Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • LGV Est-européenne : Tronçon G, 71 km à travers la Lorraine

    Le tronçon G de la seconde phase, long de 71 km, est le plus le plus difficile à travailler : relief accidenté, terrains instables, manque de matériaux sains obligeant la création de nombreux dépôts? Lorsqu’elles arrivent à proximité de Baudrecourt, en Moselle, les rames TGV ont déjà fortement réduit leur vitesse de croisière de 320 km/h pour aborder les ouvrages de raccordement sur la ligne classique Paris – Strasbourg.
    Quelques kilomètres en amont de ces viaducs, un remblai créé lors des travaux de la première phase indique l’ébauche d’accès à un futur saut-de-mouton. Ce secteur marque l’origine du tronçon G de la phase 2 de la LGV, soit 71 km de ligne nouvelle à créer dans les sites vallonnés de Lorraine.
    Les volumes sur les trois grands lots TOARC (terrassements, ouvrages d’art et rétablissement des communications) qui composent ce tronçon parlent d’eux-mêmes. Sur le lot 35, long de 27 km, un peu plus de 4 millions de m3 de déblais, presque 3,5 millions de m3 de remblais, 2 millions de m3 à mettre en dépôts. Sur le lot 41 de même longueur, 4,3 millions de m3 de déblais, 2,3 millions de remblais, 2,5 millions à mettre en dépôt. Enfin, sur les 17 km du lot 42, respectivement 4,6 millions de m3, 2,3 millions et 2,6 millions…
    D’une façon générale, le futur tracé traverse sur les lots 35 et 41 des terrains marneux et argileux sensibles à l’eau et donc difficilement réutilisables pour la plateforme ferroviaire, et sur le lot 42, des couches à cératites, calcaires à entroques et grès plus faciles à mettre en œuvre. Ce qui implique beaucoup de mouvements de matériaux et nécessite la création de nombreux dépôts qui seront ensuite rendus à l’agriculture.
    A l’inverse, la majorité des matériaux nobles pour zones humides, zones inondables, couche de forme et sous-couche provient de fournitures extérieures et les approvisionnements sont en cours depuis 2009 sur cinq sites de stockage répartis le long du tracé. Le plus important, à Achain, devant accueillir à lui seul 1 700 000 t pour le lot 35 ! Ce déficit en matériaux sains constitue l’une des difficultés du projet ici. Une deuxième est liée à la traversée de vallées compressibles comme celles de la Nied, de la Sarre ou de Bruchbach qui, outre d’importants viaducs, vont imposer des dispositions constructives particulières, avec phasages de montée des remblais et systèmes de drains verticaux pour évacuer l’eau des sols. Enfin, la troisième grosse difficulté tient au relief marqué, avec des déblais et des remblais de grande hauteur, le plus significatif étant celui de Guébling avec ses 440 m de long et une profondeur maximale de 27 m !
    Le tronçon G compte deux autres lots. Le 44 est particulier et purement ferroviaire. Les travaux qui viennent de démarrer visent à réhabiliter intégralement (génie civil, voies, électrification, signalisation) les 5 premiers kilomètres de la petite ligne à voie unique de Drulingen pendant sa fermeture complète d’environ 16 mois. Un peu perdue dans la campagne, elle voyait passer malgré tout trois trains de fret par semaine et, depuis la future base toute proche de Réding, va permettre aux trains-travaux d’alimenter la LGV en matériel de superstructure (rails, traverses, ballast, caténaires…) grâce à ses raccordements. Le plan de voies d’un embranchement militaire va par ailleurs servir au stockage de ballast. La partie de ligne réhabilitée offrira par la suite un potentiel d’éventuelles relations directes par TGV entre Nancy et Strasbourg…
    L’autre lot, le 40, concerne le viaduc de Landbach, long de 500 m, ses deux remblais d’approche et le déblai contigu. L’aspect architectural de l’ouvrage, certainement à tablier mixte métal et béton, devra tenir compte du monastère classé proche de Saint-Ulrich. Ce lot va être réalisé en conception-réalisation. « Nous avons donné à l’entreprise un dossier de référence, mais pas fait de dossier de conception finalisé, précise Pierre Nicolas, directeur de projet chez Inexia. Ce principe de conception-réalisation est également appliqué au lot 35 mais, dans ce cas, sur la base d’un dossier “projet”. C’est la première fois qu’un lot TOARC va être réalisé en conception-réalisation. A l’entreprise de s’approprier le projet, de trouver des pistes d’optimisation, tout en respectant un certain nombre de contraintes imposées – un profil en long figé pour que cela se raccorde sur les lots encadrants, le tracé calé –, mais elle peut éventuellement travailler sur les pentes des talus par exemple. Enfin, elle doit respecter les référentiels techniques. Ce n’était pas simple de redéfinir les règles du jeu pour la consultation des entreprises. Le maître d’œuvre est intégré à l’entreprise, mais doit rester indépendant. En fait, sur ces lots 40 et 35, Inexia assure la conduite d’opérations et non le rôle de maître d’œuvre comme sur les lots 41 et 42. » La société d’ingénierie, filiale de la SNCF, mandataire d’un groupement avec Arcadis, est chargée ici d’assurer la maîtrise d’œuvre sur ce tronçon. Basée à Courcelles-sur-Nied, où travaillera au final une vingtaine de personnes dont un plateau technique d’une douzaine d’ingénieurs et techniciens supérieurs, elle comprend aussi une antenne près de Réding pour le contrôle extérieur, où officient les chefs de lots et adjoints chargés du suivi des marchés.
    Le visa des plans d’exécution est pour sa part basé à Paris. Pierre Nicolas connaît bien la LGV Est-européenne. Lors de la première phase, il a été chef d’un lot de génie civil sur le tronçon F. Après la mise en service de juin 2007, il a suivi quelques travaux de reprise et de finition sur la toute nouvelle LGV avant de redémarrer presque aussitôt les études de projet de son prolongement. « Sur celle-ci, il y a eu onze enquêtes publiques au total. Celle pour le défrichement de la variante de Belles-Forêts, cinq pour les bases de stockage des matériaux, quatre pour les dossiers loi sur l’eau. La onzième concerne la mise à disposition d’une carrière sur le lot 35. » Une autre tâche du maître d’œuvre consiste depuis janvier 2009 à mettre au point les dossiers de consultation des entreprises ou DCE. La réalisation du tunnel de Saverne conditionnant le planning, les lots de ce tronçon sont attribués selon une orientation est-ouest. L’ordre de service pour le dernier, le 35, sera lancé en février 2011.
     

    Michel BARBERON

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  • Un pont de 260 mètres sur le Rhône pour le T1 de Lyon

    Le nouveau pont sera réservé aux modes doux, tramway, vélos et piétons Si le prolongement du tramway T1 depuis le terminus Montrochet, au sud de Perrache (Confluence), vers la station de métro Debourg (Gerland) est dans les cartons du Sytral depuis un bon moment, il restait à connaître l’ouvrage qui permettrait à la nouvelle ligne de franchir le Rhône entre les 2e et 7e arrondissements. C’est chose faite depuis le 23 juin avec les plans dévoilés par le Sytral : un pont métallique de 260 mètres de long avec deux arcs de 150 mètres au design effilé, dû au cabinet d’architecte Alain Spielmann, un orfèvre en la matière. L’homme de l’art confie avoir été impressionné par « le Rhône majestueux, presque deux fois plus large que la Seine », et par le confluent, Rhône-Saône, « magique ». L’architecte a donc imaginé un ouvrage destiné à marquer l’identité du fleuve et la porte d’entrée de la ville, un pont en biais doté d’un ample belvédère pour profiter de la vue sur le confluent et sur le futur musée des Confluences. Particularité, le pont sera « mode doux », réservé au tramway, aux cyclistes et aux piétons. Le soin apporté au design du pont avec son mince tablier (1,5 mètre de haut) et sa double arche haute de 17,5 mètres s’inscrit dans un environnement urbain et des équipements qualitatifs. Ainsi, outre le musée des Confluences, le prolongement de la ligne T1 reliera notamment le futur siège de la région Rhône-Alpes et le pôle de loisirs de Confluence à l’Ecole normale supérieure, la Halle Tony-Garnier (concerts/expo) et plusieurs sièges d’entreprises, dont Sanofi-Pasteur, à Gerland. Le pont représente un coût de 19 millions d’euros sur un investissement total de 72 millions pour le prolongement de 2,3 kilomètres avec trois nouvelles stations. La mise en service est prévue début 2014.
     

    Claude FERRERO

  • Cinq équipes pour penser l?urbanisme à proximité des transports à Bordeaux

    Les lauréats de l’appel à projets « 50 000 logements nouveaux autour des axes de déplacements » ont été désignés le 9 juillet par Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Cinq équipes pluridisciplinaires ont été retenues autour des architectes-urbanistes : l’AUC (Djamel Klouche), Alexandre Chemetoff, Lacaton & Vassal, OMA (Rem Koolhaas) et 51 N4E (Peter Swinnen). Ces cinq équipes participeront de juillet à décembre à la procédure de dialogue compétitif décidée par la CUB. Elles sont notamment appelées à proposer une stratégie globale et à préciser leur vision du développement de l’urbanisme le long des axes de transports. Une nouvelle sélection interviendra à la fin de l’année et six lots correspondant à des contextes urbains spécifiques seront alors attribués pour une mise en œuvre opérationnelle à partir de fin décembre 2010.

  • Londres prévoit un téléphérique en vue des JO 2012

    Transport for London (TfL) a annoncé le 4 juillet son intention d’installer un téléphérique en vue des Jeux olympiques de 2012. S’il est confirmé, ce projet de 25 millions de livres, soit 30 millions d’euros, permettra à 2 500 passagers par heure de traverser la Tamise, à plus de 50 mètres de haut, entre Greenwich et les Docklands, dans l’est de Londres. Un téléphérique permettrait de relier en cinq minutes la salle de spectacle O2 Arena et le centre d’exposition ExCel, deux lieux qui abriteront des compétitions pendant les JO. « Un téléphérique financé par des fonds privés offre un moyen relativement rapide et économique d’améliorer les liaisons à travers le fleuve pour les piétons et les cyclistes tandis que les liaisons routières avanceront en parallèle », a estimé le responsable des transports de Londres Peter Hendy. Tout en précisant que des négociations sont en cours avec plusieurs partenaires potentiels et que la ville examinait plusieurs projets d’infrastructures pour traverser la Tamise à l’est.

  • La SNCB veut lancer le GPS des transports publics

    La SNCB-Holding vient de s’allier à Be-Mobile, leader du marché de la fourniture d’informations en temps réel sur la mobilité avec les conditions de circulation, pour proposer d’ici à la fin de l’année un service d’information multimodale indiquant les temps de parcours, réactualisés en permanence. Le futur produit sera accessible sur Internet, Internet mobile, smartphones, GPS, télévision numérique et sur les panneaux d’informations des autoroutes. Il sera possible de programmer un trajet multimodal et faire le meilleur choix du moyen de transports, mais aussi de hiérarchiser ce choix en le faisant dépendre de la vitesse, de la dimension environnementale et la sécurité. Avant de partir, le voyageur belge pourra donc connaître les bouchons, les accidents, les retards de trains, les places de parking disponibles et l’heure prévisible de son arrivée.

  • Malgré une régularité en berne, des bonus pour les transporteurs en Ile-de-France

    C’est paradoxal : les trains et les métros franciliens sont en retard, et pourtant la SNCF comme la RATP récolteront un bonus au titre des résultats 2009. Respectivement 2,708 et 10,320 millions d’euros. Explication : les bonnes notes sur tous les autres critères – information voyageurs, fonctionnement des équipements, accueil et vente, propreté… – compensent les mauvais résultats de la régularité (78 % sur le RER B, 90,8 % pour la ligne 13 du métro, la plus mauvaise, ou encore 77,2 % sur Transilien Paris-Nord vers Crépy, ligne K). Et ce d’autant facilement que cette dernière ne représente que 30 % du bonus-malus maximum pour la RATP et 25 % pour la SNCF. Le Stif est toutefois satisfait : comme avec la SNCF en début d’année, l’avenant au contrat 2008-2011, différenciant les heures de pointe des heures creuses a enfin été signé avec la RATP. Le changement s’applique dès 2009 et d’ailleurs, les deux transporteurs se voient taxés d’une pénalité pour offre non produite (3,52 M€ pour la RATP ; 1,61 M€ à la SNCF) sans laquelle le bonus aurait été supérieur.

  • Schneider Electric et Parkeon s?allient pour la voiture électrique

    Schneider Electric, gestionnaire du secteur de l’énergie, et Parkeon, spécialiste du stationnement et des systèmes de monétique, vont travailler main dans la main sur la recharge des véhicules électriques. Ils souhaitent en effet un système totalement intégré dans les politiques de gestion de la mobilité durable en ville. Ils ont ainsi signé un accord de collaboration le 16 juin dernier qui leur permettra de soumettre des offres communes techniques et commerciales sur des projets d’expérimentation du véhicule électrique et de solutions de charges associées, en Europe et en Amérique du Nord dès 2010. Les projets menés dans le cadre du partenariat doivent permettre aux deux industriels d’affiner leur offre commune et d’être en position de déployer, dès 2011, les infrastructures de voirie et de parking pour la charge du véhicule électrique.

  • PPP pour l’alimentation électrique du tramway de Dijon

    Le 1er juillet, le Grand Dijon doit signer un contrat de partenariat public-privé inédit pour assurer la réalisation et la maintenance des équipements électriques du tramway, ainsi que la gestion de l’approvisionnement de l’énergie requise par les deux futures lignes. Ce contrat vise à garantir une maîtrise du coût de l’énergie durant les 26 ans du partenariat pour un montant total de 176 millions d’euros. Le groupement du mandataire INEO (filiale de GDF Suez) avec FIDEPP (Fonds d’investissements et de développement des partenariats public-privé) a obtenu la délégation de l’ensemble des tâches liées à l’alimentation du tramway. Selon un communiqué du Grand Dijon du 29 juin, « cette initiative est essentielle dans un contexte de libéralisation du marché de l’électricité et de forte incertitude sur son évolution. » Dijon attend de ce contrat un gain d’environ 10 millions d’euros par rapport à un dispositif placé sous seule maîtrise d’ouvrage publique.

  • PDU 2010-2020 : Nantes se concentre sur le changement des comportements

    Sur le plan de déplacements urbains (PDU) 2010-2020, Jean-François Retière, vice-président nantais aux Déplacements veut « casser le réflexe infrastructures et faire évoluer les comportements. » Depuis le début de ses consultations, l’an dernier, sur le plan de déplacements urbains (PDU) 2010-2020, Jean-François Retière, vice-président nantais aux Déplacements est clair sur l’objectif : « Casser le réflexe infrastructures et faire évoluer les comportements. » Nantes doit déjà dépenser 147 millions d’euros rien que dans le simple entretien de ses rames de tramway, vieilles pour certaines de trente ans. L’heure n’est donc pas aux folies du porte-monnaie. D’ailleurs, le PDU 2010-2020, plus prescriptif que le dernier sur les chantiers à mener, n’affichera, faute de visibilité sur les ressources financières, que des « orientations » au-delà de 2015.
    L’élu aux Transports s’appuie sur un constat rassurant : le réseau de transport nantais « arrive davantage à maturité qu’il n’a besoin de nouvelles lignes de tram ». Doté de quatre axes de transport en site propre (trois tramways, un bus à haut niveau de service), il est « bien armé ». Bien fréquenté aussi : 117 000 voyageurs par jour pour la plus forte ligne de tramway, 26 000 pour le BHNS et au total, 115 millions de voyageurs par an, une bonne vingtaine de millions de plus en 10 ans. Mais dans la substitution de la voiture par les transports en commun, but affiché du PDU 2000-2010, l’élu reconnaît « être à mi-chemin ». L’objectif de la moitié seulement des déplacements effectués en voiture n’est atteint qu’à l’intérieur du périphérique nantais, bien en deçà des limites de l’agglomération. La dernière décennie a été celle de l’avènement de la troisième couronne, de l’étalement urbain. « Il faut bloquer les voitures au périphérique et pour cela s’organiser pour capter ces flux bien en amont », indique Jean-François Retière.
    La réponse du nouveau PDU, sur le point d’être communiqué aux maires et élus des autres collectivités, avant son adoption en octobre, repose encore sur des infrastructures : le lancement des trams-trains cette année vers Ancenis au sud-est, l’an prochain au nord vers Châteaubriant. La région est donc sollicitée pour doper l’étoile ferroviaire, en demandant aux communes d’urbaniser autour des gares. Et le département de Loire-Atlantique aussi pour contribuer à la concentration des flux sur les transports publics plutôt que sur les routes. « Nos concitoyens veulent un système de moyens de déplacements lisible. Nous avons besoin de nous coordonner », reconnaît Jean-François Retière.
    A Nantes, priorité aux bus. Dix axes de lignes de bus à fort débit, concentriques, vont être dégagés, ainsi que des radiales. « Les transports collectifs doivent être plus directs, moins tourmentés », explique Jean-François Retière. Alors que les moyens de déplacements sont grosso modo en place, le nouveau PDU vise surtout à faire évoluer les comportements. « Donnez-nous envie des transports publics ! », ont expliqué des citoyens, réunis en atelier. Le nouveau PDU va donc insister sur la visibilité et la lisibilité des moyens de déplacements, information, cheminements, jusqu’à la signalétique dans les transports publics mais aussi pour l’utilisation du vélo et de la marche à pied. Et ceci, bien au-delà du périphérique, « dans toutes les centralités de l’aire urbaine ». L’accès à ce « système de déplacements » doit être facilité par la mise en place, pour la première fois à Nantes, d’une billettique électronique pour tout ce qui est payant. Sur le mode uniquement du postpaiement.
     

    Hubert HEULOT

  • Quelles mesures financières pour développer le vélo ?

    La Fubicy a commandé une étude pour recenser et étudier les mesures financiaires prises par les collectivités et les entreprises pour encourager l?usage du vélo. De l?achat de VAE au remboursement des frais kilométriques, chacune a été évaluée La vélomobilité a le vent en poupe. Et pour encourager son développement, diverses mesures à l’initiative de collectivités locales ou d’entreprises sont apparues, qui prennent parfois la forme d’aides financières que la Fubicy (Fédération française des usagers de la bicyclette) a souhaité étudier. Elle a donc confié à la société de conseil et d’ingénierie Indiggo et à son département Altermodal, spécialisé dans les transports et les déplacements, le soin de les recenser et d’étudier leur contenu. Ces mesures ont donc été décortiquées et évaluées selon différents critères : l’expansion de la démarche, l’impact sur la pratique, l’impact psychologique et l’intérêt général de la mesure. Ce dernier critère reprenant les trois précédents et prenant en compte la portée à moyen ou long terme.
    Quatre mesures semblent se détacher à la lecture de l’étude, dont l’intérêt de chacune est qualifié de « fort » ou d’« élevé ». La première : les aides à l’achat de vélo à assistance électrique (VAE). Il s’agit ici, pour des collectivités ou des entreprises, dans le cadre d’un PDE (plan de déplacements d’entreprise), de proposer une subvention pour l’achat d’un VAE, avec des plafonds plus ou moins élevés selon les cas, variant de 150 à 400 euros – comme c’est notamment le cas à Paris. Elle a pour conséquence un achat « raisonné » – le prix du VAE étant élevé – qui entraîne une véritable utilisation. L’impact sur la pratique est donc fort (contrairement aux aides à l’achat des vélos mécaniques), l’impact psychologique aussi. Cette démarche est en pleine expansion. Autre exemple, celui du remboursement des frais kilométriques. Des expériences de ce type ont été notamment menées en Belgique sur les trajets domicile – travail. Les entreprises qui mettent en place ces indemnités – de 0,20 euro/km – peuvent les exonérer de cotisations sociales depuis avril 1999. Et l’exonération de l’indemnité vélo peut, pour un même trajet (ou une partie de ce trajet), être cumulée avec une exonération de l’intervention de l’employeur dans les frais de déplacement. La démarche n’est pas en expansion, mais elle semble avoir un impact important sur la pratique et un impact psychologique fort. Tout comme celle du remboursement des frais de location de vélo. Cette mesure est généralement mise en place par des entreprises ou des structures associatives dans le cadre d’un PDE. On la retrouve à Grenoble ou à Chambéry, où une prise en charge supplémentaire de 25 % est ajoutée à celle, obligatoire, de 50 %. Enfin, Altermodal distingue une quatrième mesure : le subventionnement des associations de promotion de la pratique du vélo. Portée par les collectivités, cette mesure a un impact psychologique fort et est en pleine expansion. Elle consiste à soutenir les associations ou à recourir aux services de professionnels dont l’activité est de développer la pratique du vélo.
     

    Marion BONNET

    Enquête consultable dans son intégralité sur www.fubicy.fr