Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Londres prépare ses transports aux JO

    A dix mois de l’ouverture des Jeux olympiques, Londres se bat pour que ses transports soient à la hauteur. Un chiffre résume l’ampleur du dossier entre les mains de Transport for London (TFL) : un budget spécial de 6,5 milliards de livres, soit 7,5 milliards d’euros. Entre un métro vétuste, des rues engorgées malgré un péage urbain et des gares en mal de rénovation, Londres partait de très loin pour faire face aux 8 millions de visiteurs attendus en juillet et août prochains. Selon le directeur de la coordination des JO pour TFL, Graham Stephens, « les transports londoniens vont sortir de tout cela sérieusement régénérés ». Au siège de TFL, ingénieurs et techniciens simulent déjà sur écran la circulation en surface pendant les JO, avec pour principal casse-tête les déplacements prioritaires des 50 000 athlètes, officiels et autres personnalités. Pour Garrett Emmerson, qui supervise l’opération, « une des grandes difficultés est le nombre important d’épreuves prévues au cœur même de la ville ».
     

  • V’Lille, un « vélo de gauche » ?

    V’Lille, un « vélo de gauche » ?

    Le V’Lille, c’est parti. Martine Aubry devait inaugurer vendredi 16 septembre le service de location de vélos de la métropole lilloise. Le V’Lille, c’est parti. Martine Aubry devait inaugurer vendredi 16 septembre le service de location de vélos de la métropole lilloise. L’originalité du service : une double formule libre-service et longue durée. Au-delà du désormais classique vélo en libre service (VLS), la communauté urbaine propose un service de location de vélos en longue durée (VLD), au même tarif que le VLS. Pour 3 euros par mois (et 2 euros pour les abonnés du réseau de transports publics Transpole), les Lillois pourront bénéficier d’un vélo pour une durée de leur choix (abonnements d’un à douze mois). 1 100 VLS et 3 000 VLD seront progressivement mis à disposition dans 110 stations. Toutes connectées au réseau Transpole, elles sont implantées tous les 300 mètres. A ce jour, 80 sont opérationnelles, 30 autres seront installées d’ici fin octobre. On en comptera alors 97 à Lille, 8 à Mons-en-Barœul et 5 à la Madeleine. Le plan prévoit qu’en 2014, 10 000 vélos soient disponibles dans 210 stations, Lille serait alors la deuxième flotte de France après Paris. La société Effia, filiale de la SNCF, assure l’implantation et l’exploitation du réseau de bornes et de vélos. Elle a confié à Solutif, une entreprise lilloise employant des personnes en réinsertion, la réparation des vélos et le rééquilibrage des stations.
    Interrogé sur la singularité du service, Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole, apporte une réponse très politique : « Le V’Lille est un système vélo de gauche. L’objectif est de rendre le vélo accessible et de redonner aux Lillois l’envie de l’utiliser tous les jours. Nous avons fait le choix d’avoir comme partenaire le réseau de transports publics et non une entreprise privée. Et nous n’avons pas tout misé sur le VLS, le VLD doit permettre à des populations ayant peu de moyens, tels que les étudiants, d’y avoir recours quotidiennement. Le but étant de développer l’usage du vélo et d’arriver à 10 % de part modale d’ici 2020. »
    Un véritable pari et un investissement pour Lille Métropole : 5 millions d’euros d’aménagement et 6,8 millions d’euros de coût de fonctionnement par an, versés à Keolis, concessionnaire du réseau Transpole. Autres pierres à l’édifice, l’implantation prochaine de 1 000 nouveaux arceaux vélos dans la métropole ainsi que la fin des travaux d’aménagement de 117 kilomètres de voies « zone 30 » d’ici la fin de l’année.
        

    Marie Raimbault
     

  • 2,75 milliards à la clé pour les transports franciliens

    Ils étaient tous là, dans les sous-sols de la gare RER C d’Invalides, ministre des Transports et de la Ville, patrons de la SNCF et de la RATP, venus assister à la signature, ce 26 septembre, de la « convention particulière relative à la mise en œuvre du plan de mobilisation pour les transports collectifs » par le préfet et le président de la région Ile-de-France. Jean-Paul Huchon, patron de l’Ile-de-France, le dit tout net : « Après trois ans de discussions, cette signature marque le premier acte de ce plan. » Prolongement du protocole conclu le 26 janvier, elle concrétise « la volonté partagée de l’Etat et de la région d’améliorer les transports collectifs ». Désormais, on fait cause commune et cela a sa traduction financière : 2,745 millions investis, 1,084 par l’Etat et 1,661 par la région. Cela va servir notamment à améliorer les RER C et D, à prolonger Eole à l’Ouest, à la Tangentielle Nord, à réaménager le pôle de Juvisy, à poursuivre des projets de métros, de tramways…  
     

  • Nouvelle ligne entre Madrid et son aéroport

    Depuis le 23 septembre les Madrilènes peuvent se rendre à l’aéroport de Madrid-Barajas par le réseau de banlieue. La ligne C1 permet en effet de rejoindre l’aérogare T4 en 18 minutes depuis le centre de la capitale (quartier des ministères) avec un départ toutes les 30 minutes. Une ligne spécifique de 8,8 km a été construite qui, dans la partie souterraine à l’approche de l’aérogare, est équipée d’un troisième rail pour des circulations à grande vitesse ultérieures. L’investissement global a été de 218 millions d’euros. Son trafic aérien annuel étant de l’ordre de 50 millions de passagers, l’aéroport de Barajas sera ainsi inclus dans le réseau UIC ibérique. Il était déjà accessible directement par la ligne 8 du métro madrilène.
        

    M. G.

  • Bon été pour le site covoiturage.fr

    Plus d’un million de trajets organisés sur covoiturage.fr entre mi-juin et fin août. Ce site Internet, qui représente 90 % des offres de covoiturage en France, a profité de la 2e Journée du covoiturage, le 20 septembre dernier, pour annoncer ce chiffre dont il se réjouit. Covoiturage.fr compte désormais 1,3 million d’inscrits et organise en moyenne quelque 350 000 covoiturages par mois – soit l’équivalent de 650 TGV pleins. Il rappelle par ailleurs que, selon les chiffres publiés par l’Institut français de l’environnement, 80 % des déplacements automobiles se font encore avec une seule personne à bord.
     

  • Blois : la hausse du versement transport fait débat

    En mars dernier, Agglopolys, la communauté d’agglomération de Blois (Loir-et-Cher), avait décidé de porter de 0,6 à 0,8 % le taux de son versement transport. Cette taxe effective depuis le mois de septembre a suscité une levée de boucliers des entreprises et de leurs représentants (Medef, CGPME et CCI 41), qui dénoncent le fait de « n’avoir été ni consultés ni avertis ».  Mais pour l’agglomération cette hausse est indispensable pour équilibrer ses comptes depuis que la taxe professionnelle a été supprimée. Agglopolys intervient notamment pour moderniser son réseau de bus en finançant un nouveau dépôt et en préparant une nouvelle DSP pour 2012. Cette évolution se fait dans la douleur, avec un mouvement de grève suivi par une partie du personnel durant une semaine début septembre.
     

  • Thalys poursuit son chemin jusqu’à l’aéroport de Bruxelles

    A partir du 30 octobre, les passagers au départ de Paris pourront facilement aller prendre l’avion à l’aéroport de Bruxelles. Un aller-retour quotidien en Thalys va être mis en place, permettant de relier Paris à l’aéroport belge, à Zaventem. La société qui relie à grande vitesse Bruxelles, mais aussi Cologne ou Amsterdam, a noué un partenariat avec deux compagnies aériennes, Jet Airways et Brussels Airlines, pour acheminer par train jusqu’à l’aéroport belge leurs passagers aériens venant de Paris. Le voyageur aura en poche un seul billet combiné air-fer et pourra procéder à son préenregistrement dans les gares. Le système informatique mis au point permet à la compagnie aérienne d’aller directement « piocher » le billet de train dans le système de réservation de Thalys. Les prévisions tablent sur une centaine de voyageurs concernés chaque jour.

  • Un groupe de travail pour que le vélo soit présent dans toutes les décisions

    Un groupe de travail pour que le vélo soit présent dans toutes les décisions

    Philippe Goujon, député-maire du XVe arrondissement de Paris, vient d’être nommé président du groupe de travail sur le développement du vélo, installé le 13 juillet par Thierry Mariani. La mission de ce groupe est de faire des propositions claires et efficaces, susceptibles d’être adoptées dans un Plan national du vélo. Philippe Goujon, député-maire du XVe arrondissement de Paris, vient d’être nommé président du groupe de travail sur le développement du vélo, installé le 13 juillet par Thierry Mariani. La mission de ce groupe est de faire des propositions claires et efficaces, susceptibles d’être adoptées dans un Plan national du vélo. Des « assises » pourraient également être organisées très rapidement. Cette décision fait suite aux diverses initiatives parlementaires dont Philippe Goujon a été l’auteur, notamment ses amendements à la loi Grenelle 2 qu’il avait accepté de retirer sous réserve de la création d’une telle instance. Plusieurs gouvernements et pas mal de ténacité après, la première réunion du groupe s’est donc tenue juste avant la trêve estivale, sous la présidence du ministre qui est resté presque jusqu’au bout ! Le groupe réunit une vingtaine de membres, associations, ministères, professionnels et personnalités politiques, parmi lesquelles Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg, Fabienne Keller, sénatrice et ancienne maire de Strasbourg, Elisabeth Lamure, sénatrice du Rhône, ou Wilfrid Séjeau, conseiller régional de Bourgogne. Les présidents des associations Départements cyclables et Villes cyclables sont également représentés.
    De ce groupe, Fabienne Keller attend surtout un changement de regard sur le vélo. Elle constate à quel point le vélo pourrait naturellement assurer les rabattements sur les transports en commun, à condition que la voirie le permette et que le stationnement y soit de qualité : couvert, facile d’accès, sûr, voire surveillé 24h/24… Elle prône également une hiérarchie claire dans les accès, notamment sur les places des gares : d’abord les PMR, puis, dans l’ordre, les piétons, les cyclistes, les transports publics et les taxis, les voitures collectives, et enfin en dernier les « autosolistes ».

    Philippe Goujon insiste sur la nécessaire « prise de conscience ». Il faut que le réflexe vélo soit présent dans toutes les décisions, explique-t-il, mais la question est de savoir comment l’obtenir… Sous cet angle, il se félicite de la présence de cinq ministères dans le groupe de travail, le vélo touchant de multiples domaines, santé, fiscalité, équipement, etc. Concernant les mesures à proposer, il compte sur le coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo, Hubert Peigné, chargé du secrétariat du groupe, pour faire un premier tri dans tout ce qui a déjà été mis sur la table.
    La FUB s’est déclarée satisfaite de l’initiative, qui tombe plutôt bien, selon sa présidente : la campagne des législatives devrait amener à parler encore et encore de circulation, de pollution et de développement durable. Geneviève Lafferère se réjouit du fait que Philippe Goujon se soit souvent positionné sur des questions législatives et fiscales car « cela le situe au bon niveau, celui de la décision gouvernementale, et celui du prochain budget… » Nul doute que Mme Keller insistera sur la réforme des contraventions – qui doivent devenir proportionnelles et appliquées – car elle voudrait que les cyclistes apprennent à respecter les règles, qui par ailleurs doivent évoluer, comme le montre par exemple le « tourne-à-droite » autorisé à certains carrefours, dont l’expérimentation a été menée d’abord à Strasbourg.
        

    Isabelle Lesens

  • Internet : la RATP s’ouvre aux cyclistes et aux piétons

    Souhaitant faciliter l’usage du vélo et la marche dans la chaîne des déplacements, la RATP vient d’intégrer à son site Internet www.ratp.fr une nouvelle rubrique dédiée aux cyclistes et aux piétons. Les internautes y trouveront des informations pour stationner leur vélo près de stations RATP, la réglementation sur l’embarquement des vélos dans les transports en commun, comment cohabiter avec les bus, ou encore des liens vers les sites des VLS franciliens et vers le calculateur d’itinéraires à vélo de la ville de Paris. Quant aux piétons, ils découvriront des astuces pour optimiser les correspondances.

  • Saint-Germain-en-Laye inaugure le plus grand parking à vélos gratuit d’Ile-de-France

    La mairie de Saint-Germain-en-Laye va inaugurer le 17 septembre le plus grand parking à vélos gratuit de la région Ile-de-France. Ouvert 7 jours/7 et placé sous vidéosurveillance, il sera même gardienné de 6h30 à 9h et de 18h à 20h. En plus des 300 places disponibles dans ce parking, les Saint-Germanois pourront profiter d’un service de dépannage et de réparation, de 30 casiers-consignes, ainsi que d’une station de gonflage. La mairie prévoit par ailleurs un service de location avec pour le moment 10 vélos à assistance électrique, 5 vélos classiques adultes et 5 pour enfants.