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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Dunkerque étudie le métro-câble pour désenclaver Grande-Synthe
Le téléphérique urbain a décidément la cote. Après Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne il y a quelques semaines, c’est au tour de Dunkerque d’étudier cette solution alternative. La communauté urbaine de Dunkerque (CUD) va entamer la révision de son plan de déplacements urbains (PDU) et démarre la réflexion sur le chantier du transport à haut niveau de service. 12,8 km entre Grande-Synthe et Leffrinckoucke, un projet subventionné à hauteur de 9 millions d’euros par l’État.
Damien Carême, maire de Grande-Synthe et vice-président de la CUD, qui plaide depuis plusieurs mois pour l’intégration des modes doux dans la réflexion, milite pour un téléphérique urbain, ou métro-câble.
Sous sa pression, Michel Delebarre, président de la CUD, a accepté fin 2010 la création d’un groupe de travail sur les modes de transport alternatif. Damien Carême a alors saisi cette opportunité pour préparer un dossier argumenté sur le téléphérique, qui ne présente pour lui que des avantages. « Le coût, tout d’abord, qui est à minima six fois inférieur à celui d’un tramway : 5 millions d’euros du kilomètre pour un téléphérique contre 30 à 70 millions d’euros du kilomètre pour un tramway, mais aussi les charges de fonctionnement, qui ne représentent que 1,5 % du coût d’investissement. La rapidité et la simplicité de mise en œuvre, ensuite : un chantier peut être conduit en un an seulement, sans avoir recours à des procédures d’expropriation souvent nécessaires pour les lignes de bus, qui occupent une large part de la chaussée. Et surtout la rapidité et la fréquence de ce mode de transport : avec un passage toutes les 8 secondes, c’est incomparable. La fréquence ne sera jamais la même avec un bus ou un tramway. » Et pour finir Damien Carême assène l’argument du développement durable : « Il s’agit d’un mode de transport peu polluant, qui consomme peu d’énergie et est silencieux. »
Le tracé d’un métro-câble ne peut être courbe ? Peu importe pour l’élu synthois qui loue ce mode de transport particulièrement adapté à la forme de son agglomération tout en longueur.
Ce qui compte, c’est la rapidité de la liaison entre Grande-Synthe et Dunkerque, et de désenclaver ainsi la cité construite pour loger les familles d’Usinor.
« Aujourd’hui, trente minutes sont nécessaires pour relier les deux communes. C’est le seul moyen de se libérer de la voiture. On peut imaginer un système complémentaire avec plusieurs lignes de métro-câble qui pourraient aller jusqu’à Leffrinckoucke, avec des stations intermédiaires qui seraient reliées aux lignes de bus et de tramway. Avec un tel réseau, les gens seraient incités à prendre les transports en commun », souligne Damien Carême.Marie Raimbault
Un rapport parlementaire pointe les freins à l’ouverture à la concurrence
Les députés UMP Yanick Paternotte (Val-d’Oise) et socialiste Maxime Bono (Charente-Maritime) ont présenté le 9 mars devant la commission durable de l’Assemblée nationale leur rapport sur l’application de la loi sur l’organisation et la régulation des transports ferroviaires (ORTF). Ils jugent que l’ouverture à la concurrence est freinée par la prudence des opérateurs. Ceux-ci manquent de visibilité sur l’évolution du marché, notamment sur l’évolution des péages au-delà de 2012, sur la « structuration du marché » et sur le calendrier de la libéralisation. Le rapport rappelle que dans dix ans certaines projections estiment que « les concurrents de la SNCF devraient détenir 10 % du marché de la grande vitesse, ce qui pourrait entraîner une guerre tarifaire, la plupart des entreprises présentant des coûts d’exploitation sensiblement inférieurs à la SNCF ».
Des navettes fluviales à Calais à l’été 2012
Calais et sa région devraient se doter d’un transport fluvial dans un peu plus d’un an. Le conseil du Syndicat intercommunal des transports urbains de l’agglomération de Calaisis (Sitac) a dévoilé début février les conclusions d’une première étude de faisabilité d’un tel transport. Calais et sa région devraient se doter d’un transport fluvial dans un peu plus d’un an. Le conseil du Syndicat intercommunal des transports urbains de l’agglomération de Calaisis (Sitac) a dévoilé début février les conclusions d’une première étude de faisabilité d’un tel transport. L’idée de cette navette fluviale a été lancée en 2009, lors du renouvellement de la DSP. « Le canal qui traverse la ville de Calais est une colonne vertébrale d’eau. À nous de le valoriser et d’innover », assure Philippe Blet, président de la communauté d’agglomération Cap Calaisis.
Jugé réalisable par la première étude, ce projet de navette fait actuellement l’objet d’une seconde étude, plus poussée, pour définir par exemple les horaires, le nombre de passagers, le type de bateau et son mode de propulsion. Ses conclusions pourraient être rendues mi-avril.
Malgré tout, les grandes lignes du projet sont connues. La navette partira de la citadelle de Calais pour rejoindre le pont de Coulogne, une commune voisine de Calais. Le tout en 30 à 35 minutes. En plus de ces deux terminus, deux autres arrêts sont prévus, quai de la Batellerie et devant la Cité internationale de la dentelle et de la mode.
Les incidences de la navette sur la circulation routière sont également à l’étude. Car pour tenir son temps de trajet, la navette pourrait déclencher l’ouverture les deux ponts mobiles sous lesquels elle passe. « Nous avons lancé une étude globale de circulation à Calais », dit Natacha Bouchart, maire de la ville et partenaire de Cap Calaisis dans ce projet. « Les ponts ne créeront pas de bouchons, c’est une chose à voir dans son ensemble, mais qui ne se réalise pas en un mois », assure la maire.
Côté budget, l’investissement s’élève à 2 millions d’euros, dont 500 000 environ pour la construction du bateau-bus. Le coût de fonctionnement tournerait autour de 300 000 euros annuels, avec deux employés de Calais Opale bus à bord.

Les Autos bleues arrivent à Nice au mois d’avril
Nice va mettre en service au mois d’avril 51 véhicules électriques en autopartage, répartis sur 17 stations. L’offre va s’étendre dès l’été prochain pour atteindre 129 véhicules et 43 stations avant la fin de 2011. Et fin 2012, ils seront 210 répartis sur 70 stations. En présentant, le 18 février, une première station située face à la gare centrale de Nice, Christian Estrosi, président de la communauté urbaine a aussi dévoilé le nom de ce service : après le Vélo bleu, ce sera L’Auto bleue. Le visuel pour la carrosserie n’est pas encore déterminé, mais les voitures n’auront de bleu que le liseré les ceinturant.
Selon l’ancien ministre de l’Industrie, la circulation automobile a baissé de 20 % à Nice depuis 3 ans. « L’autopartage permettra de franchir une étape supplémentaire », estime-t-il, ce service s’inscrivant dans la volonté « d’offrir une grande diversité des modes de transport et l’intermodalité. » L’autopartage, insiste-t-il, est mis en place « en cohérence avec les autres modes de transport ».
Si l’essentiel des 17 stations sera dans l’hypercentre de Nice, deux se situeront à Cagnes-sur-Mer (dirigée par Louis Nègre, premier vice-président du Gart) et à Saint-Laurent-du-Var. Chaque station aura 3 emplacements pour Autos bleues et 2 pour les propriétaires de voitures électriques qui pourront y recharger leurs batteries (gratuit jusqu’en 2012 et 20 euros par mois à partir de 2013).
Ce sont 41 Peugeot iOn et 10 utilitaires Citroën Berlingot Venturi qui seront mis en service au mois d’avril puis la Mia de Heuliez fera son apparition l’été prochain.
Par la suite, « le renouvellement se fera en fonction du marché et de l’évolution technologique mais toujours avec des véhicules de dernière génération, comme le prévoit la délégation », souligne Christian Estrosi.
Cette DSP de 12 ans a été signée le 14 janvier avec le groupement Venap – Veolia transport (70 %), EDF (30 %) et Nice Auto-Partage. Outre la subvention d’exploitation au délégataire, l’investissement public est de 2,8 millions d’euros, la moitié venant de la communauté urbaine et l’autre de l’Etat, puisque Nice a fait partie des 12 projets retenus pour expérimenter ce service.
Directeur général de Venap et de Veolia Transport Alpes-Maritimes, Olivier Astolfi table sur « 3 à 4 utilisations par jour de chaque véhicule ». L’autonomie est de 80 km et la recharge dure 6 à 7 heures. Outre une adhésion de 25 euros, le tarif horaire sera de 5 euros avec l’abonnement mensuel de 50 euros, ou de 8 euros sans abonnement.
Limeil-Brévannes rêve d’un « métrocâble » pour rejoindre le métro à Créteil
Mal desservie, la commune du Val-de-Marne pense à un téléphérique urbain qui viendrait se greffer à la ligne 8 du métro et entrer en correspondance avec le TCSP Sucy – Pompadour et la future gare du RER D. Les études commandées donnent raison au projet. Le transport par câble en milieu urbain vient de trouver un nouvel allié en Ile-de-France. L’histoire commence en 2008. Joseph Rossignol, maire de Limeil-Brévannes (Front de gauche) et conseiller général dans le Val-de-Marne, propose de créer une liaison par câble entre « sa » commune, très mal desservie par les transports en commun, et le futur terminus de la ligne 8 à Créteil-Pointe-du-Lac. Avantage : assurer aussi la correspondance avec le pôle Pompadour, à 5 minutes à pied, pour rejoindre le TCSP Sucy – Pompadour (6 lignes de BHNS) et la gare de RER D en construction. Une solution qui sonne comme une évidence pour cet élu qui « n’a pas réussi à obtenir un meilleur service de transport en quinze ans », se plaint-il. Pas de prolongement du RER A possible, ni du métro ligne 8, trop d’obstacles en sous-sol comme en surface. Ne reste donc que la solution du téléphérique urbain.
Le projet de 3 km de « métrocâble » –appellation chipée à Medellin avec l’accord de Poma – a été présenté au Stif, qui préconise une étude de trafic et d’insertion avant l’ouverture d’un dossier d’objectifs et de caractéristiques principales s’il obtient son inscription au contrat de projets région-département, nécessaire pour financer les études.
Sa pertinence a déjà été évaluée en 2009 par une étude du cabinet grenoblois Eric, financée par l’exploitant des bus locaux, la Strav (Veolia Transport). Malgré une volonté communautaire (Plaine centrale regroupant Créteil, Limeil et Alfortville) de lancer ce projet et la sollicitation du conseil général du Val-de-Marne qui s’est engagé à financer une partie des études complémentaires, il a jusqu’à présent fait du surplace. « L’appel d’offres lancé pour les études à hauteur de 370 000 euros a été déclaré infructueux à cause d’un délai de réponse extrêmement court », rappelle Yoann Rispal, chef du projet au CG 94.
Selon la première étude sommaire, le trafic voyageurs pourrait atteindre 10 000 personnes par jour. Quarante-sept téléphériques de « huit à dix places conviendraient, offrant une capacité de 1 000 à 1 500 personnes par heure et par sens », souligne le chef de projet. Coût estimé : autour de 15 millions d’euros. Et sachant que les bus actuels de ligne K, la plus chargée du secteur, sont englués dans les bouchons. Qu’aucune solution de franchissement du goulet d’étranglement de la RD01 n’a été trouvée. Et qu’ils mettent de 30 à 40 minutes pour rejoindre Créteil-Préfecture, à moins de 3 km, la réalisation d’un métrocâble paraît évidente à de plus en plus de monde. « Un transport par câble permettrait de faire le trajet en 11 minutes », explique Yoann Rispal. Des extensions sont même possibles à Villeneuve-Saint-Georges…
Joseph Rossignol de son côté rêve « d’une cabine transparente qui passerait en permanence… C’est le mode de transport urbain de demain », est-il persuadé. Et le temps presse : un écoquartier à Limeil, les Temps durables, ouvre fin 2012 avec 1 200 logements. Un calendrier plus raisonnable permettrait d’envisager une mise en service en 2014 ou 2015. Mais alors que le projet faisait sourire il y a encore peu, son promoteur vient de se trouver un soutien de taille en la personne du maire de Créteil et président de la communauté d’agglomération Plaine centrale. Après un voyage à Barcelone et Saragosse en janvier, Laurent Cathala (PS) serait en effet revenu « conquis ».

Ces entreprises qui proposent du vélo « clé en main »
Ces dernières années, une poignée de sociétés propose d’aider entreprises et collectivités à mettre en place la partie vélo de leur PDE. Accompagnement, initiation au vélo électrique ou entretien, tout est bon pour inciter les salariés à laisser leur voiture au garage et passer au vélo. Une nouvelle activité commerciale se développe en France depuis 2 ou 3 ans. Des sociétés fournissent aux collectivités des vélos, essentiellement avec assistance électrique (VAE), mais aussi l’analyse des besoins, les séances de motivation, la formation à la circulation et à l’entretien, et même l’entretien des vélos. Il s’agit d’une aide à la mise en œuvre du volet vélo des plans de déplacements d’entreprises (PDE) et la déclinaison des actions qui vont avec, notamment la mise en place de vélos à assistance électrique pour convaincre le salarié d’essayer autre chose que l’auto pour venir au travail, sans crainte de l’essoufflement, de la transpiration, ou d’avoir l’air ridicule.
Vélogik, par exemple, créée il y a deux ans à Lyon, mise sur le spectaculaire. La société assure autant l’entretien des vélos appartenant aux agents que des séances d’initiation au VAE (Arkema, à Saint-Fons). Si la séance d’initiation destinée à une commune a lieu le jour du conseil municipal, l’effet est garanti ! La fourniture de vélos viendra après, ou pas, en location longue durée ou en achat, et pourra être assortie d’un contrat d’entretien. Vélogik se verrait bien en opérateur de location de vélos à longue durée. En attendant, ils forment les agents aux risques routiers et à l’entretien des vélos, fournissent du matériel de rangement, s’occupent des supports de communication.
Neovelo, à Paris, propose d’abord du conseil : « quels besoins, quels utilisateurs, quelle organisation ? », sont les questions à se poser. L’assistance à maîtrise d’ouvrage suit en général car il y a beaucoup de monde à convaincre à tous les niveaux de hiérarchie et de responsabilité. L’initiateur est en effet souvent un peu isolé. Neovelo fait donc intervenir un psychosociologue du changement qui intervient dans l’entreprise pour faire sauter les points de blocage. Leur premier métier est pourtant la vente et réparation des VAE en magasin… Par ailleurs Neovelo rédige en ce moment un Cahier du PDE pour le compte de l’Observatoire du véhicule d’entreprise de Arval, société de location de véhicules en longue durée.
Identifier les freins au changement, c’est aussi ce à quoi s’emploie Hervé Bellut avec son organisation Bus cyclistes. Son expertise à lui, ce n’est pas le VAE ou la mécanique, mais la pédagogie et l’accompagnement. Il met en œuvre la méthode des petits pas, et ne néglige donc pas d’intervenir à l’occasion d’une demande marginale (semaine de l’environnement par exemple). D’abord un audit, notamment sur les freins dans et à proximité de l’entreprise (et ça peut tenir à peu… imaginez que le chemin entre le garage à vélos et l’entrée passe sous les fenêtres de la salle de réunion… quel homme osera arriver en tenue de sport ?). Ensuite il touche les émotions. En « 10 minutes pour convaincre », en fin de réunion plénière, suivie d’une animation de découverte du VAE sur toute une journée, il enclenche une dynamique qui va permettre de créer des groupes de réflexion qui eux-mêmes feront naître de l’envie d’aller à vélo. Des chefs de bus cyclistes se dégagent, ils deviennent des référents, et fiers de l’être, l’émulation peut s’installer. Et pourquoi pas organiser des événements, comme des pique-niques d’entreprise où l’on se rend à vélo ou d’autres initiatives permettant de briser les réticences.
Tous ces professionnels, finalement, sont amenés à proposer toute l’étendue du service, de l’étude préalable à la création de la motivation, du choix des vélos à leur gestion. C’est pourquoi ils vont jusqu’à l’installation de systèmes sophistiqués tels que Bike-in (sécurisation et recharge automatique et intégrée des VAE dont Neovelo est distributeur exclusif), ou l’installation de systèmes de placards à clés avec réservation et contrôle, mis au point par Green On, qui distribue en direct ou via d’autres prestataires. Tous ont déjà des panels impressionnants de clients, mais des chiffres de VAE placés étonnamment faibles. 20 VAE répartis sur 4 stations à la direction Proximité de la SNCF (Green On), 10 au siège de la Banque de France (Neovelo avec Green On), 20 pour le centre administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et 20 affectés à des services décentralisés, 4 à la mairie de Saint-Cloud… Ceux qui sont affectés à un service, et non à une centrale, sont les plus utilisés.
Pourtant, comme le dit Nicolas Mercat, de la société de conseil et d’ingénierie Indiggo, les marges de progression sont dans le monde du travail et en périurbain. Par exemple sur Grenoble, entre 2002 et 2010, le vélo a augmenté de 30 % pour les déplacements liés au travail, alors qu’il baissait pour ceux liés aux études (surtout au collège, remplacé… par le tramway). Il voit là un effet direct des PDE. S’il note une forte corrélation entre linéaires d’aménagement et nombre de cyclistes, il note aussi que, en banlieue grenobloise, 60 % des déplacements de moins de 5 km sont faits en auto. Or, toujours sur ce champs d’étude, un tiers des déplacements font 2 à 5 km, et un dixième seulement de 5 à 10 km.
Ces nouveaux professionnels misent sur l’appropriation, l’image, le facteur humain. Même si la plupart sont adossés à un classique magasin de ville, ils misent fort sur les collectivités de travail. C’est un fait, le VAE fait plus facilement passer de l’auto au vélo que ne le fait un vélo classique. C’est sur les images et les schémas mentaux qu’ils travaillent, le passage à l’action. Et tant pis si parfois le VAE est trop puissant pour l’usage qui en sera fait, et tant pis si les villes sont peu accueillantes au vélo. Ça c’est le travail des bureaux d’étude et des communes. Pas des entreprises.
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Arcachon distribuera des vélos
La municipalité d’Arcachon a inauguré le 22 février, dix appuis-vélo, sur la place Thiers qui donne sur le front de mer. La municipalité d’Arcachon a inauguré le 22 février, dix appuis-vélo, sur la place Thiers qui donne sur le front de mer. Ce sont en fait les premiers, sur un ensemble de 148 qui seront installés sur le territoire de la commune d’ici mi-mars. Leurs emplacements ont été soigneusement décidés par la commission consultative des usagers du vélo, mis en place par la ville en 2009. Présidée par Henri-Jacques Fouilhac, adjoint au maire chargé de l’urbanisme et des transports, elle comprend également un panel de 12 usagers quotidiens de la bicyclette chargés de donner leur avis.
L’installation d’un réseau d’appuis-vélo s’inscrit dans un projet global de développement des transports doux. « D’un engin de promenade, nous souhaitons que la bicyclette devienne un véritable moyen de transport », explique le maire d’Arcachon, Yves Foulon. Dans sa campagne électorale, en 2008, il avait proposé que chaque Arcachonnais puisse disposer d’un vélo. Avec la crise économique, le projet avait été mis en sommeil, faute de financement. Mais la commission consultative des usagers du vélo s’est remise au travail. Avec un objectif : proposer une bicyclette à la rentrée scolaire 2012. D’ici là, il faudra que la commission définisse si ce sera un vélo par habitant ou un par famille qui en fera la demande. Car les engins ne seront par en libre service, mais confiés personnellement, gage d’un plus grand respect du matériel. La commission doit aussi réfléchir au type de bicyclette, à son entretien, éventuellement à un nom, et aux couleurs qu’elle arborera.
Les entreprises planchent sur la création d’un rapport annuel sur la diversité
L’Association française des managers de la diversité (AFMD) et le « think tank » EquityLab, qui plaident pour que les entreprises publient chaque année un rapport sur la diversité, ont dévoilé fin février une liste de 85 indicateurs qui doit les aider à l’élaborer. Ces indicateurs ont été mis au point avec des responsables de 11 grandes entreprises jugées « engagées » sur ces sujets, dont fait partie la SNCF. L’objectif est de permettre aux sociétés de plus de 300 salariés de rendre compte annuellement de leurs progrès en matière de lutte contre les discriminations, de manière lisible et comparable.

Nice « piétonnise » le premier tiers de l’avenue Jean-Médecin
La place de la voiture y est déjà limitée depuis la création du tramway en novembre 2007. En juin 2012, l’avenue Jean-Médecin, à Nice, sera entièrement piétonne. La place de la voiture y est déjà limitée depuis la création du tramway en novembre 2007. En juin 2012, l’avenue Jean-Médecin, à Nice, sera entièrement piétonne, soit près de 1 km de chaussée réservée aux piétons, de part et d’autre de la plateforme du tramway. Le premier tronçon de cet axe central niçois très commerçant, dans le tiers sud en partant de la place Masséna, vient d’être inauguré par le député maire Christian Estrosi, après six mois de travaux. Ceux du deuxième tronçon, sur environ 250 m, ont débuté le 10 janvier et devraient être livrés en juillet 2011. Les travaux du dernier tronçon, sur 300 m, seront réalisés en 2012. Coût total de l’opération : 5 millions d’euros.
L’objectif de ce chantier mené d’abord d’un côté de l’avenue, puis de l’autre afin de limiter les nuisances pour les commerces, est « d’embellir » l’avenue. Il consiste notamment à remplacer les enrobés noirs de la chaussée et des trottoirs par du revêtement en pierres naturelles assorti aux façades, à harmoniser le mobilier urbain et à doubler le nombre d’arbres plantés.

La part des acheminements ferroviaires régresse sur le port de Marseille
Malgré des résultats positifs l’an dernier, Marseille enregistre une croissance nettement plus modeste que ses principaux concurrents européens. Le port veut améliorer ses accès ferroviaires pour développer son trafic conteneurs. Alors que le trafic de conteneurs du port de Marseille a augmenté de 9 % en 2010 par rapport à 2009, la part modale du fer dans leur acheminement sur le site phocéen aurait reculé d’un point, à 8,3 %. Les responsables portuaires l’expliquent par le manque de fiabilité des opérateurs ferroviaires, mais aussi par un problème de taille de l’hinterland du port. « Il faut que nous arrivions à grossir l’hinterland de Marseille pour avoir une taille critique qui nous permette de constituer un maximum de trains-blocs. Pour cela, il faut attirer plus de conteneurs », résume Patrick Daher, le président du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille.
Malgré une croissance globale de son trafic de 3 % en 2010 (près de 86 millions de tonnes de marchandises), le port enregistre des résultats nettement moins bons que ses grands concurrents européens. Marseille souffre d’une image fortement détériorée auprès des chargeurs et des armateurs, qui se détournent vers les ports du Nord. La Cour des comptes a sévèrement épinglé le port dans un rapport qui doit être publié ce mois-ci. Elle critique son manque de fiabilité dû principalement, selon elle, aux conditions de travail sur les quais et au climat social dégradé. Celui-ci a été très marqué ces derniers temps par le long conflit avec les dockers et les grutiers sur le thème de la pénibilité du travail.
Ses dirigeants veulent pourtant continuer à y croire. La bataille des ports se gagnant sur terre, un département « hinterland » a été créé l’an dernier au sein du site. « Nous voulons conforter notre hinterland naturel et l’étendre grâce au fer et au fleuve. Dans son projet stratégique, le port vise des pré et post-acheminements réalisés à 30 % par le fer et à 10 % par le fluvial à l’horizon 2020-2025 », souligne Fabienne Margail, chef du département hinterland.
« Depuis presque deux ans, nous sommes propriétaire du réseau ferré portuaire », rappelle de son côté Jean-Claude Terrier, le directeur général du Grand Port maritime de Marseille, également président du directoire. Depuis le début de l’année, la gestion de ce réseau ferré (110 km de voies) a été confiée à VFLI, filiale de la SNCF, qui remplace la maison-mère dans cette mission. « Nous allons poursuivre l’amélioration des accès ferroviaires du port et le développer », assure Jean-Claude Terrier, qui cite, entre autres progrès attendus, la réouverture du raccordement de Mourepiane, qui permettra de s’embrancher directement au réseau ferré national. C’est d’ailleurs dans cette zone que sera créée la future plate-forme de transport combiné vers 2013. L’appel à projets devrait être lancé dans les prochains mois.
Jean-Claude Terrier attend aussi beaucoup de la modernisation de la signalisation de la voie d’accès reliant Vigueirat aux terminaux à conteneurs de Fos-Graveleau, qui permettra d’écouler davantage de trafic. La mise à gabarit du pont-route de Bruni et du tunnel de la Nerthe sur l’itinéraire Avignon – Cavaillon – Miramas – Marseille doit aussi permettre « de mieux relier le port à l’épine dorsale de l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg », selon les mots du directeur du port. « Cela fait partie de nos projets stratégiques qui consistent à développer le trafic roulier sur les bassins Est en l’acheminant par le rail », précise Fabienne Margail. Au total, 32 millions d’euros ont été programmés dans le contrat de plan Etat-région 2007-2013 pour améliorer les accès du port, dont 6 millions d’euros à la charge de ce dernier.