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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Poitiers : ouverture du viaduc Léon-Blum
Après deux ans de travaux, le viaduc Léon-Blum vient d'être ouvert à la circulation. L'ouvrage d'art métallique remplace
Après deux ans de travaux, le viaduc Léon-Blum vient d'être ouvert à la circulation. L'ouvrage d'art métallique remplace la passerelle des Rocs qui a été détruite. Il enjambe les voies TGV au cœur de la ville.
D’une longueur de 340 mètres reliant l'ouest de Poitiers au centre-ville, le viaduc Léon-Blum est dédié aux bus, aux vélos, aux piétons et bientôt aux bus à haut niveau de service.
Conçu par Jean-Francois Blassel et RFR, et réalisé par le groupement GTM Ouest, le viaduc Léon-Blum est composé d'une charpente fine et métallique surmontée d’une dalle en béton. L'ouvrage a coûté 30 millions d'euros.
Le Bluetram de Bolloré sera construit en Bretagne
Blue Solutions, filiale du Groupe Bolloré spécialisée dans l’électromobilité, annonce la construction d'une usine à Ergué-Gabéric dans le Finistère, pour produire ses Bluetram. Le Bluetram, présenté par Bolloré comme un « projet de tramway électrique sur pneus et sans caténaires » sera équipé de « supercapacités » qui lui offriront environ un kilomètre d'autonomie. La recharge s'effectuera à chaque station d’arrêt pendant que les utilisateurs montent et descendent.
Le démarrage de l'assemblage de ces nouveaux véhicules 100 % électriques est annoncé pour début 2015.
Le groupe a investi 10 millions d'euros pour une capacité de production de 50 Bluetram par an.
Bordeaux pourrait être la première ville à s'équiper avec une installation prévue dès 2015, pour relier l'aéroport à la gare ferroviaire Saint-Jean.
Le service porte à porte élargi à six nouvelles gares
Déjà disponible au départ et à l’arrivée de treize gares, le service porte à porte de la SNCF en compte désormais six de plus : Paris-Nord, Paris-Saint-Lazare, Marne-la-Vallée-Chessy-TGV, Aéroport-CDG-TGV, Lille-Flandres et Lille-Europe.
Ainsi, le service est proposé dans toutes les gares TGV de Paris et d’Ile-de-France.
Lancé en décembre 2012, le service porte à porte permet aux voyageurs de réserver un taxi ou un véhicule avec chauffeur à prix fixe pour se rendre à la gare, comprenant le transport de 1 à 4 personnes avec deux valises et deux bagages à mains. La réservation doit se faire au plus tard la veille du départ de son train, sur le site www.pap.sncf.com.
Des bornes EDF de recharge dans 350 parcs de stationnement Vinci en 2016
Vinci Park et Sodetrel, filiale d’EDF pour l’installation de bornes de recharges de véhicules électriques, ont signé un accord qui « vise à équiper 50 % des parkings des grandes villes de France à la fin de l’année 2014 ».
Quelque 160 bornes seront installées d’ici la fin de l’année puis suivra un déploiement progressif à hauteur de 150 bornes par an (2015-2016). A terme, près de 350 parcs de stationnement Vinci Park seront équipés en France. Aujourd’hui, Vinci ne compte que 167 places équipées de recharge électrique en France, dont 26 déployées par Sodetrel.
EDF est en lice, avec Bolloré, pour devenir opérateur d’un futur réseau national de 16 000 bornes de recharge d’ici 2017 que le gouvernement prévoit de créer.
Vinci Park gère plus de 1,6 million de places de stationnement, réparties dans 14 pays, pour un chiffre d’affaires de 700 à 800 millions d’euros. Cette filiale du groupe Vinci est sur le point d’être vendue pour 1,96 milliard d’euros aux sociétés d’investissements Ardian (ex-Axa Private Equity) et Crédit Agricole Assurances, avec qui Vinci est entré en négociations exclusives en février 2014.
L’activité de MyFerrylink de nouveau menacée
Eurotunnel a prévenu le 21 mars qu'il serait contraint de retirer ses trois ferries MyFerrylink entre Calais et Douvres, si les autorités britanniques de la concurrence renouvellent en mai l'interdiction pour les navires de l'ex-SeaFrance d'accoster dans le port du Kent.
Le gestionnaire du tunnel sous la Manche réagissait ainsi à la nouvelle prise de position de la Commission britannique de la concurrence qui avait ce même jour réaffirmé qu'elle est compétente pour se prononcer sur le dossier de l'acquisition et de l'exploitation par Eurotunnel sur la liaison Calais – Douvres de trois navires acquis auprès de SeaFrance après la liquidation judiciaire de cette compagnie de ferries.
Pour Eurotunnel, « la position de la Commission de la concurrence britannique est totalement contradictoire avec celle exprimée auparavant par l'Autorité de la concurrence française » qui avait validé l'acquisition en 2012 par Eurotunnel des trois des ferries de l'ancienne compagnie SeaFrance qui ont été loués à MyFerryLink. La commission britannique devrait trancher d'ici début mai.
Grand Paris : la SGP choisit Systra et Atelier Barani pour le site industriel de Vitry
La Société du Grand Paris a choisi le groupement Systra et Atelier Barani pour réaliser les études de maîtrise d’œuvre du premier site de maintenance des infrastructures (SMI) de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express, à Vitry-sur-Seine. Selon un communiqué de la SGP du 23 mars, le groupement aura « en charge la conception et le suivi de la réalisation du SMI, dans le respect de la charte urbaine, paysagère et architecturale élaborée avec le concours de Barton & Willmore International, architectes conseil de la SGP depuis mai 2012 ».
Le site industriel de Vitry-sur-Seine sera mis en service « à horizon 2020 ». Selon la SGP, à terme, le fonctionnement de ce site représentera 250 emplois. Le SMI « s’ancrera dans le territoire et le paysage du Grand Paris tout en en accompagnant la mutation de la ZAC des Ardoines ». La SGP veillera, comme pour les projets des gares, ou celui du site de maintenance du matériel roulant de Champigny-sur-Marne, précédemment confié à Egis et Richez Associés, « à associer les territoires et leurs élus à son élaboration, tout au long du processus de conception ».
Projet CityMobil : un nouveau test de véhicules automatisés à La Rochelle en novembre 2014
Six nouveaux véhicules automatisés CityMobil2 de six places, conçus par l’entreprise française Robosoft, seront testés à La Rochelle, pendant sur six mois de novembre 2014 à avril 2015. La communauté d'agglomération, la ville de La Rochelle, l’EIGSI et Proxiway viennent d’être retenus parmi douze villes européennes dont Milan et Lausanne pour mener une démonstration de véhicules automatisés de grande ampleur dans le cadre du projet européen de recherche, de développement et de démonstration CityMobil2 qui porte sur les systèmes de transport automatisés dans un environnement urbain.
A La Rochelle, les véhicules automatiques du constructeur français Robosoft partageront l’espace urbain. Ils seront équipés de technologies laser et GPS qui permettent de détecter les obstacles, les contourner ou stopper le véhicule.
Les CityMobil2 transporteront les passagers gratuitement sur un parcours spécifique de 1,7 km, de la gare SNCF de La Rochelle-ville au Technoforum, cœur de l’Université, en passant par l’Aquarium, l’office de tourisme, la tour Saint-Nicolas, la médiathèque et le quartier de la Ville en bois.
Depuis septembre 2008, La Rochelle est une ville test pour des démonstrations de véhicules du futur automatisés dans le cadre du projet européen CityMobil. La ville et les partenaires CityMobil avaient alors pu montrer aux spécialistes du transport, aux responsables territoriaux et aux habitants une vision futuriste des transports urbains.
En mai 2011, un deuxième essai de trois mois sur des véhicules automatiques, ouvert au grand public, avait été effectué avec un véhicule électrique automatisé sans chauffeur. Il a circulé dans un environnement urbain ouvert aux piétons, aux cyclistes et à un faible trafic automobile local. Plus de 1 000 passagers avaient emprunté le véhicule CityMobil, dont un tiers de plus de 60 ans et un quart de jeunes entre 16 et 25 ans. La plupart ont jugé ce transport facile à utiliser et se sont sentis en sécurité, pour eux-mêmes et pour les autres. Près de 95 % des personnes qui ont testé le véhicule ont jugé qu’il était adapté pour la ville et qu’ils pouvaient être généralisés à moyen terme. Malgré tout, il était alors nécessaire d’avancer encore dans la technologie du véhicule, notamment lors d’intempéries. Par ailleurs, un travail réglementaire doit encore être mené pour permettre l’implantation d’un système automatique dans la circulation urbaine.
La poursuite des études de septembre 2012 à novembre 2013 a conduit à une deuxième phase de test programmée en novembre prochain.

Circulation alternée. Les limites de la loi
L’entreprise de livraison Deret a fait face à un problème pour le moins cocasse lors de la mise en place de la circulation alternée le 17 mars. Ses camions, pourtant … à 100 % électriques ou hybrides, sont interdits de circulation dans les villes concernées, et notamment à Paris. La faute à une loi trop rigide, qui ne fait pas de distinction entre poids lourd propre et diesel.
En cas d’épisode de forte pollution, l’arrêté préfectoral du 27 octobre 2011 prévoit une interdiction de circuler en ville pour tous les véhicules de 3,5 tonnes et plus, notamment ceux au diesel. En dessous de ce poids, le texte prévoit des dérogations pour les véhicules hybrides ou électriques, mais pas au dessus. Pourtant, Deret avait commencé à s’équiper en camions électriques dès 2009, anticipant les mesures écologistes qui devaient être appliquées par la suite comme la taxe carbone, l’écotaxe…
Les efforts de Deret ne sont pas récompensés ! Et l’application de l’arrêté de 2011 punit un peu plus le transporteur qui s’est vu interdit de circulation au nom de la pollution alors qu’il est considéré l’un des précurseurs du transport de marchandises propre. La direction se réjouit de la mise en place de la circulation alternée, mais « déplore une loi inique, qui ne prend pas en compte les avancées faites par certains acteurs du secteur ». Lundi 17 mars, un camion de Deret a été arrêté à un contrôle à l’entrée de Paris, mais les agents de police l’ont laissé rentrer dans la ville, constatant que le camion était 100 % électrique. Preuve s’il le fallait que même ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi sont les premiers à constater ses failles.
A. N.
La circulation alternée dans l’agglomération parisienne s’arrête le 18 mars, la gratuité des transports aussi
La circulation alternée des véhicules à Paris et en petite couronne n'a finalement été appliquée qu'une seule journée, le 17 mars … exactement comme cela avait été le cas en 1997, lorsqu’elle avait été appliquée pour la première fois, le 1er octobre, c'était aussi un jour impair et également un lundi.
Cette fois-ci, la décision de non-reconduction, a été prise « au vu des résultats » du 17 mars, qui montrent « une nette tendance à l'amélioration » de la pollution de l'air aux particules, a expliqué le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin. Les niveaux de pollution aux particules devaient être le 18 mars « inférieurs au seuil d'information, a-t-il précisé. La circulation alternée pour Paris et les 22 communes de la petite couronne prend donc fin ce soir à minuit, ainsi bien sûr, à la fin du service, que la gratuité des transports publics communs », a ajouté le ministre.
Philippe Martin a par ailleurs salué « le civisme et la coopération des Franciliens », soulignant que « 90 % des véhicules en circulation dans la capitale avaient une plaque impaire ».
Loin des « craintes de pagaille et de blocage de Paris nés du souvenir de 1997 », les bouchons ont diminué « de 62 % par rapport à lundi dernier », a poursuivi le ministre de l’Ecologie qui a annoncé un bilan « plus complet et plus détaillé » dans les jours qui viennent.
La circulation alternée a eu des conséquences sur le covoiturage et la location de voiture. A l’image d’E-loue, qui se présente comme la première centrale de réservation entre particuliers. Son site enregistrait, dès le 16 mars, 30 fois plus de demandes pour des locations de voitures en Ile-de-France, l'important étant pour ces véhicules d'avoir une plaque d'immatriculation impaire, seule autorisée à circuler lundi, jour impair. « On s'est retrouvés rapidement à court de stock », reconnaît Alexandre Woog, le directeur du site. « On essaie de concilier l'offre et la demande, mais il y a beaucoup plus de demandes que d'offres » pour des voitures qui se louent entre 15 à 20 euros par jour, ajoute-t-il.
Blablacar, le site qui revendique 95 % des annonces de covoiturage en France, annonçait pour sa part une augmentation en Ile-de-France de 17 % des offres, tandis que les demandes bondissaient de 42 %.
« Il y a beaucoup de gens qui cherchent une solution (de transport), mais pas beaucoup qui trouvent », soulignait lundi Laure Wagner, porte-parole du site. Pour le covoiturage, « si c'est déjà compliqué de trouver un binôme, à trois ça devient quasi impossible ». Selon elle, la plupart des personnes intéressées par le covoiturage cherchaient lundi à se déplacer d'une banlieue vers une autre, plutôt que depuis ou vers Paris.
Paulin Dementhon, du site de location de voitures entre particuliers Drivy, a constaté « plusieurs dizaines de messages » supplémentaires sur son site dimanche et escomptait « 20 % de clients en plus » pour la journée du 17 mars. Son site, qui compte 200 000 inscrits, dont 40 % en Ile-de-France, a ajouté une mention spéciale sur son moteur de recherches pour que les clients puissent préciser s'ils proposent des voitures à l'immatriculation « paire ou impaire ».
Côté loueurs, certains comme Avis s’engageaient à rembourser les amendes (22 euros) de leurs clients qui auraient loué un véhicule immatriculé pair. Mais Europcar, a averti ses clients de la mesure, et prévenu qu’ils devraient payer leurs amendes.
Si les transports en communs ont probablement été plus empruntés, le 17 mars, il est impossible de comptabiliser cette hausse, comme l’a notamment regretté Pierre Mongin, le président de la RATP. En effet, les chiffres de fréquentation s’appuient essentiellement sur la validation effectuée pour accéder au réseau. Or, du fait de la gratuité appliquée depuis quelques jours, l’accès aux réseaux était libre.
