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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
70 % des seniors boudent les transports publics
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Contrairement aux idées reçues, le mode de déplacement le plus utilisé par les seniors reste la voiture, plébiscitée à 66 %. C’est l’un des résultats du 4e « baromètre grand âge » de l’assureur Mondial Assistance et du magazine Notre Temps, qui ont demandé à TNT Sofres de passer en revue les habitudes de déplacements des plus 70 ans sous trois aspects : la voiture, les transports en commun et les voyages. Aujourd’hui, 6 seniors sur 10 prennent encore eux-mêmes le volant et 91 % le font au moins une fois par semaine. En revanche, ils ne sont que 29 % à prendre les transports publics. Principales raisons invoquées : le maillage insuffisant du réseau (45 %) et les progrès à faire en matière d’accessibilité (23 %). Seules exceptions : à Paris, 53 % des seniors se servent des transports en commun et ils sont 50 % dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Ceux qui les empruntent s’en disent satisfaits à 84 %, et c’est le bus qui a leur préférence (70 %), le métro ne séduisant que 8 % d’entre eux, sauf dans la région parisienne : 35 %.
Lyon – Turin : Paris et Rome s’accordent pour financer?le tunnel
Il y avait urgence à s’entendre : le calendrier du projet de ligne nouvelle Lyon – Turin était devenu tellement obsolète que Bruxelles a haussé le ton il y a quelques mois. class= »rtejustify »>
Il y avait urgence à s’entendre : le calendrier du projet de ligne nouvelle Lyon – Turin était devenu tellement obsolète que Bruxelles a haussé le ton il y a quelques mois. Si la France et l’Italie ne s’entendaient pas sur le financement, si un avant-projet n’était pas mis au point et si les travaux préparatoires côté italien n’étaient pas lancés avant la fin du premier semestre 2011, la contribution européenne serait purement et simplement supprimée, avait prévenu la Commission.
Message reçu. Le 27 septembre, la France et l’Italie ont trouvé un accord sur le financement du tunnel ferroviaire de base entre Saint-Jean-de-Maurienne et la vallée de la Suse dans le Piémont. Cet accord prévoit désormais un financement de la section internationale supporté à un peu moins de 30 % par l’Europe (inchangé), tandis que les Italiens et les Français se répartiront le reste : 57,9 % pour les premiers et 42,1 % pour les seconds (alors que la répartition initiale prévoyait un partage 63 %-37 %). Les Italiens ont également obtenu un phasage des travaux, car ils souhaitent reporter à plus tard le percement du tunnel de l’Orsiera, théâtre d’une violente contestation du projet.
Dans un premier temps, le projet consisterait donc à réaliser le tunnel de base de 57 km et deux gares internationales pour un montant de 8,5 milliards d’euros. Plus tard, ce serait au tour des tunnels de Belledonne, puis du Glandon (2,8 milliards d’euros pour les deux ouvrages), ainsi que des aménagements de voies côté français. Puis une troisième phase prévoit la construction du tunnel de l’Orsiera pour 1,8 milliard d’euros. Prochaine étape importante : la signature de l’avenant au traité de Turin de 2001, qui doit notamment mettre en place le futur promoteur public binational de la liaison. Même si ce document pourrait être signé avant la fin de l’année, il ne met pas fin pour autant aux incertitudes qui pèsent toujours sur ce projet. Surtout côté italien. « Quand les travaux du tunnel de reconnaissance de Maddalena commenceront, on y verra plus clair », assure un bon connaisseur du dossier. Il estime que ces travaux pourraient être lancés en novembre car le chantier a été « sécurisé » fin juin, sous haute protection policière. Côté français, un débat public sur les accès au tunnel pourrait aussi être mené avant la fin de l’année. Mais personne ne se risquerait sur un calendrier ultérieur. La décision de passer des travaux préparatoires au lancement du projet lui-même sera une décision hautement politique… et, cela va sans dire, financière.
Marie-Hélène Poingt

L’épargne populaire pour financer le Snit ?
Plusieurs députés communistes ont déposé le 18 octobre à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour remédier à « l’absence totale de crédibilité » du schéma national des infrastructures de transport (Snit), « faute de priorisation des projets et surtout, faute de financements dédiés ». class= »rtejustify »>
Plusieurs députés communistes ont déposé le 18 octobre à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour remédier à « l’absence totale de crédibilité » du schéma national des infrastructures de transport (Snit), « faute de priorisation des projets et surtout, faute de financements dédiés ». Le Snit recense 260 milliards d’euros de projets sur 30 ans, ce qui est élevé au regard du budget de l’Afitf, mais surtout de celui des collectivités locales qui devraient contribuer à hauteur de 97 milliards. Les parlementaires proposent la création d’une source de financement pérenne dédiée aux infrastructures de transport. Il s’agirait d’un livret d’épargne défiscalisé sur le modèle du livret A dont les fonds, partiellement centralisés par la Caisse des dépôts et consignations, seraient accessibles pour des investissements nouveaux, pour des travaux de maintenance et de régénération. « Le Japon est financé par les Japonais. La dette est détenue par le peuple, ils ne risquent rien pour leur tripe A ! Le livret A finance le logement, il pourrait y avoir d’autres livrets. Les Français épargnent presque 17 % de leurs revenus, on pourrait en affecter une partie aux infrastructures ! », a proposé le sénateur Yves Krattinger lors du débat organisé le 25 octobre par TDIE sur le financement du Snit. Pour Michel Bouvard, président de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts ce n’est pas si simple : « L’hypothèse d’un livret infrastructures pose quelques problèmes. Une enveloppe de 8 milliards a déjà été mobilisée, et l’épargne des Français n’est pas extensive. Il ne faudrait pas que ce nouveau livret pèse sur la consommation ou se fasse au détriment d’une autre forme d’épargne, l’assurance-vie, par exemple. » Pour le vice-président du conseil général de la Gironde, Gilles Savary, recourir à l’épargne privée pourrait également se faire sur le modèle des « project bonds » européens. Au-delà de ces questions de financement, le débat de TDIE a également porté sur la gouvernance. « La nécessité de hiérarchiser les projets du Snit est impérieuse. Il faut définir les priorités et ne pas en changer tous les deux ans. Et ne plus faire passer une infrastructure quelque part sous prétexte que l’on a un ancien Premier ministre à cet endroit. Ce fonctionnement-là, on ne peut plus se le permettre », a souligné Gilles Savary. « La question n’est pas tant celle du Snit, mais celle des priorités et les programmes d’action » a pour sa part noté Noël de Saint Pulgent, membre du Conseil scientifique de TDIE. « Le Snit n’est pas un document de programmation, c’est un document réducteur d’incertitudes. Si l’on veut programmer, c’est un autre exercice. Peut-être pourrions-nous nous accorder sur une préprogrammation pour 5 ans », a proposé le président de l’Afitf, Dominique Perben. « Ne faut-il pas revoir les paramètres d’évaluation des projets en terme d’efficacité socio-économique ? Les paramètres de régularité, de robustesse du réseau devraient avoir plus d’importance que le point à point à grande vitesse. Le Snit ce n’est pas le développement des LGV au départ de Paris », a indiqué Véronique Wallon, directrice générale adjointe de RFF.
Guillaume LEBORGNE
Arabie saoudite : les Espagnols remportent la LGV Médine – La Mecque
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Cette fois-ci, c’est la bonne. Pour les Français, c’est plutôt la mauvaise. Les Espagnols, qui avaient annoncé à plusieurs reprises depuis le mois de juillet leur victoire pour le contrat de LGV pour la desserte des lieux saints l’ont emporté. SRO (Saudi Railways Organization) l’a annoncé le 26 octobre. Le contrat, de 12 ans, qui porte sur le système ferroviaire (fourniture des voies, de la caténaire, de la signalisation, maintenance de la ligne, fourniture, maintenance et exploitation des trains) a été remporté par Al-Shoula, un consortium formé de compagnies saoudiennes et espagnoles (Talgo, Renfe, Adif, OHL, Copasa, Imathia, Inabensa, Cobra, Dimetronic, Indra). Le consortium franco saoudien Al Rajhi (avec Alstom et la SNCF) a perdu une bataille qu’il disputait en finale contre les Espagnols. Le projet est aujourd’hui estimé à 6,5 milliards d’euros, alors qu’on parlait d’abord de 10 milliards d’euros. Une facture qui tient compte tenu du génie civil, qui avait fait l’objet d’un premier appel d’offres, remporté, lui par Al Rajhi (allié pour cette phase avec des Chinois). Les travaux d’infrastructure sont en cours depuis 2009. 33 rames à grande vitesse devraient être fournies en 2014, et 21 supplémentaires durant la durée du contrat. Le matériel sera fourni par Talgo sur la base des modèles 102 et 130, actuellement en exploitation sur le réseau espagnol, notamment entre Madrid et Valence. La ligne saoudienne, longue de 444 km, doit relier les villes saintes de l’Islam, Médine et La Mecque, en passant par la ville nouvelle de King Abdullah Economic City et par la ville de Jeddah et son aéroport, où atterrissent de nombreux pèlerins. Le trafic annuel estimé est de 60 millions de passagers.

Le Transilien lance le covoiturage dynamique à Houdan
C’est l’une des gares les plus attractives pour les covoitureurs. Houdan, dans les Yvelines, et ses 32 inscrits de longue date au site de covoiturage de la SNCF (Transilien) attirent des voyageurs jusque dans l’Eure-et-Loir. class= »rtejustify »>
C’est l’une des gares les plus attractives pour les covoitureurs. Houdan, dans les Yvelines, et ses 32 inscrits de longue date au site de covoiturage de la SNCF (Transilien) attirent des voyageurs jusque dans l’Eure-et-Loir. C’est pourquoi la SNCF l’a choisie pour expérimenter, avec son partenaire Green Cove, un nouveau dispositif dynamique constitué de deux bornes d’affichage temps réel et d’un site mobile. Les écrans transmettent en temps réel l’offre et la demande pour partager un véhicule au départ ou à l’arrivée de la gare. Malin, le système prévoit une autre option : partager un taxi. Située sur la ligne N, sur une commune de seulement 3 200 habitants, « la gare est la première à bénéficier de la tarification Ile-de-France carte Orange, et ce sont justement les 3 à 10 km pour la rejoindre qui posent problème, le service doit répondre à ces attentes, estime Marie-Laure Boudeville, maire adjointe de Houdan. La gare dispose d’un parking surveillé de 500 places et nous aurons prochainement des emplacements réservés au covoiturage ».
Moyennant une inscription préalable à la communauté, le voyageur peut facilement récupérer les informations de trajet et de contact de chacun des covoitureurs à l’aide de son smartphone : il lui suffit en effet de photographier le flashcode. Quant au site mobile (http://covoiturage.sncf.mobi), il permet d’organiser son trajet de covoiturage hors de la gare. « Pour l’instant, il y a 1 022 inscrits à notre service de covoiturage lancé en septembre 2009, assure Bertrand Gosselin, directeur marketing de Transilien. Alors que le potentiel est de 100 000 clients en Ile-de-France. »
La SNCF a investi 100 000 euros dans ce nouveau service à Houdan. Le retour sur investissement est principalement en termes d’image, la SNCF n’intervenant évidemment pas dans la transaction financière entre covoitureurs. Mais elle en espère aussi du trafic en facilitant ainsi le rabattement sur ses gares. Une opération du même genre se déroule en gare de Montbéliard pour les utilisateurs quotidiens des TER de Franche-Comté. Un bilan d’étape à cette expérimentation est prévu en janvier prochain, et un éventuel développement sur tout le réseau Transilien à compter du dernier trimestre 2012.
Cécile NANGERONI
Un partenariat EDF-RFF-SNCF Infra sur les transports exceptionnels
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EDF, RFF et SNCF Infra ont signé le 21 octobre un contrat de partenariat et de financement pour les transports exceptionnels particulièrement encombrants. « Ce contrat d’une durée de huit ans contribuera à sécuriser et à fiabiliser l’acheminement par voie ferrée de gros composants destinés aux centrales EDF », expliquent les trois partenaires dans un communiqué. Les gros composants (turbines, transformateurs…) utilisés par EDF dans le cadre de la maintenance de ses installations sont d’un volume et d’un poids inhabituels pour les infrastructures ferroviaires. « En effet, le réseau ferré national n’a pas été conçu à l’origine pour procéder à ces TEPE qui, en dehors même de leur gabarit, occasionnent de fortes contraintes pour être insérés dans le trafic », souligne encore le communiqué. Les quelque 4 000 km de voies qui sont susceptibles d’accueillir ce trafic vont donc être particulièrement surveillés dans le cadre de ce partenariat. RFF s’engage aussi à anticiper les études de faisabilité des sillons pour ces transports et à fournir une réponse dans les meilleurs délais aux demandes d’acheminement formulées par EDF, en liaison avec la direction de la Circulation ferroviaire (DCF), qui trace ces sillons.
Salon des transports publics : l’urgence des choix… mais quels choix ?
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Le mercredi, il y a eu l’ouverture des rencontres nationales des transports publics par le GIE Objectif transport public, le Gart, l’UTP et les représentants du conseil régional d’Alsace et du conseil général du Bas-Rhin. Le jeudi, c’était le tour de salon du secrétaire d’Etat aux transports, Thierry Mariani. « On sent que 2012 approche, on a le droit à deux inaugurations cette année ! », a relevé ironiquement un élu. Pourtant le secteur en appelle à l’Etat : « tout ne peut se faire sans l’Etat stratège. Nous ne pouvons simplement pointer les comportements des automobilistes. Cela demande des moyens qui dépassent les seuls moyens de collectivités locales », a pointé le maire de Strasbourg et président du Gart, Roland Ries. Le Gart appelle au lancement, sans délai, d’un troisième appel à projets pour le financement des projets de TCSP. Selon Roland Ries, une quarantaine de nouveaux projets attendraient dans les cartons, notamment dans les villes moyennes. Les rencontres nationales du transport public se sont placées cette année sous le signe de l’urgence budgétaire. Si « L’heure des choix » est le thème commun du Gart et de l’UTP, on sent que les élus et les exploitants auront encore besoin de concertation pour rapprocher leurs points de vue. Là ou les élus parlent volontiers de versement transport ou de nouveaux outils fiscaux, les exploitants mettent l’accent sur la tarification ou sur la nécessité de rationaliser l’offre. L’heure des choix est venue, mais qui doit les faire ? « Ce sont les élus qui doivent faire les choix, mais les entreprises doivent leur apporter leur expérience », a indiqué sans ambages le président de l’UTP, Michel Bleitrach. « Mon attente, est d’arriver à des engagements qui puissent être partagés », a-t-il indiqué.
G. L.

L’agglomération de Montbéliard lance la carte de transport prépayée
C’est un projet original que vient de lancer la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard : une carte prépayée permettant d’accéder à tous les types de transports proposés par l’agglomération. C’est un projet original que vient de lancer la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard : une carte prépayée permettant d’accéder à tous les types de transports proposés par l’agglomération. Ce service, nommé « Ah ! La carte », est essentiellement destiné à des parcours intra-agglomération de 10 à 20 km. Mis en place avec l’aide de la société Toowup France, l’inventeur de ce concept du déplacement libre, il permet à l’utilisateur de ne payer que le transport qu’il utilise. Après son inscription sans engagement mais qui exige tout de même un chèque de caution de 300 euros (non encaissé) et d’avoir au moins 18 ans et un permis B, le voyageur créditera sa carte de 15, 25 ou 50 euros avec du temps de déplacement offert. Cette somme servira ensuite à payer chaque moyen de transports : bus, vélos à assistance électrique ou voitures électriques en libre service. Ainsi, la somme de 15 euros représente 15 trajets en bus – on peut les acheter et les recevoir sur un smartphone – ou 600 minutes à vélo, ou encore 110 minutes en véhicule électrique F-City. Pour les utilisateurs réguliers et quotidiens, l’agglomération propose un forfait mensuel de 60 euros offrant 10 heures de transports. Quant aux entreprises, elles peuvent ouvrir un compte pour payer, par prélèvement, la durée effective d’utilisation de chaque transport. La communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard va consacrer 181 000 euros à la gestion du service pour deux années, 165 000 euros d’acquisition de F-City et 37 000 euros pour les VAE. L’Ademe participe au projet à hauteur de 35 000 euros.
Y.?G.
100 km de nouvelles pistes cyclables à Milan
Milan aime le vélo ! Le maire de gauche Giuliano Pisapia vient de présenter un nouveau plan de mobilité pour les cycles, prévoyant un investissement de plus de 30 millions d’euros sur la période 2011-2016. Près d’une centaine de kilomètres de voies cyclables devraient être réalisées, prioritairement dans les quartiers de bureaux et à proximité des écoles. La ville aimerait également augmenter le nombre de parkings pour vélos, notamment près des stations de métro, où 50 000 nouveaux emplacements devraient rapidement être installés. Actuellement, Milan, ville de 1,3 million d’habitants, compte 135 km de pistes et bandes cyclables, dont 25 km sont situés dans des parcs.
E. K.
Desserte portuaire : la SNCF lance son OFP au Havre
Le nouvel opérateur ferroviaire de proximité (OFP) de SNCF Geodis a démarré ses activités le 1er octobre sur le port du Havre. Créé en août sous le nom de Normandie Rail Services, il a repris les flux de Naviland Cargo et de Fret SNCF sur le port du Havre et de Gravenchon (Seine-Maritime).
Les équipes ayant été mutualisées, le nouvel opérateur compte désormais plus de 100 salariés pour exploiter les dessertes portuaires. Normandie Rail Services dispose de 4 locomotives électriques et de 5 engins de manœuvre pour un volume d’activité estimé à 20 trains quotidiens.
La naissance de cet OFP « s’inscrit notamment dans le cadre du lancement prochain d’une plateforme multimodale (ferroviaire, maritime et fluviale) sur le site », explique SNCF Geodis dans un communiqué.