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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Transport routier de voyageurs : Eurolines lance un Paris – Marseille
Premier opérateur privé à avoir obtenu l’autorisation de commercialiser des liaisons interrégionales en septembre 2011 (dans le cadre du cabotage sur des lignes internationales), et notamment la ligne Paris – Lyon, Eurolines poursuit le développement de son offre en proposant désormais Paris – Marseille quatre fois par semaine, puis quotidiennement à partir du 1er avril. Avec toujours des tarifs attractifs : 39 euros l’aller-retour en plein tarif, les jeunes et seniors bénéficiant de 10 % de réduction, les enfants de 40 % à 80 %. Durée du trajet 13 heures 30 (départ de Paris-Porte-de-Bagnolet) ou 14 heures 45 (départ de Marseille). « Dans le contexte actuel, l’autocar reste plus que jamais un moyen de transport pertinent. Cette nouvelle ligne a un beau potentiel de croissance », estime le DG d’Eurolines, Antoine Michon. Paris – Marseille est l’une des 175 connexions interrégionales d’Eurolines.
Londres : un plan de 913 millions de livres pour le vélo
Boris Johnson, le fantasque maire de Londres, a dévoilé un plan ambitieux de 913 millions de livres (plus de 1 milliard d’euros) sur dix ans pour faire de la capitale britannique une ville plus sûre pour les cyclistes. Parmi les projets les plus marquants, la création d’un réseau de pistes cyclables qui traverserait la ville d’est en ouest, créant selon les mots de la municipalité un « RER pour vélo ». La commission des transports de l’assemblée municipale doute que les fonds déployés soient suffisants pour réaliser un tel projet et demande un budget plus ambitieux.
Pays-Bas : un bureau d’études invente les pistes cyclables chauffées
Alors que le verglas est responsable au Pays-Bas de 5 à 10 % des accidents impliquant des vélos, un bureau d’études néerlandais a inventé les pistes cyclables chauffées grâce à la géothermie afin d’empêcher la formation du gel. Ce système permettrait également d’économiser les dépenses de sel d’épandage. Deux projets pilotes ont été lancés, l’un par la province d’Utrecht, l’autre par la ville de Zutphen. Le cabinet d’études évalue entre 30 000 et 40 000 euros le coût du kilomètre de cette piste chauffée. Le pays comptant 35 000 km pistes cyclables, la facture totale s’élèverait à près de 1,2 milliard d’euros.
Transport routier de voyageurs : nouveaux droits pour les passagers des autocars
Le règlement européen instaurant de nouveaux droits pour les passagers dans le transport par autobus et autocar est entré en vigueur le 1er mars. Il impose aux transporteurs de rembourser intégralement le billet ou de réacheminer les passagers en cas d’overbooking, d’annulation ou de retard de plus de 2 heures à compter de l’heure de départ prévue sur les trajets de plus de 250 km. Il fixe en outre des règles d’information, d’assistance gratuite pour les personnes à mobilité réduite ou encore de non-discrimination liée à la nationalité sur les tarifs. Ces « droits » devront être affichés dans les gares routières et sur Internet. En attendant, ils sont répertoriés sur le site : http://ec.europa.eu/transport/passenger-rights/fr/index.html.
Electrique : Lumeneo lance la fabrication de Neoma
Installée dans l’usine Faurecia de Nompatelize (88), la chaîne d’assemblage du jeune constructeur automobile français Lumeneo – dont la SNCF est actionnaire via son fonds d’investissements Ecomobilité Partenaires – a été inaugurée le 19 février. Elle « permettra d’atteindre une cadence de production de cinq voitures par jour, un rythme en phase avec le marché actuel des voitures électriques », estime le constructeur. C’est la Neoma, une 4-places compacte (2,7 m de long) 100 % électrique qui avait été présentée au salon de Paris 2010, récemment homologuée, qui sera le premier modèle produit. Elle est commercialisée depuis début 2013 au prix de 14 700 €, bonus déduit, avec une formule de location de batterie.
Ecotaxe : le lancement reporté au 1er octobre.
Le ministre des Transports a annoncé le 28 février le report au 1er octobre du lancement de l’écotaxe, initialement prévu le 20 juillet. Frédéric Cuvillier a expliqué aux Echos « qu’un certain nombre de travaux complémentaires doivent être menés et la fiabilité du dispositif doit être sécurisé ». Il se base sur rapport reçu le 18 février réalisé par Ecomouv’, le consortium chargé de la conception du dispositif. Rappelons que l’écotaxe va instaurer un péage perçu auprès des poids lourds qui circuleront sur les routes nationales et autoroutes non concédées. Les recettes doivent servir à financer les infrastructures de transport. Compte tenu de ce décalage, le gouvernement a décidé de « remplacer l’expérimentation du dispositif en Alsace par une phase d’essai du dispositif à l’échelle nationale, sur la base du volontariat et sans perception de l’écotaxe à compter du mois de juillet ».
Keolis remporte un gros contrat à Las Vegas
Dans la capitale mondiale du jeu, Keolis Transit America (KTA) vient de remporter le « gros lot » : le lot B du réseau urbain de la métropole, soit la « partie la plus emblématique du réseau, puisqu’elle dessert le sud de Las Vegas, le célèbre Hotels & Casino corridor, connu sous le nom de Strip », précise Keolis. L’appel d’offres du Regional Transportation Commission of Southern Nevada (RTC) interdisait à un même opérateur le gain de la totalité du réseau. Keolis estime avoir remporté 55 % des véhicules et environ 30 millions de passagers annuels, un contrat que le groupe ravit au sortant Veolia Trandev, qui a aussi perdu le second lot remporté par une société américaine. Le contrat, de cinq ans (et reconductible cinq ans), démarrera le 7 juillet, et générera un chiffre d’affaires cumulé de 500 millions de dollars, soit 374 millions d’euros. Outre l’exploitation d’une flotte de 207 bus (notamment à étage, longs ou BHNS), Keolis gérera la maintenance, le personnel et la relation client. C’est pour le groupe une étape clé du développement aux Etats-Unis.
Infrastructures de transports : la commission « Mobilité 21 » du Snit donne la priorité à l’existant
Philippe Duron, président de la commission « Mobilité 21 » chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures du Snit (Schéma national des infrastructures de transports), a fait un point d’étape le 21 février. Le député-maire socialiste de Caen a d’ores et déjà affirmé que la commission plaçait « au cœur des priorités » la rénovation et la modernisation des réseaux ferroviaire et routier. Ce qui nécessite « une mobilisation de moyens suffisants », insiste-t-il.
Pour l’exercice de hiérarchisation des quelque 70 projets d’infrastructures concernés, la commission retient trois grands ensembles. Le premier, le plus immédiat, concerne les projets déjà engagés « qui pourront s’enrichir en fonction des ressources disponibles ». Le second regroupera les projets à lancer dix ans après (à l’horizon 2020). Le troisième rassemblera tout le reste, autant dire ceux qui n’ont quasiment aucune chance d’être réalisés. Mais pour ne pas donner une impression d’irrémédiable, la commission composée surtout d’élus (mais aussi d’experts) précise que cette hiérarchisation sera réexaminée tous les cinq ans.Choisir son logement en fonction des transports
En Ile-de-France, la distance entre domicile et lieu de travail et la durée du temps de transport sont des critères de plus en plus primordiaux pour choisir son lieu de résidence. Afin de faciliter la recherche de ceux qui souhaitent déménager, le site d’annonces immobilières AVendreALouer.fr a, en partenariat avec le Stif et mappy.fr, intégré deux critères de recherche : la proximité des gares de RER ou stations de métro, et le temps de trajet à pied depuis le logement proposé pour y parvenir. Le client peut déterminer quelle durée de marche maximum il est prêt à effectuer, ce qui est un plus par rapport à la seule recherche de la station de métro la plus proche que propose le site seloger.com. Le site immo offre aussi la possibilité de passer sur mappy.com pour visualiser son trajet. A terme, ce service devrait être étendu aux annonces de toutes les grandes villes.

Les navettes de Sète n’intéressent pas les autres communes de l’agglomération
L’agglomération de Thau Agglo (94 800 habitants et huit communes) ne suivra pas l’expérience que mène la ville de Sète depuis près de trois ans. En 2011, la commune de Sète, qui appartient à Thau Agglo, avait lancé une expérimentation de transports fluviaux. L’agglomération de Thau Agglo (94 800 habitants et huit communes) ne suivra pas l’expérience que mène la ville de Sète depuis près de trois ans. En 2011, la commune de Sète, qui appartient à Thau Agglo, avait lancé une expérimentation de transports fluviaux. Il ne s’agissait que de transporter des spectateurs vers le théâtre de la Mer, un amphi à ciel ouvert installé sur une corniche et donnant sur la Méditerranée. Grâce à cette expérience, même modeste, Sète souhaitait démontrer « tout le potentiel de la circulation par voie d’eau ». Le succès de cette navette fluviale la première année a conduit la ville à renouveler cette navette en 2012, puis en 2013. Elle pourrait même élargir le service, l’été, le mercredi, jour de marché.
Thau Agglo a commandé de son côté une étude comparative voiture/bus/navette qui révèle des points noirs, avec un temps de parcours entre Frontignan et Sète-gare de +203 % par rapport à une desserte terrestre et de +352 % entre Frontignan et Sète-centre. Cette contre-performance s’explique notamment par la faible vitesse imposée par la réglementation en vigueur sur les canaux empruntés et l’attente de l’ouverture des ouvrages d’art mobiles qui permettent aux véhicules de franchir ces canaux. Mais, en dehors de ces cas particuliers, l’étude montre tout de même l’intérêt des liaisons fluvio-maritimes, avec un gain de temps de 10 % (Sète-centre – Marseillan-plage par le Lido) à 52 % (Mèze – Sète-gare), notamment. Mais l’agglomération a aussi regardé à la dépense. Entre 500 000 et 800 000 euros pour une expérimentation de six à douze mois, en regard du prix d’un bus 250 000 euros, alors que le réseau Thau Agglo Transport doit encore être amélioré. Thau Agglo ne coule pourtant pas totalement le projet. Elle serait prête à signer une convention de délégation de compétences permettant à Sète de poursuivre l’expérimentation des navettes intra-muros.Y. G.