Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • La RATP crée une nouvelle entité pour accélérer sur le MaaS

    La RATP crée une nouvelle entité pour accélérer sur le MaaS

    La RATP a annoncé le 30 novembre la mise sur pied d’une nouvelle BU (Business Unit) baptisée Mobility as a Service (MaaS, un concept qui doit faciliter la mobilité demain en offrant un service global). Rattachée à RATP Smart Systems, la filiale digitale du groupe RATP, cette nouvelle BU regroupe les équipes de Mappy et celles de Bonjour RATP. L’objectif est de proposer une plateforme de services s’adressant aux voyageurs mais aussi aux entreprises et aux collectivités, permettant de réserver et payer des déplacements de bout en bout sans se soucier de l’opérateur.

    La direction générale de la BU est confiée à Florence Leveel, jusqu’alors directrice générale de Mappy. Rappelons que la RATP a racheté Mappy il y a tout juste un an.

  • Paris va lancer un appel d’offres pour limiter le nombre de scooters en libre-service

    Paris va lancer un appel d’offres pour limiter le nombre de scooters en libre-service

    Inquiet du nombre potentiel d’opérateurs de scooters en libre-service prêts à s’installer dans la ville (ils seraient jusqu’à 11 à l’envisager, selon David Belliard, l’adjoint à la maire chargé des Transports), Paris prend les devants : le 13 décembre, la capitale va lancer un appel d’offres pour sélectionner les opérateurs qui auront le droit de proposer des scooters en libre-service sur son territoire. «Deux ou trois seront retenus avec un contrat de cinq ans. Chacun pourra exploiter 2500 scooters d’ici 2023, puis 3000 s’ils sont fortement utilisés», précise David Belliard. Les opérateurs devront s’acquitter d’une redevance fixée à 67 euros par engin.

    La ville reprend ainsi le modèle déjà expérimenté avec les opérateurs de trottinettes qui lui a permis d’en sélectionner trois (Dott, Lime et Tier) et de réguler le partage de la voirie en luttant contre le stationnement sauvage des trottinettes sur les trottoirs et dans les rues.

  • Les trottinettes bridées à 10 km/h dans tout Paris sauf sur les grands axes

    Les trottinettes bridées à 10 km/h dans tout Paris sauf sur les grands axes

    Après le test lancé cet été par la Ville de Paris, consistant à limiter à 10 km/h la vitesse de leurs trottinettes dans 11 zones denses ou piétonnes du cœur de la capitale, place à la décision : les trottinettes seront bridées à 10 km/h dans tout Paris à l’exception des grands axes, a annoncé le 25 novembre David Belliard, l’adjoint à la maire chargé des Transports. La mesure s’appliquera dans la première quinzaine de décembre, a précisé l’élu.

    Cette annonce intervient quelques jours après la décision des opérateurs de trottinettes de brider eux-mêmes leurs engins à 10 km/h au lieu de 20 km/h dans 700 zones de la capitale. Les trottinettes en libre-service sont en effet géolocalisées en temps réel et leur vitesse peut être bridée à distance.

    L’objectif de ces « slows zones » est bien sûr de réduire l’accidentologie à Paris : depuis le début de l’année, les trottinettes ont été responsables de 298 accidents, causant deux décès et 329 blessés.

  • La part des Français prenant les transports publics a reculé de 13 % entre 2019 et 2021

    La part des Français prenant les transports publics a reculé de 13 % entre 2019 et 2021

    La crise sanitaire continue de toucher fortement les transports publics : la part des Français prenant les transports publics a reculé de 13 % entre 2019 et 2021, passant de 73 % (85 % en Ile-de-France) à 60 % cette année (75 % en Ile-de-France), selon l’Observatoire de la mobilité publiée le 25 novembre par l’UTP. Les résultats varient en fonction de la taille de l’agglomération, la part des utilisateurs de transport public étant beaucoup moins élevée dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants (34 %).

    L’enquête, réalisée en septembre dernier par l’IFOP auprès d’un échantillon de 1 500 personnes, estime à 56 % le nombre de français qui prennent moins les transports publics, avant tout car ils se déplacent moins. Plus inquiétant, elle montre que cet éloignement des transports publics s’explique aussi par la crainte d’être contaminé lors des déplacements. En effet, 64 % des personnes interrogées estiment que les transports publics représentent le lieu où il y a le plus de risques de contaminations, loin devant les bars (43 %), les repas de famille (38 %) ou les salles de sport (32 %). Une perception qui va à l’encontre des études et qui devrait inciter le secteur de la mobilité à poursuivre son travail de pédagogie sur ce thème.

    L’impact financier reste important : la profession estime à près de 300 millions d’euros les pertes de recettes pour le transport urbain en province et à quelque 380 millions en Ile-de-France. Ce qui porte à un total de 2,28 milliards l’estimation des pertes commerciales en 2020 et 2021.

    Le grand gagnant de la crise reste la voiture, dont l’utilisation croît : +4,4 % en 2020 (représentant 85 % des voyageurs-km contre 80,8 % un an plus tôt). Conséquence, une hausse des embouteillages : le lundi précédant la rentrée scolaire 2021, la congestion a augmenté 25 % comparée à l’année précédente. Ce qui signifie des temps de parcours plus longs de 50 % comparés à une circulation fluide, note l’UTP, en rappelant que le coût des embouteillages à l’échelle européenne est évalué à 270 milliards d’euros par an.

    M.-H. P.

  • Le syndicat des compagnies aériennes autonomes porte plainte contre l’interdiction des vols aériens au bénéfice du ferroviaire

    Le syndicat des compagnies aériennes autonomes porte plainte contre l’interdiction des vols aériens au bénéfice du ferroviaire

    Le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara) a annoncé le 25 novembre avoir déposé, auprès de la Commission Européenne, une plainte contre la loi française qui interdit les liaisons aériennes lorsqu’il existe une alternative de transport en moins de 2h30. « À l’instar de l’UAF et de l’ACI, le SCARA demande l’abrogation de cette loi« , indique le Syndicat qui affirme regrouper 50 % des compagnies aériennes françaises. Selon lui, « la mesure est discriminatoire et provoque des distorsions de concurrence entre transporteurs« . Elle est également « exagérément restrictive au regard des problèmes qu’elle est censée résoudre« , sa durée n’est « pas limitée » et « aucune justification adéquate de la mesure n’a été soumise à la Commission et aux autres États membres« .

     

  • Thales et IER fourniront la billettique du Grand Paris Express

    Thales et IER fourniront la billettique du Grand Paris Express

    La Société du Grand Paris (SGP) a sélectionné le groupement Thales – IER pour la réalisation des systèmes billettiques des lignes 15, 16, 17 et 18 du métro du Grand Paris Express. Ce contrat prévoit les études et les fournitures des nouveaux équipements de ventes et de validation mais également leur intégration à l’écosystème billettique d’Ile-de-France Mobilités (IDFM). Il comprend également la maintenance et l’évolution de ces solutions en support aux futurs opérateurs de transports de ces nouvelles lignes et d’IDFM.

    Le design de ces équipements a été confié par la SGP à l’Agence Patrick Jouin ID, en charge de la conception et du suivi de la réalisation de l’ensemble des équipements et mobiliers installés en gare. Soit près de 500 machines de ventes (automates ou guichets) et quelque 1 200 portillons d’accès.

  • Près d’1,3 million de voyageurs ont été retardés à cause de bagages abandonnés sur le réseau de la RATP

    Près d’1,3 million de voyageurs ont été retardés à cause de bagages abandonnés sur le réseau de la RATP

    Comme la SNCF, mais dans une moindre mesure, la RATP enregistre un nombre croissant de bagages abandonnés :+ 6 % d’objets délaissés depuis le début de l’année sur l’ensemble du réseau par rapport à la même période en 2019. Ce qui représente, entre janvier et septembre, 984 objets oubliés sur les réseaux ferrés de la RATP, soit 3,6 objets abandonnés par jour en moyenne.

    Depuis janvier, chaque jour, entre trois et quatre sacs oubliés font l’objet d’une alerte sur le réseau de la RATP. Conséquence, près d’1,3 million de voyageurs ont été retardés lors de leurs trajets sur le réseau ferré. Ce phénomène, en hausse de 6 % comparé à 2019, se traduit par des interruptions de trafic du métro qui durent en moyenne 38 minutes.

    Pour intervenir rapidement, la Régie utilise le dispositif mis en place depuis 2016 qui, selon un communiqué, a pour objectif « de garantir la sécurité des voyageurs grâce à une intervention rapide sur les objets délaissés ». Après annonce sonore et analyse vidéo, elle peut faire appel à l’une de ses 20 équipes cynophiles prêtes à intervenir sur l’ensemble du réseau ferré en cas de bagage abandonné. Les équipages de cynodétection font l’objet d’une certification annuelle des pouvoirs publics afin de garantir leur capacité à détecter les explosifs. Lorsque celles-ci interviennent, elles sont systématiquement accompagnées d’une équipe Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR). L’ensemble de ces agents sont dispatchés sur six zones du réseau (que la RATP ne souhaite pas dévoiler), afin d’intervenir le plus rapidement possible.

    Le dispositif mis en place pour les objets délaissés s’inspire directement des techniques développées dans le domaine de l’aéroportuaire. « Nous travaillons en étroite collaboration avec la SNCF afin d’optimiser le dispositif et ainsi réduire les éventuelles interruptions de trafic, rappelle le groupe dans son communiqué. Nous agissons également en coordination avec la Préfecture de police et la police des transports. Cette dernière est systématiquement avisée du déclenchement de notre procédure de cynodétection. »

    Antoine Irrien

  • Bientôt l’extension de la ligne 4 mais il faudra attendre pour l’automatisation

    Bientôt l’extension de la ligne 4 mais il faudra attendre pour l’automatisation

    L’automatisation de la ligne 4 ne sera pas mise en service en même temps que le prolongement de la ligne 4 à Bagneux – Lucie prévue pour janvier 2022. Les navettes automatiques arriveront progressivement sur l’ensemble de la ligne, à partir du milieu de l’année 2022. « L’automatisation complète sera effective fin 2023 », indique la RATP.
    Pourquoi ce retard ? « Le contexte sanitaire avec les confinements successifs, ainsi que des difficultés rencontrées par notre partenaire [Siemens, ndlr] dans le système de conduite automatique industriel, avec la mise au point des communications Sol-Train, expliquent ce décalage », détaille la RATP. « Le début des essais dynamiques des navettes a été retardé de plus de trois mois, rendant caduc le séquencement initial ». Or « chaque étape nécessite des essais minutieux et la validation de ces derniers », poursuit-on côté RATP.
    Quant au coût financier du retard, il n’est pas encore connu. « Le surcoût éventuel est en cours d’identification », se borne-t-on à indiquer.
    Yann Goubin
  • La vitesse des trottinettes en libre service bridée à 10 km/h dans plus de 700 zones à Paris

    La vitesse des trottinettes en libre service bridée à 10 km/h dans plus de 700 zones à Paris

    Les trois opérateurs de trottinettes électriques en libre service à Paris ont décidé, à partir d’aujourd’hui, de brider la vitesse à 10 km/h dans 700 zones. « Ces zones se concentrent autour des lieux à forte pression piétonne comme les parcs, jardins, rues aux écoles, parvis de mairies, lieux de culte, rues piétonnes ou très commerçantes« , indiquent Dott, Lime et Tier, dans un communiqué commun.

    Cette décision prise par les trois sociétés intervient cinq mois après un test lancé par la Ville de Paris consistant à limiter  à 10 km/h la vitesse de leurs trottinettes dans onze zones denses ou piétonnes du cœur de la capitale dans un but de sécurité routière. Les trottinettes en libre-service sont géolocalisées en temps réel et leur vitesse peut être bridée à distance.

    Jouant les bons élèves, les trois opérateurs lancent d’autres initiatives comme « le mode débutant », qui permet de brider la vitesse de la trottinette à 15 km/h pour les premiers trajets de l’utilisateur débutant, ou la mise en place, dans l’application, d’un avertissement aux utilisateurs rappelant les risques de conduire tout véhicule en état d’ébriété.

  • L’Eurométropole de Strasbourg interdira les voitures diesel en 2028

    L’Eurométropole de Strasbourg interdira les voitures diesel en 2028

    Les élus des 33 communes de l’Eurométrople de Strasbourg ont adopté mi- octobre un calendrier d’exclusion des véhicules polluants dans le cadre de la ZFE-m (zone à faibles émissions – mobilité), qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2022. Le calendrier prévoit l’interdiction progressive des véhicules sans vignette ou Crit’Air 5 (2023), Crit’Air 4 (2024), Crit’Air 3 (2025). Toutes les voitures diesel (Crit’Air 2) seront finalement exclues du territoire en 2028. Cette dernière mesure, dictée par des choix politiques locaux, continue de susciter une forte opposition parmi les maires des communes en périphérie, opposées au choix défendu par la municipalité écologiste de Strasbourg.

    O. M.