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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Londres achète 51 bus électriques de technologie chinoise
Avant la fin de l’été prochain, Londres sera devenue, sans conteste, la capitale européenne de l’électromobilité, puisqu’elle disposera du plus grand parc d’autobus à propulsion 100 % électrique. A partir du 27 août 2016, l’opérateur London General (groupe Go-Ahead) doit, en effet, mettre en service pas moins de 51 single-deckers. Le montant global du contrat signé le 29 juillet est de 19 millions de livres, soit près de 26 millions d’euros, ou 500 000 euros l’unité. Les bus circuleront sur les deux lignes 507 Waterloo – Victoria et 521 Waterloo – London Bridge, héritières du célèbre réseau Red Arrow initié du temps de l’ancien London Transport. Les nouveaux autobus marieront un châssis et des équipements électriques de l’industriel chinois BYD (Build Your Dreams) à une carrosserie du constructeur britannique Alexander Dennis. Récemment, BYD aurait déclaré vouloir reproduire ce type de partenariat industriel pour de futures commandes sur le marché européen. Les deux véhicules intégraux qu’il avait fournis avec succès pour les dix-huit mois d’exploitation commerciale probatoire à Londres devraient donc demeurer l’exception. Transport for London (TfL) s’est déclaré très satisfait de l’exploitation probatoire de ces deux véhicules. TfL dit avoir apprécié à la fois le relationnel avec l’industriel chinois et son approche technique, essentiellement son choix de batteries du type fer-phosphate considéré par les Londoniens comme le plus pertinent.
La carrosserie des 51 prochains autobus appartiendra au type Enviro200 de dernière génération, récemment commercialisé par Alexander Dennis. Le constructeur, qui produit notamment le même véhicule en version intégrale avec motorisation Cummins, doit assurer la maintenance et les réparations sur site des futurs autobus 100 % électriques. Aptes à transporter 90 voyageurs, ces véhicules n’auront plus que deux packs de batteries fer-phosphate au lieu des trois mis en œuvre sur les exemplaires probatoires. Londres a d’ores et déjà décidé qu’en 2020 les quelque 300 single-deckers entrant dans la zone à zéro émission devraient tous être 100 % électriques. Il devrait donc rester environ 250 véhicules de ce type à fournir aux différents opérateurs londoniens.
Philippe Hérissé
Moovit, première application transports
Grâce à sa communauté de 28 millions d’utilisateurs qui a fourni 40 % des nouveaux réseaux de transport en 2015, l’application gratuite Moovit compte désormais 700 villes couvertes – dans 58 pays – et devient ainsi l’application leader dans le monde des transports en commun connectés. « Moovit offre aujourd’hui l’application la plus complète en terme de nombre de réseaux cartographiés dans le monde, y compris les services offerts par Google et Apple », affirme Moovit dans un communiqué. Moovit est une appli multimodale, permettant d’optimiser un trajet. Son leadership est alimenté par une communauté de 20 000 utilisateurs hyperengagés et soutenue par une plateforme d’édition innovante en matière de cartographie des réseaux de transport qui a permis d’ajouter plus de trois millions de points de repères (arrêts, stations ou lignes entières) de transport public durant la seule année 2015. L'entreprise revendique 700 000 utilisateurs français, 15 villes étant couvertes en France.

Transdev accélère les déplacements propres dans la vallée de Chamonix Mont-Blanc
Les deux signataires mettent en avant une stratégie de mobilité durable dans un contexte particulier de montagne où la population (14 000 habitants) est multipliée par dix en saison touristique Transdev veut faire de Chamonix le « laboratoire Montagne » du groupe. On sait combien les habitants de la vallée du Mont-Blanc, avec un tunnel et des paysages grandioses traversés par des colonnes de camions, sont sensibilisés à la préservation de leur environnement. Le 18 septembre, la Communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc (CCVCMB) et Transdev ont affiché leur ambition d’intégrer une réelle mobilité durable locale en lançant le nouveau contrat de transports urbains qui les lie pour sept ans. Reconduit après une collaboration de plus de vingt ans, le contrat concerne 2,1 millions de voyageurs par an et porte sur un montant de 33 millions d’euros, dont 5,2 millions d’euros pour moderniser le réseau Chamonix Bus, composé de 17 à 38 véhicules selon les saisons.
Cet investissement est l’un des objectifs prioritaires, et concrets, de l’engagement de l’opérateur en faveur d’un réseau propre, conformément au Plan de protection de l’atmosphère européen : « Nous voulons faire un réseau totalement respectueux de l’environnement », insiste Jean-Marc Janaillac, président de Transdev. Le contrat prévoit six nouveaux bus Euro 6 et six bus standard hybrides – qui rouleront en électrique dans le centre de Chamonix – ainsi que deux nouveaux Bluebus électriques (Bolloré) pour la navette gratuite de centre-ville « Le Mulet », qui sera 100 % électrique dès février 2016. Mieux, « nous visons des bus 100 % électriques sur le réseau pour 2020 », promet Eric Fournier, président de la CCVCMB. Impact attendu : des réductions d’émissions de CO2 de 26 tonnes par bus par an et de 30 % de consommation de carburant.
Autre point fort du contrat, l’opérateur va lancer un appel à projet international « Montagne et Mobilité » en janvier 2016 pour une sélection des entreprises en mai. Les start-up devront plancher sur des solutions innovantes visant à améliorer la qualité de l’air et la gestion des trafics, qui devront être mises en œuvre dans l’année qui suit. Dans l’immédiat, tous les bus intègrent un système d’information dynamique visuelle et sonore complet (dont le plan des pistes et l’état des remontées mécaniques). Dès cet hiver, 2/3 des bus seront équipés du Wi-Fi gratuit, permettant aux skieurs d’acheter leur forfait pendant le trajet sans perdre de temps aux caisses des remontées mécaniques.
Claude Ferrero
Transdev mise gros sur l’innovation
Pas question de se laisser ringardiser par les start-up. Transdev ayant retrouvé une santé financière (avec +47 % de résultat opérationnel), le groupe veut consacrer ces marges de manœuvre retrouvées à l'innovation Afin d'adapter l'entreprise aux défis futurs, donc de se positionner comme acteur des nouvelles mobilités. « Trois ruptures ont entraîné l’effacement des frontières entre transports collectifs et voiture individuelle, raconte Jean-Marc Janaillac, PDG du groupe. La technologie, surtout le smartphone, qui permet de développer de nouveaux services individualisés et qui laisse des traces permettant de travailler sur du prédictif ; la rupture sociétale – on passe de la possession à la jouissance – ; enfin la croissance des coûts. »
Constat : 25 milliards d'euros sont consacrés par an aux transports publics, dont le tiers est financé par les utilisateurs, alors que l'ensemble des dépenses de transport des ménages, incluant l'achat et l'entretien des véhicules représente 150 milliards. « C'est à ce monde-là qu'il faut désormais s’adresser », prévient d'emblée Jean-Marc Janaillac. Conséquence : au métier historique d’opérateur de transport, vient s'ajouter celui d'intégrateur de services de mobilité, en rupture avec les schémas traditionnels et notamment les monopoles.
« Il faut offrir des services globaux de mobilité, décline Yann Leriche, directeur de la Performance. Au travers de l'observatoire du voyageur numérique, nous avons identifié une tendance que nous nommons, en référence à ce qui s'est passé pour le logiciel, “mobility as a service" ». Ce qui implique d'ouvrir les données, les API données et services afin de permettre à des tiers de les diffuser.
Partant de ces constats, le groupe a identifié quatre champs d'innovation dans lesquels il a investi. Les moyens ? « Environ 70 millions d'euros dans les trois prochaines années et 300 personnes », explicite Nicolas Samsoen, directeur de la Stratégie. Il y a d'abord les fondamentaux du métier, avec des outils comme Toucango – qui détecte les signes d'endormissement du conducteur – et AlterT pour signaler un incident en un clic. Il y a ensuite, l'expérience client, avec Transdev expérience client – service développé avec Colorado, le cabinet conseil spécialisé, partenaire notamment de Nespresso – qui aide les réseaux à se mettre à la place du client ; les nouveaux services, avec Fleetme – offre de covoiturage dynamique montée avec La Roue Verte – ou encore Split, service moderne de taxi collectif lancé fin mai à Washington, qui fonctionne sur un algorithme d’optimisation des trajets. Il y a enfin l’intégration de services et le grand calculateur multimodal Triplinx lancé en mai à Toronto, une déclinaison d'Optimod' Lyon.
A l'appui de sa stratégie, le groupe s'allie avec des start-up, noue des partenariats avec BPI Le Hub, et dispose de cinq pôles d’expertise digitale dans le monde. Il a aussi créé à Paris un incubateur, la Transdev Digital Factory, qui se focalise sur l’innovation de rupture. « La bataille des nouvelles mobilités sera rude, mais nous entendons bien y participer », insiste le PDG.C. N.
Portugal : le gouvernement signe la privatisation des transports de Lisbonne
Le gouvernement portugais a signé, le 23 septembre, le contrat de concession avec le groupe espagnol Avanza, officialisant la privatisation de la gestion des transports en commun de Lisbonne, quelques jours avant les élections législatives.
L'offre d'Avanza représenterait une économie de 215 millions d'euros sur les huit ans de la concession, selon le ministère des Finances.
Avanza, premier opérateur privé de transports urbains en Espagne avec 28 villes dont Madrid, ainsi que dans deux communes du nord du Portugal, avait remporté l'appel d'offres en juin, évinçant ses concurrents français RATP et Transdev, le britannique National Express et le portugais Barraqueiro.SNCF Mobilités triple son bénéfice
SNCF Mobilités affiche un bénéfice de 318 millions d'euros au premier semestre. Ce qui représente plus que le triplement du résultat affiché en 2014.
Le chiffre d'affaires s’établit à 14,26 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année, en hausse de 5,5 % en tenant compte des intégrations comptables des filiales Eurostar et Thalys, ainsi que d'une acquisition de Keolis en Australie.
La progression n'est toutefois que de 3,7 % à périmètre et taux de change constants, indique le groupe dans un communiqué, précisant que près de 27 % de l'activité de SNCF Mobilités est désormais réalisée hors de France.
Un système d’autopartage électrique pour Madrid
Le constructeur automobile allemand Daimler lancera d'ici fin 2015 un service de voitures électriques en autopartage à Madrid. La flotte comprendra dans un premier temps 500 voitures deux places Smart Fortwo, dans leur version électrique.
Le système proposé diffère de celui de Bolloré à Paris, où le conducteur doit chercher son véhicule dans une station. Avec Car2go, il peut prendre et déposer la voiture dans la rue, dans un certain périmètre, des employés se chargeant ensuite de le ramener à une borne pour recharger la batterie électrique.
Alstom favori pour la grande vitesse sur Boston – NY – Washington
Amtrak va rentrer le 22 septembre en négociation exclusive avec Alstom pour la fourniture de la nouvelle génération de trains pour le corridor Nord-Est (Boston – NY – Washington)
C’est ce qu’a déclaré ce 21 septembre le sénateur de l’Etat de New York, Charles Schumer. Le montant total du projet se monte à 2,5 milliards de dollars, représentant, selon le sénateur, 750 emplois, dont 400 directement pour le site Alstom d’Hornell. L’approbation définitive devrait intervenir avant la fin décembre 2015. L’échéance du leasing portant sur parc actuel, à l’horizon 2021-2023, et la croissance du trafic rendent nécessaire la nouvelle génération : alors qu’en 2013 on avait compté cinq jours à plus de 14 000 voyageurs, ils se sont montés à 28 jours en 2014.
Seul commentaire à ce stade d’Alstom, cette déclaration d’Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport : « Si ce contrat se matérialisait, ce serait une grande reconnaissance du savoir-faire d'Alstom en matière de grande vitesse et nous serions honorés de servir Amtrak pour cet ambitieux projet. »
F. D.

Le Bluebus en test à Quimper
Dans le cadre de la semaine de la mobilité, Quimper a mis en service un bus électrique gratuit dans son centre-ville… Le Bluebus, une navette électrique de la société Bolloré, a été fabriqué dans l'usine du groupe à Ergué-Gabéric, près de Quimper. Il circulera jusqu'au 19 septembre.
« L’expérience grandeur nature réalisée cette semaine préfigure la possible création
d’une ligne sur le territoire de Quimper Communauté dès 2017 », a annoncé André Guénégan, vice-président de Quimper Communauté en charge des transports et de la mobilité.Un nouveau site de covoiturage européen
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Le gâteau du covoiturage attise les convoitises. Leader européen sur le secteur, Blablacar se retrouve désormais avec un challenger du nom d'Europe Carpooling. Un comble alors qu'il a racheté en avril dernier son principal concurrent allemand nommé… Carpooling ! La nouvelle plateforme a été lancée à la rentrée. « Loin de n'être qu'une mode passagère, le covoiturage a démontré qu'il est désormais un véritable mode de consommation, voire un mode de vie, totalement assimilé par les utilisateurs, qu'ils soient français ou européens », explique son fondateur, Mehdi Bouretima. Qui s'appuie sur une étude de 60 Millions de consommateurs en octobre 2014 selon laquelle 42 % des français avaient déjà eu recours au covoiturage. Le site – développé en six langues et trois devises (euro, dollar, livre) et avec des catégories comme ladies only, shopping, et aéroport – permet de publier un trajet, d'en rechercher ou de déposer une requête. La réservation est payante et la mise en relation se fait par SMS, mail ou via la messagerie du site. Reste maintenant à faire venir les covoitureurs pour qu'ils s'inscrivent…