Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • PDU : Grasse repense ses transports autour du funiculaire

    PDU : Grasse repense ses transports autour du funiculaire

    Le syndicat mixte des transports Sillages, l’autorité organisatrice des transports dans 26 communes autour de Grasse (112 000 habitants en 2008), a voté le nouveau plan de déplacements urbains à l’issue de l’enquête publique réalisée entre le 10 janvier et le 18 février et après avoir consulté le département, l’agglo, et l’Etat. Le syndicat mixte des transports Sillages, l’autorité organisatrice des transports dans 26 communes autour de Grasse (112 000 habitants en 2008), a voté le nouveau plan de déplacements urbains à l’issue de l’enquête publique réalisée entre le 10 janvier et le 18 février et après avoir consulté le département, l’agglo, et l’Etat. Cet outil qui fixe les grandes lignes du développement des transports pour les années à venir, prévoit la création du funiculaire (action phare), la restructuration de la desserte du centre-ville en lien avec le terminus du futur TCSP, une meilleure desserte des zones d’activités et la réorganisation des moyens dans le secteur Nord, et l’arrière-pays. Par ailleurs, le syndicat mixte poursuit la réalisation d’un pôle multimodal près de la gare SNCF. Sillages souhaite également créer ou améliorer les parcs-relais ou de haltes routières, mettre en place une tarification adaptée aux besoins des usagers, instaurer un tarif de stationnement dans le centre-ville qui favoriserait la rotation et inciterait fortement à l’usage des transports en commun. L’objectif du PDU est d’atteindre 7,3 % des déplacements quotidiens en transports collectifs, bus cars et TER confondus, et 72,7 % par des usagers empruntant un véhicule particulier. En 1999, ils étaient 79,4 % à emprunter une voiture particulière et 4,6 % les transports en communs.    

     

    Y. G.

  • En Paca, « Zou ! » transporte gratuitement les jeunes

    En Paca, « Zou ! » transporte gratuitement les jeunes

    Avec le lancement de sa carte sans contact « Zou ! », la région Paca fait sa révolution tarifaire. Valable à partir du 1er septembre prochain, elle permettra aux collégiens, lycéens, étudiants, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle âgés de moins de 26 ans de voyager gratuitement sur le trajet de leur domicile à leur lieu de formation. Avec le lancement de sa carte sans contact « Zou ! », la région Paca fait sa révolution tarifaire. Valable à partir du 1er septembre prochain, elle permettra aux collégiens, lycéens, étudiants, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle âgés de moins de 26 ans de voyager gratuitement sur le trajet de leur domicile à leur lieu de formation. Et de payer 50 % seulement pour leurs autres trajets. Pour bénéficier de cette carte, il leur suffira de régler 15 euros de frais d’ouverture de dossier. Autre avantage : cette gamme tarifaire, homogénéisée sur l’ensemble du réseau régional, est proposée à la fois sur les TER, les LER (les TER par bus) et les trains des Chemins de fer de Provence exploitant l’axe Nice – Digne. Elle sera donc interopérable, combinant l’usage des divers réseaux, et multimodale, permettant de combiner divers modes de transport.
    Parallèlement, une carte « Zou ! 50-75 % » sera valable, elle aussi un an, pour tous les publics, au prix de 30 euros pour les plus de 26 ans, 15 euros pour les moins. Elle permettra à ses possesseurs, et jusqu’à trois accompagnants, d’obtenir une réduction de 50 % sur tous les trajets et de 75 % sur un trajet fixe et déterminé, avec l’achat d’un carnet de dix tickets. Les dossiers seront disponibles, à partir du 1er juillet, en gares SNCF, des Chemins de fer de Provence, routières. Le document sera également disponible sur les sites www.ter-sncf.com:paca, info-ler.fr, trainprovence.com ou regionpaca.fr. Michel Vauzelle, président de la région Paca, résume la philosophie de cette démarche novatrice : « Si l’on veut rendre le train encore plus attractif, il faut en baisser le coût. » Cette nouvelle offre tarifaire vise à « encourager massivement l’usage des transports en commun, notamment chez les jeunes, pour leur offrir plus d’autonomie. » En année pleine, cette nouvelle gamme tarifaire devrait représenter un effort financier de 16,4 millions d’euros pour la Région. « Le prix de la solidarité. »     

     

    P. G.
     

  • Henri Poupart-Lafarge présidera Alstom Transport

    C’est finalement une solution interne qui a été retenue pour la présidence d’Alstom Transport. Henri Poupart-Lafarge, 42 ans, succédera le 4 juillet à Philippe Mellier. Cet X-Pont, diplômé du Massachusetts Institute of Technology commence sa carrière en 1992 à la Banque Mondiale à Washington, avant de rejoindre le ministère de l’Economie et des Finances en 1994 à la direction du Trésor, puis au cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Il rejoint Alstom en 1998, où il est successivement en charge des relations investisseurs, du contrôle de gestion, puis, en 2000, de la direction financière du secteur transmission & distribution, cédé en 2004. Directeur financier du groupe Alstom de 2004 à 2010, il devient à cette date vice-président exécutif et président du nouveau secteur « grid ».

     

  • Prendre Thalys, simple comme un écran de portable

    C’est une innovation majeure : en septembre prochain, tous les voyages des trains Thalys seront accessibles par le Mobile Ticketing. Cette technique, qui permet de prendre le train muni de son seul portable sur lequel figure un code-barres lisible par le « train manager », suffit comme titre de voyage et sert de preuve d’achat. Dans le SMS adressé au client, une fois son billet acheté par le biais d’Internet, figurent également son nom et le dossier relatif au voyage. Si le Mobile Ticketing est en plein développement, c’est la généralisation de son offre à l’ensemble de ses voyageurs qui rend l’initiative de Thalys particulièrement innovante. Elle est d’ailleurs le résultat d’une longue démarche amorcée avec le Ticketless, c’est-à-dire l’accès sans billet papier, progressivement depuis 2004. Généralisé en 2008, ce Ticketless accessible par le biais d’une carte de fidélité ou en imprimant un mail représente déjà plus de 20 % des ventes.

  • Paris – Rouen – Le Havre : le projet avance, le financement patine

    Paris – Rouen – Le Havre : le projet avance, le financement patine

    Rassemblés à l’occasion d’un grand colloque à Rouen, les élus de Normandie et d’Ile-de-France mettent la pression pour le projet de ligne nouvelle normande. Un projet qui prend corps et dont le président de la République fait une priorité. Mais le sujet qui fait mal n’a pas encore abordé : comment le financer ?

     

    Photo : Edouard Philippe, maire du Havre et président de la Codah, Laurent Fabius, président de la Crea et Bertrand Delanoë, maire de Paris, lors du colloque « Axe Seine, Acte II », le 23 mai dernier à Rouen.
      Le premier acte s’est joué sur un Volcan et le deuxième au Zénith. Le 23 mai dernier à Rouen comme le 4 mai 2010 au Havre, les élus normands et d’Ile-de-France ont donné de la voix pour soutenir le projet de ligne nouvelle normande. Le discours a progressé. Car lors de la réunion au Volcan, la maison de la culture du Havre due à l’architecte Oscar Niemeyer, on avait le sentiment que les forces économiques (industrielles, portuaires) ne s’intéressaient qu’au fret, tandis que les politiques ne voyaient que les voyageurs. Un an après, au Zénith de Rouen, la tonalité était différente.
    Peut-être est-ce le fait de Jean-Pierre Duport, président du comité de pilotage de la ligne, qui avait fait ajouter un chapitre fret à une mission qui ne portait initialement que sur les voyageurs. Peut-être est-ce le fait d’Antoine Grumbach, dont l’illustration cent fois reprise faisant de la Seine le trait d’union entre Paris et Le Havre, a su faire d’un concept une image. Peut-être est-ce le fruit d’une réflexion plus aboutie des politiques, et du travail d’Antoine Rufenacht, l’ancien maire du Havre, aujourd’hui commissaire général à l’Aménagement de la vallée de l’axe Seine. Toujours est-il que les trois thèmes auparavant peu noués du développement de la vallée de la Seine, du transport de marchandises et du transport de voyageurs sont enfin tressés.
    Bien sûr, Edouard Philippe, maire UMP du Havre et président de la communauté d’agglomération (Codah), ne voit pas l’axe de la même façon que ses homologues et alliés de Rouen ou de Paris. Il insiste sur la nécessité de « brancher la France sur le commerce mondial » afin de demeurer un des pôles de prospérité d’un globe instable. Plutôt que de tout attendre de l’Etat, il compte sur l’initiative privée et sur les capitaux du monde entier. Le message a des chances d’être entendu d’un Etat bien heureux qu’on n’attende financièrement pas grand-chose de lui. Laurent Fabius, président de la Communauté d’agglo de Rouen-Elbeuf-Austreberthe (Crea), tient un discours plus classique en France sur la nécessité de soutenir l’industrie et sur le rôle des pouvoirs publics dans les futures infrastructures. Tout comme Bertrand Delanoë, qui de surcroît compte sur un événement culturel, qu’il annoncera sans doute à Paris l’an prochain, lors de l’acte III de l’axe Seine, afin que l’idée des milieux dirigeants suscite la ferveur populaire…
    Les différences sont notables, mais on peut tout de même s’accorder pour faire avancer le projet. Déjà, des coopérations se mettent en place, que mentionne Laurent Fabius. Un réseau de bornes de recharge des véhicules électriques va être installé le long de l’autoroute A13. Et les élus veulent favoriser l’émergence d’un service d’autopartage le long de l’axe Seine. Après tout, si la Seine est une rue, autant l’ouvrir tout entière aux nouveaux usages de l’automobile.
    Quant au projet de ligne, il avance sur tous les points (sauf celui du financement). Très vite, puisque le débat public doit commencer en octobre. Le maître d’ouvrage, RFF, a présenté un dossier de saisine dans des délais records et la Commission nationale du débat public (CNDP) a de son côté accepté sa saisine sur la base d’un dossier moins ficelé que de coutume. Cela va d’autant plus vite que le président de la République est allé trois fois au Havre pour dire avec force que cette ligne était une priorité.
    Bref, il y a une forte impulsion nationale, un accord politique régional, une identité normande qui s’affirme. Techniquement, trois tracés ne demandent qu’à être débattus, selon qu’on se débranche du tronc commun venant de Paris peu après Mantes, ou bien vers Val-de-Reuil ou Louviers, ou encore, plus en aval, au prix d’une traversée sous-fluviale de l’estuaire de la Seine.
    Et pourtant Laurent Fabius avoue « une certaine déception » qu’il espère « provisoire ». Sans surprise, ce qui cloche, c’est le financement. La crise du financement du ferroviaire est ouverte. Le rapport Mariton sur le Schéma national d’infrastructures de transport (Snit) enfonce le clou. Pourtant, un ministre était venu au Zénith, alors qu’aucun membre du gouvernement n’était venu jusqu’au Volcan un an auparavant. Mais Bruno Lemaire, tête de file de la droite en Haute-Normandie, ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire, ne s’engage pas sur la participation de l’Etat. Et il n’a pas fait oublier un double propos du président de la République tenu au Havre : « je veux que la ligne Paris – Normandie soit prête pour 2017 » et « je ne suis pas venu avec un carnet de chèques ». Sur ce point, Bruno Lemaire réaffirme la position de l’Etat : mettons en place une commission pour préparer le financement, dont nous discuterons quand nous connaîtrons les conclusions du débat public. Un sujet, au bas mot, à 10 milliards d’euros, peut-être à 13 ou à 14… Mais comment, demande Laurent Fabius, débattre des tracés sans aborder le financement ?
    La ligne nouvelle normande, qui devra desservir, le long d’un axe dense, un ensemble de villes plutôt moyennes, invite à penser un nouveau type de desserte et sans doute de train. Une ligne à l’allemande en quelque sorte. Il faudra une force de conviction sans cesse renouvelée pour que les élus qui ne sont pas normands ni franciliens de l’ouest (et ils sont légion) ne persistent pas à voir dans cette ligne, comme nous le dit l’un d’eux, qu’un investissement qui, comme la Seine, son modèle, va se perdre dans l’Atlantique.

     

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    Urgence entre Rouen et l’Ile-de-France
    Concrètement aussi, il progresse. Conformément aux souhaits des élus, l’idée d’une nouvelle gare rouennaise à Saint-Sever sera prise en compte, dans le cadre plus général de la désaturation du nœud rouennais. Surtout, remarque un proche du dossier, le consensus s’est fait entre élus, sur la priorité à accorder à la desserte entre Paris et le Mantois. Infrastructure surchargée, trains remplis à 120 ou 130 % à l’heure de pointe, croissance démographique : la situation est explosive. L’Ile-de-France, que les perspectives séquanaises ne faisaient pas trop rêver, se trouve aujourd’hui directement intéressée à la résolution rapide de problèmes concrets. Certes, le prolongement d’Eole doit venir, accompagné de travaux sur la ligne classique, mais cela ne suffira pas.

  • Agir, partenaire des maires de stations de montagne

    Afin de permettre aux adhérents de l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) de bénéficier de l’expertise d’Agir, les deux associations viennent de signer une convention de partenariat. En effet, l’ANMSM, qui fédère une centaine de stations sur l’ensemble de massifs, constate que ses adhérents sont de plus en plus fréquemment confrontés à des problématiques de transport public : définition de l’offre de transport, marchés publics, choix du matériel, mode de gestion… Cet accord prévoit notamment la mise à disposition de la plateforme d‘assistance d’Agir.

  • Eurotunnel gagne l’appel d’offres lancé par le port de Bordeaux

    Eurotunnel a annoncé le 7 juin avoir été retenu par le Grand Port maritime de Bordeaux pour élaborer le document de référence du Réseau portuaire et le Règlement de sécurité de l’exploitation (RSE). Rappelons que les ports sont désormais les propriétaires de leurs voies ferrées et doivent, à ce titre, disposer d’un règlement de sécurité. A Bordeaux, le site portuaire compte 20,3 km de voies ferrées et 37 appareils de voies.
    « Eurotunnel va déterminer les conditions d’accès au réseau de voies ferrées du port de Bordeaux, les composantes de l’infrastructure, la gestion des capacités, la gestion de la sécurité de l’exploitation, les services et la tarification », explique le gestionnaire du tunnel sous la Manche, qui avait déjà été retenu pour une telle mission pour le port de Dunkerque dont il gère aujourd’hui le réseau ferré.
     

  • L’Afpa lance son site de covoiturage

    Le 7 juin, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a lancé son propre service de covoiturage (ww.covoiturage.afpa.fr), en partenariat avec Comuto, le leader du secteur en France. Un service gratuit qui s’adresse autant aux stagiaires qu’aux salariés de l’association (92 % d’entre eux viennent actuellement en voiture) pour leurs trajets domicile-campus. « Le covoiturage peut faire économiser jusqu’à 2000 euros par an et par personne pour un trajet quotidien de 20 km », a calculé Florent Longuepée, directeur du Développement durable de l’Afpa. Il permet en outre à l’association de diminuer son empreinte carbone (la consommation annuelle globale de CO2 devrait diminuer de 2 tonnes) et enfin d’améliorer le service aux stagiaires en répondant aux problèmes de mobilité géographique et de manque de ressources, principales causes d’abandon de leur formation.
     

  • Le PS veut remettre l’Etat aux commandes  des transports

    Le PS veut remettre l’Etat aux commandes des transports

    Le Parti socialiste dispose d’un socle de propositions et d’idées pour le secteur de la mobilité. Cet officieux « programme transports » se trouve dans un rapport – pour l’heure inédit – du secrétaire national aux transports du PS, Bernard Soulage, dont VR&T a eu copie, et dans les propositions issues du « Forum des idées sur les biens communs partagés et services essentiels », publié le 4 mai. A un an des élections présidentielles de 2012, le PS est loin d’avoir un candidat, mais il a déjà son credo pour les transports : le refus de poursuivre un glissement jugé incontrôlé vers le secteur privé faute de volontarisme politique. « Il faut un retour de la gouvernance publique. Confronté à une carence de moyens, l’Etat a démissionné », acte Bernard Soulage, le secrétaire national aux transports.
    Plutôt que d’évaluer l’activité des entreprises publiques de transport « sur la base du seul critère de la rentabilité financière » et d’envisager l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire comme la solution, le PS veut réformer la gouvernance et l’organisation du secteur. En commençant par un possible retour sur la séparation SNCF-RFF, qui « complexifie le système », juge Bernard Soulage. « Les Allemands ont fait valoir leur modèle à Bruxelles, plus rien n’oblige à conserver cette séparation en France », assure le secrétaire national.
    Le PS plaide pour une nouvelle vague de décentralisations, accompagnée de moyens nouveaux pour les collectivités concernées. A la clé, un possible transfert de compétences d’une partie de leur réseau ferré aux régions qui le souhaitent, et une gouvernance repensée autour d’autorités organisatrice de mobilité durables (AOMD).
    Sur le financement, le PS a quelques idées. Pour le ferroviaire, l’objectif est de « résorber au plus vite la dette de RFF » et « en urgence procéder à l’entretien du réseau ferré et offrir des réponses aux besoins en nouvelles infrastructures d’ores et déjà identifiés ». Bernard Soulage le dit sans ambages : « Nous reverrons le Snit. Ce n’est pas la bonne manière de procéder, ce n’est pas non plus réaliste. Nous voulons annoncer des objectifs crédibles. »
    En matière de transports urbains, tout en reconnaissant que le sous-financement du réseau de transport public en Ile-de-France depuis vingt ans doit être rattrapé, le PS estime qu’il faut « rééquilibrer le soutien financier de l’Etat entre la région parisienne et la province ».
    Pour financer les infrastructures, sans les revenus des autoroutes, le PS imagine mettre en place de nouveaux mécanismes de financement provenant du système de transport lui-même (entre autres, une eurovignette 3, la décentralisation de la politique du stationnement, l’extension géographique du versement transport, la taxation des plus-values immobilières ou les constructions de bureaux).
    Le PS veut que l’Etat soit un maître d’ouvrage unique dans ses grands projets, via une agence française des infrastructures terrestres regroupant tous les modes de transport. Il plaide aussi pour que les structures de financement (l’Afitf notamment) soient refondues dans le pôle France financement infrastructure chapeautant toutes les industries de réseau. Enfin, par une révision des documents d’urbanisme et de transport, le PS veut faire sauter les cloisons entre ces deux mondes et veiller à ne plus lancer de grandes opérations d’urbanisme sans dessertes en transports collectifs.   

     Guillaume LEBORGNE

     

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    Encadré

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    Une carte multimodale pour le train, le tram, le parking, le vélo… et le plein d’essence !

    Le PS veut créer une carte multimodale intégrant abonnements et réductions pour tout type de mobilité et de transports publics nationaux et locaux, ainsi que des réductions sur d’autres services. S’ajouterait un certain volume annuel de carburant, « à prix détaxé », pour « les besoins vitaux » pour lesquels l’automobile est pertinente. Ce passe facilitant l’utilisation des différents transports allierait les avantages d’une carte de réduction et d’une carte de paiement. « L’objectif est que tout le monde puisse se déplacer. Nous ne sommes pas contre la mobilité, nous pensons qu’elle est un facteur d’autonomie et de liberté. Nous voulons promouvoir tous les modes, sauf l’usage inutile individuel de la voiture », explique Bernard Soulage.

  • La Poste lance Greenovia pour le conseil en écomobilité

    La Poste lance Greenovia pour le conseil en écomobilité

    Comment optimiser la gestion d’un parc existant ? Implanter des véhicules électriques à grande échelle ? Développer une flotte de véhicules innovants et décarbonés ? Comment optimiser la gestion d’un parc existant ? Implanter des véhicules électriques à grande échelle ? Développer une flotte de véhicules innovants et décarbonés ? Pour répondre à ces défis, les gestionnaires de flottes automobiles disposent depuis peu d’un nouvel interlocuteur : Greenovia, une filiale à 100 % de La Poste, spécialisée dans le conseil à la mobilité écoresponsable. Le groupe capitalise sur son expérience de la gestion de flottes automobiles liée à son activité courrier (menée avec 57 000 véhicules motorisés dont 270 voitures électriques pour les facteurs) pour proposer des solutions de conseil et ingénierie aux utilisateurs de flottes et aux prestataires de la filière automobile souhaitant par exemple développer de nouveaux services ou tester des véhicules électriques.
    La Poste rappelle qu’elle a fait de la mobilité durable un de ses objectifs prioritaires avec le plan « Ambitions 2015 », visant à réduire de 15 % ses émissions de CO2, et qu’elle a par ailleurs créé un groupement de commande qui a lancé une consultation pour l’achat 50 000 voitures électriques dans le cadre du plan gouvernemental véhicules décarbonés. Elle souligne enfin que, selon une enquête TNT Sofres de mars 2010, 97 % des entreprises affirment que réduire leurs dépenses d’énergie est une action prioritaire…        

     

    C. N.