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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Allemagne : DB Energie épinglé par Bruxelles
D’après la Commission européenne, la Deutsche Bahn abuserait de sa position dominante pour acquérir son énergie électrique moins cher que ses concurrents. Mais il y a polémique. La Commission européenne a ouvert le 13 juin une procédure d’infraction contre la Deutsche Bahn. Ses services de la concurrence soupçonnent la DB d’abuser de sa position dominante sur le marché pour se fournir en électricité à meilleur marché que ses concurrents. La filiale de la DB, DB Energie GmBH, « est aujourd’hui le seul fournisseur de courant de traction sur le marché allemand », a rappelé devant la presse le porte-parole du commissaire européen chargé de la concurrence, Joaquin Almunia. Or DB Energie octroie une ristourne qui peut aller jusqu’à 25 % à ses plus grands consommateurs. Dans les faits : la DB !
En mars 2011, la Commission européenne avait effectué une saisie dans les locaux de la DB à Berlin, Francfort et Mayence. Elle passe maintenant à la vitesse supérieure en ouvrant une procédure formelle. Ses conclusions peuvent arriver dans des semaines ou des mois… La DB se veut sereine. « Dans tous les
secteurs de l’énergie, les clients bénéficient de conditions différentes selon le volume et la durée de leur consommation. La Cour de cassation de Francfort a d’ailleurs conclu en 2006 que ce système n’est pas contraire aux règles de concurrence », rappelle Joachim Fried, administrateur et directeur pour les affaires européennes et la concurrence de la Deutsche Bahn. A la suite de la décision de l’Agence allemande des réseaux de faire passer l’acheminement de l’électricité sous le régime du droit de l’énergie et non plus le droit des chemins de fer, DB Energie a dû par ailleurs modifier sa grille tarifaire pour l’acheminement du courant (VR&T, 2 mai, p. 42). En théorie, « nos concurrents peuvent acheter leur électricité à d’autres fournisseurs. Il leur faut toutefois disposer d’un transformateur adéquat », note Joachim Fried. Ironie du calendrier, la Commission européenne vient de valider le système français de « tarifs transitoires d’ajustement du marché » (Tartam), qui a permis à la SNCF de bénéficier de tarifs réduits sur l’énergie entre 2007 et 2011. Un système aboli sous la pression de Bruxelles par l’adoption de la loi « Nome » sur l’électricité, en juillet dernier…Nathalie STEIWER
Avis et Vinci Park partenaires pour faciliter la location de véhicules
Vinci Park et Avis France ont signé un accord de partenariat le 10 juillet en vue de déployer le service “Avis Points Relais”, destiné à faciliter la location de voitures dans le réseau de parcs de stationnement de Vinci en France. Les clients d’Avis pourront venir retirer ou rendre leur véhicule de location dans le point relais installé dans le parking. Avantages : plus de souplesse grâce à des horaires d’ouverture étendus, même le week-end, et plus de proximité, vu le maillage dense du réseau Vinci Park dans les centres-villes. Testé avec succès depuis un an dans des parcs franciliens, ce service sera prochainement déployé dans quelque 120 parkings.
Transport combiné : les syndicats annoncent l’abandon de Novatrans par la SNCF
Les organisations syndicales ont affirmé que, lors de la réunion organisée le 26 juin en leur présence avec la SNCF, Pierre Blayau, le patron de SNCF Geodis, avait déclaré qu’il n’y a pas de solution pour Novatrans au sein du groupe. « La SNCF abandonne de fait l’activité de transport combiné terrestre », concluent les syndicats (FO, Sud, CFDT, CFE-CGC, CGT) dans un communiqué commun. « Il s’agit d’un abandon total, puisque même en cas de cession à un éventuel repreneur, la SNCF ne maintiendrait pas de participation dans l’entreprise », soulignent-ils.
Un conseil d’administration doit annoncer le 10 juillet le sort définitif de Novatrans.
Mobilité : la DB et Deutsche Telekom planchent sur un service d’autopartage
La Deutsche Bahn utilisera le réseau de téléphonie mobile de Deutsche Telekom pour la localisation, la réservation et l’ouverture des véhicules du service d’autopartage sur lequel les deux entreprises travaillent. Des discussions sont en cours avec les constructeurs automobiles qui souhaiteraient s’associer à cette entreprise, et un projet pilote est en cours à Friedrichshafen, au bord du lac de Constance.
Parallèlement, la DB et Renault travaillent sur un système d’autopartage flexible à Berlin, utilisant des véhicules électriques « Twizy » et offrant la possibilité de rendre la voiture empruntée dans un autre lieu en ville que celui où elle a été prise.
Environnement : trois transporteurs s’engagent avec l’Ademe
Le 20 juin 2012, trois sociétés de transport routier ont signé la charte de l’Ademe « Objectif CO2 : les transporteurs s’engagent ». Pour la première fois, un autocariste, les Autocars Suzanne s’engage – les deux autres entreprises sont Stef, spécialiste de la logistique du froid, et Staf, société de transport alimentaire et frigorifique. 58 transporteurs font désormais partie de ce dispositif volontaire qui vise à réduire les émissions de CO2, dont 11 ont bouclé leur première phase d’engagement de 3 ans. Pour les 47 autres, qui représentent 7 100 véhicules, l’engagement doit permettre de réduire les émissions de CO2 de 54 186 t/an (-13,5 % en moyenne). Mise en place en 2008 pour les marchandises, la démarche a été étendue en septembre 2011 aux entreprises de transport routier de voyageurs.

Christian Estrosi juge Nice pionnière pour l’électrique
« L’avenir appartient aux véhicules électriques et hybrides, prophétise le député-maire UMP de Nice dans l’édito de la newsletter du véhicule électrique de mai 2012. Il s’agit là d’un enjeu majeur qui présente une triple opportunité : renforcer la compétitivité de nos entreprises dans le secteur automobile, réduire la dépendance des transports aux combustibles fossiles, et lutter contre le réchauffement climatique par la réduction des émissions de gaz à effet de serre – l’automobile représente 12 % des émissions de CO2. » C’est pourquoi, après avoir lancé les vélos bleus en libre-service, Christian Estrosi a mis en place les autos bleues en autopartage. « Nice est ainsi devenue depuis avril 2011 une ville pionnière dans la mobilité électrique, qui bénéficie de 2 190 abonnés et a enregistré plus de 7 000 réservations en 11 mois avec un taux de satisfaction de plus de 95 %. L’ambition affichée de la Métropole est d’atteindre un parc de 3 300 véhicules rechargeables en 2015 et de 15 000 en 2020 », assure le président de Nice Côte d’Azur.
Allemagne : les déboires du nouvel aéroport de Berlin coûtent très cher à la DB
C’est un chantier de prestige, mais le projet de grand aéroport de Berlin, Berlin Brandenbourg Willy-Brandt, est en passe de tourner au fiasco. L’inauguration prévue début juin a été reportée à la dernière minute : les travaux ont pris neuf mois de retard. Des déboires lourds de conséquences pour la DB qui doit exploiter la nouvelle liaison entre le centre-ville et l’aéroport : le report se traduit par un manque à gagner de plusieurs millions d’euros. Entre la billetterie et les recettes des boutiques en gare gérées par la filiale DB Station & Service, la facture se chiffre à 620 000 euros par mois. Et cela ne tient pas compte des trois allers-retours quotidiens à vide que la Bahn est tenue d’opérer dès aujourd’hui afin d’assurer l’aération d’un tunnel. La frustration est d’autant plus forte que la DB avait mis les bouchées doubles pour être prête le jour J. L’opérateur envisage de porter l’affaire devant les tribunaux pour obtenir des dommages et intérêts.
Espagne : CAF prône les solutions clefs en mains à l’exportation
Devant ses actionnaires réunis le 2 juin, le président de CAF a chiffré à 5,035 milliards d’euros le carnet de commandes dont dispose le constructeur ferroviaire, qui emploie 7 000 personnes. Pour autant, vu la concurrence croissante, notamment asiatique, José Maria Baztarrika mise sur deux pistes de diversification : livrer le matériel roulant avec des contrats de maintenance, mais aussi proposer des solutions d’exploitation clefs en mains ; anticiper la libéralisation en Europe du transport voyageurs avec des « produits versatiles » comme la rame à grande vitesse Oaris, polycourant, à essieux variables, acceptant plusieurs signalisations et déjà à l’essai sur les voies ibériques.
Transport combiné : l’incertitude jusqu’à la fin juin pour Novatrans
Un « simulacre ». C’est le jugement des représentants du personnel à propos de la table ronde du 8 juin sur l’avenir de Novatrans. Cette table ronde a remplacé le conseil d’administration qui devait se tenir ce jour-là pour décider du sort de cette filiale de transport combiné rail-route, rachetée en 2009 par la SNCF. Le nouveau ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, avait en effet demandé qu’y soient examinées « toutes les solutions possibles pour assurer la pérennité » de cet opérateur de transport combiné menacé de liquidation.
Les syndicats se montrent dubitatifs sur le « repreneur sauveteur » qui leur a été est annoncé et qu’ils qualifient de « Zorro (…) dont personne ne connaît l’identité ». De son côté, SNCF Geodis assure avoir engagé des négociations avec un « repreneur sérieux ». Mais les discussions nécessitent encore du temps pour aboutir (ou pas), « au moins jusqu’à la fin juin ».

Ile de Ré : des navettes électriques pour passer le pont
Le département de la Charente-Maritime et la communauté de communes de l’île de Ré (CDC) introduisent peu à peu, depuis le 7 avril, des navettes électriques sur la liaison entre le continent et l’île de Ré (Belvédère – Sablanceaux), en complément de l’offre de transport déjà existante du réseau « Les Mouettes » exploité par Keolis Charente-Maritime. Le département de la Charente-Maritime et la communauté de communes de l’île de Ré (CDC) introduisent peu à peu, depuis le 7 avril, des navettes électriques sur la liaison entre le continent et l’île de Ré (Belvédère – Sablanceaux), en complément de l’offre de transport déjà existante du réseau « Les Mouettes » exploité par Keolis Charente-Maritime.
Dénommé RespiRé, cette action qui vise à « réduire l’empreinte carbone en proposant la mise en place de transports à énergie propre » s’appuie sur le dispositif de paiement Cap Ré (contribution à la protection de l’île de Ré). Depuis le début de l’année, l’amortissement du pont est terminé. Les recettes du passage sont donc désormais transformées en une écotaxe, dont une partie permettra de financer cette flotte de navettes. Elle est composée de véhicules Zeus de 23 places, accessibles au PMR, loués à b.e.green, la filiale verte des autocars Dominique, installé à Buc. Après avoir fonctionné tous les jours, week-end inclus, entre le 7 avril et le 8 mai, à la fréquence d’une navette toutes les demi-heures de 10h30 à 19h30, elles ne circuleront plus que les week-ends, ponts et jours fériés, à la même fréquence, de 12 mai au 5 juillet. L’été (du 6 juillet au 3 septembre), elles circuleront toutes les 10 minutes, tous les jours, de 10h à 20h30. Puis elles reprendront leur rythme du printemps. Payantes (1 euro) pour la traversée Belvédère – Sablanceaux, elles seront néanmoins gratuites à l’intérieur de l’île.Y. G.