Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • GIE Objectif transport public : Jean-Pierre Farandou élu président

    Le conseil d’administration du GIE Objectif transport public a élu à l’unanimité mercredi 26 juin Jean-Pierre Farandou comme nouveau président, en remplacement de Bernard Soulage, en fin de mandat. L’actuel président de Keolis et vice-président de l’UTP sera épaulé de trois vice-présidents : Bernard soulage, en charge du développement à l’international, Marc Delayer et Louis Nègre. Jean-Pierre Farandou a salué le travail de son prédécesseur et souhaite désormais « apporter un regard expérimenté pour faire progresser un secteur à fort potentiel ». Créé par le Gart et l’UTP, le GIE Objectif transport public a en effet pour mission de promouvoir les transports collectifs et sensibiliser les professionnels, comme le public, aux enjeux de mobilité durable.

  • Brésil : manifestations massives après une hausse du tarif des transports

    La hausse de 7 % (20 centimes de real, un peu plus de 2 centimes d’euros) du prix des transports publics à São Paulo, qui mobilise des milliers de manifestants depuis le 14 juin, a servi de révélateur d’un malaise plus profond. Après des années de vigoureux développement économique et social, le pays traverse une passe délicate avec une croissance en berne et une hausse de l’inflation. La population s’indigne de la hausse des prix et de la corruption, alors que le pays dépense sans compter pour le Mondial et les Jeux olympiques. Beaucoup d’habitants estiment que les dépenses gouvernementales devraient privilégier la santé, l’éducation et le système de transports publics notoirement insuffisant.
     

  • TCSP : accord trouvé pour le projet de transport en site propre de l’Ouest strasbourgeois

    Un accord a été trouvé mardi 4 juin entre l’Etat, le conseil général du Bas-Rhin et la communauté urbaine de Strasbourg (Cus, 476 000 habitants et 28 communes) sur le projet de bus en site propre entre Strasbourg et Wasselonne (25 km). Le TSPO (Transport en site propre de l’Ouest strasbourgeois), qui a pour but de désengorger cet axe très encombré, a reçu l’aval des différentes parties en présence : il emprunte en effet la RD 1004, propriété du conseil général, puis la N4 et l’A351, propriété de l’Etat, avant d’entrer dans une section urbaine que gère la Cus… Le plan de financement, encore à peaufiner, devrait s’élever à 65 millions d’euros. A l’issue des travaux en 2018, les bus circuleront sur des voies propres le long des routes actuelles et auront la priorité aux carrefours. Des parkings-relais et des garages à vélos seront également installés.

  • A Toulouse, le tram Canal pour relier la gare à l’aéroport

    Tisséo SMTC a lancé officiellement les études préliminaires du tramway Canal. Cette ligne de sept à neuf kilomètres bouclera le centre-ville de Toulouse via le canal du Midi. Elle connectera le palais de justice au sud-est (terminus de la ligne Garonne qui entrera en service à la fin de cette année) à la gare Matabiau, réaménagée en pôle multimodal pour l’arrivée de la LGV, puis traversera la Garonne au nord-ouest (en créant un nouveau pont ou en doublant celui de périphérique) avant de se brancher sur la ligne E en direction de Blagnac et de l’aéroport (ligne Envol en service fin 2014). Le coût estimé est de 300 millions d’euros, dont un million pour les études. La concertation publique est envisagée au deuxième semestre 2014, les travaux en 2017-2019 pour une mise en service à l’horizon 2020.

  • Le prix des transports en commun de Caen en hausse à partir du 2 juillet

    Les tarifs des transports en commun de la communauté d’agglomération de Caen la mer (242 000 habitants pour 35 communes) vont augmenter à partir du 2 juillet. Le syndicat mixte Viacités, autorité organisatrice des transports dans l’agglomération, en a décidé ainsi à l’issue d’une séance publique mercredi 29 mai. En moyenne, les tarifs du réseau Twisto, filiale de Keolis, vont augmenter de 2,9 % : par exemple, le ticket 1 voyage, valable une heure, va coûter 1,35 euro au lieu de 1,30 euro actuellement, tandis que l’abonnement annuel passera de 429 à 440 euros.
     

  • UITP 2013 : des solutions pour les transports par temps de crise

    C’est au Palexpo de Genève que s’est tenue l’édition 2013 du congrès de l’UITP, qui, comme tous les deux ans, est associé à une exposition présentant les dernières nouveautés mondiales en matière de transports publics, des véhicules aux services aux voyageurs, en passant par l’ingénierie ou la billettique. Comme tombée du ciel, une immense horloge des CFF plantée au milieu du salon donnait sa teinte locale au congrès de l’UITP (Union internationale des transports publics) 2013. Les dirigeants du transport public et de l’industrie se sont réunis fin mai à Genève, proche des bases européennes de l’association. La dernière édition s’était tenue à Dubaï, et celle de 2017 se tiendra à Toronto.
    L’UITP se rappelle parfois à son « I » de International, et va planter sa tente ailleurs dans le monde, faisant chuter son audience et grincer les dents des professionnels du Vieux Continent, qui jugent que c’est d’abord en Europe que se situent les enjeux de cette réunion sectorielle (320 exposants et plus de 10 000 congressistes cette année).
    Rassemblé autour du nouveau président de l’UITP, Peter Hendy (TfL), et de Pierre Mongin (RATP), le groupe des grandes métropoles a d’ailleurs fait valoir qu’investir dans les transports publics en Europe, et donc soutenir l’industrie, lui semblait le meilleur moyen de lutter contre la crise : « Comment voulez-vous que nos industries soient compétitives à l’export si elles ne peuvent exercer leur excellence à domicile. Faute de commandes sur son marché domestique, l’industrie disparaît, c’est ce qui s’est passé en Grande-Bretagne », a-t-il indiqué.
    Les sources de financement des transports publics doivent être « stables, prévisibles, sûres et transparentes », a détaillé le secrétaire général de l’UITP, Alain Flausch, qui a exhorté les autorités urbaines à diversifier leurs formes de financement (captation des plus-values foncières, congestion charge, parkings…) pour éviter la banqueroute quand, comme au Portugal, le support de l’Etat se rétracte. « Il faut s’inspirer du travail sur la gestion de ressources effectué dans d’autres secteurs comme l’aérien, l’hôtellerie ou la grande vitesse ferroviaire   a suggéré Giampaolo Codeluppi, du cabinet de conseil Arthur D. Little, les collectivités locales ont investi dans de magnifiques outils billettiques mais elles n’en tirent pas la quintessence, alors qu’elles pourraient travailler sur des tarifications modulées suivant les heures de la journée. » Et surtout proposer à leur clientèle d’autres prestations à plus forte marge, en plus du service de transports publics. « A Tokyo, où les transports sont bénéficiaires de 6 %, ajoute Philippe Crist, de l’International Transport Forum, ce sont les activités annexes, magasins, hôtels, restaurants ou services, qui apportent la majorité de ses revenus au système de transports. »
    Dans ce climat où chaque euro est compté, les industriels européens se sont mis au diapason. Faute de pouvoir rivaliser sur le low-cost, ils proposent des solutions économiques sur la durée de vie du produit. A Bâle « le nouveau tram Bombardier fera économiser 100 000 francs suisses par rapport à ce que proposaient les concurrents », a affirmé Jürg Baumgartner, le directeur des transports. Côté Alstom, c’est le directeur des transports de Lille Métropole, Yves Baesen, qui était appelé à la barre pour témoigner de l’intérêt des nouvelles solutions de signalisation métro Urbalis développées par Alstom. Là aussi, ce n’est pas le prix de vente, mais le « life cycle cost » qui a fait la différence.
    Si la Suisse a la réputation – justifiée – d’être un « paradis » des transports publics, dont l’usage est encouragé par la distribution de billets de libre circulation gratuits aux clients des hôtels, le moyen de transport le plus rapide pour relier le centre de Genève et le Palexpo, établi à proximité immédiate de l’aéroport international, est de prendre… les trains grandes lignes ou régionaux des CFF, qui ont leur terminus à la gare de l’aéroport. A certaines heures, ce dernier était relié au Palexpo voisin par « le premier bus 100 % électrique de grande capacité du monde » : le Tosa, qui en soi était pour certains visiteurs le premier contact avec le salon.
    Avant même d’entrer dans les deux grands halls d’exposition, le visiteur se retrouvait nez à nez avec un véhicule peu banal planté au milieu d’un écrin de verdure : le tramway de Tours (ou du moins un tronçon de ce dernier), dont le projet fut présenté par le maire de Tours, Jean Germain, comme « un dialogue entre les transports et la ville ». Si, comme de nombreuses villes d’Europe, Genève a redécouvert le tram au point de reconstruire son réseau, le trolleybus reste ici une valeur sûre, comme le montre le véhicule articulé à l’honneur au stand Van Hool. Chez le concurrent suisse Hess, le trolleybus articulé destiné au réseau de Limoges faisait presque « basique » par comparaison !
    Au fond, le trolleybus est la forme la plus classique du bus électrique, mais aussi celle exigeant les installations les plus lourdes. D’autres formes plus autonomes de bus électriques ont fait leur apparition ces dernières années. Si les véhicules hybrides étaient présents en nombre l’an dernier au salon de Paris, la dernière tendance genevoise était le tout-électrique. Simple mode ou évolution irréversible ? Toujours est-il que les programmes de recherche européens sont pour l’instant les bienvenus ! Reste le problème fondamental des bus électriques : le stockage d’énergie. Problème quasi rédhibitoire en parcours interurbain ; pour Car Postal, la solution est alors le Mercedes Citaro à pile à combustible.
    En ville, en revanche, les distances sont suffisamment courtes et les arrêts suffisamment fréquents pour mettre en œuvre des batteries de dimension réduite : quelques secondes de biberonnage en connectant son pantographe à l’équipement prévu à cet effet, et le Tosa était prêt à repartir de Palexpo à l’aéroport. NTL (Translohr) travaille aussi sur une solution dans ce domaine, le Wipost, qui pourrait aussi être déployée chez Alstom. Des systèmes de recharge par contact en toiture étaient également proposés par Volvo sur un véhicule en service dans l’ouest de la Suède, ou par le chinois Youngman. Avec à chaque fois des solutions différentes, avec des pantographes de toutes formes et de toutes dimensions. En opposition, Bombardier proposait sa technique Primove, testée à l’origine sous les tramways comme alimentation par le sol, mais désormais expérimentée en service régulier dans les villes pour recharger, sans contact, les batteries de bus électriques.
    Par rapport au bus, électrique ou non, le BHNS est censé apporter un « plus » qualitatif et quantitatif. Les futurs voyageurs du Mettis de Metz devraient apprécier son véhicule de grande capacité présenté par Van Hool en livrée bleue (le parc se présentera sous quatre couleurs différentes). Mais le « plus » est également… financier ! A quelque 20 millions d’euros du kilomètre, le BHNS messin revient plus cher que certains trams. Constructeur du matériel roulant de Besançon, CAF a dévoilé à Genève, avec Vinci, une solution clés en main de tram pour 11 à 13 millions d’euros par kilomètre nommée Nextram. Comme le BHNS, Nextram est avant tout un moyen de transport plutôt qu’un outil de réaménagement urbain. Et comme le BHNS, ce tram est unidirectionnel, permettant ainsi de transporter plus de voyageurs à longueur égale. Enfin, tout en proposant une largeur de caisse de 2,3 m, Nextram revient à l’écartement métrique, pour les mêmes raisons que celles qui ont fait son succès il y a plus d’un siècle : emprise au sol réduite, d’où infrastructure à coût réduit. Et NTL, qui présentait à Genève son concept Prime, un Translohr unidirectionnel, se place sur ce même créneau, avec sa solution sur pneus. Constructeurs de bus et de trams s’affrontent à la croisée de leur zone de pertinence. Pour les villes, l’offre n’a jamais été aussi vaste.
        

    Patrick LAVAL et Guillaume LEBORGNE
     

  • Un Haut comité pour renforcer la qualité des transports

    L’Autorité de la qualité de service dans les transports va pouvoir s’appuyer sur un Haut comité (HCQST) qui s’est réuni pour la première fois le 21 mai. Composée de 37 membres dont des élus, des représentants d’opérateurs et de consommateurs, cette assemblée dirigée par le député de Seine-et-Marne, Olivier Faure, sera chargée d’émettre toute proposition ou recommandation pour améliorer la qualité. Le nouveau président l’a définie comme « un lieu d’échanges, de débats et d’analyses », qui pourra être saisie pour avis par le ministre en charge des Transports. Elle se réunira quatre fois par an et représentera tous les modes de transport public (aérien, ferroviaire, urbain, routier et maritime). Une exhaustivité multimodale unique en Europe selon le gouvernement.

  • La cession de Veolia Transport Central Europe à la Deutsche Bahn est finalisée

    Dans le cadre de la stratégie de désendettement du groupe, Transdev a conclu le 15 mai 2013 la cession de sa filiale de transports urbains et régionaux par bus en Europe centrale et orientale, Veolia Transport Central Europe GmbH (VTCE, 6 300 salariés, 3 400 véhicules, 253 millions d’euros de chiffre d’affaires). La société de droit allemand opérant en Pologne, République tchèque, Slovénie, Slovaquie, Croatie et Serbie a été cédée à DB Arriva pour un montant de quelque 230 millions d’euros. Transdev ayant auparavant racheté à la Berd sa participation minoritaire, la rentrée nette se situerait autour de 150 millions d’euros. Un premier petit pas vers le désendettement (la dette affiche 1,9 milliard et doit être divisée par deux). Dans le cadre du processus de restructuration financière du groupe, l’activité devra être recentrée dans 15 à 17 pays contre 27. Prochaines ventes : les activités allemandes – « mais sûrement pas avant la fin de l’année, le calendrier est décalé », a commenté Jerôme Nanty, en marge d’un voyage aux Etats-Unis avec la presse – et les filiales en Belgique, aux Pays-Bas (hors Connexxion), en Suède et Finlande, pour lesquelles le secrétaire général du groupe assure « avoir reçu les premières offres qui marquent un intérêt important ». Les candidats retenus pourraient être connus à l’été.
     

  • Lille : s’estimant insuffisamment augmentés, les salariés de Transpole bloquent les transports

    Depuis mardi, les transports urbains de Lille sont totalement bloqués, y compris le métro automatique, qui a souvent fait office de service minimum dans les conflits précédents. Les salariés de Transpole (Keolis) réclament pour cette année une augmentation de 2,5 % avec effet rétroactif au 1er janvier, plus une prime augmentée de 900 à 1 200 € bruts. La proposition de la direction (1,2 % d’augmentation salariale, plus une prise en charge des cotisations prévoyance) n’est pas jugée suffisante par les représentants du personnel, qui ont reconduit le mouvement ce jeudi 16 mai. « La direction nous a lancé un véritable défi. Elle veut tester notre mobilisation », a déclaré Mohamed Fahri, secrétaire CGT, au quotidien La Voix du Nord. Les salariés de Transpole n’ont pas oublié qu’ils avaient gagné leur bras de fer face à Keolis l’an passé. La grève éclair, la veille de l’un des derniers meetings du candidat Hollande, avait payé, puisque Martine Aubry avait, d’après nos sources, demandé à Transpole de céder aux revendications des représentants du personnel (lire ici notre article à ce sujet). Une réunion de conciliation devait se tenir le jeudi 16 mai à 15h à l’initiative de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi).
     

  • Brésil : RATP Dev remporte le contrat du tram de Rio

    Dans la perspective des JO de 2016, Rio de Janeiro entend développer un réseau de tramway dont la ville vient de confier la construction et l’exploitation au consortium formé de RATP Dev et des brésiliens CCR, OTP, et Invepar. Ce projet consiste à desservir le quartier de « Porto Maravilha », le village de presse Rio 2016, le centre d’affaires, la gare centrale, le terminal maritime et l’aéroport Santos Dumont. Au total, le projet comprend 42 stations pour 28 km de lignes – mise en service du premier tronçon de 14 km prévue fin 2015 – le tout 100 % sans caténaire. Le consortium a retenu Alstom pour la fourniture du matériel roulant et des systèmes. Déjà associée à CCR (Companhia de Concessões Rodoviárias) pour l’exploitation de la ligne 4 du métro de São Paulo depuis mai 2010, la filiale de la RATP estime franchir « une première étape en vue d’une participation aux futurs principaux projets de PPP au Brésil », a déclaré François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev.