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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Accessibilité: le projet de loi retouché par les députés en commission
Les députés ont légèrement modifié le 28 mai en commission le projet de loi sur l'accessibilité des transports et lieux publics aux handicapés, qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnance sur de nouveaux délais allant de trois à neuf ans… Le texte, examiné au Parlement en procédure accélérée (une seule lecture par Chambre), doit habiliter le gouvernement à adopter des mesures législatives pour modifier la loi de 2005 et donner aux acteurs publics et privés qui ne pourront pas se mettre en conformité avec les règles d'accessibilité d'ici à 2015 trois à neuf ans supplémentaires pour le faire.
Adopté à l'unanimité au Sénat il y a un mois, ce projet de loi a été voté en commission des Affaires sociales de l'Assemblée dans sa version amendée, avec les suffrages du PS et des écologistes. Les radicaux de gauche et l'UMP se sont abstenus, le Front de Gauche et l'UDI n'étaient pas présents, selon une source parlementaire.
Le projet de loi sera examiné par les députés en séance publique les 10 et 11 juin. Il devrait se décliner en une ou plusieurs ordonnances publiées au début de l'été, selon des informations données par le gouvernment au rapporteur du texte à l'Assemblée, Christophe Sirugue (PS).Les nouveaux délais prévus ont provoqué la colère notamment de l'Association des paralysés de France (APF) et suscité jusqu'alors plus de 200.000 signatures d'une pétition disant "oui à l'accessibilité".
En commission, les députés ont rendu obligatoire le dépôt d'agendas d'accessibilité programmés pour les établissements recevant du public ou installations ouvertes au public n'ayant pas accompli les mesures prévues par la loi de 2005, via le vote d'un amendement du rapporteur.
Le dépôt de ces agendas devra se faire au maximum dans les douze mois à compter de la publication des ordonnances, selon un autre amendement de M. Sirugue.
Pour aller plus loin : lire aussi notre dossier "Accessibilité, le rendez-vous manqué", paru dans Ville, Rail & Transports n° 563Nouveau délégataire pour les transports du Cher
Le conseil général du Cher a adopté un nouveau schéma des transports collectifs avec le choix d'un nouveau délégataire : un groupement de transporteurs de la Creuse et du Limousin qui remplace la RATP et Keolis. Le conseil général y consacrera près de 2,5 millions d'euros mais avec bus neufs, géolocalisation et billettique. Le nouveau schéma supprime néanmoins huit lignes régulières et déficitaires (elles seront remplacées par un TAD) ce qui inquiète les chauffeurs sur la pérennité de leur emploi.
L’indemnité kilométrique testée pour les vélos
A partir d’aujourd’hui, l’indemnité kilométrique va être testée pendant six mois dans une vingtaine
d’entreprises et organismes volontaires pour leurs employés se rendant au travail à vélo, a indiqué Frédéric Cuvillier. Cette expérimentation avait été annoncée le 5 mars dernier lors de la présentation du Plan d’actions pour le développement des modes actifs par le secrétaire d’Etat en charge des Transports. « Le potentiel des salariés concernés par cette expérimentation est de 10 000 personnes », précise le communiqué du secrétariat d’Etat qui a recueilli, avec le concours de l’Ademe, l’engagement de ces volontaires dans le cadre « d’un cahier des charges précis ». L’indemnité est fixée à 25 centimes par km parcouru. Elle n’est pas cumulable à un remboursement de l’abonnement transports collectifs sauf s’il s’agit de trajets complémentaires (vélo+train par exemple).

Nice : le réseau Auto-Bleue intègre des Zoe dans sa flotte
Le réseau d’auto-partage de voitures électriques Auto-Bleue, lancé en 2011, dans la métropole Nice Côte d’Azur, vient d’intégrer 21 Renault ZOE, au côté des… …Citroën Berlingo, les Peugeot Partner, les Peugeot iOn et la Mia Electrique (200 véhicules au total, tous électriques). 10 autres ZOE rejoindront le service en septembre. En tête des ventes de véhicules électriques en France, la ZOE compte 5 places et une autonomie de presque 150 km.
Pour augmenter le rayon d’action des véhicules Auto Bleue et ceux des particuliers, des bornes de recharge rapide viennent d’être installées. Ces bornes d’une nouvelle génération permettent aux conducteurs de recharger 80% de leur batterie en moins de 30 minutes, permettant d’envisager des déplacements à plus longues distances.
Trois de ces bornes ont ainsi été implantées dans des lieux stratégiques, facilement accessibles et couvrant un large périmètre allant du centre-ville de Nice, à Cagnes-sur-Mer (côté ouest), en passant par Utelle (sortie Plan du Var juste après le (pont Durandy), ce qui ouvrira l’accès aux stations de ski.
Ces trois bornes se rajoutent aux deux existantes à l’Est de Nice mises en place par la Principauté de Monaco.
Auto Bleue, mise en place et opérée par VENAP, filiale de Transdev et d’EDF, fonctionne soit en boucle, mode Zen, avec retour de la voiture à la station de départ, soit en trace directe, le mode Flex, disponible depuis janvier 2014, permettant de laisser la voiture dans une station de l’agglo (60 stations).

GNV et bioGNV : la RATP s’associe à Suez pour équiper ses centres bus
La RATP, GDF Suez et sa filiale GNVert ont signé le 28 mai un accord visant à développer une solution d’avitaillement de centres de bus de la RATP en gaz naturel véhicules (GNV) et BioGNV… … Cet accord d’une durée de trois ans, doit permettre à la RATP, d’acquérir une flotte comprenant jusqu’à 20 % de bus au gaz naturel, à l’horizon 2025. Elle possède actuellement 90 bus au GNV, dans son centre bus de Créteil, dont 37 norme Euro 3 et 52 norme Euro 2 arrivant en fin de vie 15 ans.
De son côté, GDF Suez pourra contribuer, à travers ce partenariat, au développement du marché du gaz naturel pour véhicules, un marché prometteur en France car il s’appuie sur un carburant moins émetteur de CO2 et sans particule et ainsi que celui du bio-GNV, un carburant gaz naturel issu de la méthanisation des déchets organique.
La RATP et GDF Suez vont identifier dans leurs patrimoines fonciers en Île-de-France des terrains pour le déploiement d’une solution d’avitaillement au GNV / BioGNV à proximité de centres de bus de la RATP. La localisation de ces terrains doit permettre la construction par GNVert d’une infrastructure mutualisée d’avitaillement GNV et BioGNV pour les autobus de la RATP et pour d’autres véhicules utilitaires légers ou poids lourds utilisés par des professionnels dans le cadre de leurs activités (par exemple des entreprises de transport de marchandises, des opérateurs de collecte des déchets urbains, des artisans, etc.). Dans le cadre de ce partenariat, GNVert va lancer différentes études pour adapter plusieurs sites de la RATP à l’avitaillement en gaz naturel de ses bus. La première étape concernera le centre bus de Créteil pour augmenter, à partir de mi-2015, la capacité de la station pour accueillir à terme 220 autobus à gaz soit la totalité des bus du dépôt.
Ces développements s’inscrivent dans le cadre du plan bus 2025 de la RATP, visant à constituer une flotte 100 % verte à l’horizon 2025, comprenant bus électriques et bus au gaz naturel.

Vinci et MND partenaires pour développer un réseau de transport urbain par câbles
Vinci Construction et MND, s'associent pour développer et installer un système de transport urbain à câbles… Le système baptisé Cabline est présenté comme un TCSP ( Transport en site propre). Chaque véhicule pourra transporter 40 personnes à grande vitesse sur des câcles tendus.
De son côté Vinci Construction France réalisera les piliers support, la tension des câbles et la construction de l'ouvrage béton.
Le système Cabline sera installé sur le site Alpespace en Savoie pour les premiers tests dans le second semestre 2014, sa mise en service est prévue pour fin 2016.
Egypte : Thales partenaire de la future académie des transports
Thales et le ministère égyptien des Transports ont signé, le 26 mai, un protocole d'accord pour la création de l’Académie égyptienne des sciences et technologies des transports (EATST).
Le gouvernement a lancé un plan important visant à moderniser les infrastructures de transport en Egypte, à la fois pour les transports urbains et les grandes lignes.
« Ce partenariat contribuera au développement de l'industrie du rail en Egypte et apporte une réelle plus-value à l'enseignement supérieur du pays », indique le groupe.
L'académie devra accueillir une première promotion de 200 élèves en 2014. Elle pourrait accueillir plus de 1000 stagiaires à terme.
En 2013, le groupe Thales a remporté, le premier contrat du plan de modernisation du pays avec la rénovation des 208 km de ligne entre le Caire et Alexandrie.

Voiture propre : Ségolène Royal veut exploiter le rapport sur les nouvelles mobilités
Parce que l’électromobilité est un sujet qui lui « tient à cœur » et pour « approfondir ce que serait l’évolution d’un modèle automobile nouveau, sobre et durable », dans la perspective de la loi sur la transition énergétique, la ministre de l’Ecologie s’est fait remettre officiellement, le 13 mai, le rapport sur les nouvelles mobilités et les véhicules écologiques. Achevé en janvier dernier au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), ce volumineux rapport (250 pages) coécrit par le député de Paris Denis Baupin (EELV) et la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller (UMP) liste 100 recommandations pour repenser le véhicule automobile et la mobilité qui va avec.
Car le véhicule n’est pas tout, il n’est qu’un élément des politiques de mobilité et doit s’inscrire en complémentarité des autres modes. L’une des idées directrices : « il faut porter un imaginaire en matière d’évolution des véhicules qui permette que les valeurs de puissance et de vitesse soient remplacées par la valeur de la convivialité et de la sérénité dans le déplacement, a explicité Denis Baupin. Cela se croise avec l’objectif du véhicule qui consomme 2 litres aux 100 », espéré à l’horizon 2020. Le coauteur du rapport rappelle aussi que les futurs véhicules, à l’image du Renault Twizy, devront être modulaires et « former un continuum entre les 2, 3 et 4 roues ».
Dans ce foisonnant rapport, Ségolène Royal a principalement retenu la stratégie bas-carbone, la définition juridique du covoiturage, le déploiement des points de recharge pour véhicules électriques, l’obligation d’intégrer des places réservées aux véhicules propres dans les parkings des nouvelles constructions. Mais aussi, « l’augmentation progressive de la part des biocarburants dans le mix énergétique. Avec quels moyens ? Quelles méthodes ? Le rapport est intéressant pour savoir comment passer des objectifs à la réalisation », a précisé la ministre le 13 mai. Qui ajoute qu’elle déplore quand « des travaux de grande qualité restent dans les tiroirs ». Ce qui ne devrait donc pas être le cas de ce rapport. Puisqu’elle a d’ores et déjà annoncé retenir deux propositions : « Réfléchir à une définition juridique du véhicule écologique, selon des critères de gabarit, de motorisation, de niveau de consommation ; augmenter la part des certificats d’économie d’énergie dédiée aux projets et politiques de mobilité durable. »
Elle ajoute par ailleurs qu’elle souhaite mener une réflexion sur les moyens d’aider les ménages modestes à remplacer les véhicules les plus polluants. Alors que Denis Baupin assure qu’il ne saurait y avoir de « choix technologique a priori pour peu qu’il s’agisse d’énergie renouvelable » et insiste sur la nécessité que « l’Etat s’affiche comme volontaire », sa comparse, Fabienne Keller, met en avant la nécessité de financements. Absente lors de la remise officielle du rapport à la ministre, elle écrit dans un communiqué : « Le rapport mérite un plan d’action plus global et des engagements clairs sur son financement. » Cependant, à en croire Ségolène Royal, « les moyens financiers existent ». Ne reste qu’à les mobiliser alors ?
Cécile NANGERONI
Innovation. Le vélo électrique qui tient dans un attaché-case
C’est peut-être le vélo urbain de demain. Il en aura en tout cas tous les atouts. Avec l’aide d’un financement européen de 1,58 million d’euros, la société Bike Intermodal a développé un prototype de vélo ultra-compact à assistance électrique qui se replie dans une boite de 50 X 40 X 15 cm. L’utilisateur n’aura plus qu’à emporter sa valisette partout avec lui. Grâce à un nombre de pièces limité et des matériaux légers et résistants tels que le magnésium et bientôt le graphène, le vélo ne pèse que 7,5 kg, c’est moitié moins qu’un modèle classique sans moteur. La start-up indique être prête à commercialiser ses premiers prototypes. Prix de vente envisagé : 1300 euros (et 800 € pour la version sans assistance au pédalage). Cerise sur le gâteau : la bicyclette est entièrement recyclable.
Bordeaux : hausse des tarifs du transport de 5,8% en août
Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux et président de la CUB, envisage une hausse de 5,8% des tarifs des transports en commun, à partir du 1er août, dont +2,8% liés à l'augmentation de la TVA, pour répondre à la baisse des dotations de l'État aux collectivités, a fait savoir la CUB, le 22 mai.
« Il faut s'attendre pour 2015, à une diminution des recettes de fonctionnement de la CUB — liées à la baisse des dotations de l'État et à une volonté de stabilisation de la fiscalité — de l'ordre de 15,5 millions d'euros ».
Les tarifs bordelais, assure la CUB, comptent parmi les plus bas des agglomérations de plus de 400.000 habitants. « Hausse du taux de TVA de 7 à 10%, modération des tarifs en vigueur, augmentation des charges d'exploitation du tramway, soit une hausse de 14% entre 2013 et 2014 en raison de l'extension du réseau, et un ratio recettes/dépenses nettement inférieur à celui des réseaux comparables plaident en faveur d'une révision à la hausse des tarifs », ajoute la collectivité.
Les nouveaux tarifs doivent encore être soumis à l'approbation des élus communautaires, majoritairement à droite depuis les élections municipales de mars.