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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
La concurrence des cars régionaux reportée sine die
Déception pour les autocaristes : le projet de loi qui devait leur ouvrir le marché des liaisons interrégionales sans cabotage n’a pas été présenté au Conseil des ministres, le 29 février, comme ils s’y attendaient. C’était la dernière opportunité pour que le projet soit adopté par cette législature. « Nous sommes donc déçus », a immédiatement commenté Eric Ritter, secrétaire général de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV). Pas de panique pour autant : « Je pense que le prochain gouvernement, quel qu’il soit, devra se pencher sur le sujet », a-t-il précisé lors d’une conférence à Bruxelles sur l’ouverture du marché du transport par autocar longue distance en Europe. Pourquoi tant d’espoir ? Parce que la SNCF devrait présenter cet été une offre dans le cadre de la législation actuelle, qui a ouvert cet été le marché français au cabotage international.?Selon le ministre des Transports, Thierry Mariani, le fait que la SNCF « ait déjà dans ses tiroirs une offre entière prouve bien qu’il y a un besoin et que (rail et route) sont des offres complémentaires ».
Tunnel sous la Manche : vers l’interconnexion électrique
ElecLink, une coentreprise créée en 2011 par Eurotunnel et Star Capital, devrait réaliser une interconnexion électrique de 500 MW entre la France et la Grande-Bretagne, via le tunnel sous la Manche. Selon un communiqué publié par Eurotunnel le 27 février, ce projet devrait permettre « d’exploiter au mieux les complémentarités liées aux différences entre les deux pays, en termes de parcs de production et d’habitudes de consommation, et de développer les énergies renouvelables ». Cette interconnexion devrait représenter 25 % de la capacité existante. A noter que les gouvernements des deux pays ont affiché leur soutien à la coentreprise à l’occasion du sommet franco-britannique du 17 février par une déclaration commune où Nicolas Sarkozy et David Cameron reconnaissent « l’intérêt de développer de nouvelles lignes d’interconnexion électrique entre nos deux pays pour renforcer le couplage de nos réseaux, la sécurité de nos approvisionnements et l’intégration des sources intermittentes d’énergie ».

Strasbourg se dote d’un plan piétons
La ville de Strasbourg a présenté son plan piétons, élaboré selon le même modèle que les schémas directeurs du transport en commun et du vélo en vigueur depuis 2010 et 2011. La ville de Strasbourg a présenté son plan piétons, élaboré selon le même modèle que les schémas directeurs du transport en commun et du vélo en vigueur depuis 2010 et 2011. Le plan piétons, adopté à l’unanimité en conseil municipal le 23 janvier, prévoit dix actions ciblées pour favoriser la marche à pied. « Les piétons se verront allouer au moins 50 % de l’espace-rue, de façade à façade, dans tous nos futurs aménagements », annonce Jean-Luc Marchal, chef de projet à la direction municipale de la mobilité et des transports. 1 % des budgets des grands projets de transport collectif sera consacré aux mesures d’accompagnement pour les piétons. Des « traitements alternatifs » (traversée en diagonale, zone de rencontre) seront expérimentés sur les carrefours complexes, comme le pont Kuss près de la gare. Le plan prévoit aussi de communiquer sur les temps de parcours entre les pôles de la ville, sur le modèle des itinéraires de randonnées vus sur les sentiers vosgiens. « Nous privilégions le plaisir de marcher, quitte à ajouter 3 minutes sur le parcours par rapport à l’itinéraire direct », prévient Jean-Luc Marchal. Pour désamorcer les conflits avec les piétons, les créations de pistes cyclables seront réservées aux axes à 50 km/h. En zone 30, les cyclistes seront replacés sur la chaussée principale. Enfin, un réseau magistral d’itinéraires piétons sera organisé, « sans trop de signalétique », pour proposer un maillage entre les centralités des quartiers strasbourgeois. La ville vient de lancer un appel d’offres pour l’étude du premier itinéraire (gare – Neudorf), pour 1,4 million d’euros.
Olivier Mirguet
Rénovation du réseau : RFF externalise ses achats
Réseau ferré de France a décidé de recourir à une entreprise extérieure pour les achats liés principalement à la rénovation du réseau, indique Les Echos du 10 février. L’enveloppe annuellement consacrée à cette mission atteint globalement 6,5 milliards d’euros. « Jusqu’à présent, c’était RFF qui assumait cette tâche avec la SNCF, qui a 150 acheteurs, ainsi que quelques prescripteurs », explique le gestionnaire des infrastructures. Réseau ferré de France a décidé de recourir à une entreprise extérieure pour les achats liés principalement à la rénovation du réseau, indique Les Echos du 10 février. L’enveloppe annuellement consacrée à cette mission atteint globalement 6,5 milliards d’euros. « Jusqu’à présent, c’était RFF qui assumait cette tâche avec la SNCF, qui a 150 acheteurs, ainsi que quelques prescripteurs », explique le gestionnaire des infrastructures.
Fin décembre, RFF a retenu la société KLB Group, spécialiste de ce type de prestations, pour le faire à sa place dans le cadre d’un contrat de cinq ans. Baptisé « Sherpa », le projet a été effectivement lancé début février.
« L’objectif est de développer le marché et de créer une filière ferroviaire ouverte et compétitive », souligne encore RFF, tout en précisant que la SNCF continuera à contribuer aux achats de prestations de maintenance. Mais d’un autre côté la SNCF devrait être de plus en plus confrontée à la concurrence lors d’appels d’offres portant sur des opérations de rénovation, puisqu’elle-même participe à ses travaux.
La performance est le premier objectif officiel. Mais la volonté de réaliser des économies en fait évidemment aussi partie, même si RFF se refuse pour l’heure à les chiffrer. Selon Les Echos, « les quelques mois de coopération avec KLB lors de la phase de la négociation exclusive ont déjà permis d’économiser 6 millions d’euros ».

Annick Lepetit tacle les Rencontres nationales du vélo
La députée (PS) et adjointe au maire de Paris Annick Lepetit n’est pas tendre avec le gouvernement en matière de mise en avant des « transports doux » notamment. « Le gouvernement vient de se rappeler subitement à quelques mois des élections que le vélo était un mode de transport à part entière et d’avenir. Il a donc décidé d’organiser tout seul des Rencontres nationales du vélo », a-t-elle asséné dans un communiqué la semaine dernière. Dans la suite de son intervention, Annick Lepetit est un peu plus mesurée mais pas moins critique. « Paris et beaucoup d’autres collectivités travaillent et s’investissent depuis longtemps pour aménager leurs espaces publics en faveur d’une meilleure pratique du vélo, et mettre en place des systèmes de vélos en libre service. Ces politiques volontaristes se sont faites jusqu’à maintenant sans l’aide de l’Etat. Pourtant, nos demandes sont nombreuses. » La députée a conclu en formulant quelques demandes au gouvernement. « Paris va expérimenter la possibilité pour les cyclistes de tourner à droite au feu et nous attendons toujours la publication des panneaux accompagnant ce nouveau dispositif. J’ai également sollicité le gouvernement pour que soit lancée une campagne de communication grand public expliquant les nouvelles règles du code de la route concernant la circulation en ville. »

Les Rencontres nationales du vélo célébrées par Fabienne Keller
« L’enjeu est clairement d’inciter davantage d’usagers de la ville à adopter le vélo comme mode de déplacements principal ou complémentaire, et ce autant dans le cadre privé que professionnel. » Voilà comment Fabienne Keller, sénatrice (UMP) du Bas-Rhin et conseillère municipale de Strasbourg envisage les Rencontres nationales du vélo, organisées la semaine dernière à l’Assemblée nationale. Elle y voit aussi l’occasion de présenter son bilan en matière de politique des transports à Strasbourg : « La place du vélo dans Strasbourg a été confortée par la promotion de l’intermodalité au travers de la réalisation de plusieurs chaînes de transport, notamment lors de la rénovation de la gare en 2006. En effet, le nouveau parking dédié (850 places), les rez-de-chaussée des parkings Sainte-Aurélie (433 places) et Wodli offrent un stationnement abrité et sécurisé pour les usagers train/vélo », argumente-t-elle dans un communiqué. Et de conclure : « La combinaison voiture/vélo a été rendue possible par l’ouverture au sein des parkings Broglie et Austerlitz d’un parc à vélos sécurisé. Les 30 véloparcs poursuivent l’objectif d’une intermodalité structurée aux grandes stations de tram et de bus. Par un stationnement sécurisé et abrité du vandalisme urbain et des précipitations métrologiques, la collectivité permet aux usagers d’opter pour le vélo. »
Autopartage : Lyon va tester des voitures alimentées au photovoltaïque
Le Grand Lyon et le Nedo, l’équivalent de l’Ademe au Japon, ont signé une convention destinée à créer une « smart community », c’est-à-dire un réseau d’énergie intelligent où sont prises en compte les technologies de pointe à partir d’une implication sociétale des habitants. Le Grand Lyon et le Nedo, l’équivalent de l’Ademe au Japon, ont signé une convention destinée à créer une « smart community », c’est-à-dire un réseau d’énergie intelligent où sont prises en compte les technologies de pointe à partir d’une implication sociétale des habitants. L’expérience se concentrera sur le nouveau écoquartier Confluence et comprendra plusieurs axes d’action, dont le déploiement d’une flotte de véhicules électriques en autopartage alimentés par les énergies renouvelables, principalement le photovoltaïque (PV). « Une première en Europe », selon le Nedo, qui a lancé un appel à projets réunissant plusieurs groupes japonais et français. « La grande innovation réside dans la production d’énergie électrique renouvelable connectée sur les besoins de mobilité variables », indique Pierre Houssais, directeur de la prospective au Grand Lyon.
Pour ce « démonstrateur » d’automobile électrique partagée prévu en 2013, le Nedo a retenu Toshiba pour les équipements technologiques d’alimentation en ENR (logiciels, connexions photovoltaïques, bornes de recharge, etc.), Veolia-Transdev et la filiale Proxiway (exploitation, gestion de flotte) et Mitsubishi, PSA Peugeot (voitures). Le système de gestion pourra prévoir la production d’énergie PV sur la base des prévisions météo et des valeurs historiques de consommation. Il sera optimisé pour des chargements de batterie adaptés aux prévisions de réservation. Réservée d’abord aux entreprises, la flotte sera composée de trente véhicules électriques Peugeot iOn, adaptés des Mitsubishi i-Miev, mises en service à Nice en avril dernier. Le système devrait intéresser 80 % d’un potentiel de 5 150 salariés installés sur le site Confluence d’ici 2015.
Claude Ferrero
Thaïlande : le gouvernement veut investir dans les transports
Le gouvernement thaïlandais a annoncé le 10 janvier le lancement de 128 projets pour améliorer les infrastructures dans le nord du pays. Parmi ces projets : la création d’un système de transport en commun à Chiang Mai et, surtout, le lancement d’une ligne à grande vitesse reliant Bangkok à Chiang Mai, la troisième ville du pays et la principale attraction touristique du Nord thaïlandais. En tout, c’est près de 380 milliards de bath (9,3 milliards d’euros) qui seraient débloqués par le gouvernement, dont 230 milliards de bath (5,6 milliards d’euros) pour ce projet de LGV, la première du royaume.
Suisse : les transports de Bâle-Ville commandent 60 trams à Bombardier
Le 31 janvier, Bombardier a annoncé avoir reçu des BVB (transports de Bâle-Ville) la plus importante commande passée par ces derniers : 60 tramways Flexity, options comprises, pour environ 222 millions de francs suisses (184 millions d’euros). Les premiers entreront en service pour l’inauguration du prolongement de la ligne 8 du tramway jusqu’à Weil am Rhein, en 2013. A partir de 2014, le contrat prévoit la livraison de deux nouveaux trams par mois, sous réserve de la confirmation par l’Assemblée législative du canton de Bâle-Ville. Ces véhicules de 2,3 m de large seront disponibles en deux longueurs : 31,8 m de long (cinq modules) pour 183 voyageurs et 43,2 m de long (sept modules) pour 254 voyageurs. A terme, 43 Flexity longs et 17 courts remplaceront progressivement 101 tramways verts (couleur de Bâle-Ville, par opposition aux tramways jaunes de Bâle-Campagne).

Plan national Vélo : une toute petite feuille de route
A l’issue des 1res Rencontres nationales du vélo, le 26 janvier, Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, a présenté le plan national Vélo, établi par le groupe de travail pour le développement de l’usage du vélo, présidé par Philippe Goujon, député de Paris. Pas de grande surprise. On peut parler d’impulsion mais pas encore de révolution. A l’issue des 1res Rencontres nationales du vélo, le 26 janvier, Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, a présenté le plan national Vélo, établi par le groupe de travail pour le développement de l’usage du vélo, présidé par Philippe Goujon, député de Paris. Pas de grande surprise. On peut parler d’impulsion mais pas encore de révolution. Côté financement, l’Etat ne devrait pas se ruiner : il passe de 450 000 à 600 000 euros le budget du coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo et il apportera 1,5 million d’euros supplémentaire pour développer les véloroutes et voies vertes. Parmi les autres mesures, on remarque toutefois l’obligation de réserver des espaces pour garer les vélos dans les logements neufs, prévus dans le cadre du Grenelle 2, dont l’arrêté devrait paraître très prochainement : les logements type T2 devront prévoir 0,75 m2 par appartement et les T3 et plus 1,5 m2 par appartement. Autre nouveauté, concernant la signalisation : la création du panneau accompagnant la mise en place du « tourne-à-droite » cyclable. L’Etat devrait par ailleurs mettre en place un partenariat avec le système de marquage Bicycode de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) pour lutter contre le vol.
Enfin, certaines mesures restent plus floues, comme celle sur l’indemnité kilométrique pour les déplacements domicile – travail, qui ne fait l’objet que d’une « évaluation ». Même zone d’ombre concernant le cumul prise en charge de l’abonnement au vélo en libre service/prise en charge de celui aux transports collectifs, pour lequel il est question d’une « clarification ». Jean-Marie Darmian, président du Club des villes et territoires cyclables (qui réunit au total 1 200 élus), rappelle à cette occasion que ce sont pour le moment « les collectivités locales qui supportent la quasi-totalité des 500 millions d’euros investis chaque année pour le vélo ». Pour lui « les mesures annoncées ce jour ne traduisent pas une véritable ambition nationale. Il faut un ensemble de mesures fortes, intégrées et programmées pour enclencher une dynamique et atteindre l’objectif de 10 % de part modale dans notre pays en 2020, fixé par le gouvernement ». Un objectif « à notre portée », selon le Thierry Mariani, qui voit dans ce plan vélo « une feuille de route pour les années à venir ».
Marion BONNET