Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Les plates-formes de transport combiné changent de mains

    La mainmise de Novatrans et de Naviland Cargo sur les principales plates-formes de transport combiné en France est en train de voler en éclat. C’était une des conditions posées par l’Autorité de la concurrence pour donner son aval à la prise de contrôle par la SNCF de l’opérateur de transport combiné rail-route Novatrans. Le 1er mars, l’Autorité de la concurrence a accepté les nouveaux statuts proposés par SNCF Geodis en accord avec Réseau Ferré de France (RFF). Les nouveaux statuts doivent entrer en vigueur pour le futur service annuel 2012. Des sociétés simplifiées par actions (SAS) doivent être créées et devenir opérationnelles à la fin de l’année pour gérer les plates-formes. Le capital de ces plates-formes sera réparti entre les opérateurs de transport combiné présents sur le site à condition qu’ils dépassent un volume de 5 000 UTI/an (unités de transport intermodal). Il sera réparti en fonction du volume de chacun.

  • Agir a doublé le nombre de ses adhérents en quatre ans

    Avec 11 nouvelles adhésions cette année, l’Association de gestion indépendante des réseaux atteint 80 membres, soit « deux fois plus qu’en 2007 », se félicite-t-elle. Un phénomène lié selon elle à la possibilité de créer des sociétés publiques locales, au fait que même des AO sous contrat avec un groupe de transport adhèrent, et enfin parce que la quasi-totalité des exploitants indépendants ont rejoint Agir. Son président, Gilles Bourdouleix, estime pour sa part que « les collectivités locales ont compris que l’emprise des grands groupes de transport n’était pas une fatalité ».

  • General Motors joue la carte électrique  à Strasbourg

    General Motors joue la carte électrique à Strasbourg

    L’Opel Ampera, vue en première française le 3 mai à Strasbourg, sera exclue du bonus de 5 000 euros offert par la région Alsace aux acheteurs de véhicules électriques : sur les parcours au-delà de 60 km, son moteur à essence prend le relais et alimente le générateur électrique principal pendant 500 km. L’Opel Ampera, vue en première française le 3 mai à Strasbourg, sera exclue du bonus de 5 000 euros offert par la région Alsace aux acheteurs de véhicules électriques : sur les parcours au-delà de 60 km, son moteur à essence prend le relais et alimente le générateur électrique principal pendant 500 km. Ce nouveau véhicule hybride rechargeable sera en vente en France fin 2011, à 42 900 euros. Pour les élus alsaciens conviés à un essai en avant-première autour de l’usine strasbourgeoise de General Motors, l’intérêt est ailleurs : les transmissions automatiques-électriques qui équipent cette berline familiale fabriquée aux Etats-Unis pourraient à l’avenir fournir du travail aux 1 050 salariés strasbourgeois. La Motors Liquidation Company, en charge de valoriser les actifs de General Motors dans la phase de redressement du numéro 1 américain, était sur le point de céder Strasbourg à des industriels étrangers, avec de graves conséquences attendues sur l’emploi. En 2010, ce site industriel a fabriqué 280 000 transmissions automatiques, toutes exportées. GM Strasbourg a définitivement réintégré les plans stratégiques de la maison mère américaine, avec une visibilité industrielle jusqu’en 2015. « Au-delà de cette échéance, les ateliers pourraient être chargés de produire une prochaine génération de transmissions qui intégreraient des moteurs électriques », estime Marc Schiff, directeur général chez Opel, en charge des activités industrielles.

    Olivier Mirguet
     

  • Berlin double ses subventions à la voiture électrique

    Avec deux milliards d’euros de subventions promises à la recherche et au développement des voitures électriques, le gouvernement allemand va doubler son effort, selon communiqué commun à quatre ministères (Economie, Environnement, Education et Transports). La presse allemande croit savoir que Berlin va également consentir des ristournes fiscales aux acheteurs de voitures électriques ainsi qu’aux sociétés qui en font leurs véhicules de fonction, ou encore créer des couloirs de circulation réservés à ces engins. Pourtant, les ministres de l’Economie et des Transports rejettent officiellement l’idée d’une prime à l’achat pour les voitures électriques, encore très chères. Berlin espère voir un million de véhicules électriques sur les routes allemandes en 2020 contre quelque 2 300 aujourd’hui.

  • Une première expérience de « localburant »  sur un bus de Saint-Quentin

    Une première expérience de « localburant » sur un bus de Saint-Quentin

    Depuis le 28 avril, Veolia Transport teste dans l’agglomération de Saint-Quentin, avec Scania et le groupe sucrier Tereos, un bus fonctionnant au bioéthanol. Mais la véritable nouveauté n’est pas là. C’est dans le carburant utilisé qu’elle se situe. Depuis le 28 avril, Veolia Transport teste dans l’agglomération de Saint-Quentin, avec Scania et le groupe sucrier Tereos, un bus fonctionnant au bioéthanol. Mais la véritable nouveauté n’est pas là. C’est dans le carburant utilisé qu’elle se situe. Issu de la fermentation de déchets végétaux, il sera produit à Origny-Sainte-Benoîte, à une petite vingtaine de kilomètres de son lieu d’utilisation, réduisant ainsi la distance entre la production et la consommation de ce carburant. Un peu à l’image des locavores, ce mouvement de consommateurs qui tente de manger des produits, notamment des légumes, produits dans un rayon de 150 km maxi autour de chez eux. Avec ce principe, les partenaires de l’expérience, comme les locavores, souhaitent obtenir le meilleur bilan carbone. Autrement dit, l’énergie consommée pour transporter le carburant jusqu’au véhicule qui va l’utiliser. De plus, le bioéthanol réduit de près de 70 % l’émission de gaz à effet de serre par rapport à l’essence.
    Dans cette expérience, chaque partenaire apporte son concours. Le bus, fourni par le constructeur Scania, consomme le bioéthanol produit par Tereos à partir de déchets de végétaux. Il circulera sur le réseau Pastel, géré par Saint-Quentin Mobilité, une filiale de Veolia-Transdev. Le test, qui s’effectuera en conditions réelles sur la ligne 4 de l’agglo de Saint-Quentin – une ligne ouest – est de la ZAC La Vallée à Rouvroy, à la fois périurbaine et urbaine, desservant un centre aquatique –, durera trois mois.   
     

  • Le Gart crée un club des villes de l’autopartage

    Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg et président du Groupement des autorités responsables des transports (Gart), a annoncé vendredi 13 mai, à l’occasion des premières rencontres nationales de l’autopartage, la création d’un « club des villes autopartagées ». Ce groupe d’échange de bonnes pratiques et de lobbying sera formalisé au sein du Gart après sa prochaine assemblée générale, le 21 juin. « Nous allons faire de la pédagogie envers les élus, sur le même modèle que le club des villes et territoires cyclables », a précisé Clément Rossignol, vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux, en charge des mobilités. Sur le thème « Changer l’usage de la voiture pour changer la ville », les premières assises nationales de l’autopartage ont rassemblé 170 élus, responsables de collectivités locales ou de bureaux d’études, pour une journée de débats au palais des congrès de Strasbourg. « Le club des villes autopartagées rendra ces échanges permanents », espère Roland Ries.

  • Innovation : une « clé » originale pour sécuriser le stationnement vélo

    Un vélo ne vient jamais se garer seul. C’est partant de ce principe que Sense You, société issue de l’Inria, créée en 2008, a développé Ubi-Park, une solution de sécurisation des locaux à vélos basée sur l’utilisation de l’« informatique diffuse », utilisant la communication entre les objets et les personnes. Concrètement, le vélo est équipé d’une puce RFID – qui peut être installée sur n’importe quel type de vélo, voire pour certain modèle de luxe intégrée dans la structure même par le constructeur –, son propriétaire, d’un badge complémentaire, et ils constituent ainsi à eux deux la « clé » qui leur permet d’accéder au local. Personne ne peut donc entrer sans son vélo ou si celui-ci n’est pas dans le local, ni sortir avec un vélo qui n’est pas le sien. Le système reste néanmoins plutôt souple et plusieurs personnes peuvent ainsi avoir un badge pour utiliser le même vélo.

    www. senseyou.fr
     

  • Pass-Pass, une carte unique de transport

    Pass-Pass, une carte unique de transport

    Les habitants du Nord-Pas-de-Calais vont bientôt pouvoir bénéficier d’un support unique de transport valable dans l’ensemble du réseau régional, quel que soit le mode utilisé. Les habitants du Nord-Pas-de-Calais vont bientôt pouvoir bénéficier d’un support unique de transport valable dans l’ensemble du réseau régional, quel que soit le mode utilisé. À l’instar de la carte Navigo en région parisienne, la carte Pass-Pass permettra à un utilisateur d’avoir accès aux réseaux TER, bus, tramway et métro avec un seul abonnement. À terme, elle sera utilisable dans les 14 réseaux régionaux de transport partenaires et membres du syndicat mixte intermodal de transport, créé en 2009. Sa mise en œuvre sera progressive. L’expérience démarre en juin pour les abonnés du TER et du réseau urbain Tadeo du bassin minier. Le calendrier prévoit d’étendre le dispositif à l’ensemble du réseau TER en octobre et à toute la région d’ici 2015. L’intégration des différents réseaux de transport doit permettre une harmonisation des tarifs et une baisse du coût pour l’utilisateur final. Seul bémol, l’absence d’un ticket unique de transport. Pour l’instant, pour bénéficier de la carte Pass-Pass, l’utilisateur devra déjà disposer d’un abonnement.

  • Pour RFF, le compte n’y est pas

    Pour RFF, le compte n’y est pas

    Réseau ferré de France tire le signal d’alarme. L’année dernière, les subventions versées par l’État ont diminué, passant de 1,1 milliard d’euros à 950 millions, alors que dans le même temps les charges industrielles du réseau augmentaient. Réseau ferré de France tire le signal d’alarme. L’année dernière, les subventions versées par l’État ont diminué, passant de 1,1 milliard d’euros à 950 millions, alors que dans le même temps les charges industrielles du réseau augmentaient. Côté recettes commerciales, les évolutions sont contrastées : les recettes tirées des TGV augmentent (du fait de la hausse des péages), ainsi que celles liées aux trains régionaux et à Transilien (hausse du volume), tandis que celles issues des trains Corail et du fret continuent à se dégrader. En 2010, les mouvements sociaux et les intempéries ont aussi contribué au tassement des circulations. Conséquence, alors qu’il doit continuer sa mission d’investissement dans le réseau, le gestionnaire des infrastructures estime qu’il lui manque plus d’un milliard d’euros. L’année dernière, il a consacré 1,7 milliard d’euros pour rénover les voies (1 043 km ont notamment été modernisés, ainsi que 700 km de caténaires) et 1,4 milliard pour développer le réseau ferré (LGV Rhin-Rhône, LGV Est-européenne phase 2 ou Haut-Bugey pour ne citer que quelques chantiers).
    RFF fait de la rénovation du réseau existant une priorité. « D’ici à cinq ans, notre objectif est de stopper le vieillissement du réseau. Puis, cinq ans après, de le rajeunir », souligne Hubert du Mesnil, le président de RFF. Selon lui, un réseau en meilleur état et rajeuni doit coûter moins cher à entretenir. RFF est donc en train de négocier avec la SNCF un nouveau contrat de longue durée d’entretien du réseau qui prendra effet à partir de 2012. Le but est d’en diminuer le coût, tournant autour de deux milliards d’euros annuels. Pour Hubert du Mesnil, « il faut changer de méthode. L’organisation industrielle du réseau français a vieilli ».

     

    Marie-Hélène POINGT

  • RER D : une usine roulante pour changer 54 km de rail à toute vitesse

    RER D : une usine roulante pour changer 54 km de rail à toute vitesse

    RFF lance d’importants travaux sur la ligne D du RER, pour renouveler intégralement en deux mois et demi 27 km de voies, entre Juvisy-sur-Orge et Corbeil-Essonnes et entre La Ferté-Alais et Malesherbes. L’objectif est de diminuer de 30 % les causes d’irrégularité liées aux vieilles infrastructures qui subissent un trafic de plus en plus intense. Avec ses 450 trains et 555 000 voyageurs au quotidien, c’est la ligne ferroviaire la plus fréquentée de France. Or elle emprunte des voies dont certains composants ont plus de cinquante ans et une usure particulière liée à l’intensité des circulations… Avec plus de 40 % de voyageurs supplémentaires en dix ans, la ligne D illustre à elle seule les difficultés d’un réseau ferroviaire vieillissant, alors que le trafic y est en forte et régulière hausse. C’est l’une des douze lignes identifiées comme malades, ou sensibles, par la SNCF. Elle illustre, aussi, la volonté de relancer d’indispensables « grands chantiers ». Depuis trois ans, Réseau ferré de France prépare un chantier permettant de renouveler intégralement 27 km de voies, entre Juvisy-sur-Orge et Corbeil-Essonnes et entre La Ferté-Alais et Malesherbes. Elles avaient été mises en place voici 38 ans au nord de Corbeil, 50 ans au sud. Depuis le 4 avril, le renouvellement total a débuté. Il devrait s’achever à la mi-juin. Le coût pour RFF, pour cette opération dont la réalisation est confiée à la SNCF : 31 millions d’euros. Considérable, car pour poser les 54 kilomètres de rails neufs, avec 45 000 traverses et 46 000 tonnes de ballast, les grands moyens sont déployés. En particulier une « suite rapide », véritable usine roulante, qui mobilise plus de 400 ouvriers, techniciens et ingénieurs. En France, deux « suites rapides » sont utilisées. Cette succession de trains de travaux mécanisés, avec un convoi sur une dizaine de kilomètres, enlève l’ancienne voie et remplace, en moyenne, 800 mètres de voie par nuit contre 200 m avec des moyens « classiques ».
    Ces travaux, qui impliquent une interruption totale de la circulation, sont en effet exclusivement réalisés la nuit, de 21h à 5h du matin, du lundi soir au samedi matin, afin de perturber au minimum le trafic sur la ligne D du RER. Ce qui ne signifie pas l’absence d’impact. Pour des raisons de sécurité, la vitesse des trains doit être réduite (40 ou 60 km/h au lieu de 140 km/h) dans les zones en travaux, tant que la nouvelle voie n’est pas totalement stabilisée. Et en soirées, à partir de 21h dans les gares concernées par les travaux en cours, des bus de substitution remplacent des trains, des passages à niveau sont temporairement fermés… Pas de quoi, toutefois, perturber notablement les usagers de cette ligne qui, au quotidien, en ont connu d’autres…
    Contrepartie de cette relative discrétion, relevée par Alain Krakovitch, directeur du RER D : « Les voyageurs ne se rendent même pas compte des efforts fournis pour améliorer leur quotidien. » D’où l’opération « portes ouvertes » lancée sur le chantier par RFF et la SNCF le 28 avril. « Pour montrer aux voyageurs qu’il y a de réels investissements sur cette ligne afin d’améliorer la régularité des trains. Lorsque l’on investit sur le renouvellement, on s’améliore en termes de régularité. »
    L’enjeu est facilement perceptible : il s’agit à terme, pour la SNCF et RFF, de réduire de 30 % les causes d’irrégularité des trains liées aux infrastructures. Sur la ligne D, en 2010, le taux de ponctualité s’est établi à 90,7 %. Soit, en moyenne, près d’un train sur dix en retard. De quoi inciter à sortir l’artillerie lourde. Et à le faire savoir…

     

    Pascal GRASSART

    Un milliard d’euros pour moderniser
    Ce chantier s’insère dans le programme de modernisation du réseau ferroviaire d’Île-de-France, établi par RFF en partenariat avec la SNCF et le Stif. Son montant : près d’un milliard d’euros d’investissements engagés entre 2009 et 2012 pour moderniser les infrastructures existantes. C’est 50 % de plus que pendant la période précédente, entre 2005 et 2008.

    Quatre chantiers, dont deux en Île-de-France
    Les travaux de régénération effectués sur 27 km de la ligne D en Île-de-France s’inscrivent dans un programme plus global, portant sur 35 km de voies de la région Paris Sud-Est. Outre les deux chantiers entre Juvisy et Malesherbes, deux autres sont menés sur la ligne de Moret à Lyon, entre Nemours et Souppes et entre Montargis et Giens.

    Qui fait quoi ?
    • RFF, propriétaire des infrastructures, est le maître d’œuvre et le financeur des travaux.
    • SNCF Infrastructure, avec 200 agents SNCF, est mandaté par RFF pour assurer la conception du chantier, le conduire et contrôler les travaux.
    • Le groupement d’entreprises Colas Rail/TSO réalise, avec 200 personnes, les travaux.

     En quoi consistent ces travaux ?
    Ce renouvellement consiste à remplacer tous les éléments constitutifs de la voie ancienne : le ballast, les traverses, les rails, les dispositifs de fixation des rails sur les traverses. Pour cela, les travaux suivent plusieurs phases. Le dégarnissage de la voie, avec enlèvement du vieux ballast, son chargement dans des wagons, le déchargement et la pose du ballast neuf. Puis la mise en place de la nouvelle voie, avec la mise à l’extérieur des vieux rails, le remplacement des traverses anciennes par des neuves, la pose des rails neufs, leur soudure, le ramassage des vieux rails. Enfin, il y a le relevage, autrement dit la mise à bonne hauteur de la nouvelle voie et la stabilisation de l’ensemble.

    D’où vient le matériel ?
    • 54 km de rail proviennent de Voestalpine, en Autriche.
    • 46 000 tonnes de ballast sont issues d’une carrière située près d’Argentan, dans l’Orne.
    • Le train de dégarnissage est constitué à Villeneuve-Triage, le train de substitution à Gien, dans le Loiret.
    • Les engins spécialisés (bourreuses, régaleuses, stabilisateurs) nécessaires au nivellement précis de la voie après chaque phase de travail, sont garés à Corbeil, La Ferté-Alais et Malesherbes.