Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Laval renouvelle son contrat avec Keolis

    Laval Agglomération a décidé de renouveler le contrat qui la lie à Keolis pour l’exploitation de ses transports. Pour ce nouveau contrat, qui débutera en septembre, « l’opérateur historique des TUL, vise une hausse de fréquentation de 7 % et une augmentation des recettes de 6 % à horizon 2022 », souligne Keolis dans un communiqué.
    « L’offre kilométrique sera également optimisée grâce à une réorganisation du réseau. Cette refonte sera effective au 1er janvier 2017. Elle inclut l’ouverture de nouvelles lignes et l’extension de certaines existantes, afin d’améliorer la desserte de l’ensemble de l’agglomération, ainsi qu’une optimisation de l’offre de transport à la demande », explique la filiale de la SNCF.
    De son côté, Laval Agglomération va renouveler son parc avec deux bus hybrides, mis en service dès 2016, puis 18 nouveaux bus introduits progressivement entre 2017 et 2022.

     

  • TravelCar ouvre son capital au constructeur PSA

    Le groupe PSA a annoncé, le 30 juin, qu’il avait acquis une partie du capital de la start-up TravelCar sans préciser le montant, ni le pourcentage de cette prise de participation.
    TravelCar, créée fin 2012, proposait à l’origine, de louer le véhicule des particuliers, dans les aéroports, pendant leurs voyages. Depuis, la jeune entreprise a élargi son offre au départ des gares ou des centres-villes, et propose aussi, pour les propriétaires qui ne souhaitent pas louer leur véhicule, un service de parking jusqu’à 70 % moins cher que les parkings officiels. TravelerCar qui a racheté son concurrent Carnomise en novembre 2015, compte plus de 100 000 utilisateurs, est présent dans six pays et continue, grâce à sa levée de 5 millions d’euros en mars 2016, d’étendre son service dans le monde entier.
    Pour PSA, l’investissement dans TravelerCar correspond à son plan stratégique 2016-2021 « Push to Pass » pour devenir fournisseur de services de mobilité plébiscité par les clients à l’échelle mondiale. A ce titre, en avril dernier le Groupe PSA a annoncé dédier un montant de 100 millions d’euros en capital risque pour investir dans des entreprises du monde de la mobilité.

  • Lyon aussi teste des bus électriques

    Depuis le 27 juin, le Sytral teste sept modèles de bus électriques des constructeurs Dietrich Carebus/Yutong, Bluebus Bolloré, Ebus K9 BYD, Urbino Electric Solaris, 2.1 Ebusco, i2E Irizar et GX elec Heuliez Bus, soit un franco-chinois, deux français, un chinois, un polonais, un néerlandais et un espagnol. Les tests sans passager seront réalisés successivement à raison d’une semaine par véhicule pour évaluer leur autonomie (200 kilomètres environ) sur deux lignes caractéristiques du réseau (la 45 pour le relief, la C7 pour la longueur et la vitesse commerciale). Le modèle sélectionné sera intégré dans la commande de 200 bus prévue en 2019 et destinée à renouveler la flotte de 800 bus thermiques du réseau TCL. Cette mesure répond à la loi sur la transition énergétique et au « plan Oxygène » de la métropole de Lyon.    

    C. F.

     

  • Inauguration en Suède de la première « route électrique » du monde

    Vraie nouveauté ou retour d’une vielle idée ? En tout cas, la région suédoise de Gävleborg a annoncé avoir inauguré, le 22 juin, la première « route électrique » du monde en présence d’Anna Johansson, ministre des Infrastructures, et d’Ibrahim Baylan, ministre de l’Energie. En fait de route électrique (elväg en suédois, qui se trouve aussi être le nom de la préfecture – Gävle – écrit à l’envers), il s’agit d’un tronçon de deux kilomètres où une double ligne aérienne de contact type tramway a été installée au-dessus d’une des quatre files de la voie rapide européenne E16 à l’ouest de la ville de Sandviken, à quelque 200 km au nord de Stockholm.

    L’objectif du nouvel équipement est de tester pendant deux ans, en conditions réelles (90 km/h maximum), le fonctionnement d’une telle électrification routière. Toutefois, seuls deux camions hybrides Scania dotés d’un double pantographe « intelligent » à capteurs pourront s’alimenter sur cette installation, ce qui en réduira fortement l’usure ! A plus long terme, le retour d’expérience tiré de ce test pourra aider aux prises de décisions en vue d’une électrification des grands axes routiers suédois, en vue de « diviser par deux la consommation énergétique », selon Siemens, fournisseur de l’installation électrique, et de « diminuer les rejets de carburants fossiles de 80-90 % » selon la région de Gävleborg, responsable du projet.

    Pas moins de 35 partenaires sont engagés dans ce dernier, financé à hauteur de 77 millions de couronnes (8,3 millions d’euros) par le secteur public – Vinnova (Agence nationale pour l’innovation), Energimyndigheten (Agence de l’énergie) et Trafikverket (le gestionnaire des infrastructures de transport) – et pour un total de 48 millions (5,2 millions d’euros) par Siemens, Scania et d’autres acteurs privés.

    Peu d’observateurs ont relevé qu’une telle électrification routière n’était pas tout à fait une première mondiale, voire suédoise. Il y a sept décennies déjà, la ligne aérienne de contact de l’ancien trolleybus de Stockholm était également empruntée par des « trolley-camions » !

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  • Transports publics 2016. Les bus électriques et les véhicules autonomes à l’honneur

    Transports publics 2016. Les bus électriques et les véhicules autonomes à l’honneur

    L’édition 2016 du Salon Transports Publics, qui se tient jusqu’au 16 juin porte de Versailles à Paris, a ouvert ses portes le 14 juin, avec la ville de Medellín comme invitée d'honneur… Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports, qui était attendu pour l'inauguration, a finalement décliné l'invitation, officiellement pour des raisons d'agenda. A la place, s'est invité un cortège de manifestants contre la loi El Khomri, créant durant de longues minutes une forte animation entre les stands du salon (250 exposants présents).

    Ce qui n'a pas empêché les nombreux événements prévus de se tenir après une courte inauguration officielle, permettant à chacun des protagonistes de rappeler les enjeux de la profession, que ce soit en matière d'innovation, de rentrées financières ou d'évolution législative. Et de rappeler la tenue d'états généraux de la mobilité (Gart, UTP, Fnaut, FNTV, ARF, TDIE) dont le colloque final est prévu pour le 15 février 2017, en prévision notamment de la future Lomi (loi d'orientation de la mobilité intérieure) annoncée par Manuel Valls en clôture de la conférence environnementale fin avril. Sur la question du financement, François Poupart, le directeur de la DGITM qui représentait le secrétaire d'Etat, a coupé court aux velléités de hausses tarifaires. « Il ne faut pas trop s'imaginer qu'on pourra augmenter les tarifs, a-t-il dit. Car les gens trouveront moins cher via les plates-formes de transport collaboratif. La vraie innovation, c'est de faire beaucoup mieux et moins cher. »

    Parmi les premières annonces, le constructeur de bus chinois BYD a signé le premier jour une convention de partenariat avec la RATP et livré son premier véhicule en France à B. E. green ; et PVI de son côté a présenté son nouveau Watt System.

    Si les bus électriques tiennent la vedette du salon, on commence aussi à voir des véhicules autonomes avec des gabarits réduits qui vont pouvoir être expérimentés en « grandeur réelle ». La RATP a ainsi annoncé qu'elle achetait deux véhicules autonomes à deux sociétés françaises, l'un à la société EasyMile (née de l'association de Ligier et de Robosoft), l'autre à la société Navya. L'idée, a expliqué Elisabeth Borne, sa présidente, est de disposer d'une gamme complète, allant de bus très capacitaires à de petits véhicules permettant de desservir des zones peu denses. C'est aussi le fameux transport du dernier kilomètre qui intéresse l'opérateur francilien. Les deux véhicules autonomes, d'un coût de 200 000 euros environ l'unité, seront testés d'ici à la fin de l'année. Le but dans un premier temps : interfacer les systèmes de supervision RATP avec les véhicules. Mais l'opérateur pense également à utiliser la technologie des capteurs pour permettre à ses bus de plus grand gabarit d'aller se stationner aux dépôts en toute autonomie.

    La RATP n'est pas la seule à exposer ces minibus bus de 15 places qui se meuvent sans conducteur. CarPostal et Transdev ont fait de même, proposant même aux visiteurs un petit tour en EZ10 d'EasyMile à l'extérieur du pavillon d'exposition. Transdev qui travaille déjà depuis 2005 avec le fabricant hollandais 2getThere sur une navette autonome à Rotterdam (entre le métro et un parc d'activités), expérimente également les deux produits français dans le cadre de sa « Digital factory ». Le groupe fait rouler le modèle Navya depuis avril sur le site de la centrale nucléaire de Civaux et le véhicule EasyMile a longuement roulé à La Rochelle (avec le projet CityMobil 2) ainsi que sur le site de recherche Michelin près de Clermont-Ferrand. « Les deux modèles s'opèrent soit en mode métro avec des arrêts programmés, soit avec des arrêts à la demande, explique Patricia Villoslada Prado, directrice Véhicule autonome chez Transdev. Nous développons actuellement un système de supervision avec une appli client et un logiciel de dispatching des navettes. »

    CarPostal de son côté a été le premier client de Navya puisqu'il fait rouler sa navette Arma à Sion depuis novembre 2015. La filiale de la poste suisse doit prochainement passer à la phase 2 du test. Quant au groupe Keolis, bien qu'aucun véhicule autonome ne trône sur son stand, il a noué en mars dernier un partenariat commercial avec Navya… Pour chaque opérateur, le même défi : couvrir enfin en transport public toutes les zones de territoire quelle que soit leur densité.

    M.-H. P. et C. N.

     

     

  • Cityscoot, le service de location de scooters électriques se lance à Paris

    Cityscoot, le service de location de scooters électriques se lance à Paris

    Cityscoot lance le 21 juin 2016 à Paris son service de location de scooters électriques en libre accès avec 150 scooters électriques répartis dans une zone de 33 km2 au cœur de la capitale. La flotte sera progressivement portée à 1 000 scooters dans Paris intra-muros, d’ici le premier trimestre 2017.

    L’expérimentation, menée pendant sept mois avec une cinquantaine de scooters et soutenue par la Mairie de Paris (même si Cityscoot est un projet totalement privé), a permis de tirer des enseignements précieux grâce aux remontées de plus d’un millier d’utilisateurs.

    Le système de réservation développé par Cityscoot fonctionne grâce à une application installée sur un smartphone Android et iPhone. Les utilisateurs localisent un scooter disponible, visualisent son autonomie et le réservent gratuitement pendant 10 minutes, le temps de se rendre au scooter.

    Un code à quatre chiffres reçu via l’application permet de déverrouiller le scooter. Pour terminer sa location, il suffit de le garer au sein de la Zone Cityscoot (en gros, les dix premiers arrondissements de Paris, carte ici), où on veut, mais seulement sur une place de stationnement autorisée aux deux-roues motorisés.

    L’utilisateur ne se préoccupe jamais de recharger le scooter. C’est l’équipe de maintenance Cityscoot qui se charge de remplacer les batteries vides par des pleines.

    Un casque homologué, ajustable au tour de tête de l’usager, est à sa disposition sous la selle avec des charlottes à usage unique pour l’hygiène.

    Les Cityscoot sont disponibles à la location 7 jours sur 7 de 7h à 23h. Ils sont répartis dans la zone Cityscoot. Les utilisateurs sont évidemment libres de rouler et de s’arrêter temporairement à l’extérieur de la Zone Cityscoot, mais ne peuvent y restituer de scooter. Celle-ci couvre déjà un tiers de Paris intra-muros et devrait s’étendre progressivement à l’ensemble de la capitale.

    La location d’un Cityscoot est facturée à la minute, dès la première minute, sans temps minimal imposé. La location démarre après avoir composé le code sur le clavier du scooter, et s’achève à la restitution de celui-ci. Le tarif CityMoover, accessible dès l’inscription est de 0,28 euro la minute. Mais on peut aussi acheter des lots de minutes, faisant baisser un peu la facture à 0,25 euro la minute avec le pack CityRider100 à 25 euros qui comprend 100 minutes d’utilisations, à utiliser sans limites de temps. Un deuxième pack est disponible, le CityMoover 500, qui compte 500 minutes d’utilisations pour 100 euros.

  • Salon Transports Publics 2016 : des (vrais) bus électriques et des véhicules autonomes

    250 exposants, 10 000 participants, 58 nations représentées et une invitée d’honneur : la ville de Medellín. Ce sont quelques-unes des caractéristiques chiffrées du Salon Transports Publics 2016, le Salon européen de la mobilité, qui s’est tenu du 14 au 16 juin à Paris. Un salon qui, malgré son nom, semble avoir du mal à sortir de ses frontières, avec une présence franco-française plus que dominante. Et dont l’actualité tourne en boucle : que ce soit du point de vue des préoccupations des acteurs (finances publiques en berne, difficultés à augmenter les tarifs et à lutter contre la fraude, ce qui plombe les comptes, ou encore nécessité de gagner en productivité) et de son mode de fonctionnement (avec notamment des procédures d’appel d’offres complexes qui freinent l’arrivée de solutions légères et innovantes dans les réseaux à en croire des patrons de start-up, et qui les obligent souvent à s’allier à de grands groupes).
    Pourtant, les collectivités ne sont pas si frileuses et semblent convaincues de la nécessité de rouler plus propres. Elles n’ont pas vraiment le choix puisque la loi sur la transition énergétique va les obliger à acheter 50 % de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leurs flottes à partir de 2020, puis 100 % en 2025. Mais on reste encore dans le flou sur cette notion de « faibles émissions ». Et le décret qui doit le préciser se fait toujours attendre, au grand dam des collectivités qui s’inquiètent de ces surcoûts pour l’avenir. Et des industriels qui réclament de la visibilité pour leurs programmes d’investissements. Cela alors qu’ils ont déjà fortement investi sur le diesel Euro VI.
    Ce flou n’empêche pas une tendance forte, très visible sur le salon : une présentation massive par les constructeurs de bus standard électriques. Un choix technologique porté par la décision de la RATP de se doter d’une flotte électrique à 80 % et biogaz à 20 %. « Il y a quelques années, on voyait surtout des midibus. Désormais, les bus sont quasiment tous à 12 mètres. Ils peuvent transporter 90 personnes sur 200 à 250 km, mais avec des autonomies variables », souligne Philippe Grand, le directeur des Affaires institutionnelles chez Iveco Bus. « On voit apparaître de nouvelles marques, de nouveaux acteurs. Il y a de la place pour tout le monde », ajoute-t-il.
    Cela s’accompagne de la multiplication des annonces de partenariats, d’expérimentations et de livraisons à travers la France. Ainsi, le premier jour du salon, le constructeur de bus chinois BYD a livré à B. E. green le premier exemplaire vendu en France de son « ebus » de 12 mètres. Un peu plus tard, il signait une convention de partenariat avec la RATP. Cela devrait permettre à cette dernière de tester le véhicule dès l'automne. En plus de la mise en circulation du Bluebus de Bolloré à Paris le 30 mai, les expérimentations vont toujours bon train à la RATP et cette convention est la cinquième du genre, après Solaris, Irizar, Yutong Dietrich – dont les véhicules ont déjà roulé sur le réseau francilien – et Heuliez dont le bus doit être testé cet été. Des véhicules tous exposés au salon.
    C’est au cours de ce dernier que la RATP a également signé un contrat pour tester le bus de 12 m Volvo 7900 avec le constructeur suédois. Même si ce dernier a fait le choix de la recharge en ligne plutôt qu’au dépôt, la nuit, solution privilégiée par la RATP.
    Autre innovation remarquée, l’émergence des véhicules autonomes avec des gabarits réduits qui vont eux aussi pouvoir être expérimentés en « grandeur réelle ». La RATP a ainsi annoncé qu'elle achetait deux véhicules autonomes à deux sociétés françaises, l'un à EasyMile, l'autre à Navya. Les autres opérateurs les testent également.
    Autant de signes qui montrent un emballement vers des systèmes de transport allant dans deux directions : d’une part, un transport de masse adapté aux grandes agglomérations ; d’autre part un système mixant transport public et individuel pour les zones moins denses, où la voiture retrouve sa place mais dans le cadre d’un usage renouvelé. Le tout permis par un outil digital qui révolutionne les métiers et les offres.    
    Marie-Hélène Poingt
    avec Cécile Nangeroni
     

  • Bus « propres » : 60 % des collectivités veulent de l’électrique 

    Une petite cinquantaine d'agglomérations envisage de se doter de bus si ce n'est « propres » du moins moins polluants. Huit mois après le lancement de leur Appel à manifestation d’intérêt (AMI) auprès des autorités organisatrices pour l’achat de bus à faibles émissions polluantes, le Gart et la Centrale d'achat (CATP) d’Agir – qui avaient signé un accord de partenariat en juin 2015 – ont reçu 47 réponses de collectivités représentant un besoin d’un peu plus de 5 500 véhicules. Sur ce total, « la plupart des demandes, soit plus de 3 500 sont pour des bus électriques, environ 1 800 ont une approche gaz et 200 concernent les autres technologies, recense Marc Delayer, le président de la CATP et directeur général des Transports publics du Choletais. Les AO ont aussi des attentes fortes sur la maîtrise des technologies, et souhaitent des outils d’aide à la décision. Notre récente étude sur l’état des connaissances selon les motorisations y participe puisqu’elle se veut plus objective que les argumentaires commerciaux de chaque filière. » Cette consultation sera également utile pour le futur catalogue de bus à faibles émissions de la CATP.

    Mais les collectivités ont surtout – et de manière pressante – besoin de répondre à la question « quel bus sera le plus pertinent pour bien effectuer ma transition énergétique ? ». Et la démarche se veut également un accélérateur de développement pour la filière des bus alternatifs au diesel. D’ores et déjà, l’hybridation diesel-électrique, considérée il y a encore quelques années comme une solution d’attente intéressante, aurait du plomb dans l’aile au vu des retours d’expérience. « Le bus coûte de 20 à 50 % plus cher qu’une motorisation thermique pour un gain en consommation, bruit et émissions polluantes de l’ordre de seulement 10 %, assure le directeur général du Gart, Guy Le Bras. Son intérêt est finalement peu évident et d’ailleurs certains constructeurs comme Volvo en abandonnent la commercialisation. »

    Si la motorisation 100 % électrique, qui arrive tout juste à maturité chez les constructeurs européens semble plus prometteuse au groupement d’élus, ils mettent tout de même en avant les contraintes importantes aux dépôts en matière de sécurité : « Un bus diesel en feu brûle pendant 30 minutes à 800 degrés, un électrique brûlera 45 minutes à 1 500 degrés ». Dans le même temps, le DG du Gart tempère aussi : « les bus c’est seulement 1,5 % des émissions polluantes dans les agglos »… Bref l’enjeu de santé publique se situerait davantage du côté des véhicules individuels. Mais du point de vue de l’exemplarité politique, ne rien faire serait catastrophique. Ce que ne conteste pas le président du Gart au franc-parler. Oui au bus électrique dit-il. Mais « oui à l’innovation aussi, sinon l’industrie chinoise tuera l’industrie européenne », prédit Louis Nègre. Lors du Salon européen de la mobilité, celui qui était également le rapporteur de la loi de transition énergétique s'est emporté contre la rédaction du futur décret d’application de l’article 37 définissant les bus à faibles émissions qui devront renouveler 50 % des parcs en 2020. « Un diesel Euro VI pollue… mais comme tous les véhicules à énergie fossile ! dit-il encore. La vraie dépollution serait de supprimer des rues les véhicules Euro I, II, III, IV et V. Gare aux effets d’annonce impossible à tenir, a-t-il prévenu. Il faut aller le plus vite possible, le mieux possible et avec les moyens du bord… » Malgré de longs mois de lobbying, impossible en effet de faire fléchir totalement le ministère de l'Environnement. Une petite victoire tout de même : sa dernière mouture a été retoquée le 9 juin par le Conseil national d’évaluation des normes, qui a réclamé une consultation approfondie avec les associations d’élus et de professionnels du secteur. Le texte proposé risquait, selon ces dernières, de conduire à des impasses technologiques et financières, avec un surcoût évalué à plusieurs centaines de millions d’euros. « Il ne faut pas lister des technologies mais fixer des objectifs de performances à atteindre », disent en cœur les professionnels, sensibles aux plaintes des industriels qui ont dépensé des fortunes en R&D pour sortir des bus Euro VI. Alors pas question de ne plus pouvoir les vendre en 2020…

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  • Grand Paris : Vianney Elzière nouveau directeur du projet de la ligne 18

    Grand Paris : Vianney Elzière nouveau directeur du projet de la ligne 18

     

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    Vianney Elzière a rejoint la Société du Grand Paris au poste de directeur du projet …de la ligne 18 du Grand Paris Express. Il remplace Brigitte Grégoire qui a fait valoir ses droits à la retraite. Elle assurait cette mission depuis 2010 pour cette ligne 18 qui reliera les gares Aéroport d’Orly et Versailles-Chantiers, comportera 10 gares, et desservira 14 communes et 4 départements.

    Auparavant directeur de l’immobilier, de la sécurité et des affaires générales chez SFR, Vianney Elzière, 50 ans, est ancien élève de l’Ecole normale supérieure, et ingénieur en chef de l’armement.

    De 1990 à 2000, il a exercé à la Direction générale de l’armement du Ministère de la Défense, où il a notamment dirigé les programmes de télécommunications d’infrastructure des armées.

    Il a ensuite assuré jusqu’en 2009 plusieurs fonctions de pilotage de la transformation et de direction de programmes dans le domaine des systèmes d’information et des ressources humaines chez des opérateurs de télécommunications, au fil des mutations rapides de ce secteur (FirstMark, LDCom, neuf telecom puis Neuf Cegetel).

    Depuis 2009, il était directeur de l’immobilier, de la sécurité et des affaires générales de SFR, où il a dirigé le projet du « Campus » à Saint-Denis, l’un des plus importants projets d’immobilier tertiaire d’Ile-de-France.

    Vianney Elzière est également auditeur de l’institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ – 26e session)

     

     

  • Strasbourg va tester un système de transport bimodal

    L’expérimentation ne sera lancée que l’année prochaine à Strasbourg, mais le Salon Transports Publics a été l’occasion de présenter le tout nouveau système de transport bimodal de Lohr baptisé Cristal Ce petit véhicule 100 % électrique proposant cinq places assises peut être exploité soit sous forme de transport en libre service (comme le sont les Autolib’ à Paris), soit sous forme de navettes c’est-à-dire en assemblant quatre véhicules qui peuvent alors transporter jusqu’à 76 personnes (de 16 à 20 personnes par véhicule en comptant celles qui restent debout). La navette est évidemment conduite par un conducteur professionnel.

    « L’avantage de ce système, c’est qu’il permet par exemple d’assurer le transport scolaire de 7h à 9h le matin, puis d’être exploité différemment à d’autres moments de la journée en redéployant les véhicules », explique Jean-François Argence, le directeur des nouvelles mobilités chez Lohr.

    Strasbourg qui va tester quatre véhicules pendant un an, de septembre 2017 à septembre 2018 les fera circuler sur une boucle de trois kilomètres comportant neuf stations desservant le campus et l’hypercentre. Sept stations (dont trois équipées de bornes de recharge) vont aussi être installées en mode libre service.

    Le véhicule d’un coût de 100 000 euros l’unité a une vitesse commerciale de 40 km/h en mode navette et pourra rouler jusqu’à 70 km/h lorsqu’il sera utilisé en libre service.

    Lohr qui indique avoir engagé le processus d’industrialisation a investi dix millions d’euros pour développer ce concept.