Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Nouvelle aide européenne au cofinancement de projets de transports

    La Commission européenne prévoit 7,6 milliards d'euros au titre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour aider à financer des projets dans le domaine des transports. Bruxelles veut notamment mettre l’accent sur les transports innovants – systèmes de transport intelligents et de gestion du trafic comme Sesar, ERTMS (transport ferroviaire), SIF (transport aérien) ou RIS (voies navigables) .

    « L’aide sera accordée après mise en concurrence des offres, sous la forme d’un cofinancement de l’UE, à la suite d'une évaluation et d'une procédure de sélection rigoureuses », a indiqué la Commission européenne dans un communiqué. Rappelons que la Commission avait déjà publié à la fin du mois de juin une première liste de 276 projets pouvant prétendre à un cofinancement de 13,1 milliards au titre du MIE.

    Pour ce deuxième appel à projets, les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 16 février 2016. Les résultats des appels seront publiés d’ici à l’été 2016.

  • Les députés rétablissent la défiscalisation des flottes de vélos

    Le 5 novembre, les députés ont rétabli en commission des Finances une disposition de la loi sur la transition énergétique qui favorisait l'achat de flottes de bicyclettes par les entreprises et que le gouvernement avait supprimée dans le projet de loi de finances 2016. L'amendement de députés du groupe RRDP (à majorité radicale de gauche) devra cependant être revoté en séance publique pour être intégré au projet de budget 2016. Rappelons que la mesure consiste à défiscaliser les achats de flottes de vélo, à hauteur de 25 %, afin de favoriser ce mode de déplacement pour les trajets domicile – travail.

  • Vinci Park devient Indigo

    Le 5 novembre 2015, il ne faudra plus dire Vinci Park, mais Indigo. Une manière pour l’opérateur de « s’inscrire au cœur des nouvelles mobilités », explique-t-on. La nouvelle marque serait en effet le prolongement d’une nouvelle promesse : « Place au futur » ou la volonté d’offrir plus qu’une place de stationnement. « Il s’agit de permettre aux individus de tirer le meilleur parti de leurs déplacements en les connectant à leur environnement de façon toujours plus intelligente », écrit le groupe dans un communiqué. L’ambition est de faire du parking un hub de mobilité, « ouvert sur la ville, technologique, durable et modulable ». Concrètement, les automobilistes pourront par exemple entrer dans un parking sans prendre de ticket, se faire guider par le mobile jusqu’à une place réservée, récupérer un scooter électrique ou encore revenir chercher sa voiture et constater que ses courses ont été livrées, puis repartir en réglant par prélèvement automatique.

  • Vélo. Les élus veulent l’avantage fiscal promis

     

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    A peine inscrite dans la loi de Transition énergétique, à effet au 1er janvier 2016, la mesure consistant à favoriser l'achat de flottes de vélos par les entreprises grâce à un coup de pouce fiscal – remboursement de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 25 % de la dépense – tombe aux oubliettes à la faveur du projet de loi de finances pour 2016 ! Les élus du Club des parlementaires pour le vélo et du Club des villes et territoires cyclables s'insurgent et vont déposer cette semaine un amendement pour annuler cette suppression. « Il est incompréhensible qu’une mesure qui amplifie l’essor du vélo dans notre pays et notamment son usage pour les déplacements domicile-travail […] soit dans le collimateur du gouvernement alors même qu’elle vient d’être votée au parlement » a ainsi déclaré Denis Baupin, co-président du Club des parlementaires pour le vélo, vice-président de l’assemblée nationale, député EELV de Paris. « lI est erroné de la part du gouvernement de l’inscrire dans la partie intitulée “suppression de dispositions fiscales inefficientes“, alors qu’elle n’a pas eu le temps de produire un effet et encore moins d’être évaluée ! », plaident-ils.

  • Naissance du premier syndicat de VTC

    L’Unsa SCP-VTC, premier syndicat de chauffeurs de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) officiellement créé, a demandé le 2 novembre au leader des services de réservation par smartphone de voitures, Uber, de clarifier sa position vis-à-vis des chauffeurs, dénonçant un « salariat déguisé » et une « indépendance fictive ».
    « Uber doit choisir » entre « reprendre sa place d’intermédiaire » ou « devenir transporteur » et dans ce cas « nous salarier », a exposé lors d’un premier point presse Sayah Baaroun, secrétaire général du tout nouveau syndicat.
    Le syndicat revendique également une « tarification minimale, […] au-dessus des taxis » pour les petits services apportés « en plus ». Il promet également d’engager dans les mois à venir des actions communes de chauffeurs aux Prud’hommes « pour faire reconnaître un lien de subordination », a précisé Mohamed Djijelli, son secrétaire adjoint.
    Avant ce « syndicat de travailleurs », deux associations se sont précédemment créées : VTC de France qui a lancé sa propre application VTC Cab, et Capa-VTC, qui revendique de « rester des indépendants ».

  • Elisabeth Borne veut que la RATP incarne la mobilité durable et la ville intelligente

    Un peu moins de six mois après sa nomination, la nouvelle PDG de la RATP a dévoilé son plan stratégique pour l'horizon 2025. « Mon ambition, c'est que le groupe RATP incarne en France et dans le monde la mobilité durable et la ville intelligente au service des voyageurs », a expliqué Elisabeth Borne, avant de citer dix chantiers clés. Parmi lesquels, figurent naturellement en bonne place la modernisation du réseau de surface et le renouvellement du parc de bus en 100 % électrique ou biogaz en 2025 – et « clairement, la RATP ne souhaiterait pas acheter des bus chinois », a-t-elle affirmé – ainsi qu'un engagement fort dans le numérique.
    La RATP, comme les autres groupes de transports, accélère en dédiant « 30 millions d'euros sur deux ans au digital ». L'innovation étant dans l'ADN de l'entreprise, elle souhaite maintenant imposer le groupe comme « leader de la mobilité connectée ». Elle crée donc une direction de la Stratégie, de l'innovation et du développement, confiée à Nathalie Leboucher (membre du Comex), ancienne responsable du programme Smart cities chez Orange, et annonce l'embauche d'une centaine de collaborateurs. Ils s'attelleront à la création de nouvelles applis, à l'image de « MonRERA » lancée ces jours-ci, mais aussi à la formalisation de nouveaux partenariats avec des start-up. Des évolutions symbolisées par la nouvelle signature de l'entreprise : « Demandez-nous la ville ».

     

  • 50 minutes, la durée moyenne pour aller au travail et en revenir

    Les Français mettent en moyenne 50 minutes pour aller au travail et en revenir, une durée qui s’est allongée de 10 minutes en douze ans. Et ils y vont très majoritairement en voiture, selon une étude du ministère du Travail publiée le 2 novembre.
    Entre 1998 et 2010, la proportion de salariés mettant plus d’une heure et demie pour faire l’aller-retour domicile – travail est montée à 16 % (+4 %), tandis que ceux mettant entre une heure et une heure et demie sont désormais près d’un sur cinq (19 %, +3 %), précise cette étude de la Dares, le service Statistiques du ministère du Travail.
    Ce temps moyen cache d’importantes disparités géographiques : les habitants de région parisienne ont un temps de déplacement deux fois plus important que ceux des petits pôles urbains (68 minutes contre 35 minutes).
    Environ 74 % des personnes se rendent à leur travail en voiture, 11 % par les transports en commun, 7 % à pied, 4 % en moto, mobylette ou scooter, et 3 % à vélo. Entre 1998 et 2010, le recours aux transports en commun a baissé (de 15 % à 11 %), de même que celui à la marche à pied (de 17 % à 7 %).

  • Le Stif ouvre ses données

    Depuis le 2 novembre, le site open data du Stif est ouvert à l’adresse opendata.stif.info. Objectif : regrouper sur un même site internet les données du Stif, celles des 75 entreprises qui opèrent les transports en commun de la région Ile-de-France, ainsi que des informations de mobilité telles que le vélo en libre service, l’autopartage ou le covoiturage. « Le Stif souhaite valoriser davantage les données de mobilité afin de favoriser des réutilisations qui amélioreront l’information et sa cohérence, l’attractivité et l’usage des réseaux de transport », explique, dans un communiqué, l’autorité organisatrice francilienne qui espère qu’à terme, le voyageur bénéficie de la démarche par la qualité des applications qui lui seront proposées. En tout cas, le Stif s’engage à ouvrir des jeux de données de qualité et mises à jour régulièrement.
    Plusieurs dizaines de jeux de données gratuites sont proposées sous forme brute : structure du réseau de transport, horaires, gares routières, parcs-relais, espaces Véligo, description et tarif des titres de transport, données de validation télébillettiques, stations de vélo en libre service (Vélib’, VélO2 et Cristolib), disponibilités en temps réel, stations Autolib’, etc. Le Stif a prévu d’en ouvrir d’autres ainsi que des API – service de recherche d’itinéraires notamment – en 2016.