Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • RFF signe les marchés de suites rapides  2013-2014-2015

    RFF signe les marchés de suites rapides 2013-2014-2015

    Les lots de suites rapides pour les années 2013, 2014, 2015?viennent d’être attribués. De nombreuses entreprises jusqu’alors absentes des chantiers de renouvellement de voies ont répondu à l’appel d’offres lancé par RFF en février 2010. Trois trains contre deux les années précédentes seront amenés à traiter 550 km de ligne par an. Mi-juin, les marchés d’attribution par RFF des suites rapides pour les années 2013, 2014, 2015 ont été signés, avec une tranche optionnelle sur 2016 et 2017. Pour la seule période ferme, les opérations de renouvellement des voies sur le réseau principal classique correspondent à un montant d’environ 1,7 milliard d’euros. Soit une part directe de 500 millions pour les entreprises, la fourniture des rails, des traverses et du ballast ne leur étant pas imputée. La nouveauté essentielle, c’est le nombre de trains spécialisés au rendement moyen de 1 000 m renouvelés par jour. Au nombre de deux jusqu’à présent, ils seront bientôt trois pour substituer chaque année un peu plus de 550 km de voies, contre environ 400 km auparavant. « La compétition ouverte dans un contexte de forte croissance du volume des travaux a suscité beaucoup d’intérêt. Il y a eu une réelle émulation, et ce troisième lot a fait venir des entreprises qui ne s’étaient jamais présentées lors des appels d’offres précédents », explique Serge Michel, directeur de la rénovation du réseau à RFF. Après présentation, en janvier 2010, des grands enjeux à plus d’une vingtaine de sociétés spécialisées, parmi lesquelles plusieurs européennes, l’appel d’offres a été lancé en février 2010. Huit réponses, dont trois provenant de pays voisins, ont été reçues en mai suivant. Menée avec la SNCF, mandataire de RFF, la procédure a tout d’abord consisté à analyser les offres sur un plan technique. « Plusieurs étaient d’une grande qualité technique et le choix s’est finalement fait dans un deuxième temps sur les offres financières. » L’attributaire du premier lot est un groupement Colas Rail, TSO et TSO Caténaires. Le deuxième lot a été attribué à une association nouvelle de trois entreprises qui ont créé Transalp Renouvellement. Cette société de droit français est constituée de l’entreprise italienne Rossi qui dispose de cinq trains de suite rapide dans son pays, d’Esaf, régulièrement mise à contribution en hors suite sur le réseau et de DCF (Delcourt Construction ferroviaire). Attribué à Meccoli, le troisième lot va se caractériser par un mode de fonctionnement un peu différent des deux autres. Sur une ligne à double voie, il lui sera en effet possible d’utiliser la voie contiguë à celle en travaux pour approvisionner ou évacuer les matériaux tels que le ballast usagé. La surprise, c’est l’élimination d’ETF, l’Européenne de travaux ferroviaires, filiale d’Eurovia Travaux ferroviaires (groupe Vinci), un acteur majeur sur le marché français depuis longtemps. « ETF avait une excellente offre technique, mais son offre financière était plus élevée que celle de ses concurrents. C’est une entreprise qui a fait ses preuves, qui donne satisfaction sur ses chantiers et avec laquelle nous souhaitons continuer à travailler. Elle est d’ailleurs présente sur de nombreux marchés autres que les suites rapides, qui représentent environ 60 % de travaux de voies, les 40 autres étant réalisés en hors suite », ajoute Serge Michel. Autre nouveauté des futurs marchés : les entreprises devront assurer le transport des traverses neuves, ce qui les conduit à s’équiper de rames spécialisées. Pour optimiser les chantiers et avoir la meilleure productivité possible dans les interceptions accordées, les traverses seront livrées et stockées dans les bases-travaux de façon à déconnecter la logistique d’approvisionnement de la cinématique chantier. Aux entreprises ensuite de faire la navette avec leurs rames entre les bases-travaux et le chantier. Meccoli est la première à s’être ainsi équipée. En même temps que son tout nouveau train TCM 60 (voir VR&T n° 523, p. 56), la société a en effet acquis dix wagons spéciaux, correspondant à une journée de production. Transalp Renouvellement a par ailleurs commandé un train de substitution P95 chez Matisa qui doit être livré au cours du quatrième trimestre 2012.
        

    Michel BARBERON
     

  • L’île d’Yeu propose de la location 100 % électrique pendant l’été

    Dans le cadre du plan « Ile d’Yeu-Territoire exemplaire », 42 véhicules 100 % électriques – vélos, scooters et voitures avec ou sans permis – sont disponibles à la location les mois de juillet et août. Lancé en partenariat avec un loueur local et Altermove, spécialiste en produits et services liés aux déplacements doux et électriques, ce dispositif est accessible aux habitants de l’île et aux vacanciers, qui sont près de 190 000 chaque été. Pour la recharge, des bornes ont été installées tout autour de l’île.
     

  • Des garages à vélos fermés dans des gares d’Ile-de-France

    Des garages à vélos fermés dans des gares d’Ile-de-France

    La région Ile-de-France a adopté le 23 juin un « plan vélo » prévoyant notamment d’expérimenter pendant 18 mois, à partir de mars 2012, la possibilité de garer son vélo dans un local fermé avec un abonnement annuel de 20 euros directement chargé sur le passe Navigo. La région Ile-de-France a adopté le 23 juin un « plan vélo » prévoyant notamment d’expérimenter pendant 18 mois, à partir de mars 2012, la possibilité de garer son vélo dans un local fermé avec un abonnement annuel de 20 euros directement chargé sur le passe Navigo. Ce système imaginé avec la SNCF et baptisé « Véligo » permettra de laisser son vélo à sa gare de départ ou d’arrivée pour se rendre à son domicile, son travail ou ses activités de loisirs dès sa descente du train. A partir de cet été, 16 garages à vélos offrant 758 places de stationnement au total vont être construits dans des gares du réseau Transilien, le plus grand étant prévu à Chelles (Seine-et-Marne). Cette expérimentation est financée par la région pour un montant de 1,9 million d’euros. Le « plan vélo » prévoit aussi la création d’un « portail vélo » sur Internet pour permettre aux usagers de rechercher leurs itinéraires en ayant une vision précise des conditions de déplacements à partir d’un moteur de recherche et de calcul d’itinéraires cyclables en ligne. Ce site devrait être ouvert « au plus tôt en 2013 ».

  • Le report modal permettrait de réduire de 20 millions de tonnes les émissions de CO2

    En favorisant le report modal et en exploitant de façon optimale les corridors et le réseau ferroviaire européen existant, on pourrait de réduire de près de 20 millions de tonnes les émissions de CO2 produits par le fret d’ici à 2020. C’est l’une des conclusions de l’étude menée par les consultants CE Delft (Pays-Bas) et TRT (Italie) à la demande de la Communauté européenne du rail (CER) et de l’Union internationale des chemins de fer (UIC)
    En renforçant la capacité des infrastructures, le trafic ferroviaire de fret pourrait augmenter de 83 % et le transport de passagers de 23 %, estime cette étude présentée le 4 juillet.
     

  • La Fnaut et l’Ademe disent halte à l’étalement urbain

    La Fnaut et l’Ademe disent halte à l’étalement urbain

    Quand un habitant de la périphérie déménage pour le centre, son trajet moyen quotidien passe de 9 à 6 km. Sa consommation de carburant baisse de 38 % et ses émissions de gaz à effet de serre de 40 %. Voilà les principaux enseignements d’une étude réalisée pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut). Quand un habitant de la périphérie déménage pour le centre, son trajet moyen quotidien passe de 9 à 6 km. Sa consommation de carburant baisse de 38 % et ses émissions de gaz à effet de serre de 40 %. Voilà les principaux enseignements d’une étude réalisée pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut). Les deux structures se sont associées afin de lutter contre « l’étalement urbain diffus », c’est-à-dire les zones résidentielles accessibles uniquement en voiture. Pour cela, cette étude a été menée sur deux ans dans la ville de Tours, en se basant sur le comportement de dix-neuf ménages ayant migré vers le centre. Elle montre également que si le nombre de déplacements ne baisse pas, ces derniers sont plus courts et moins subis. « Les personnes passent moins de temps à accompagner leurs enfants, et n’ont plus la sensation de faire le taxi », synthétise Jean-Marie Beauvais, auteur de l’étude.
    « Il y a urgence ! Le prix du pétrole peut doubler en trois ans, et les villes ne cessent de s’étendre en tache d’huile », s’alarme Jean Sivardière, président de la Fnaut. L’association d’usagers et l’Ademe ont donc émis une série de propositions visant à éviter que toujours plus de monde prennent sa voiture pour aller chercher le pain ou le journal. Il s’agit autant de faire revenir les habitants dans des zones densément peuplées que d’inciter à utiliser les transports en commun.
    La Fnaut recommande notamment de taxer les logements inoccupés en centre-ville. « Il y a 100 000 logements libres à Paris, 6 000 à Grenoble, et ce ne sont que des exemples parmi d’autres, détaille Jean Sivardière. Il faut taxer fortement les bailleurs pour les forcer à rendre les cœurs de villes accessibles. » L’Ademe soutient aussi l’autopartage, « une excellente façon de rendre les villes vivables et de convaincre les personnes habitant en périphérie de se déplacer autrement qu’avec leur véhicule individuel polluant ». A cela, on peut ajouter l’encouragement du commerce de proximité et le péage à l’entrée des centres urbains. Autant de mesures qui risquent de se heurter frontalement au grand mouvement qui pousse les ménages à habiter dans des maisons plus grandes et moins chères à l’écart des centres-villes.
        

    Julien Sartre

  • Véhicules électriques : polémique autour des batteries lithium-ion

    Dans un article du Monde du 29 juin, le chercheur du CNRS Michel Armand jette un pavé dans la mare : les batteries lithium-ion seraient dangereuses. Si la technologie lithium-ion offre une plus grande autonomie des véhicules et permet un temps de recharge plus rapide, il estime qu’il existe « une probabilité de défaillance des batteries de l’ordre de 1 sur 10 000 ». Probabilité de défaillance qui, si elle survenait, serait susceptible d’entraîner un incendie dégageant des composés toxiques pouvant avoir des effets mortels selon leur concentration dans l’air.
    Face à ces accusations, Renault, qui comme PSA emploie cette technologie, explique que le comportement des cellules de ses batteries est contrôlé continuellement par un système de surveillance électronique.
    Alors, trop dangereuses ou pas ? Le sujet n’est pas tranché, mais les enjeux économiques sont grands. Et la perception des accidents « pourrait tuer la filière dans l’œuf », s’inquiète Michel Armand. En face, des technologies utilisant du phosphate de fer, plus sûres mais ne permettant pas une recharge aussi rapide, sont déjà brevetées ou en cours de développement. C’est notamment le cas de la Bluecar de Bolloré qui équipera le système d’autopartage parisien Autolib’. Vincent Bolloré, président du groupe Bolloré, se félicitant dans Le Parisien du 1er juillet, d’avoir lancé il y a plus de dix ans « des recherches sur une batterie dite sèche au lithium-métal-polymère, beaucoup plus sûre où le risque d’incendie n’existe pas ».

     

  • Incendie du Simplon : il faudra des mois pour réparer le tunnel

    Incendie du Simplon : il faudra des mois pour réparer le tunnel

    L’incendie qui s’est produit dans la matinée du 9 juin dans le tunnel du Simplon a causé des dégâts matériels considérables mais n’a heureusement pas fait de victime. L’incendie qui s’est produit dans la matinée du 9 juin dans le tunnel du Simplon a causé des dégâts matériels considérables mais n’a heureusement pas fait de victime. Le conducteur du train de marchandises de BLS Cargo, sur lequel le feu a pris vers 6 heures du matin, a réussi à se mettre à l’abri. Ce train circulait en direction de l’Allemagne et transportait notamment de la céramique et de l’acier. Les pompiers ont découvert des wagons calcinés et des rails déformés par des températures qui ont atteint plus de 800 degrés. L’incendie, qui n’a touché qu’une des deux galeries (la galerie II), a eu lieu à 3 km de la sortie sud, côté italien. Le trafic a été immédiatement interrompu.?Dans ce tunnel, grand axe de transit nord-sud qui relie l’Italie et la Suisse sur près de 20 km, la circulation est très dense, avec en moyenne 130 trains quotidiens. Il est emprunté par des convois de marchandises, notamment de CFF?Cargo et de BLS?Cargo, par des trains d’autos, mais aussi par des trains de voyageurs assurant du trafic interrégional, et des Eurocités (liaisons Genève – Milan, Bâle – Milan).

     

    La circulation a repris partiellement le 11 juin avec une navette par sens et par heure. Deux jours plus tard, 7 trains par heure passaient dans les deux sens. La capacité du tunnel devrait rester durablement réduite, le temps de remettre en état l’infrastructure. Les wagons calcinés vont être découpés pour être sortis du tunnel. Il faudra sans doute des mois pour réparer les dégâts.
    Un chantier devait être lancé cet automne pour assainir l’ouvrage, plus que centenaire, et renforcer les moyens d’évacuation. Il devait durer jusqu’en 2014. « Il faudra voir si nous pourrons combiner ce chantier avec les travaux de remise en état », commente un porte-parole des CFF. Une évaluation est en cours, tandis qu’une enquête est menée pour déterminer les causes de l’accident. Une hypothèse, citée par les autorités italiennes, évoquait dans un premier temps une bâche, mal fixée sur un wagon, qui se serait enflammée au contact d’une ligne à haute tension.     

     

    M.-H. P.
     

  • Paris : retour des vélos calèches cet été dans les gares

    Après l’expérimentation entre les gares de Lyon et d’Austerlitz de l’été 2010, la SNCF étend son service de rickshaw aux six gares parisiennes. De juillet à décembre, trois navettes transporteront les clients – 2 adultes et 1 enfant au maximum – de 13h à 20h. Ces tricycles à moteur à assistance électrique peuvent atteindre 25 km/h sans émettre de CO2. Montant de la course : de 5 à 25 euros.

  • 26es journées Agir : Agir veut aider les AOT à optimiser leurs moyens

    Agir, l’association des réseaux de transport indépendants a tenu ses 26es journées, les 29 et 30 juin. Dans une ambiance presque familiale, « les journées » ont regroupé 550 participants à l’espace Encan de La Rochelle. La ville de Maxime Bono fut l’un des membres fondateurs d’Agir, l’occasion pour le maire de rappeler lors de l’ouverture du congrès les premières heures des vélos jaunes, balbutiement du VLS, en 1976 : « Depuis, nous nous sommes un peu organisés », a plaisanté l’élu, dont le réseau est reconnu comme l’un des plus innovants de France. L’association Agir également, a bien grandi. A chacun de ses congrès, elle se présente avec une dizaine d’adhérents de plus (plus de 80 à ce jour). Les projets instruits depuis des années par l’association des réseaux indépendants entrent maintenant dans une phase concrète. Il y a d’abord les sociétés publiques locales (SPL). Après un lobbying pour que le texte autorisant ce nouveau mode de gestion directe moins contraignante soit adopté, de nombreuses études et une aide au montage de projet dans les réseaux intéressés, Agir voit fleurir ses premières SPL. Dans le département de Saône-et-Loire, dans les villes de Saint-Nazaire et surtout de Saumur, où la SPL se substitue le 4 juillet à une DSP. « Nous ne nous occupons pas seulement de gestion directe, mais également de conseil et d’accompagnement des collectivités », a par ailleurs insisté le député-maire de Cholet et président d’Agir, Gilles Bourdouleix. Plus uniquement trublion indépendant, Agir se positionne de plus en plus en partenaire transport de toutes les collectivités, en gestion directe ou pas. Les régies scolaires, entreprises de PMR et de TAD peuvent d’ailleurs depuis peu adhérer à Agir. A travers ses cycles de formations sur des sujets comme le versement transport, le suivi du délégataire, la conception de l’offre de transports ou les marchés publics, Agir précise son credo : aider les AOT à optimiser leurs moyens en se passant de certains intermédiaires jugés trop coûteux. Sur ce thème, le lancement de la centrale d’achats groupés d’Agir sera une étape décisive. A partir de septembre, les collectivités adhérentes ou pas pourront se grouper pour passer des appels d’offres de matériel et bénéficier ainsi de prix avantageux. Les premiers appels d’offres d’achat groupé seront passés le 9 septembre, ils porteront sur des bus et des prestations d’assurances.

     

    G. L.

     

  • Desserte directe aéroport CDG : la RATP a un projet rapide avec la SNCF

    La RATP a proposé à la SNCF et aux pouvoirs publics un projet de desserte directe de l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle au départ de la gare du Nord pouvant être mise en place très rapidement, a indiqué le 22 juin Pierre Mongin, patron de la RATP. « J’ai proposé une solution, tout public, SNCF/RATP, où nous serions co-opérateurs avec la SNCF à 50/50 […] », a-t-il expliqué lors d’une audition devant la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale. Selon lui, ce projet limitera « les investissements au minimum, probablement de l’ordre de 150 à 200 millions d’euros, pas plus […] ».