Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Etats-Unis : Transdev remporte un contrat de maintenance en Floride

    Le Conseil d’administration de l’autorité de transport régionale de Floride du Sud (SFRTA) a attribué, le 3 février, à VTMI, société du groupe Transdev, un nouveau contrat pour assurer l’inspection et l’entretien des voies, de la signalisation et des ponts empruntés par le service Tri-Rail de SFRTA.

    Tri-Rail est un service ferroviaire régional qui relie Miami, Fort Lauderdale et West Palm Beach sur une ligne de 115 km qui longe l’autoroute 95. La zone métropolitaine qu’il dessert est la cinquième des États-Unis par la taille.

    Ce contrat de 161 millions de dollars sur sept ans, assorti d’une option de reconduction sur plusieurs années, prévoit en outre la possibilité de fournir, à la demande, d’autres prestations relatives aux infrastructures ferroviaires sur des chantiers de modernisation. Transdev va affecter une centaine de personnes à ce contrat, déjà en partie mobilisées pour les premiers travaux de maintenance effectifs qui débuteront en avril 2015

  • Alstom dévoile la maquette du Citadis Spirit d’Ottawa

    Alstom dévoile la maquette du Citadis Spirit d’Ottawa

    Depuis le 29 janvier, une maquette grandeur nature du Citadis Spirit d’Alstom destinée à la ville d’Ottawa, est exposée au Pavillon Aberdeen… Inspirés du Citadis, les 34 tramways Spirit d’Alstom seront assemblés dans les usines d’OC Transpo à Ottawa. Tous les composants des véhicules seront conçus et produits dans plusieurs sites d’Alstom : aux Etats-Unis (Hornell), France (Saint-Ouen, Valenciennes, Ornans, Le Creusot, Tarbes, Villeurbanne), Italie (Sesto), et la Pologne (Katowice).

    Alstom assurera la maintenance des rames pendant une période de 30 ans.

    Les Citadis sont destinés à la future ligne de la confédération de l’O-Train. Le tracé comportera 13 stations sur un parcours de 12,5 km dont 2,5 km en souterrains.

    La mise en service commercial de la ligne est prévue au printemps 2018.

  • Entretien avec Daniel Cukierman : « Pour les Chinois, le tramway, c’est un peu la France »

    Entretien avec Daniel Cukierman : « Pour les Chinois, le tramway, c’est un peu la France »

    Le marché des transports urbains chinois est devenu incontournable pour les groupes de transport. L’ancien CEO de Veolia Transport RATP Asia, Daniel Cukierman nous en souligne les caractéristiques. Lire aussi notre dossier Chine

    Ville, Rail & Transports. Faut-il s’intéresser à la Chine quand on est un grand transporteur ?

    Daniel Cukierman. La Chine est aujourd’hui le plus grand marché mondial de transport. En volume. Pas en valeur, mais elle le sera un jour. Le premier marché en valeur est le Japon, mais il est fermé. Les Japonais disent le contraire. En tout cas, les groupes français n’y sont pas. 

    La Chine construit aujourd’hui autant de lignes de métro que l’Europe dans la première moitié du XXe siècle. Avec 550 km, Shanghai a le plus long réseau de métro au monde (et prévoit de construire 800 km de tramway, soit presque autant que l’ensemble des lignes existant en France).

    Des groupes de transport qui se veulent internationaux doivent se poser la question du marché chinois. Les groupes français ont plusieurs atouts. Ils sont internationalisés, et ils ont un savoir-faire dont la Chine a besoin. 

     

    VR&T. Quelles sont les caractéristiques de ce marché ?

    D. C. Travailler en Chine, cela prend du temps. Il faut être connu. La conception du business n’est pas la même qu’en France. Il faut prendre des risques ensemble, et cela veut dire investir ensemble. La relation de confiance met du temps à s’établir. Et il y a un côté méditerranéen. Il faut être copain. Il faut se connaître. Et puis, tant qu’on n’a pas eu de crise, on n’est pas implanté. La crise permet de remettre à plat les relations. Il faut donc oublier les habitudes de l’expatriation : on vient pour trois ans, et on change de poste…

    Jean-Pascal Tricoire, président de Schneider Electric et président du Comité France Chine, est le seul président d’une entreprise du Cac 40 qui vive en Chine, à Hong Kong. Lui aussi le dit : il faut du temps. Il a commencé à gagner de l’argent au bout de quinze ans. 

    C’est un vrai sujet. Il n’est pas si simple d’être présent quelques années et de dépenser quelques millions avant d’être vraiment dans le business.

    De plus, le cadre contractuel n’est pas clair. Un exemple. Le marché des bus est aux risques et périls. Il faut vivre des recettes… sans être maître du prix du billet, qui est déterminé par les autorités locales.

    En 1998, le prix du billet a été fixé à 1 RMB [la monnaie chinoise appelée yuan RenMinBi, ndlr]. À l’époque, c’était un bon prix. Les entreprises de bus de Hong Kong sont alors entrées dans ce marché, mais les prix ont ensuite été bloqués pendant quinze ans. 

    Vers 2005-2006, les entreprises de transport ont commencé à avoir du mal à équilibrer leurs comptes. On est alors entré dans un système de subventions : une subvention nationale, liée au prix du fuel, et d’autres, locales, qui compensent les tarifs sociaux, et parfois aussi l’achat de véhicules neufs, ou d’autres postes, selon la qualité de la relation. Rien de tout cela n’est contractuel. Le transporteur sait que le billet augmentera un jour, mais il ne sait pas quand. La subvention nationale sur le prix du fuel est en fait une subvention au transport public mais son montant n’est pas connu d’avance. Cela dit, le gouvernement l’a plutôt bien versée. 

    Il est difficile dans ces conditions de faire un business plan et de convaincre ses actionnaires.

    De plus, le transport est considéré comme stratégique, ce qui interdit d’avoir une participation supérieure à 49 % dans une JV [joint-venture, coentreprise, ndlr]. Or, selon les normes IFRS [normes comptables internationales, ndlr], une participation à 49 % ne peut pas être consolidée.

    De ce fait, la décision d’aller ou pas sur ce marché va dépendre dans chaque entreprise de la confiance qu’on a dans les managers locaux.

    Finalement, en décembre 2014, le prix du billet a augmenté. À Pékin, le bus vient de passer de 1 à 2 RMB, et le ticket de métro de 2 à 3 RMB, à quoi s’ajoute un prix au kilomètre au-delà de 6 km. Depuis, les villes chinoises adoptent ce système.

    Le gouvernement a pris le risque de cette forte augmentation. Mais, comme le prix était vraiment bas, on n’entend pas parler de mouvements de protestation. Pendant quelques années les entreprises vont gagner de l’argent.

     

    VR&T. Comment les entreprises étrangères sont-elles arrivées en Chine ?

    D. C. Veolia Transport est arrivé début 2006, profitant du fait que Veolia Eau était connu, avait investi et bien géré son secteur. En Chine, big is beautiful. Et nous avions de bonnes références. 

    À l’époque, dans le transport, le sujet, c’était le métro. La Chine cherchait un opérateur international de référence pour faire du benchmark [de l’évaluation d’entreprises, ndlr]. MTR (Mass Transit Railway), le métro de Hong Kong, est arrivé avant nous. Le modèle économique était compliqué, les villes finançant l’infrastructure, l’opérateur finançant le matériel roulant et les systèmes. Sur une ligne moyenne, à Pékin, la part de l’opérateur revenait à environ 700 millions d’euros sur un total d’un peu plus de 2 milliards. En joint-venture il fallait donc investir 350 millions d’euros, somme que les Français n’avaient pas. 

    MTR a ainsi remporté la ligne 4 du métro de Pékin. Cela a été une opération très bénéfique. En effet, l’investissement a coûté moins cher que les 700 millions prévus. De plus, les prix du billet avaient été fixés sur la base de 500 000 voyages par jour. L’opérateur avait dit : le prix du billet devra être de 5 RMB pour amortir l’investissement, couvrir les coûts d’exploitation et assurer une marge. C’était un tarif virtuel, le tarif public du métro était de 2 RMB, et les autorités payaient à MTR la différence. Il y a eu en fait beaucoup plus de voyages que prévu, plus d’un million par jour !

    Le gouvernement a trouvé que ce modèle était intéressant et ce type de partenariat public-privé a intéressé les municipalités. Il a donc été décliné dans d’autres villes. Veolia a travaillé pour se présenter sur la ligne 1 du métro de Hangzhou, mais là aussi il fallait investir, alors que Veolia s’était positionné comme opérateur… à côté de la plaque. MTR l’a emporté. Peut-être aurions-nous dû bluffer, dire qu’on était investisseur, et trouver après coup un financeur !

    Une ligne à Shenzhen a été faite aussi sur ce modèle et MTR a encore gagné.

    Maintenant, MTR gère trois lignes de métro à Pékin, va en gérer probablement une deuxième à Hangzhou et en a déjà gagné une deuxième à Shenzhen. Je pense que les Chinois ne cherchent pas aujourd’hui d’autre opérateur étranger.

    Mais le marché n’est peut-être pas définitivement fermé. Comme les salaires augmentent vite, les municipalités vont peut-être rouvrir le dossier en s’intéressant aux coûts d’exploitation. Mais, pour quelques années encore, je pense que le marché des métros ne sera pas ouvert. Si jamais les villes veulent l’ouvrir, il sera alors plus simple de faire appel au métro de Shanghai qu’à des étrangers. 

     

    VR&T. Quel marché, si le métro reste pour quelque temps fermé ?

    D. C. La niche potentielle, c’est le tramway. Les Français en font la promotion. VTRC [ancienne dénomination de la JV RATP Dev Transdev Asia, ndlr] et Alstom pour commencer. Et la joint-venture Ratp Dev Transdev Asia exploite celui de Shenyang.

    Les Chinois aiment bien venir en France. Alors, on leur montre le tramway de Paris, Keolis montre le tramway de Bordeaux, Veolia-Transdev montrait le tramway de Nice et maintenant celui de Reims. À Nice, le vice-maire de Shenyang, découvrant le tramway, a téléphoné chez lui de la place Masséna et a dit : « je veux ça chez moi ! » C’était en décembre 2011. Il voulait son tramway pour les Jeux nationaux, qui se tenaient à Shenyang, en septembre 2013. Et il l’a eu (4 lignes, 50 km). C’est vrai, il l’a fait construire dans des zones peu peuplées, avant l’urbanisation… Mais tout de même ! Soit dit en passant, le maire de Nice, Christian Estrosi, n’a pas rendu service aux entreprises françaises en mettant son réseau en régie. 

    Aujourd’hui, une vague de tramways se développe en Chine, soit dans des quartiers périphériques soit dans des zones urbaines où il n’y a pas assez de monde pour faire un métro. Et une ville qui a un réflexe d’urbanisme, comme Shanghai, va faire un tramway en centre-ville.

    Le programme de construction de tramways est énorme. En effet, les villes doivent être au-dessus de certains seuils pour avoir le droit de faire un métro. Il faut avoir plus de 3 millions d’habitants, et tant de millions de recettes fiscales. Près de 40 villes ont ce droit et bien sûr aussi celui de faire un tramway. Pour faire quand même partie des grandes qui ont « du transport par rail », les autres vont faire un tramway. Plusieurs milliers de kilomètres sont prévus et une bonne partie est déjà en construction. C’est une niche pour les Français. Pour les Chinois, le tramway, c’est un peu la France. Pour l’instant, les Chinois ne savent pas exploiter un tram. Ce n’est ni du bus ni du métro. Mais ils apprendront vite.

    Mais c’est aussi un marché plus ouvert car, comme il est apparemment moins stratégique qu’un métro, c’est moins grave de le donner à un étranger. 

    Chacun des trois grands groupes français est un expert en tramway. C’est un créneau qui devrait permettre à ces entreprises de se développer. La JV RATP Dev Transdev Asia a un avantage : elle exploite déjà un tramway avec Shenyang. Keolis en a un autre : son partenariat avec Shentong. 

    Et puis, la hausse dernièrement intervenue du prix du billet va améliorer pour quelques années l’économie de l’exploitation du transport public en général et donc du tramway.

    Propos recueillis par François DUMONT

  • Le projet de tram pour la Guadeloupe avance

    Le projet de tram pour la Guadeloupe avance

    Le 19 décembre 2014, l’Etat a retenu le projet de tramway Tram'Excellence, déposé conjointement par la Communauté d’Agglomération Cap Excellence et le Syndicat Mixte des Transports du Petit Cul de Sac Marin, dans le cadre de l’appel à projets "Transports en commun et mobilité durable"… Le tracé du Tram'Excellence comportera deux lignes qui prendront en compte la desserte des établissements scolaires, le CHU et les services publics. La première circulera entre les Abymes et  Pointe à Pitre, la seconde aura pour terminus Baie-Mahault. 28,16 millions d’euros seront versés par l’Etat pour soutenir ce projet de tramway.

  • Cars Berthelet achète un transporteur spécialisé dans l’événementiel M&N

    La société Cars Berthelet, qui appartient au groupe Berthelet installé à Montalieu-Vercieu et dirigé par Alain-Jean Berthelet, le président fondateur de Réunir, a racheté, le 27 janvier, les Autocars N&M, un transporteur spécialisé dans les transports spécifiques et sur-mesure de voyageurs, de VIP et de tournées d'artistes  (17 véhicules majoritairement haut de gamme et de moyenne capacité). 

    Crée, il y a une quarantaine d’années, N&M a été reprise, en 2004, par Jean-Pierre et Olivier Michel, qui devient chargé de mission du développement commercial aux côtés d’Alain-Jean Berthelet et directeur clientèle de N&M by Berthelet. 

     

     

  • Paris : un nouveau concept hôtelier intégré à la gare de l’Est

    Paris : un nouveau concept hôtelier intégré à la gare de l’Est

    En vue d'améliorer les liaisons entre les gares du Nord et de l'Est, la SNCF et la Mairie de Paris souhaitent entreprendre la rénovation de la rue d'Alsace et d'y installer un hôtel…  Le 22 décembre, la SNCF accompagnée de Spie Batignolles, a signé un accord de mise à disposition d’une emprise foncière, permettant la construction d’un hôtel 4* du groupe hôtelier Okko.

    A l'horizon 2019, un hôtel au niveau des quais, comptant 170 chambres et un toit-terrasse de 3.000 m2 abritant un jardin public de la ville de Paris devrait ouvrir en gare de Paris-Est.

    Les travaux devraient débuter dès 2016.

    Trois hôtels ont ouverts en 2014 (Nantes, Grenoble et Lyon), trois autres sont en construction (Cannes, Bayonne et Rueil-Malmaison) pour un objectif de 50 ouvertures en 10 ans.

  • Autopartage : Tripndrive s’implante à Grenoble

    La plateforme d’autopartage, qui met en relation des voyageurs dans les gares et les aéroports pour se partager leur voiture et éviter les stationnements trop longs dans les parkings, a annoncé le 23 janvier, avoir noué un partenariat avec Effia, qui gère le parking de la gare SNCF de Grenoble. 

    La start up est déjà présente à la gare Montparnasse, à Paris, toujours avec Effia, mais aussi dans les aéroports d'Orly, de Roissy-Charles-de-Gaulle, de Bordeaux Mérignac, de Lyon Saint-Exupéry, de Marseille-Provence, de Biarritz et de Brest. 

    Début novembre 2014, Tripndrive, a levé 800 000 € auprès de différents investisseurs dans l’internet. 

     

     

  • Transdev s’engage dans une expérience de mobilité des seniors

    Avec Automobilité, une start-up rochelaise, Transdev participe à une expérience visant à maintenir l’autonomie et les liens sociaux des personnes âgées dans deux résidences EHPA de La Rochelle : Villa Royale et Villa Océane.

    Transdev et Automobilité proposent deux offres de déplacement : des véhicules électriques en libre accès et en auto-partage, et des mini-bus aménagés avec chauffeur à la demande ainsi que des autocars. 

    Cette initiative est conduite par le Lab CDC, l’incubateur de projets innovants du groupe Caisse des Dépôts, pour une durée de neuf mois.

    En 2030, la France recensera 20 millions de personnes de plus de 60 ans contre 15 millions aujourd'hui. 

  • Vélo. L’indemnité kilométrique accroît la part modale de moitié

     

    Après cinq mois d’expérimentation auprès de plus de 8 000 salariés de 18 entreprises, l’indemnité kilométrique vélo, qui était l’une des 25 mesures du Plan d’action « mobilités actives » de mars 2014, a permis de doubler le nombre de cyclistes pour se rendre au travail. Au final, la part modale du vélo dans les déplacements domicile-travail augmente de 50 % grâce à l’indemnité  kilométrique de 25 centimes par kilomètre parcouru. Constat : il y a une forte perméabilité entre les utilisateurs des transports collectifs et ceux du vélo. 54 % des nouveaux cyclistes proviennent en effet des TC. Le second mode concerné est la voiture particulière, mais avec seulement 19 % des  nouveaux adeptes de la petite reine.

  • Besançon : premiers chiffres de fréquentation du tramway

    Besançon : premiers chiffres de fréquentation du tramway

    Le réseau des transports de l’agglomération du Grand Besançon, Ginko, a dévoilé le 19 janvier, les premiers chiffres, après six mois de fonctionnement. A elles seules, les deux lignes de tram, lancées le 30 août 2014, enregistrent 36 % de la fréquentation des transports en commun de l’agglomération, les bus 54 %… De septembre à décembre 2014, plus de 6 millions de voyageurs ont emprunté l’ensemble du réseau Ginko, soit une hausse de la fréquentation de + 20%, comparée à la même période de 2013. 

    Ginko atteint un volume de transport de voyageurs de 8,4 voyages/km, l’équivalent de celui de Mulhouse qui compte plus de 260 000 habitants, contre 177 500 environ pour le Grand Besançon. 

    L’agglomération veut encore faire grimper le taux de ponctualité qui atteint 85 % pour l’instant, améliorer l’accessibilité des stations et installer la géolocalisation des rames pour fournir les horaires en temps réel aux stations. Côté sécurité des passagers, des poignées ont rapidement après la mise en service été ajoutées dans les rames, tandis que le systême de freinage/accélération a été revu pour réduire les à-coups.