Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Partenariat Effia-OnePark pour développer la réservation en ligne

    Les utilisateurs de parking attendent aujourd’hui la possibilité de choisir à l’avance leur stationnement au meilleur prix avec la garantie d’une place réservée et la flexibilité d’annuler ou modifier sa réservation en toute simplicité. Partant de cette conviction, Effia, le numéro 2 du stationnement en France et OnePark, s’allient. Le leader français de la réservation de places de parking en ligne et via applis mobiles va intégrer les 141 000 places des 350 parkings d’Effia. Présente dans les grandes villes françaises, la start-up est déjà incontournable dans les gares et les aéroports, avec plus de 7 500 heures de stationnement vendues chaque jour en France et près de 80 000 réservations par an. Pour Effia, qui avait dès 2007 lancé Résaplace, ce partenariat industriel doit permettre d’accélérer le développement de la réservation de places de parking. Il s’inscrit aussi dans la stratégie digitale du groupe Keolis.

  • Numérique. Keolis veut guider le voyageur « pas à pas »

    Numérique. Keolis veut guider le voyageur « pas à pas »

    Fil conducteur : guider le client-voyageur « pas à pas ». Qu’ils soient enfant du baby-boom, jeune urbain hypermobile, touriste étranger débarquant en ville inconnue ou encore personne à mobilité réduite, la future appli développée par Keolis devra répondre au mieux à leurs besoins. C’est au terme d’une première exploration dans le cadre des Keoscopies numériques – du nom de l'outil développé par le groupe pour étudier la mobilité –, lancées grâce au partenariat signé en juin dernier avec l’observatoire international de l’innovation digitale, Netexplo, que cette première typologie a été précisée. 4 scénarios sur les 15 imaginés vont prochainement être développés en priorité. L'objectif poursuivi avec ce partenariat est de « proposer les services qui vont demain faire la différence pour les voyageurs », expose Thierry Happe, le président de Netexplo. Car l'observatoire scrute les usages, mais aussi, poursuit-il, « les détournements des usages, comme par exemple l'utilisation de l'algorithme de Shazam [reconnaissance d'un morceau de musique, NDLR] pour une application servant à détecter précocement la maladie de Parkinson ou à une autre permettant d'envoyer le bruit d'un moteur de voiture en panne à un garagiste pour un télédiagnostic ».

    La démarche originale a été menée sous la houlette du sociologue des styles de vie, Bernard Cathelat. Il estime que Keolis « s’est positionnée comme une société de services et non comme un transporteur de masse », a-t-il expliqué. C'est ce qui a guidé sa démarche « en entonnoir » depuis le printemps, avec « dans un premier temps, une ouverture d’esprit avec 167 pistes d'innovation retenues ; dans un 2e temps, la focalisation sur l’entreprise ayant abouti aux 4 tendances prioritaires. Il reste la 3e étape à réaliser, à savoir étude de marché et consultation des futurs utilisateurs. »

    De son côté, Eric Chareyron, le directeur prospective, modes de vie et mobilités de Keolis, qui est aussi le « Monsieur Keoscopies » a mis au jour 7 principes indispensables, selon lui, pour guider le développement du digital. Cela va de l'exigence de simplicité au besoin de réhumanisation, en passant par la certitude de pouvoir faire confiance, la réactivité pour proposer des solutions alternatives. Ou encore, assure-t-il, « le coaching permanent, un téléguidage par GPS grâce auquel on ne se pose plus de question et qui permet aussi de se sentir partout chez soi parce qu'il abolit les frontières mentales. » Les quatre scénarios choisis y répondent en mettant en scène 4 types de voyageurs : le senior (à qui on propose une hypersimplification d'usage) ; la jeune urbaine hypermobile, dont l'agenda se réactualise plusieurs fois par jour (pour qui il faudra beaucoup de flexibilité en temps réel) ; le touriste en mobilité « immersive », qui devra se sentir chez lui en ville inconnue ; et enfin le voyageur à mobilité réduite, qui se verra proposer une mobilité « humanisée », grâce à un système « collaboratif laissant s'exprimer la solidarité des voyageurs ».

    Ainsi donc, à peu près « tous les profils et tous les territoires sont concernés », expliQUE Jean-Pierre Farandou, président du directoire de Keolis. « La technologie ne vaut que si elle rend service aux gens », estime-t-il encore pour expliciter cette démarche qu'il qualifie de « smart moves ». Pour ce GPS de la mobilité multimodale et porte à porte, qui vise à guider "pas à pas" – c'est l'actuel nom de la future application pour smartphone – les voyageurs de 13 à 80 ans, il reste maintenant à passer l’épreuve du feu : le développement, les tests etc. Keolis nous les promet pour « très vite ». Dès ce printemps, le groupe devrait en tout cas dévoiler les résultats des 3 000 interviews dressant l'inventaire des usages numériques et des habitudes de déplacement de toutes les familles.

    Cécile NANGERONI

  • « Nous sommes entrés dans la troisième révolution urbaine »

    « Nous sommes entrés dans la troisième révolution urbaine »

    Entretien avec Eric Piolle, maire EELV de Grenoble

    Près d’un an après son élection à la mairie de Grenoble, en mars 2014, Eric Piolle dresse un premier bilan de ses actions pour améliorer la mobilité. Cet ingénieur écologiste de 44 ans, qui se déplace en vélo, souhaite réinventer sa ville en redonnant plus de place aux piétons et aux cyclistes. Ville Rail & Transports. Depuis le 1er janvier, Grenoble a mis en place une immense zone 30. Comment cela s’est-il passé ?
    Eric Piolle. C’est une démarche très large puisqu’elle concerne 43 communes sur les 49 que compte la métropole. Elle répond à l’attente de nombreux maires qui eux-mêmes étaient sollicités par les habitants. Elle dépasse les étiquettes partisanes puisque des communes de toutes tendances y participent.
    Nous avons voulu reconfigurer l’espace urbain, pensé à l’origine comme un espace de circulation automobile, pour en refaire un espace de vie pour le centre-ville mais aussi pour les centres des bourgs.
    Cela ne change rien pour la vitesse de déplacement en voiture puisque la vitesse moyenne dans une zone 30 est de 17 km/h alors qu’elle est de 18 km/h dans une zone 50.
    Mais cela change notre rapport à la ville et les rapports avec les piétons et les cyclistes.
    Enfin cette mesure permet de diviser par deux la vitesse de freinage (qui passe de 27 à 13 mètres) et par 9 le risque de décès en cas d’accident. Elle se traduit donc par une diminution du risque routier ainsi que par un abaissement des nuisances sonores.

    VR&T. Quels sont vos objectifs ?
    E. P. L’idée, c’est de faciliter les changements de comportement. Il faut que chacun adopte le moyen de transport le plus adapté à ses besoins mais aussi à ceux de la collectivité. Surtout quand on sait que les deux tiers des déplacements se font sur moins de cinq kilomètres. Il est donc souvent plus judicieux de se déplacer en vélo, à pied ou en transports en commun.
    C’est pour cela que nous sommes entrés dans la troisième révolution urbaine. Grenoble a été construit dans les années 50-60 au moment de la voiture reine. D’où la réalisation d’autoroutes pénétrantes en centre-ville. La première révolution urbaine a eu lieu avec l’apparition des premières zones piétonnes. La seconde avec le retour du tramway. La troisième, qui se produit maintenant, agrandit le centre-ville et redonne de la place aux piétons. Elle apporte plus de qualité de vie et permet de développer le commerce en ville.

    VR&T. Quelle est la place du vélo ?
    E. P. Le vélo doit se développer. Depuis notre élection, le nombre de locations de vélos a augmenté de 30 %. Nous proposons 6 000 Métrovélos, qui est le service de location de vélos de l’agglomération. On peut comprendre l’importance de ce chiffre si on le rapproche des 18 000 Velib’ mis à disposition à Paris.
    Quand le vélo a commencé à se développer à Grenoble, on a installé des pistes cyclables et des arceaux de stationnement sur les trottoirs. Désormais, il faut changer de logique et les mettre sur la voirie, notamment aux carrefours. La bicyclette n’a pas sa place sur les trottoirs mais sur la voie. C’est un mode de déplacement à part entière. Il faut qu’elle se mélange à la circulation (et non plus avec les piétons), ce qui lui donnera plus de visibilité. Le passage aux 30 km/h permet aussi cette cohabitation.
    Nous travaillons pour faire changer les comportements. Nous avons la chance d’être la troisième ville la plus dense de France, après Paris et Lyon. Le vélo y est adapté et permet de compléter l’offre en transport public. Nous visons le triplement de la part des déplacements en vélo à la fin de la mandature. Quant à la part de la voiture, elle a tendance à se réduire. Elle tourne autour de 50 % actuellement.

    VR&T. Quels sont vos projets de transports publics ?
    E. P. Notre cinquième ligne de tramway a été inaugurée quelques mois après notre élection. En septembre 2014, nous avons refondu le réseau de bus. C’est un beau succès car cela s’est traduit par une hausse de la fréquentation de 10 % en un an. A l’avenir – mais les échéances ne sont pas encore fixées –, nous engagerons l’extension des lignes E et A.
    Nous avons également revu notre politique tarifaire en sortant d’une logique basée sur des critères liés au statut pour aller vers une logique fondée sur le niveau de revenus pour fixer nos prix. Nous avons aussi augmenté le tarif du ticket à l’unité acheté dans le bus, en le faisant passer de 1,60 à 2 euros car cela contribue à baisser la vitesse commerciale et nous avons abaissé de 30 % l’abonnement pour les 18-25 ans. Notre objectif est d’arriver à la gratuité pour cette catégorie d’usagers car les déplacements représentent la plus forte part de leurs dépenses dans leurs revenus.

    VR&T. Dans un contexte budgétaire déjà serré, n’avez-vous pas accentué les difficultés en renonçant à commercialiser des panneaux publicitaires en ville ?
    E. P. Cela concerne les recettes de la ville, alors que les transports relèvent de la politique métropolitaine. Notre contrat sur les panneaux publicitaires était précédemment de 600 000 euros. En le renouvelant, nous avons perdu 150 000 euros de recettes, ce qui est relativement mineur. Dans le même temps, nous avons réalisé des économies à hauteur d’un million d’euros. Nous ne sommes pas sur la même échelle quand on compare ces chiffres aux baisses des dotations de l’Etat qui vont atteindre 20 millions d’euros.
    Pour financer la mobilité, nous avons trouvé un accord avec le conseil départemental, malgré nos différences politiques, qui permet de retrouver des capacités. Le conseil et la Métropole ont aussi accepté d’assumer une partie de la dette du Syndicat mixte des transports en commun.

    VR&T. Comptez-vous éradiquer le diesel en centre-ville dans un proche horizon à l’instar de ce que veut faire à Paris Anne Hidalgo ?
    E. P. Nous allons éliminer les bus fonctionnant au diesel à l’horizon 2019 lorsque nous renouvellerons notre parc. Les véhicules électriques et à l’hydrogène vont se développer. Dans ces domaines, nous avons la chance d’accueillir un bassin d’entreprises vraiment innovantes, notamment sur l’hydrogène. Ces sujets avancent.
    Nous avons aussi négocié avec La Poste pour que sa flotte passe au tout-électrique à partir du prochain semestre.
    Nous avons d’autres projets pour améliorer les conditions de circulation, notamment en organisant mieux la logistique urbaine. Et nous avons lancé cet automne un appel à manifestation d’intérêt pour mettre sur pied des centres de distribution à partir desquels seront mutualisées les livraisons.

    VR&T. Quels sont les freins que vous souhaiteriez voir levés ?
    E. P. Nous voulons pouvoir agir plus efficacement contre la pollution. Nous sommes l’un des 18 sites français sous la menace d’une amende européenne pour non-respect de la qualité de l’air, notamment en ce qui concerne les émissions de particules fines. Ce qui a un vrai impact sur la santé publique.
    Nous souhaiterions pouvoir mettre en place des mesures préventives dès que le seuil de pollution déclenchant la procédure d’information est atteint. Pour nous c’est un sujet majeur, d’autant que nous sortons tout juste de la COP21. Mais nous attendons toujours d’être soutenus sur cette question par le ministère de l’Environnement.
     

    Propos recueillis
    par Marie-Hélène Poingt

     

  • Voiture électrique : création d’une coentreprise franco-québécoise

    Le groupe PSA Peugeot Citroën, Exagon Motors et deux groupes québécois vont créer une coentreprise afin de développer et produire, à terme, des composants pour véhicules électriques, a annoncé le 20 janvier le gouvernement du Québec.
    Pour le Québec, c'est Investissement Québec, bras financier du gouvernement provincial, et IndusTech, filiale du groupe public d'électricité Hydro-Québec, qui vont entrer au capital de la coentreprise. Le Québec va allouer 10 millions d'euros dans cette société commune.
    PSA Peugeot Citroën va apporter « son expertise pour l'intégration automobile de ces composants », le constructeur français devenant ensuite le principal client pour la commercialisation au niveau mondial, a-t-on indiqué du côté du gouvernement québecois.

  • Bolloré inaugure une unité de production de bus électriques

    Le groupe Bolloré a inauguré le 15 janvier près de Quimper, en présence du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, une nouvelle unité de production dédiée à son bus électrique « grand format », prochainement déployé en Ile-de-France.
    Ce nouveau bus de 12 mètres de long, 100 % électrique et pouvant accueillir jusqu'à une centaine de passagers, sera déployé en avril en Ile-de-France, sur la ligne 341. La RATP a commandé 23 Bluebus de 12 mètres, avec une option pouvant aller jusqu'à 70 ou 80. Il s'agit pour la RATP d'une première étape avant de lancer en 2017 un nouvel appel d'offres afin de renouveler la totalité de la flotte en Ile-de-France, soit 4 500 véhicules.
    La nouvelle usine, située à Ergué-Gaberic, non loin de Quimper, aura une capacité de production annuelle de 200 de ces véhicules à l'aspect tout à fait ordinaire. Le groupe prévoit à terme la création de 150 emplois dédiés à la fabrication de ces Bluebus, dont l'autonomie est comprise entre 180 et 240 km.
    La construction de cette nouvelle unité de production, d'une superficie de 5 000 m2, ainsi que les travaux de recherche et développement pour la conception de ce véhicule, représentent un investissement de 40 millions d'euros sur 2015 et 2016.

  • Un chauffeur de taxi peut aussi conduire un VTC

    Le Conseil constitutionnel a estimé qu’au nom de la « liberté d’entreprendre » un chauffeur de taxi pouvait aussi être conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC), selon un communiqué diffusé le 15 janvier. Les Sages avaient été saisis en octobre par le Conseil d’Etat d’une « question prioritaire de constitutionnalité » sur un article du code des transports rendant « incompatibles » ces deux activités.

  • Huit ans de travaux autour de la gare de Toulouse

    Huit ans de travaux autour de la gare de Toulouse

    C’est parti pour huit ans de travaux autour de la gare Matabiau, avant l’arrivée de la grande vitesse à Toulouse annoncée en 2024 A la différence de Bordeaux, où le chantier Euratlantique s’est inscrit dans une opération d’intérêt national pilotée par l’Etat, Toulouse Euro Sud-Ouest (Teso) bénéficiera d’un nouvel outil de coordination prévu par la loi Alur, le « projet d’intérêt majeur ». Celui-ci sera signé d’ici quelques jours par les partenaires qui ont financé depuis six ans différentes études : l’Etat, la région, le département, Toulouse Métropole, la SNCF et Tisséo. Il sera coordonné par Toulouse Métropole via sa SPLA Europolia.

    Confié à l’urbaniste catalan Joan Busquets, qui traite déjà le centre historique, le chantier évalué à un milliard d’euros concernera 400 hectares avec la création de bureaux, de commerces et de logements. Le coup d’envoi des travaux a été donné en décembre avec un nouveau quai gare Matabiau. En janvier, c’est l’aménagement de la rue Bayard, reliant la gare au centre-ville, qui commence. On attend pour l’été le plan guide détaillant les aménagements ferroviaires et urbains, qui sera discuté d’ici là lors de concertations publiques.

    A terme, la gare se transformera en pôle d’échanges multimodal ouvert sur la ville avec trois parvis supplémentaires, un nouveau bâtiment voyageurs et des cheminements doux. La gare routière devrait être déplacée et réaménagée, ainsi que le parking qui sera agrandi. Les travaux du parvis historique, qui s’étendra au-dessus du canal du Midi, débuteront en 2017.

    Catherine Sanson-Stern

     

  • Un habitant sur deux à moins de 4 minutes des principaux services

    En France métropolitaine, un habitant sur deux accède en moins de quatre minutes aux principaux services de la vie courante, mais de fortes disparités subsistent entre les territoires, selon une étude de l’Insee publiée début janvier.
    Entre les communes les plus densément peuplées et les moins « denses », les temps d’accès par voie routière vont en effet « du simple au triple », souligne l’Insee. Et « dans certaines régions, plus d’un habitant sur quatre vit à plus de 7 minutes » de ces services.
    Pour la moitié de la population française regroupée dans les 3.000 communes les plus densément peuplées, le temps de transport pour atteindre les principaux commerces, établissements scolaires ou services de première nécessité, n’excède pas quatre minutes. Pour « les 5% de la population les plus éloignés, résidant dans 13.000 communes », il atteint au moins 9 minutes, selon les chiffres de l’Insee.
    En Ile-de-France, la quasi-totalité de la population accède à ces services en moins de sept minutes, de même que dans deux autres régions très urbanisées, Paca (95%) et Nord-Pas-de-Calais-Picardie (91%). Ce n’est en revanche le cas que pour la moitié des habitants de la Corse, en raison notamment du relief et de la répartition du peuplement.

  • Les véhicules zéro émission atteignent un niveau record en Norvège

     

    Les voitures zéro émission détiennent désormais une part de marché de 17,1% des immatriculations de véhicules neufs l’an dernier en Norvège, un niveau sans équivalent dans le monde. En 2014, leur part de marché a ainsi atteint 12,5%. Ce qui donne à la Norvège une position de pionnière dans ce domaine. A titre de comparaison, 17.266 voitures particulières électriques neuves ont été immatriculées l’an dernier en France, soit 64% de plus qu’en 2014, mais leur part de marché n’est encore que de 0,9%.

    Il est vrai que la Norvège favorise fortement ces achats : alors que les voitures à combustion sont lourdement taxées, celles à propulsion électrique sont exemptées de la quasi totalité des taxes. Les autorités envisagent toutefois de réduire –très graduellement– une partie de ces aides.

  • Les taxis de nouveau mobilisés contre les VTC

    Les chauffeurs de taxi appellent à une nouvelle mobilisation nationale à partir du 26 janvier, expliquant « ne plus supporter l’insupportable », selon  un communiqué signé par près d’une dizaine d’organisations (AFT, CFDT, CGT, CSAT, CTP, LMTS, UNTP, Taxis de France et SUD).
    Les taxis de Marseille avaient déjà lancé la date du 26 janvier. Ceux de Lille et Bordeaux ont rejoint le mouvement et des taxis espagnols seront présents à Paris, précise le communiqué.
    Les organisations professionnelles de taxi mettent en cause les « dérives » sur le terrain des VTC: « maraude électronique, occupation de la voie publique, racolage » et une utilisation détournée des véhicules LOTI (transport collectif de deux à 10 personnes). VTC et LOTI « ne supportent pas les mêmes devoirs » que les taxis, rappellent-elles.
    Devant l’incapacité de l’Etat à faire appliquer » la loi, et notamment la loi Thévenoud sur le transport de personnes, les organisations professionnelles demandent « la suppression pure et simple » des VTC, ainsi que du transport collectif LOTI. La loi Thévenoud du 1er octobre 2014 a durci l’encadrement des VTC en leur interdisant notamment la « maraude ».
    Elles « exigent » aussi l’abandon de la mise en place de la tarification au forfait entre Paris et les aéroports d’Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle devant être lancée au 1er mars.