Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Feu vert européen au rachat de Faiveley Transport

    La Commission européenne a autorisé le 4 octobre le rachat, sous condition, de l'équipementier ferroviaire français Faiveley Transport par l'américain Wabtec.
    « Les parties ont offert de vendre intégralement Faiveley Transport Gennevilliers », une cession qui « supprimera tout chevauchement entre Faiveley et Wabtec sur le marché des matériaux de frottement frittés pour freins de train », explique l'exécutif européen dans son communiqué.

    La Commission, qui avait ouvert une enquête approfondie le 12 mai 2016, craignait que l'opération n'élimine l'un des trois grands opérateurs sur ce marché spécifique. Les deux groupes avaient annoncé en octobre 2015 avoir signé un accord définitif en vue de l'acquisition par Wabtec de l'ensemble du capital du groupe français pour environ 1,7 milliard d'euros. Le rachat doit donner naissance à « l'un des leaders mondiaux des équipements ferroviaires », selon les deux groupes, avec un chiffre d'affaires total d'environ quatre milliards d'euros.

  • RATP Dev va remplacer Transdev à Vannes

    La communauté d’agglomération de Vannes a décidé de confier à RATP Dev, à partir du 1er janvier prochain, l’exploitation et la maintenance de son réseau de bus Kicéo. La filiale de la RATP, qui va remplacer Transdev, va créer une filiale, CTGMVA (Compagnie des Transports Golfe du Morbihan – Vannes Agglomération), pour cette délégation de service public qui durera sept ans. Le chiffre d’affaires est de 105 millions d’euros sur toute la durée.
    Le réseau Kicéo dessert plus de 141 000 habitants au sein de l’agglomération vannetaise qui compte 23 communes. Dix lignes régulières urbaines de bus sont exploitées ainsi que quatre lignes périurbaines, des circuits et lignes scolaires et un service de transport à la demande (TAD) et de transport des personnes à mobilité réduite (TPMR).
    Parmi les changements à venir, le TAD sera restructuré à partir de 2017 « pour mieux assurer le rabattement vers les pôles de vies périphériques et vers les lignes régulières du réseau ». Il est aussi prévu en 2020 de mettre en place trois lignes structurantes conformément à ce que prévoit le schéma directeur des transports collectifs de l’agglomération.

     

  • Ajaccio passe en SPL

    Afin d’optimiser ses transports, le Pays Ajaccien a opté pour la gestion directe. Depuis le 1er septembre 2016, la Société publique locale (SPL) Mobilité et Stationnement du Pays Ajaccien (86 personnes) a repris l’exploitation du réseau de transport. « Grâce à la SPL Mobilité et Stationnement du Pays Ajaccien, les élus ajacciens souhaitent renforcer l’implantation locale de l’exploitant : développer les compétences internes et réinternaliser certaines missions, remobiliser les personnels autour d’un véritable projet d’entreprise et redorer l’image du transport public auprès des Ajacciens », explique la Communauté d’agglomération du Pays Ajaccien (Capa) dans son communiqué.  A partir de 2017, des ajustements seront apportés sur le réseau afin de l’améliorer et de faire évoluer l’organisation de l’entreprise.

  • Nouvel appel à projets européen sur les transports

    La Commission européenne a lancé un nouvel appel à propositions de 20 millions d’euros pour financer des projets dits « de synergie » entre les secteurs transport et énergie (mobilité électrique, couplage d'infrastructures…). Seules des études – pas les travaux – sont éligibles et priorité sera donnée aux études comprenant un déploiement pilote (essais en situation réelle). L’appel est ouvert jusqu’au 13 décembre. Toutes les infos ici. Une journée d’information « virtuelle » est organisée sur cet appel le 10 octobre à partir de cette page.

  • Rennes envisage la fin du ticket papier

    Dans le cadre du chantier de construction de la ligne B, Rennes Métropole va revoir l’accès au métro. Afin de faire baisser la fraude, des portillons d’accès fermeront le réseau tandis qu’une nouvelle billettique sera instaurée. Une décision qui avait été prise mi-2015 et pour laquelle conseil métropolitain vient de voter le 23 septembre un budget de 8,9 millions d’euros (dont 3,5 subventionnés par la région et l’Europe). A la clé, la disparition du ticket papier édité à quelque 13 millions d’exemplaires par an. L’agglomération souhaite, à la mise en service de la ligne B en 2020, changer tous les valideurs de la ligne A du métro et des bus pour un système de carte à puce au format ISO. La future carte permettra de charger des tickets unitaires, y compris avec des tarifs différenciés. L’idée est aussi de supprimer la « repasse » c’est-à-dire l’habitude prise dans le métro de déposer sur les automates son ticket utilisé mais encore valable dans l’heure.

     

  • Fermeture des voies sur berges. De 4 % à 73 % de trafic en plus

    D’après les mesures de direction de la Voirie et des Déplacements de la mairie de Paris que le JDD a publié en exclusivité, pendant les trois premières semaines de septembre, le nombre de véhicules par heure a augmenté de 73 % sur les quais hauts aux heures de pointe du matin (passant de 1 172 en septembre 2015 à 2023), et de 13 % à la pointe du soir. Quant au boulevard Saint-Germain, autre axe de report, il voit son trafic augmenter de 41 % le matin et de 4 % le soir. Des chiffres inférieurs de 3 à 22 % aux prévisions de l’étude d’impact de Systra. Les temps de parcours sont peu allongés : il faut 14 minutes le matin entre les Tuileries et le bassin de l’Arsenal, soit une de plus qu’en 2015 et 20 minutes le soir, c’est cinq de plus qu’un an auparavant. Mais la situation est plus difficile sur le boulevard Saint-Germain avec notamment des temps de parcours doublés le matin entre Concorde et l’Institut du monde arabe.

  • Premier Véligo dans une gare parisienne

    Déjà présent dans 48 gares franciliennes, Véligo, le service de stationnement de vélos créé par le Stif en 2000 vient de s’installer à Paris : le 28 septembre, un espace a ouvert dans le parking Effia Pasteur de la gare Montparnasse. Cet espace sécurisé, comprend 60 places accessibles 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, avec une carte Navigo en cours de validité. L’aménagement a coûté 90 000 euros, financés par le Stif à 75 %, la Ville de Paris (12,5 %) et SNCF Gares & Connexions (12,5 %). Le dispositif comprend actuellement 2 954 places dans plus de 4 000 Véligo et abris en accès libre, l’objectif du Stif étant d’en créer 20 000 d’ici à 2020. Service apprécié des voyageurs (92 % de satisfaction lors de l’enquête 2013), Véligo est assuré par SNCF Transilien, qui a délégué la gestion à Kisio Service, filiale du Groupe SNCF. Le nouveau service www.veligo.transilien.com permet une souscription en ligne et une carte interactive est disponible sur www.stif.info/carte-veligo.html.

  • La Rochelle : toute une démarche pour la marche

    La Rochelle : toute une démarche pour la marche

    Après Grenoble, et son « Chrono en marche », lancé cet été c’est La Rochelle qui inaugurait le 22 septembre son initiative « Carrefour de  mobilité » menée par Transdev dans le but d’inciter les Rochelais à la marche. Jardinet transformé en sentier gourmand, œuvres d’art et signalétique au sol visent à rendre l’espace public plus urbain et apaisé. Ceci dans l’optique d’une refonte du réseau de bus qui ne desservira plus l’hypercentre de la ville en 2017 et dans la continuité de la piétonnisation de la zone du port depuis juillet 2015. Sur plusieurs centaines de mètres, le tout permet de prendre en charge l’usager à l’arrêt de bus pour l’accompagner à sa destination en lui indiquant les temps de marche.

    A La Rochelle, la démarche est facilitée par la présence des portes médiévales de l’ancienne cité qui donnent des repères à tous. « Il fallait toutefois modifier les perceptions des gens, qu’ils revoient leur carte mentale, c’est le but de ce démonstrateur, qui révèle la porte Maubec », explique Sonia Lavadinho, la directrice du cabinet genevois BFluid Recherche et expertise, qui a travaillé avec la communauté d’agglomération de La Rochelle. « Alors que jusqu’à présent c’était juste un carrefour routier sur lequel les gens n’avaient aucune opinion. Aujourd’hui, ils réagissent : ils aiment… ou pas ! » Cette anthropologue est intarissable sur les mille et une manières de rendre une ville « marchable ».

    L’expérimentation a démarré le 29 juillet et déjà les premiers enseignements sont tirés. La directrice du cabinet BFluid annonce que la V2 est déjà dans les tuyaux, car « c’est bien le principe du living lab ». « Les Rochelais sont déjà des grands marcheurs puisque 43 % marchent plus d’une heure par jour, rappelle-t-elle. 78 % des 330 personnes que nous avons interrogées nous affirment être en faveur de la poursuite de cette expérimentation dans d’autres quartiers. »

    Le test se déroule dans l’un des lieux repérés comme fermés à la marche. « En commençant notre recherche, on s’est aperçus que les gens surestiment beaucoup les temps de trajets et renoncent à marcher », raconte de son côté Brigitte Desvaux, vice-présidente de la communauté d’agglo de La Rochelle, chargée des Transports. En deux ans, l’agglo a prévu d’investir « 300 000 euros dans cette démarche ». De l’hôpital à l’arrêt de bus Dames-blanches, le long du canal, on est à quelque 500 mètres du Vieux-Port, mais on ne le voit pas. Et l’aménagement urbain ne faisait jusque-là pas vraiment centre-ville. Désormais une proue de bateau invite à se poser, et un jardin des senteurs à cueillir des plantes aromatiques. Des plans explicites précisent qu’ici « tout est à dix minutes à pied » et accompagnent un jalonnement dynamique peint au sol. Enfin, diverses œuvres d’art d’artistes locaux proposent aux nouveaux piétons de flâner.

    Anne de Bagneux, directrice adjointe de Transdev France, chargée de la zone sud, met en avant une « une démarche moderne et frugale en budget et en temps, qui doit permettre d’aller plus loin dans l’intermodalité et l’utilisation des transports collectifs ». La Rochelle doit dès 2017 proposer un réseau de bus doté de quatre lignes fortes cadencées aux 10 ou 15 minutes et créer 60 nouveaux arrêts pour les lignes centrales exploitées par sa régie, comme les lignes périrubaines gérées par Transdev et bientôt remises en concurrence. Le principe du Carrefour de mobilité avait déjà été testé une première fois en 2014 à Echirolles, dans la banlieue grenobloise.

    Nombreuses sont les AO qui demandent aux opérateurs soit de faire mieux pour le même prix, soit aussi bien pour moins cher. « Nous pourrons proposer des démarches de carrefour de la mobilité en répondant aux appels d’offres, affirme Anne de Bagneux. Ce sont des infrastructures légères qui peuvent aisément répondre aux nouvelles problématiques. Notre observatoire des mobilités a bien montré que les gens, les seniors notamment, sont prêts à marcher dix minutes en échange de fréquences élevées à l’arrêt de bus. »

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  • Deutsche Bahn tire un trait sur les bus longue distance

    Qui pourra encore empêcher l’irrésistible course au monopole de Flixbus sur le marché des autocars longue distance en Allemagne ? Une chose est sûre : ce rôle ne reviendra pas à la Deutsche Bahn. Le groupe vient en effet d’annoncer son intention de se désengager… d’un marché sur lequel elle ne sera jamais vraiment parvenu à prendre pied, en dépit de deux marques : IC Bus et Berlin Linien Bus. Dès cet été, Deutsche Bahn annonçait vouloir « faire de la consolidation en cours du marché des bus longue distance le cadre d’une réflexion autour de [son] activité dans ce secteur ». Avant de trancher : la plupart des 40 liaisons assurés par BerlinLinienBus devraient disparaître à la fin de l’année. Certaines devraient être reprises par l’autre marque du groupe, IC Bus, mais cette dernière se concentrera sur ses lignes transfrontalières les plus profitables (comme Berlin-Copenhague ou Hambourg-Amsterdam).

    L’agence de presse allemande dpa rapporte que, sur un chiffre d’affaires annuel de 12 millions d’euros, BerlinLinienBus représentait une perte nette de 28 millions d’euros.
    Inacceptable pour Rudiger Grube, qui se plaignait récemment que la recette moyenne par personne et par kilomètre d’un bus longue distance s’élevait à 3,7 centimes d’euros, quand il en faudrait sept pour être profitable.

    De quoi laisser les coudées franches à Flixbus, qui, pendant ce temps, continue de grignoter les parts de marché. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de voir la libéralisation du marché lancée en 2013 et que le ministre fédéral des Transports Alexander Dobrindt, décrivait un an plus tard comme « une nouvelle dimension de la mobilité », aboutir aujourd’hui à un monopole de fait. Flixbus contrôle aujourd’hui 80 % du marché allemand, un chiffre qui devrait grimper à 90 % avec la sortie de Deutsche Bahn du paysage. Si elle affiche encore des résultats négatifs, la start-up bénéficie du soutien d’investisseurs importants, dont General Atlantic, ou le fonds de capital risque Holtzbrinck Ventures.  Sa grande souplesse – elle ne possède ni flotte de véhicules ni chauffeurs, mais sous-traite son activité à des PME – lui a permis d’opter pour une stratégie d’expansion tous azimuts en absorbant ses concurrents et en ajoutant des liaisons à son portefeuille. Dans un contexte de guerre tarifaire, elle a éliminé petit à petit ses concurrents en les acquérant : Mein Fernbus, en janvier 2015, puis en juin dernier Megabus, et enfin Postbus au mois d’août. Une politique low-cost qui pourrait finir par avoir un coût social : la semaine dernière, la chaîne NDR révélait que les salariés de Megabus avaient reçu leurs premières lettres de licenciements : 210 emplois seraient concernés.   

    Gilles Bouvaist, à Berlin

     

  • Sion stoppe ses navettes autonomes

    Premier incident notable pour la navette électrique autonome Arma de Navya qui roule à Sion depuis juin dernier. CarPostal vient d’en interrompre, jusqu’à nouvel ordre, l’expérimentation qui doit durer jusqu’en octobre 2017, à la suite d’un incident matériel le 21 septembre. Le véhicule a en effet heurté la porte arrière du coffre d’une camionnette de livraison garée au centre-ville, provoquant le bris d’une de ses vitres. CarPostal a indiqué analyser les boîtes noires pour essayer d’en savoir plus.