Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Lyon. Gilles Vesco opte pour l’appli mobilité

    Gilles Vesco, 56 ans, quittera le 15 septembre ses fonctions de délégué aux Nouvelles mobilités urbaines de la métropole de Lyon pour intégrer une SEM de logement social. Elu depuis 2001, coresponsable des Villes cyclables, ce centriste passé au PS a beaucoup œuvré pour « le développement de la mobilité propre et partagée » (lancement de Vélo’v, de la première mondiale Optimod, de l’autopartage Bluely). Gilles Vesco reste conseiller métropolitain, ainsi qu’au Sytral et à LPA.

    C. F.

  • La Cour des comptes critique l’Afitf

    La Cour des comptes critique l’Afitf

    Le verdict de la Cour des Comptes est sans appel : dans un référé publié fin août, elle estime que l’Agence de financement des infrastructures de France, « opérateur de l'Etat sans feuille de route ni marge de manœuvre », n’apporte aucune « plus-value » Pis, selon le gendarme des finances publiques, « l’Afitf est un instrument de débudgétisation qui permet de contourner les règles de droit budgétaire ».

    Et de conclure : « Le rôle de l’agence est donc limité à celui d’une caisse de financement, gérée de facto par la direction générale des Infrastructures, des transports et de la Mer ce ministère, sans autonomie décisionnelle. » Et, comme le financement pluriannuel ne fait l’objet d’aucune programmation, il en résulte « une déconnexion entre les engagements pris et les moyens réels de l’Afitf ».

    D’après les calculs de la Cour, en raison de la multiplication des projets d’infrastructures, il manquera en 2019 à l’agence 600 millions d’euros. Et si l’Etat décide de s’engager encore davantage dans le tunnel ferroviaire du Lyon – Turin et du Canal Seine Nord, la situation sera encore « moins soutenable ». L’Etat devrait alors encore dégager entre 1,6 et 4, 7 milliards d’euros supplémentaires, estime la Cour qui demande au gouvernement de « définir des priorités » et « de réduire considérablement les engagements nouveaux ».

    Réagissant à cette mise en cause sévère, Philippe Duron, le président de l’Afitf, même s’il plaide depuis des mois pour une augmentation – pérenne – des ressources, réaffirme la « pertinence d’une telle structure ». Selon lui, elle permet non seulement « d’affecter des recettes publiques dédiées à des dépenses d’intervention s’échelonnant sur plusieurs années » mais également « de faire porter les efforts principalement sur les usagers plutôt que sur les contribuables ».

    Quant à l’autonomie d’un tel établissement, ajoute-t-il, « il est normal que son statut d’opérateur financier ne lui donne pas la latitude de décider des projets d’infrastructures à la place du gouvernement ».

    Philippe Duron n’est pas le seul à avoir réagi à ce référé. Opposants et défenseurs du Lyon – Turin ont aussitôt fait valoir leurs arguments, tandis que la Fédération nationale des associations d’usagers des transports indiquait qu’elle « refuse l’attitude malthusienne de la Cour des comptes : il est possible et nécessaire, en effet, de financer les infrastructures de transport porteuses d’avenir par le produit d’une véritable fiscalité écologique, consistant à appliquer le principe pollueur-payeur aux transports routiers et aériens ». Dans ce cadre, elle réaffirme son soutien au projet du Lyon – Turin, pour favoriser le report modal, mais rejette le canal Seine Nord « car son utilité n’a pas été démontrée ».

    M.-H. P.

  • Rennes ajoute du covoiturage à l’offre Star

    Rennes Métropole et Keolis, en partenariat avec la mairie d’Acigné expérimentent un nouveau mode de déplacement alliant la visibilité des infrastructures du réseau Star à la souplesse du covoiturage. Dès cette rentrée, les habitants d’Acigné pourront bénéficier de ce service baptisé Covoit’Star et qui s’apparente à de l’auto-stop organisé. Le service de covoiturage relais spontané et simple va vers deux destinations : Rennes Beaulieu ou la zone d’activités des Champs Blancs. Le voyageur n’a qu’à se présenter à l’un des arrêts de bus identifié « Le covoit’Star » et se signale grâce à un panonceau type auto-stoppeur fourni lors de l’inscription en mairie. Les covoitureurs pour leur part identifient leur véhicule par un macaron. A chaque inscription (gratuite et pour les plus de 16 ans), le client reçoit cinq voyages sur le réseau Star, chargés sur sa carte KorriGo.

     

  • Rennes passe à la tarification solidaire

    Rennes passe à la tarification solidaire

    La tarification dite solidaire fait de plus en plus d'émules. c'est cette fois la métropole de Rennes qui va l'appliquer à compter du 1er janvier prochain. Avec un ticket unitaire à 1,50 euro et un abonnement mensuel adulte à 49,60 euros (et 2 mois offerts dans sa version annuelle), le réseau Star de l’agglomération rennaise propose les tarifs publics parmi les plus bas des réseaux des 19 agglomérations françaises équipées de lignes de tramway ou de métro, a t-il calculé. Jusqu’à présent, Rennes Métropole accordait la gratuité à l’ensemble des membres d’un foyer selon des critères de ressources et près de 54 000 personnes en ont bénéficié en 2015 (avec une carte KorriGo chargée d’un titre social). L’année dernière, la part des voyages effectuée avec un titre gratuit était de 26,7 %. L’autorité organisatrice a décidé de passer à la tarification solidaire à compter du 1er janvier 2017. désormais, des réductions de 50 et de 85 % – toujours en fonction des ressources du foyer – et la gratuité sera accordée au plus démunis (par exemple pour une personne seule ayant un revenu mensuel inférieur ou égal à 900 € ou pour un coupla avec enfants ayant moins de 1620 € par mois). « Ce sont ainsi quelque 36 000 personnes supplémentaires qui pourront voyager à moindre coût » a calculé Rennes Métropole. Ainsi une personne seul pourra prétendre à 50 % de réduction pour des revenus compris entre 1 051 € et 1 200 € et à 85 % entre 901 € et 1 050 €.

    Dans le même temps, la carte sans contact Korrigo évolue. Les 600 000 exemplaires de ce sésame de la mobilité dans la région Bretagne, vont en effet progressivement laisser place à une carte nouvelle génération qui donnera accès à de nouveaux services. Dès la rentrée, par exemple, les étudiants pourront ainsi accéder à différents services universitaires (restaurants, bibliothèque…). Elle pourra aussi être utilisée pour les piscines, le service d'auto-partage, les horodateurs (uniquement pour les professionnels dans un premier temps). En 2017, la carte fonctionnera aux bornes de recharge pour véhicules électriques. L’objectif étant à terme, qu’elle remplace la carte Sortir et soit utilisable dans les bibliothèques de la Métropole, voire dans les équipements sportifs.

     

  • ParkNow débarque à Niort

    La solution de paiement par mobile de ParkNow (groupe ParkMobile leader au Royaume-Uni, aux USA et aux Pays-Bas) a été retenue par la SEM chargée du stationnement payant pour la ville de Niort. C’est la première fois en France, qu’un opérateur unique de paiement mobile est sélectionné pour le paiement dans la rue et dans les parkings en ouvrage (prochainement). C’est aussi la première implantation de ParkNow dans l’hexagone. La ville pourra accepter le paiement du stationnement par carte bancaire sans avoir à supporter l’important coût de mise à jour des horodateurs, ce qui aurait coûté un million d’euros à la collectivité.

  • EasyPark rachète Mobile City

    EasyPark a annoncé mi-août avoir acheté Mobile City en France, Allemagne et Autriche, une société spécialisée dans le traitement automatisé des paiements et le développement de solutions techniques dans le domaine de la mobilité. Le groupe EasyPark, qui aide les automobilistes à se garer et à payer leur stationnement, se renforce ainsi sur le marché européen. Il est désormais présent dans dix pays européens et près de 500 villes.

  • Eurotunnel transporte son millionième camion

    Le Shuttle Freight, le service navettes camions d’Eurotunnel, a transporté début août le millionième camion de l’année 2016 avec près d’un mois d’avance par rapport à l’année 2015. Un « nouveau record », selon un communiqué d'Eurotunnel qui précise : « Depuis le mois de novembre 2015, les navettes camions établissent mois après mois de nouveaux records à période comparable. »

  • Paris : 300 000 abonnés à Vélib’

    Vélib’ totalise plus de 300 000 abonnés longue durée, selon un communiqué du 4 août de la Ville de Paris et de JCDecaux. 75 vélos sont loués chaque minute, chaque vélo est loué en moyenne près de six fois par jour, et Vélib’ a enregistré plus de 292 millions de locations depuis son lancement en 1997. Ces chiffres font de Vélib’ « le plus grand système de vélos en libre service au monde », selon le communiqué commun, qui rappelle aussi l’importance de la direction Relation client dans ce succès. Direction qui a reçu la certification NF Service Relation client en juillet 2014 et a été élue Service Relation client de l’année 2016 dans la catégorie Transport individuel de personnes (Etude Inference Operations — mai à juillet 2015 — Viséo Conseil)

  • Les véhicules autonomes pourront être testés sur les routes françaises

    L’expérimentation des véhicules autonomes sur route va pouvoir commencer.  Une ordonnance présentée par Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, et Alain Vidalies… style= »margin-bottom: 0px; text-align: justify; font-size: 14px; line-height: normal; font-family: Helvetica; »>
    secrétaire d’État aux Transports, au conseil des ministres du 3 août l’a décidé. Sont concernés les  « véhicules à délégation partielle ou totale de conduite, qu'il s'agisse de voitures particulières, de véhicules de transport de marchandises ou de véhicules de transport de personnes ». Bref, les véhicules autonomes. 

    Le gouvernement voit dans ces véhicules une «  étape incontournable vers une mobilité apaisée, une régulation et une sécurisation des trafics, et des transports plus efficaces et plus respectueux de l’environnement. Ils constituent l’avenir de l’industrie automobile. »

    Ce type de véhicule devrait avoir, selon le compte-rendu du conseil des ministres, « des capacités de réaction et d'adaptation supérieures à celles d'un conducteur humain et ainsi commettre moins d'erreurs que ce dernier sujet à la fatigue, l'alcool, la distraction ou l'inexpérience». Il représente «une piste de progrès prometteuse pour la sécurité routière».

    L’ordonnance servira de fondation à la construction d’un cadre réglementaire au travers d’un décret en Conseil d’État.

    Cette ordonnance, souligne le compte-rendu, s’inscrit dans l’esprit de la feuille de route du plan industriel « Véhicule Autonome » de la Nouvelle France industrielle, « visant à faire de l’industrie française de l’automobile et du transport routier une des pionnières dans la conception du véhicule autonome pour tous » Ce plan industriel « traduit l’ambition que la France soit reconnue comme une terre d’expérimentation du véhicule autonome, un centre d’excellence de l’intelligence embarquée et un leader en sécurité des systèmes complexes, afin de préparer les nouvelles mobilités de demain ».

     

     

     

     

     

     

  • Un tramway pour les Jeux

    Un tramway pour les Jeux

    Les jeux Olympiques de Rio se déroulent du 5 au 21 août. Pour faire face aux problèmes de congestion urbaine, la municipalité… a lancé en 2012 un appel d'offres pour une ligne de tramway de 28 km, reliant l'aéroport régional  Santos Dumont à la gare routière Novo Rio et desservant au passage le terminal de croisière, la gare de trains de banlieue Central do Brasil, le terminal des ferries Barcas, le téléphérique et le métro. Ce tramway, sans caténaire, doit pouvoir transporter jusqu'à 300 000 passagers par jour. C'est le consortium VLT Carioca (Odebrecht Transport, CCR, Invepar, Riopar, RATP Dev et Benito Reggio) qui a été choisi et qui a retenu Alstom  comme fournisseur du système de transport.

    Le premier tronçon, long de 7km, est entré en service en juin et un second, de 7km, également, en juillet. Après celui de Dubaï, le tramway de Rio est le deuxième tramway au monde entièrement sans caténaire.

    Les cinq premières rames Citadis ont été conçues et fabriquées à la Rochelle, les 27 restantes sont fabriquées à Taubaté, au Brésil.