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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Effia Transport devient Cykleo
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Keolis, qui gère, via sa filiale Effia Transport, un parc de 17 000 vélos en libre service (VLS) ou en location longue durée dans 25 villes, restructure son offre. Au passage, le groupe change le nom de sa filiale, qui devient Cykleo. Cette dernière propose des solutions vélo « clé en main » aux collectivités et aux entreprises et les accompagne dans toutes les phases des projets d’infrastructure et de mobilité douce, y compris les solutions de stationnement vélo (conception, études, exploitation, déploiement, marketing et communication). Ses experts estiment que l’utilisation du vélo dans les déplacements du quotidien devrait connaitre une forte croissance dans les cinq prochaines années.Appel à l’adoption d’une stratégie européenne sur le vélo
Après les ministres des Transports et les députés européens l’année dernière, ce sont maintenant les villes et régions d’Europe qui demandent que l’UE se dote d’une « stratégie vélo » Réunis en session plénière à Bruxelles le 12 octobre, le Comité des régions de l’UE, organe composé de 350 représentants des pouvoirs locaux et régionaux, a appelé la Commission à adopter une « feuille de route européenne pour les déplacements à vélo », avec un objectif chiffré de doublement de l’usage du vélo dans l’ensemble de l’UE au cours des dix prochaines années. Subsidiarité oblige, les élus soulignent que, même si le développement des réseaux nationaux de déplacement à vélo relève de la compétence des Etats, la Commission peut leur venir « en soutien ». Ils lui demandent par exemple d’inclure EuroVelo, le réseau d’itinéraires cyclables longue distance, dans le réseau transeuropéen de transport, ce qui permettrait de lui accorder des financements européens et de « favoriser une meilleure accessibilité des centres-villes ».
Isabelle Smets
Voies sur berge : bataille de chiffres à l’horizon
Avoir quatre comités de suivi et d’évaluation concurrents, n’est-ce pas une des meilleures façons de s’assurer d’obtenir des résultats discordants ? Et de pouvoir mieux continuer à s’écharper ensuite
Dans le dossier de la piétonnisation des voies… sur berge rive droite, la confiance est tellement rompue, qu’on en est arrivé à une aberration : un comité instauré par la préfecture de police, un autre supervisé par la Ville de Paris, un troisième constitué par la région et un dernier par la métropole ! Une situation que dénonce Michel Herbillon, le député-maire (LR) de Maisons-Alfort, également vice-président à la Métropole du Grand Paris.
L’édile prêche pour « un seul comité d’évaluation à l’échelle régionale et métropolitaine puisque c’est bien celle impactée par la piétonnisation ». Et regrette que l’interdiction de circuler sur la voie Georges-Pompidou, vécue comme brutale, soit « la façon dont s’incarne pour les citoyens la Métropole nouvellement créée et dont Anne Hidalgo est d’ailleurs vice-présidente. Car cette décision est funeste pour leur vie quotidienne ». La Métropole s’empare en effet des questions de mobilité que ce soit sur la Seine (voir également notre article sur les navettes fluviales) ou sur ses berges. Preuve en est l’installation le 10 octobre, par son président Patrick Ollier, de l’Observatoire métropolitain de l’expérimentation de la piétonnisation des voies sur berges rive droite.
Le même jour, le comité régional – celui de la région et du Stif – de suivi et d’évaluation des impacts de la piétonnisation des voies sur berge rive droite à Paris rendait son premier rapport d’étape. Premières conclusions : « très peu de résultat d’évaluation à cause d’un manque de données », affirme le rapport. Partant de là, on est en droit de se questionner sur la valeur des premiers chiffres présentés par la Direction de la voirie et des déplacements de Paris qui font état d’un accroissement de trafic automobile sur les quais hauts rive droite d’une part et sur le boulevard Saint-Germain, d’autre part, allant de « seulement » 4 à 73 %.
Par ailleurs, la région a élargi le champ d’investigation. Son rapport fait état d’une dégradation de la circulation sur le périphérique entre les portes de Saint-Cloud et de Sèvres. Sur les quais hauts, le comité compte des temps de parcours entre les Tuileries et Le Châtelet plus que doublés le soir (+135 %) par rapport à 2015. De plus, conséquence paradoxale, la piétonnisation devant inciter à prendre les TC, les bus qui sont trop souvent bloqués aux carrefours voient leur temps de parcours s’allonger de quelques minutes. Cependant, la RATP conclut que « globalement, il n’est pas possible à ce stade d’évaluer l’impact spécifique de la fermeture des voies sur berge sur la circulation des bus ».
De son côté, Michel Herbillon rappelle que la métropole a proposé une concertation à Anne Hidalgo, afin de mettre en place la piétonnisation vivable, avec de réelles alternatives de déplacement pour les Franciliens. Il répète que la majorité régionale n’est pas opposée sur le principe. « Ce serait trop facile de nous taxer de “vieux ringards tout-bagnole”, insiste-t-il. Le problème, c’est la méthode autocratique alors qu’aucune solution de transport n’est prête. » Il estime aussi que la possibilité d’une piétonnisation partielle ou bien certains jours ou à certaines heures de la journée aurait dû être examinée.
Le député-maire de Maisons-Alfort rappelle enfin le rapport négatif de la commission d’enquête « qui est un réquisitoire contre la décision : pas d’impact positif sur la pollution, périmètre d’impact trop restreint, la voie express Georges-Pompidou n’est pas une voie communale, contrairement à ce qu’affirme Anne Hidalgo ». Quant à la décision du préfet d’instaurer une période expérimentale de six mois, il craint qu’il ne s’agisse d’une « mascarade, un rideau de fumée pour calmer l’agitation ». Il n’adhère pas « au concept fumeux d’évaporation de la circulation ». Et ne décolère pas devant les arguments employés pour le convaincre : « On m’a affirmé que la voie Georges-Pompidou n’était utilisée que par des catégories socioprofessionnelles “plus”. Probablement en font partie tous les artisans et commerçants en estafettes qui viennent des villes du Val-de-Marne ? »
Paris-Est-Marne et Bois, un territoire intercommunal de 13 municipalités val-de-marnaises va très probablement déposer un recours juridique contre la décision entachée d’illégalité. En attendant, l’élu préconise le report de la décision unilatérale, ainsi qu’une vraie concertation entre Ville de Paris, Métropole du Grand Paris et région Ile-de-France, « afin qu’on mette en place une solution de transport qui accompagne la fermeture à court ou moyen terme, pas en 2024. Or pour l’instant, nous avons toujours un refus de Paris. Autant dire que la métropole est utilisée à géométrie variable, selon qu’elle sert ou non les intérêts de la capitale ! »
JCDecaux renouvelé à Nice
JCDecaux a annoncé le 13 octobre avoir renouvelé et étendu son contrat de mobilier urbain avec la ville de Nice. Pour une durée de 12 ans, il comprend « l’installation, l’entretien, l’exploitation et la maintenance d’un minimum de 194 mobiliers urbains d’information publicitaires de 2 m² et 8 m² (pouvant atteindre 358 mobiliers) ainsi que 16 mobiliers urbains non publicitaires ». Parmi ces mobiliers, un certain nombre accueillera de nouveaux dispositifs offrant plusieurs services, comme la mesure de la température, de la qualité de l’air, la vidéosurveillance ou encore la diffusion de messages municipaux par haut-parleur.
Nouveau succès au Japon pour JCDecaux
Quelques mois après avoir remporté le contrat des abribus publicitaires du Bureau des Transports du gouvernement de la Métropole de Tokyo, JCDecaux a annoncé fin septembre que sa filiale japonaise MCDecaux avait remporté les contrats d’abribus publicitaires de Fuji Express et de Tokyu Bus Corporation, deux opérateurs de bus à Tokyo, pour une durée de 20 ans. MCDecaux continue ainsi son développement et est désormais sous contrat avec 10 des 11 principaux opérateurs de bus privés de Tokyo, soit un potentiel de plus de 600 abribus publicitaires qui viendront s’ajouter aux 400 minimum prévus par le contrat signé en juin dernier.
Nouvelle étape pour les états généraux de la mobilité durable
Partant du constat que la mobilité repose encore aujourd'hui en France à 80 % sur la voiture, les grands acteurs du transport public lancent un grand débat sur le sujet. Cinq thèmes ont été retenus (qualité de service, transition énergétique et santé publique, financement et modèle économique, intermodalité et multimodalité, desserte des territoires peu denses) et une consultation nationale en ligne a été mise en place du 13 juin au 31 août. « Les résultats issus du questionnaire ont permis d'exprimer les attentes des structures concernées par les mobilités, des élus, des techniciens mais aussi des usagers des transports », indiquent dans un communiqué du 12 octobre les organisateurs de la démarche, qui compte dans leurs rangs le Gart, l'UTP, Régions de France (anciennement ARF), TDIE, la FNTV et la Fnaut.
Six réunions régionales publiques vont maintenant avoir lieu, en commençant par Lille le 26 octobre, et en se terminant à Strasbourg le 22 décembre. La restitution fera l'objet d'une présentation nationale en mars à Paris. En espérant que les orientations dégagées soient prises en compte dans les débats à venir durant la campagne à l'élection présidentielle. TDIE compte d'ailleurs s'en servir pour interroger les candidats à la présidentielle sur leurs positions dans le domaine des transports, comme l'association l'avait déjà fait lors des élections régionales.Entre l’Ethiopie et Djibouti, les Chinois reconstruisent la voie ferrée… et l’exploitent
Tout un symbole : presque un siècle après l’achèvement par les Français de la voie ferrée de Djibouti à Addis-Abeba, ce sont les Chinois qui achèvent la reconstruction de cette ligne aux normes les plus récentes. Et s’apprêtent à l’exploiter pendant cinq ans. Ceci alors que les affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre à Addis-Abeba allaient entraîner la déclaration de l’état d’urgence en Ethiopie le 9 octobre.
Quatre jours auparavant, le 5 octobre à Addis-Abeba, Hailé Mariam Desalegn, Premier ministre éthiopien, et Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti, ont inauguré officiellement les 756 km de chemin de fer construits – ou reconstruits – par les Chinois entre les capitales des deux pays. Symbole encore : le président djiboutien est le fils d’un cheminot de l’ancienne ligne française. Une ligne à voie métrique construite de 1897 à 1917 et longtemps indispensable car donnant au plateau éthiopien un accès à la mer, mais concurrencée ces dernières décennies par les camions et abandonnée faute d’entretien il y a une dizaine d’années entre Addis-Abeba et Dire-Dawa.
Posée à voie normale de 1 435 mm et électrifiée sous 25 kV 50 Hz, la nouvelle ligne est aux normes chinoises et autorise des vitesses jusqu’à 120 km/h pour les trains de voyageurs et 90 km/h pour le fret. De quoi permettre à ce dernier de relier le port djiboutien et la capitale éthiopienne en 10 à 12 heures, contre deux à trois jours en camion, par trains de 3 500 t, contre 500 t pour les trains de l’ancienne ligne.
Revenue à quelque trois milliards d’euros, la construction de la section éthiopienne de la ligne a également bénéficié d’un large financement chinois, 70 % du montant ayant été prêtés par la banque Exim, contre 30 % en provenance du gouvernement éthiopien. Côté éthiopien, deux contrats ont été signés en 2011 par l’Agence de développement ferroviaire, l’un avec China Railway Group pour construire les 330 km entre Addis-Abeba et Mieso, l’autre avec China Civil Engineering Construction Corp. pour les 339 km entre Mieso et la frontière avec Djibouti. Les quelque 100 km sur le territoire de Djibouti ont été construits par China Railway Construction Corp. dans le cadre d’un contrat de 450 millions d’euros avec le gouvernement djiboutien en 2012.
En juin 2014, le constructeur chinois CSR Zhuzhou a remporté le contrat pour la fourniture des locomotives électriques de 7,2 MW destinées à la ligne, soit trois pour les trains de voyageurs et 32 pour le fret. Basés sur des modèles existants, ces engins ont été adaptés aux conditions locales, y compris les écarts d’altitude (2 000 m entre Djibouti, au niveau de la mer, et le plateau éthiopien) et de température dans le désert, avec un maximum de 50 °C en journée et des nuits froides. De son côté, CNR Dalian a fourni les locomotives diesels du chantier de construction. De même, les wagons et les voitures viennent de Chine.
Enfin, l’exploitation sera assurée par du personnel chinois pour une période initiale de cinq ans, afin de se donner le temps de former le personnel local, lequel bénéficie de stages de spécialisation en Chine et en Russie. Dans un premier temps, la ligne n’est ouverte qu’au fret, les voyageurs devant encore attendre trois mois mis à profit pour des marches à blanc. Toutefois en novembre 2015, des trains de fret avaient déjà été assurés à titre temporaire sur une section de ligne achevée, lorsque des locomotives de ligne et de chantier ont permis de transporter du blé à destination de zones touchées par la sécheresse.
« C’est la première ligne électrifiée à voie normale du continent construite aux normes et avec la technologie chinoises, et ce ne sera certainement pas la dernière », a assuré aux médias locaux l’ambassadeur de Chine en Ethiopie. Une déclaration qui prend tout son sens lorsque l’on sait que la ligne reconstruite est censée constituer le premier tronçon d’un réseau ferré national éthiopien, voire d’un réseau à l’échelle de la corne de l’Afrique. A cette fin, un contrat clé en main a été signé en juin 2012 avec l’entreprise turque Yapi Merkezi pour construire d’ici 2018 une ligne de 389 km reliant Awash, sur la ligne Djibouti – Addis-Abeba, à Weldiya et Hara Gebeya, plus au nord. Les 220 km au nord de Hara Gebeya, vers Mekele, ont quant à eux été attribués à China Communications Construction Co.
Patrick Laval
600 personnes aux Journées Agir
Les Journées d’Agir, qui se sont tenues pendant deux jours, les 5 et 6 octobre à Troyes, ont réuni quelque 600 personnes. Elles ont notamment été l’occasion de présenter la nouvelle appli universelle de ticket unitaire, que va proposer la CATP, la centrale d’achat du transport public. Cette appli permet, lorsqu’elle est chargée, de se créer un compte permettant d’utiliser ensuite les transports collectifs de n’importe quelle ville.
Strasbourg reçoit sa première rame Citadis
La première d'une série de douze rames Citadis destinées à l'exploitation de la ligne D, en cours d'extension vers Kehl en Allemagne, a été livrée…
à Strasbourg le 3 octobre. Homologuées par les services de la TAS (Technische Aufrichtsbehörde für Strassen- und Stadtbahnen) à Stuttgart, ces rames répondent aux exigences réglementaires en vigueur outre-Rhin (troisième phare à l'avant, luminaires sur les côtés) et restent interopérables sur l'ensemble du réseau de la CTS. Commandées à Alstom pour un prix unitaire de 3,4 millions d'euros, elles présentent un "nez" au design inédit, un éclairage LED et offrent une capacité de 288 passagers, contre 270 places dans leur configuration habituelle (45 mètres) à Strasbourg. Les essais en ligne débuteront fin octobre pour le nouveau matériel. Les premiers essais sur la ligne Strasbourg-Kehl (2,7 kilomètres de voies nouvelles) sont prévus en janvier 2017 pour une mise en service promise en avril 2017.
O.M.
Keolis dévoile son enquête sur les voyageurs et leurs usages digitaux
Dis-moi quels services tu utilises et je te dirai quel voyageur tu es. Dans le cadre de l’Observatoire des mobilités digitales créé en 2015 …
par Keolis et Netexplo, 2783 personnes ont été interrogées pour connaître les différentes utilisations du digital au cours de leurs déplacements. Trois catégories de profil sont distinguées, selon l’étude qui a été présentée le 4 octobre : les « Digi’mobiles » qui représentent 31 % des sondés, à l’aise avec le digital, voire « accros » au smartphone. Ce groupe peut encore se différencier entre autonomes (21 %) et hyperactifs (10 %).
Deuxième catégorie : les connectés (39 % recensés), ont pris le virage du digital mais restent « encore ancrés dans le web 1.0 », commente Eric Chareyron, le directeur prospective de Keolis. Ils sont soit suiveurs à 14 % en attente de modernité, soit « web assis » en attente de simplicité.
Enfin, 30 % des personnes interrogées sont « off-line », autrement dit peu utilisateurs de services digitaux. Ce sont soit des personnes isolées (20 %) soit fragiles (10 %, majoritairement des personnes âgées).
Keolis relève « trois attentes d’assistance numérique prioritaire : mobilier urbain connecté, sécurité et guidage ». Et annonce une prochaine étude étendue à l’international sur le sujet.