avant ces nouveaux abonnements illimités spécifiquement dédiés aux jeunes. Un public qui a une fâcheuse tendance à se détourner des trains au profit du covoiturage et que la SNCF a bien l’intention de reconquérir avec des produits moins chers et plus simples.
M.-H. P.Rouen lance la commande de tickets par SMS
A partir du 6 février, il devait être possible de commander son ticket par SMS pour prendre les transports publics à Rouen, grâce à une solution développée par Atsuké. Le montant est débité sur la facture du mobile du client ou décompté d’un compte prépayé pour les non-abonnés. La réception du titre se fait par retour de SMS et permet d’authentifier le titre.
Keolis lance la recharge des titres sur mobile
Keolis Lille le présente comme une première européenne pour les voyageurs du réseau Transpole en métropole lilloise : « grâce à la nouvelle appli Pass Pass Easy Card, il suffit désormais d’un simple contact entre leur smartphone et leur carte Pass Pass pour y charger instantanément des titres de transport », indique l’opérateur de transport public dans un communiqué. Cette application pour smartphones équipés de la technologie NFC permet de consulter le solde des titres de transport disponibles sur la carte Pass Pass et de recevoir des alertes informant de la fin de validité d’un abonnement.
A Metz, Indigo se prépare à gérer le stationnement de voirie à la mode madrilène
Dans l’optique de la dépénalisation au 1er janvier 2018, l’agglomération de Metz a récemment confié la gestion de son stationnement à Indigo dans le cadre d’une DSP de sept ans qui a démarré le 1er janvier dernier. Un contrat qui fait suite à celui que Suresnes a signé avec Urbis Park. Celui de Metz est bâti sur un modèle différent de celui de la ville des Hauts-de-Seine et jugé « plus complet » par Sébastien Fraisse, le directeur général adjoint d’Indigo et directeur France .
Les grandes métropoles sont mobilisées dans la mise en œuvre de cette réforme majeure du stationnement sur voirie. En témoignent les appels d’offres lancés par Bordeaux et Paris, cette dernière ayant prévu de faire trois lots de chacun 40 000 à 50 000 places et annoncé qu’elle souhaitait choisir au moins deux délégataires différents. Elle vient parallèlement de communiquer au grand public le montant envisagé pour le forfait de post-stationnement (FPS). « Les grandes métropoles sont très engagées dans le soutien de la réforme et seront prêtes pour l’appliquer », a d’ailleurs assuré le président du Gart, Louis Nègre, lors de ses vœux le 11 janvier. « A cet égard, le travail accompli par Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Nice, Metz et de nombreuses autres villes est remarquable ».
Mais si Paris a prévu de déléguer le contrôle et la verbalisation, à Metz, Indigo aura la main sur toute la chaîne. Avec dès aujourd’hui, la responsabilité de la collecte et de la maintenance des horodateurs (qui était jusqu’alors déléguée à Urbis Park), ainsi que des opérations de contrôle et de verbalisation après le 1er janvier 2018. L’opérateur se charge également des recours administratifs préalables obligatoires, c’est-à-dire des réclamations éventuelles d’automobilistes contestant le forfait de post-stationnement à 30 euros (divisé par deux en cas de paiement dans les 72 heures).
Pour le contrôle, il a prévu d’utiliser une caméra avec système de lecture automatisé des plaques d’immatriculation (Lapi) comme il le fait déjà à Madrid depuis une dizaine d’années, installé sur des voitures ou des scooters. Dans la capitale espagnole, les vérifications dans chaque artère sont faites tous les quarts d’heure permettant de contrôler 1 500 véhicules à l’heure ! Les agents de contrôle sont ensuite dépêchés dans les zones où un maximum de contrevenants ont été détectés. Leur matériel moderne portatif – le même que celui des villes disposant d’un PV électronique – leur garantit à eux aussi une belle efficacité avec 150 voitures contrôlées chaque heure. « Grâce à ce système, le taux de rotation est optimisé et le taux de respect est de 85 %, assure Sébastien Fraisse. Il ne reste que les distraits ou les plus courageux pour ne pas payer ! »
Le marché européen, plus mature qu’en France, a permis à Indigo de se positionner depuis une petite vingtaine d’années également à Bruxelles et Londres. De plus, indépendamment de la dépénalisation, le groupe exploite les horodateurs de 90 villes françaises (environ 10 % de son chiffre d’affaires). « La dépénalisation est l’occasion d’ajouter de nouvelles contributions à nos offres », poursuit Sébastien Fraisse. Les investissements restent légers : un million d’euros par exemple pour le développement de la solution logicielle du Lapi. Pour la France, Indigo a installé, fin 2015, un pilote à Boulogne-Billancourt, qui lui sert de vitrine.
Parmi les innovations vendues à Metz : de multiples moyens de paiement, notamment mobiles, ainsi qu’un éventail de services à la mobilité tels qu’abris vélos et bornes de recharge électrique. « Il faut faciliter la vie des automobilistes et non pas la compliquer », continue-t-il. Le partenariat de 2016 avec la start-up OPnGO permettra aussi de proposer un paiement automatisé au printemps 2017 dans les parcs en ouvrage : une fois le client enregistré, sa plaque est reconnue, son compte débité automatiquement. Mais aussi un service de guidage vers les zones où se garer. « Via une appli mobile un code couleur classique rouge, orange et vert, identifie les rues où l’on a le plus de chances de trouver une place », explique le directeur France.
A noter enfin que le modèle de la DSP, choisi par Metz, n’est pas banal. Les villes de Paris et de Bordeaux, dans lesquelles Indigo a été candidat, ont opté pour des marchés de prestations de services. « Dans le modèle DSP, nous portons des investissements importants dans les horodateurs et nous prenons le risque sur le trafic : si les recettes sont plus faibles que prévu, nous assumons les conséquences et pouvons perdre de l’argent… ». Quelle que soit la formule juridique retenue, l’ex-filiale de Vinci espère que sa part de marché sur le terrain du stationnement dépénalisé restera du même ordre que ce qu’il affirme détenir à ce jour sur le marché du parking. Soit 50 %.

Lyon teste le « couloir de bus dynamique », une première en France
La Métropole de Lyon et le Sytral expérimentent pendant trois mois, jusqu’à fin mars, un « couloir de bus dynamique » mis en place sur l’avenue Lacassagne, un axe de circulation – très – urbain stratégique entre la Part-Dieu et l’Est lyonnais. Le principe : une voie temporaire (à droite) est créée et réservée aux bus sur les deux voies de circulation générale, la voie de gauche restant affectée aux voitures. Si l’objectif est bien de fluidifier la circulation en partageant la voirie, la difficulté reste d’anticiper l’arrivée des bus, et d’organiser le rabattement des véhicules tout au long du secteur concerné sur 400 mètres et doté de quatre feux de signalisation. Le système embarqué conçu par Egis et Eiffage Energie* permet ainsi aux chauffeurs de bus de prévenir de leur approche grâce à deux panneaux de signalisation implantés à environ 100 mètres de distance en bordure de chaussée : le premier panneau s’allume pour avertir les usagers (véhicules particuliers/livraison, cyclistes) de se rabattre à gauche, le second (clignotant) pour indiquer l’arrivée imminente et la voie réservée au bus. Celle-ci est renforcée par un marquage lumineux au sol. Ce système a été préféré à un site propre en raison du caractère urbain contraint et du fort trafic à la limite de la saturation (900 véhicules/h aux heures de pointe), des conditions correspondant à une quinzaine de sites lyonnais. L’évaluation portera sur l’impact sur la vitesse commerciale des TC, sur les flux automobiles et sur la réplicabilité du dispositif qui, le cas échéant, pourrait entraîner une modification du code de la route.
Claude Ferrero
*avec le Licit, l’Ifsttar et l’ENTPE.