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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Lyon : le système Sunmoov’ s’arrête
C’est la fin pour le – petit – service d’autopartage Sunmoov’ qui cohabitait avec son homologue Bluely, le géant de Bolloré, depuis octobre 2013. Particularités de Sunmoov’, le service 100 % électrique conçu par Proxiway/Transdev était cantonné au seul nouveau quartier Confluence et faisait partie du projet « Smart grids » de Lyon Smart Community lancé par la métropole et le Nedo (Ademe japonaise). L’objectif était d’alimenter les six bornes de chargement Sunmoov’ avec de l’énergie verte locale, d’abord hydraulique via la CNR, puis photovoltaïque produite par les bâtiments à énergie positive du quartier.
Il semble que les bilans de ce dernier dispositif et commercial restent mitigés avec 200 abonnés seulement. « Le bilan n’est pas si négatif rapporté à la population du quartier, l’expérience Sunmoov’ prévue sur deux ans s’arrête conformément au contrat avec le Medo », plaide Gilles Vesco, chargé des Nouvelles mobilités urbaines à la Métropole. Sunmoov’ s’arrête donc avec une flotte de trente véhicules remise à leurs loueurs. Les six stations devraient intégrer à la fois le système d’autopartage de Bluely et/ou de Citiz/LPA et le plan de bornes de recharge pour véhicules électriques.Claude Ferrero
Voyages-sncf.com accélère son développement en Chine et en Australie
Le site Internet Voyages-sncf.com a annoncé le 18 avril la création d’une filiale en Chine et le rachat d’un opérateur australien, étape clé de sa stratégie d’internationalisation.
Le groupe, qui opère pour ses activités extra-européennes sous la marque Rail Europe, a annoncé dans un communiqué la création d’une filiale à Shanghai en 2016. Rail Europe, détenue par la SNCF et les Chemins de fer suisses, réalise déjà un volume d’affaires de 30,4 millions d’euros en Chine, ce qui correspond à la somme des produits vendus dans le pays.
Rail Europe annonce par ailleurs le rachat de l’australien Rail Plus, spécialiste du rail à l’international qui opère en Australie et en Nouvelle-Zélande, faisant de cette région son deuxième marché international derrière les Etats-Unis.
Rail Europe a été lancé en 1989 aux Etats-Unis avant d’étendre en 1999 son activité à l’Asie-Pacifique, à l’Amérique latine et à l’Afrique. Le groupe compte 350 collaborateurs dans 12 pays. En 2014, l’entreprise a vendu 5,6 millions de billets à des non-Européens. Au total, les ventes de billets à l’étranger, hors Europe, ont représenté 10 % du volume d’affaires du groupe en 2014.L’indemnité kilométrique vélo fixée à 25 centimes
Le montant de l'indemnité kilométrique vélo pour les salariés qui pédalent entre leur domicile et leur lieu de travail est fixée à 25 centimes d'euros par kilomètre, selon un décret paru le 12 février au Journal Officiel. Cette indemnité, l'une des mesures de la loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal, qui sera versée par les employeurs privés pourra être cumulée avec la prise en charge des abonnements de transport collectif à condition que ce ne soit pas pour effectuer la même partie du trajet, précise le décret.
Suspension du mouvement des chauffeurs de VTC et de transport collectif « Loti »
Les chauffeurs de VTC et de transport collectif Loti ont décidé le 11 février de suspendre leur mouvement en attendant des propositions du médiateur dans ce conflit entre les taxis traditionnels et les nouvelles mobilités autour des plateformes de réservation.
Le médiateur, le député PS Laurent Grandguillaume devrait rendre son rapport le 12 ou 13 février.
Les chauffeurs de VTC et autres "capacitaires" (chauffeurs habilités dans le cadre de la loi sur les transports intérieurs, appelés Loti) redoutent la perte de 10.000 emplois à la date-butoir du 28 février à laquelle ils devaient être privés d'accès aux plateformes de type Uber ou Chauffeur privé.Le gouvernement a en effet décidé une série de mesures sous la pression fin janvier d'une grève de trois jours des chauffeurs de taxis dans plusieurs villes de France, qui dénonçaient une concurrence illégale des VTC et Loti.

Scoop, l’appli des réseaux qui ne veulent pas dépenser trop
Et voilà un produit high-tech qui vient d'entrer au catalogue de plus en plus fourni de la Centrale d'achat du transport public (CATP) : l'appli d'info- voyageurs et le site web « responsive » c'est-à-dire dont l'affichage s'adapte automatiquement aux supports mobiles afin d'en faciliter la lecture. Son nom : Scoop, afin de mettre en valeur sa conception sur le mode coopératif. « La solution a été conçue par les collectivités et longuement débuguée à Troyes depuis l'été », explique Julie Brunier, directrice du Développement de la CATP.
Le réseau du Grand Troyes (TCAT) a en effet lancé son appli le 29 janvier. Le Grand Cahors (réseau Evidence) et Saint-Brieuc (TUB, appli et site Web) sont sur le point de le faire, après avoir intégré leurs data. La SPL du Tarn et le Grand Evreux sont aussi en cours de développement. Destinée en premier lieu aux réseaux de taille moyenne, l'appli peut tout à fait être achetée par n'importe quelle collectivité qui souhaite un produit haut de gamme à un prix raisonnable. Elle propose toutes les fonctions habituelles, y compris la géolocalisation, l'information en temps réel, la recherche d'itinéraire et les notifications push. Mais l'intérêt de la mutualisation, c'est de la proposer à prix compétitif.
« Alors qu'il en coûte en général entre 50 000 et 120 000 euros pour un développement individuel, Scoop est affichée à 20 000 euros en prix de base, les options sont au catalogue, comme le temps réel à 1 500 euros », énumère Julie Brunier. En option aussi, le ticket virtuel (un titre acheté en ligne qui s'affiche sur l'écran du téléphone avec un décompte horaire à la seconde). Les concepteurs ont voulu lécher le produit et précisent que tous les SAEIV sont compatibles puisque la « moulinette » de Scoop transforme toutes les données au format GTFS.
De plus, le produit est évolutif, les clients auront toujours droit à la dernière version. Et les éventuels bugs signalés par les uns seront corrigés chez les autres… Ils n'auront pas à investir dans des serveurs puisque la plateforme de Scoop est hébergée. Dernier avantage : « la mise en œuvre peut se faire en seulement deux mois », souligne Christophe Chenilyer, directeur Méthodes et Informatique à la TCAT.
La CATP, qui est une émanation d'Agir poursuit son développement à grand pas. Mi-mars, elle devrait référencer son troisième produit de billettique (après la billettique légère et celle pour les scolaires), en espérant réussir à « diviser par deux le prix du système grâce à la standardisation ». En juin, il est prévu de proposer un SIV sol et embarqué, de l'habillage-graphicage, des véhicules de service (de la berline à l'utilitaire). En fin d'année, elle promet des prestations d'AMO, des tenues professionnelles et « probablement des VLS, des Abribus et des poteaux d'arrêt, puisque tous les achats supérieurs à 20 000 euros ont besoin d'un marché ». Finalement, pratiquement tout le nécessaire à l'exploitation d'un réseau…OnePark renforce ses liens avec Keolis
La start-up OnePark, spécialisée dans la réservation en ligne de places de parking, a annoncé le 11 février avoir levé 2,5 millions d’euros pour accélérer son développement, en faisant notamment entrer Keolis à son capital.
Créée en 2013, la société assure être le numéro un de la réservation de places de parking en France, avec plus de 7.500 heures de stationnement vendues chaque jour dans l’Hexagone et près de 80.000 réservations chaque année. OnePark agrège l’offre disponible dans plus de 450 parkings publics et parkings privés d’hôtels. Elle a récemment noué un accord avec Effia, la filiale stationnement de Keolis. OnePark souhaite poursuivre son déploiement prioritairement en France dans les gares et les aéroports et accélérer son implantation en Belgique et en Suisse, notamment à Bruxelles et à Genève. La société cherchera ensuite à s’implanter dans d’autres pays d’Europe, avec l’ambition d’avoir plus de 2.000 parkings référencés à l’horizon 2017.La RATP inaugure un service de conciergerie
La RATP a inauguré le 11 février la première conciergerie connectée du
réseau RATP à la station Opéra, site pilote de l’expérimentation.
Au total 16 conciergeries, appelées « Qorner © Quatre Epingles», vont progressivement ouvrir sur le réseau RATP. Les « Qorners © Quatre Epingles» se trouvent au sein des magasins RELAY et hubiz (enseignes de Lagardère Travel Retail France), où se trouve un espace dédié à ce nouveau service. « La conciergerie (repassage, pressing, blanchisserie, retouche et cordonnerie) proposée par la start-up Quatre Epingles allie le digital, le local et l’économie collaborative: le client se connecte à l’application mobile Quatre Epingles et choisit un « Qorner© » où il déposera ses affaires en lien à la prestation commandée. Un collecteur indépendant (particulier disposant d’un statut auto-entrepreneur), préalablement inscrit chez Quatre Epingles, vient chercher le produit et l’apporte à un artisan de proximité indépendant sélectionné par la start-up. Une fois le travail de l’artisan terminé, un autre collecteur rapporte le produit dans le « Qorner© » initial, dans un délai de 48h. Le client reçoit un message sur son portable ou par mail lui indiquant que ses affaires sont prêtes », explique un communiqué de la RATP.
Rezo Pouce, la nouvelle façon de se transporter en zone rurale
Après le transport à la demande pour desservir à moindre coût les zones peu denses, voici l’auto-stop organisé. C’est en tout cas une des solutions envisagées par le groupe Transdev qui vient de signer, le 25 janvier, un accord de partenariat à Montauban dans le Tarn-et-Garonne avec l’association Rezo Pouce créée en 2011 et qui commence à avoir un certain succès dans la région. « C’est une innovation frugale, simple, astucieuse et solidaire de faire “voiture en commun”, c’est pour tout cela qu’elle nous a séduits, explique Laurence Broseta, directrice générale France de Transdev. C’est aussi une réponse adaptée au besoin des collectivités de desservir tous les territoires malgré des budgets très contraints. » « Il suffit qu’environ 4 à 5 % de la population d’un territoire se montre solidaire pour que le système fonctionne », assure de son côté Alain Jean le fondateur de Rezo Pouce.
Concrètement, comment cela fonctionne-t-il ? Des arrêts sont identifiés par un panneau vert montrant un pouce en l’air. L’utilisateur s’y positionne tenant le panneau de sa destination bien visible et l’automobiliste solidaire – reconnaissable au macaron Rezo Pouce collé sur son pare-brise, s’arrête pour l’emmener. La participation financière est à la convenance de chacun, et le plus souvent absente. « D’après nos enquêtes, les gens n’attendent jamais plus de 8 minutes que quelqu’un s’arrête pour les prendre, et c’est plus souvent 3 à 4 minutes », assure Alain Jean. Le réseau compte à ce jour 140 communes, principalement en Midi-Pyrénées et Haute-Savoie. Mais des déploiements sont en cours, notamment dans le parc du Gâtinais et dans le département des Yvelines, qui devraient porter le nombre de communes adhérentes à 350 d’ici à la fin de l’année. Les collectivités qui souhaitent adhérer au dispositif payent une adhésion allant de 5 000 à 16 000 euros (selon leur taille) la première année, de 2 500 à 6 000 ensuite.
L’initiative est portée par une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), dans laquelle Transdev a pris une participation financière de 100 000 euros. Particulièrement adapté aux territoires ruraux où l’habitat est bien trop diffus pour mettre en place le moindre service de transport rentable, Rezo Pouce fonctionne dans le Grand Montauban, précisément parce qu’il s’agit d’une agglomération de huit communes, dont sept rurales, la plus grande comptant 3 600 habitants. La ville elle-même est aussi très étendue, avec ses 13 500 hectares et 150 km de voirie, c’est la deuxième commune la plus étendue de France, après Arles. « En 2012, la proposition de Rezo Pouce est tombée à pic pour le Grand Montauban qui réfléchissait à créer une plateforme de covoiturage », rappelle sa présidente Brigitte Barèges.
210 personnes sont adhérentes à Rezo Pouce (35 arrêts), qui s’inscrit officiellement dans la continuité du réseau Le Bus TM et ses sept lignes de bus (21 véhicules transportant 3 millions de voyageurs par an), géré par Transdev depuis 2006. « Il arrive souvent que des conducteurs sans macaron s’arrêtent, nous conseillons à nos utilisateurs de se fier à leur instinct et de monter dans l’automobile s’ils se sentent en sécurité », précise Alain Jean. Selon lui, cette initiative doit permettre à terme de « faire baisser le nombre de voitures et d’améliorer le lien entre les personnes ». Même s’il reconnaît que les principaux utilisateurs sont les jeunes et les personnes en situation précaire.
L’arrivée de Transdev devrait professionnaliser le dispositif. D’abord par la promotion nécessaire à sa diffusion. D’ailleurs, le groupe a déjà proposé l’auto-stop organisé à Airbus Toulouse, dont il transporte les salariés et l’a inscrit dans sa réponse à l’appel d’offres pour la DSP du réseau de Narbonne. Ensuite par son soutien technique. Sa filiale Cityway va développer une application mobile pour cet automne. « L’appli devra permettre de se géolocaliser, de dire qu’on est en attente et comprendra une fonction sécurité, rassurante pour les utilisateurs. Ce sera peut-être un QR-code à flasher », déclare Alain Pittavino, président de Cityway. Et voilà comment une invention vieille comme le monde, l’auto-stop, devient une fashion attitude !
Cécile NANGERONI
Les défenseurs du vélo s’impatientent
Des élus défenseurs du vélo ont exprimé fin janvier leur préoccupation devant le retard pris dans l'adoption des décrets d'application de deux mesures clés de la loi de transition énergétique : l'indemnité kilométrique vélo et l'incitation fiscale pour les flottes d'entreprises. De plus, la loi de finances a « détricoté l'indemnité en la rendant facultative et en la plafonnant », regrette Pierre Serne, président (EELV) du Club des villes et territoires cyclables. Et elle ne concerne que le secteur privé.
Les défenseurs du vélo attendent aussi des avancées en matière de sécurité routière (par exemple sur l'équipement des véhicules de grand gabarit pour limiter les angles morts).
Une « plateforme du vélo et des mobilités actives » va être mise en place par le Club, réunissant usagers, pouvoirs publics mais aussi industriels et acteurs économiques, « pour structurer et montrer le gisement économique que représente le vélo ».Sécurité dans les transports : proposition de loi adoptée au Sénat
Après l'Assemblée nationale le 17 décembre, le Sénat a adopté le 28 janvier en première lecture, la proposition de loi de Gilles Savary relative à la prévention et à la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs. Il s’agit d’une procédure accélérée engagée par le gouvernement le 19 octobre 2015.
Les sénateurs communistes, républicains et citoyens (CRC) ont voté contre et les écologistes se sont abstenus, les autres groupes ont voté la version modifiée par le Sénat. La loi vise notamment à autoriser les agents des services de sécurité de la SNCF et de la RATP à procéder à des palpations de sécurité ainsi qu’à la fouille des bagages, avec l'accord des passagers, ou à permettre aux policiers l'inspection visuelle des bagages à main et leur fouille pour « prévenir une atteinte grave à la sécurité des personnes et des biens ». Elle vise enfin à obliger les passagers des transports à être porteurs d’un document d’identité lorsqu’ils ne disposent pas d’un titre de transport valable.