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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Chartres : ouverture d’une maison du vélo au cœur de la gare
La communauté d’agglomérations Chartres Métropole a ouvert en partenariat avec la filiale de la SNCF Gares & Connexions une Maison du vélo au cœur de la gare de Chartres, le 20 septembre dernier. Dans un espace de 160 m2, cette structure propose des locations de vélos pour une journée (entre 3 et 5 euros) ou à l’année (52 euros). Les promoteurs du projet espèrent attirer d’une part les touristes et d’autre part les actifs, notamment ceux qui utilisent la ligne SNCF Le Mans – Paris quotidiennement pour se rendre à leur travail.
Le Gart apporte sa pierre à l’acte III de la décentralisation
« Il est urgent de repenser l’organisation des transports, de rendre plus efficaces et plus cohérentes les politiques publiques, et c’est, je pense, l’orientation prise par le gouvernement. » Au sortir de son assemblée générale, le 16 octobre, le président du Gart, Roland Ries, a détaillé les recommandations que le groupement d’élus entend envoyer à Marylise Lebranchu dans la perspective de l’acte III de la décentralisation. En tout, 18 propositions tendant à réformer la Loti « vieille de trente ans », en institutionnalisant la coordination des politiques à l’échelon régional et en élargissant les compétences des AOTU au stationnement, à l’aménagement de la voirie et à la gestion de la circulation. Ces dernières deviennent ainsi des AO de la mobilité durable. Schématiquement, le Gart souhaite un Etat « stratège, régulateur et contributeur » ; une région « AO de plein exercice » dotée d’une ressource dédiée (VT interstitiel ou additionnel) ; un département acteur de la mobilité de proximité et lui aussi bénéficiaire d’une ressource financière… Il suggère aussi « d’identifier dans chaque région un chef de file des politiques intermodales », sachant que la coopération jugée « la plus efficace », c’est la création de syndicats mixtes.

Mobivia se positionne comme un acteur clé des nouvelles mobilités
Le géant de l’équipement et de l’entretien automobile Mobivia (ex-Norauto) est en train de devenir un champion des nouvelles mobilités. L’entreprise familiale croit au potentiel des nouvelles mobilités dans une optique servicielle. Des trottinettes, des vélos pliants, électriques, de toutes les formes, de toutes les couleurs, et leurs accessoires. Des scooters, des voitures électriques, et même un guichet où l’on propose des offres de covoiturage, d’autopartage ou de location de véhicules entre particuliers. Un vrai magasin de jouets pour urbains écomobiles ! Bien loin de son univers d’origine très « garage », celui des centres Norauto ou Midas, le groupe Mobivia (10 000 collaborateurs, 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires) vient d’inventer les premiers supermarchés de la mobilité alternative, Altermove, à Lille, Lyon, et plus récemment, sur 1 300 m2, à Marquette-lez-Lille. Faut-il voir un revirement stratégique dans ce nouvel intérêt du groupe d’équipement automobile pour les nouvelles mobilités ? « Pas du tout », réfute Fabien Derville, membre du directoire du groupe et directeur général de Via-ID, le fonds d’investissement qui chapeaute toutes ses activités « mobilité durable ». « Nous gagnons notre vie grâce à l’auto, mais il faut donner du sens à cette action. L’automobile a des vertus merveilleuses, mais elle est aussi destructrice, que l’on se place sur le plan sécuritaire ou écologique. Peut-être est-il temps d’imaginer l’auto autrement. Dans le secteur automobile, on a toujours pensé qu’il fallait de plus en plus de voitures sur terre. Nous pensons qu’il en faut moins, mais qui roulent de plus en plus », indique-t-il. Le discours est lisse, bien calé, mais il est confirmé par les réalisations. L’engagement du groupe dans les nouvelles mobilités n’a rien de cosmétique, ceci n’est pas du greenwashing. En moins de trois ans, Mobivia est devenu un acteur majeur du secteur, avec une prise de participation ou un lancement en propre d’une dizaine de projets, dont Green Cove Ingénierie (123envoiture), Buzzcar, Carbox, Green On, Izydrive, Moving Car, Sinéo et, donc, Altermove. Mobivia, qui fait le pari des nouvelles mobilités, anticiperait-il, en bon père de famille, le déclin brutal de ses marchés classiques ? « Notre cœur de métier de l’entretien et équipement automobile a encore de beaux jours devant lui », estime au contraire Fabien Derville. « Je ne pense pas qu’il y ait de déclin dans les cinq à sept ans, le marché est stable. Il y a certes une désaffection de l’automobile chez les jeunes, mais c’est compensé par l’allongement de l’espérance de vie et par le fait que les seniors roulent de plus en plus longtemps », ajoute-t-il. Le groupe familial, qui ne communique pas ses chiffres et indique réinvestir les deux tiers de ses profits dans les développements, mise sur l’essor des marchés de l’électromobilité, de la mobilité urbaine et du véhicule partagé, du covoiturage dynamique et bientôt du véhicule connecté, sur lequel il travaille. « Ces développements ne sont pas encore rentables, mais ce n’est pas une surprise », explique Fabien Derville, « Au-delà de l’intérêt de ces activités en tant que telles, on souhaite comprendre les évolutions de la mobilité et détecter des opportunités pour le compte du métier historique. Le vélo électrique, par exemple, peut être un très bon complément à l’automobile, et Norauto peut devenir un grand fournisseur de vélos électriques », avance-t-il. Mobivia s’affirme comme un spécialiste du dernier kilomètre de la mobilité urbaine et indique être bientôt en capacité de proposer des offres intégrées et de travailler avec les opérateurs de transports sur des solutions clés en main. C’est une autre entreprise familiale du Nord, Oxylane Décathlon, qui a investi la première le champ de l’équipement roulant urbain avec ses boutiques Decat’ et fourni les vélos B’Twin du V’lille mis en place par Keolis. Saine émulation entre entreprises rattachées à la galaxie Mulliez, Mobivia y déboule maintenant avec une offre beaucoup plus servicielle : « Nous étions aussi légitimes qu’eux pour mettre en place le V’lille. Ils l’ont fait, bravo ! Mais nous sommes les premiers à investir le champ des mobilités avec Altermove », note Fabien Derville.
Guillaume LEBORGNE

France-Espagne : petits pas vers la réouverture du Somport
Le 100e anniversaire du percement du tunnel ferroviaire du Somport a été célébré le 13 octobre à Canfranc. L’occasion pour le conseil régional d’Aquitaine de préciser ses échéances : la collectivité a affecté en octobre 2011 une enveloppe pluriannuelle de 105 millions d’euros pour la reprise des circulations voyageurs entre Oloron-Sainte-Marie et Bedous. Le débroussaillage et l’assainissement effectués, en septembre 2013 démarrera la reprise des ouvrages d’art, et Alain Rousset espère que les trains y rouleront avant la fin 2015. De son côté, le gouvernement espagnol a décidé d’affecter dans son budget transports 2013 100 000 euros « pour la réouverture du tunnel de Canfranc ».
Infrastructures : un nouveau schéma de la mobilité durable dans six mois
Le ministère des Transports a présenté le 3 octobre en Conseil des ministres sa feuille de route concernant le transport ferroviaire. Il a notamment annoncé l’installation le 15 octobre d’une commission chargée de définir les priorités entre les différents projets d’infrastructures retenus dans le cadre Snit (schéma national des infrastructures de transport). Composée de parlementaires et de personnalités qualifiées, cette commission aura six mois pour faire des propositions en vue d’élaborer un nouveau schéma de la mobilité durable dans un contexte de restrictions budgétaires.
Il est aussi prévu de « faire en sorte qu’au moins 1 000 km de voies par an puissent être rénovés pendant le quinquennat », selon la porte-parole du gouvernement. Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a précisé qu’il voulait « proposer des formes de financement innovantes et travailler avec les collectivités territoriales ».
Transport combiné : la SNCF se désengage de Novatrans
C’est la fin d’un long feuilleton pour Novatrans, la filiale reprise en 2009 par la SNCF, mais qu’elle n’a jamais réussi à redresser : la SNCF revend l’opérateur de transport combiné rail-route au spécialiste du transport multimodal Charles André. Le conseil d’administration de Novatrans l’a acté le 26 septembre. L’offre prévoit la reprise de 110 emplois sur un effectif de 257 employés. Les personnels non repris seront reclassés au sein du groupe SNCF. En revanche, le montant de l’opération n’est pas dévoilé. CAT souhaitait en juillet une remise à zéro des comptes, alors que Novatrans a perdu 18,6 millions d’euros l’an dernier et affiche une dette de 35 millions d’euros.
En juillet dernier, CAT avait aussi indiqué, selon une source proche du dossier, souhaiter poursuivre l’essentiel du plan de transport de Novatrans, même s’il indiquait ne pas vouloir reprendre le terminal du Havre et passer éventuellement par des sous-traitants sur certains terminaux comme à Toulouse ou à Marseille.
La fréquentation des transports publics en hausse de 5 % en 2011
Le rebond de fréquentation de 2010 – +3 à +3,5 % – dans les transports urbains se confirme et s’amplifie. D’après les statistiques de l’UTP, en cours d’analyse, la hausse de 2011 est flagrante : +5 % en moyenne. « Une très bonne année, a commenté son délégué général, Bruno Gazeau. C’est vrai pour les grandes villes comme pour les villes moyennes, mais un peu moins en Ile-de-France où le trafic est déjà très élevé. » Quant aux premiers mois de 2012, ils suivent le même trend à +3,5 % de fréquentation.
Québec : les autopartageurs se déplacent 4 fois moins que les autres automobilistes
L’École polytechnique de Montréal a publié le 30 août dans l’International Journal of Sustainable Transportation une étude comparant les utilisateurs de l’autopartage avec les autres automobilistes dans un même quartier et avec des profils socio-économiques comparables. L’étude se penche sur les utilisateurs d’un site d’autopartage de Montréal, Communauto. Ainsi, il apparaît que les ménages d’un ou de deux adultes utilisateurs de l’autopartage ont recours à l’auto 3,7 fois moins pour leurs déplacements quotidiens de semaine que les ménages montréalais comparables possédant un véhicule. « Cette étude quantifie de façon nouvelle et plus précise l’effet positif de l’autopartage parce qu’elle analyse l’ensemble des déplacements des ménages plutôt qu’une seule typologie spécifique, tels les déplacements domicile – travail », selon Benoît Robert, président-directeur général de Communauto.
Grande-Bretagne : la joint-venture Alstom-Balfour Beatty remporte un contrat de 8 millions d’euros
Le 29 août, Signalling Solutions Ltd (SSL), joint-venture entre Alstom Transport et Balfour Beatty Rail, a annoncé avoir remporté un contrat d’une valeur de 8 millions d’euros auprès de Network Rail, le gestionnaire d’infrastructure britannique, pour la fourniture d’un prototype destiné à l’introduction d’un nouveau système de gestion du trafic ferroviaire national. La livraison est prévue pour 2013. L’offre de SSL, qui s’appuie sur la technologie de centre de contrôle automatique avancé d’Alstom Iconis, est destinée aux 14 nouveaux centres d’exploitation régionaux qui seront créés par Network Rail. Une fois le prototype livré et pleinement opérationnel, le déploiement du système sera lancé en 2013 à l’échelle nationale de façon progressive, sur 15 ans.
Europorte remporte l’appel d’offres lancé par Bordeaux Port Atlantique
Le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) a choisi Europorte (Socorail), filiale de fret ferroviaire d’Eurotunnel, pour assurer la gestion, l’exploitation et la maintenance de son réseau ferré pour une durée de 8 ans.
Le port de Bordeaux, situé sur le plus vaste estuaire d'Europe, bénéficie d'une situation privilégiée, au coeur de la façade Atlantique. Acteur du développement et de l'aménagement du territoire, le port dispose de 7 terminaux portuaires, dont deux comprenant des infrastructures ferroviaires : Bassens et le Verdon. Le site de Bassens comprend 10,24 km de voies ferrées, et 25 appareils de voie. Le site du Verdon, quant à lui, comprend 11 km de voies ferrées, et 14 appareils de voie, soit au total plus de 20 km de voies. Le Grand Port Maritime de Bordeaux bénéficiera d’une équipe dédiée. Ce partenariat lui permettra de connaître en temps réel les informations sur l’utilisation de ses voies et sur l’état de son réseau. Europorte a déjà remporté l'appel d'offres lancé par le Port de Dunkerque, celui du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire ainsi que ceux des Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen et celui des Ports de Paris.