Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Le ministre américain des Transports teste Maglev au Japon

    Ray LaHood, le ministre américain des Transports, a testé, le mardi le 11 mai au Japon, un prototype de train à sustentation magnétique, rapporte l’AFP. Le Japon, qui fabrique également les Shinkansen, est en concurrence avec la Chine, la France, l’Allemagne et d’autres pays pour remporter le contrat de fourniture de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, pour lequel Barack Obama a promis une enveloppe de 13 milliards de dollars. Ray LaHood est monté à bord du Maglev pour un parcours d’essai à 500 km/h sur les 18 km de la ligne expérimentale de Yamanashi, près du mont Fuji, à l’ouest de Tokyo. Ce train, dont le nom de code est MLX01-901A, a atteint le record du monde de vitesse en test, à 581 km/h, en décembre 2003, a indiqué la compagnie JR Central, qui exploite les Shinkansen reliant Tokyo à Osaka (Ouest). JR Central propose le Maglev pour relier Washington à Baltimore. Au Japon, elle espère le mettre en service entre Tokyo et Nagoya (Ouest) d’ici à 2027.

  • Transport for London reprend le PPP Tube Lines

    Deux ans après avoir repris le PPP (partenariat public-privé) Metronet, Transport for London (TfL), le gestionnaire des transports de Londres, a racheté le PPP Tube Lines pour 310 millions de livres Sterling (340 millions d’euros). Avec ce rachat, qui sera finalisé d’ici fin juin, le secteur public reprend le contrôle de toutes les lignes du métro londonien, dix ans après leur attribution à deux PPP, en vue d’en assurer la maintenance et la modernisation. Détenu par les entreprises Amey (gestion de services publics) et Bechtel (BTP), le PPP Tube Lines était responsable des lignes Jubilee, Northern et Piccadilly.

  • Strasbourg teste la Prius rechargeable en avant-première

    Cette Prius testée en Alsace, qui ne sera commercialisée qu?en 2012, se recharge en 90 minutes Le test, qui mobilisera pendant trois ans cent Toyota Prius hybrides rechargeables, autant d’utilisateurs en location longue durée et une infrastructure de recharge pilotée par EDF, a démarré le 26 avril à Strasbourg. Ces Prius VHR (Véhicule Hybride Rechargeable), équipées de 288 cellules lithium-ion qui peuvent se recharger sur le secteur en 90 minutes, ne seront pas commercialisées avant 2012. Trois types de bornes de recharge sont mis en œuvre dans l’agglomération, fournis par Hager-Technolia, Schneider Electric et DBT. Quand l’expérimentation strasbourgeoise atteindra son rythme de croisière, EDF promet huit bornes en voirie, 18 dans les parkings, 78 dans les entreprises et 55 au domicile des particuliers qui participeront à l’expérimentation. La participation d’EnBW, troisième acteur de l’énergie en Allemagne et basé à Karlsruhe, conférera au test un caractère transfrontalier : Toyota tient à prouver que son véhicule s’inscrit dans un environnement indépendant du distributeur d’électricité, avec une norme technique européenne unique en cours d’élaboration à l’IEC.
    Le système de recharge en place dans les parkings en ouvrages à Strasbourg met en œuvre une technologie sans contact, pour la reconnaissance du véhicule en station. Le câble fourni avec la voiture est stocké dans le coffre, disposé dans un simple sac en toile sans enrouleur. L’autonomie théorique de la Prius VHR, annoncée pour 20 kilomètres, « couvre en théorie 75 % des trajets des automobilistes français », affirme Gerald Killmann, directeur Powertrain et châssis chez Toyota Motor Europe. L’autonomie vérifiée se limite à 14 kilomètres. Le prototype, homologué à 59 grammes de rejets de CO2 par kilomètre et 2,6 litres de sans-plomb aux cent, peut rouler en 100 % électrique jusqu’à 100 kilomètres/heure. Il ne sollicite son moteur thermique qu’au-delà de cette vitesse, quand les batteries sont vides ou en cas de forte sollicitation à l’accélérateur.
     

    Olivier MIRGUET

  • La Fubicy ausculte l?économie du vélo

    Les recettes fiscales tirées du vélo seraient de 600 millions d?euros annuels et concerneraient 35 000 emplois directs Le retour sur investissement des aménagements cyclables est énorme. C’est ce qu’a expliqué Nicolas Mercat, du bureau de conseil Inddigo, à la journée d’étude de la Fubicy, le 23 avril à Strasbourg. S’appuyant sur son étude réalisée pour Atout France (l’agence de développement touristique), il a notamment indiqué qu’« en dessous de 500 m linéaires par habitant l’augmentation de la part modale du vélo est faible. Mais au-delà, chaque mètre linéaire par habitant engendre 10 % de pratique en plus ». Il a aussi mis en évidence qu’à partir d’une demi-heure de vélo par jour chaque cycliste fait faire au moins 1 000 euros d’économie au système de santé. Une demi-heure, cela peut être deux fois un quart d’heure, soit deux fois quatre kilomètres… ce qui est vraiment à la portée de presque tout le monde, sauf que pour l’heure il n’y a guère que 5 % des Français qui pratiquent chaque jour.
    Sous un autre angle, si la fabrication de vélos a largement déserté la France, avec pour corollaire un marché encore très orienté vers le bas de gamme, vente, réparations, services et tourisme restent des activités de main-d’œuvre non délocalisables. Encore un atout économique du vélo. Dans ce secteur, les recettes fiscales seraient déjà de 600 millions d’euros annuels et concerneraient 35 000 emplois directs. Le tourisme à vélo génère au moins 480 millions d’euros de recettes fiscales et a créé plus de 20 000 emplois. Si l’on additionne les emplois et les taxes et en comptant les économies réalisées en termes de santé, en pollution évitée… le rendement du vélo est de 19 pour 1. Toujours selon Nicolas Mercat, un investissement de 10 euros par an et par habitant, pendant 10 ans, permettrait à la France de quadrupler son linéaire aménagé et d’atteindre une part modale de 10 % des déplacements pour le vélo. Pour autant, la France a vingt ans de retard. A Groningue, par exemple, certes la ville la plus cyclable des Pays-Bas, c’est 60 % des trajets courts (moins de 7,5 km) qui sont faits à vélo.
    Aussi Nicolas Mercat propose-t-il aux pouvoirs publics de se fixer quelques objectifs. Par exemple que 80 % de la population se trouvent à moins de 5 km d’une voie verte, grâce à une dépense de 5 euros par an et par habitant pendant 10 ans. On atteindrait ainsi quelque 60 000 km contre 15 000 aujourd’hui. La réduction du nombre de gens qui ne font jamais de vélo (soit environ 60 % de la population) aurait également un très fort impact de santé publique. Comment faire ? S’il faut créer des aménagements spécifiques, Jean-Baptiste Rigaudy, de l’agence d’urbanisme de Bordeaux, a lui insisté sur les questions d’organisation globale de la ville. Il a d’abord avoué une certaine « gueule de bois », puisqu’à Bordeaux l’objectif de transfert de 4 % du trafic automobile vers le tramway n’a même pas été atteint. Entre les deux dernières enquêtes ménages (1998 et 2009), l’auto a perdu 4 %, mais le transport public n’en a gagné qu’un. « On n’a pas été assez coercitif avec l’auto », conclut-il. Quant au vélo, il est resté à 3 %, alors même que son image est devenue bien plus favorable. Pour Jean-Baptiste Rigaudy, si la révolution du vélo n’a pas eu lieu, c’est que le vrai combat n’a pas été mené. Pour lui, ce combat est double : il est d’abord contre la concurrence que se font vélo et stationnement. Le stationnement prend de la place, a justifié de nombreux sens interdits et, tout aussi important à ses yeux, il rend inconfortable la circulation à vélo, entre des voitures qui roulent et des portières qui menacent de s’ouvrir. Le deuxième combat, il est à mener contre la vitesse des véhicules.
    La CUB s’est fixé d’atteindre une part modale du vélo de 15 %, selon la charte de Bruxelles signée par le maire. Pour y arriver, il faudra rendre le vélo compétitif, seul ou en intermodalité : faire qu’il soit plus pratique d’aller à vélo qu’autrement. Renforcer les microcentralités, créer un maximum de mixité de proximité, « faire du renouvellement urbain sur la ville étalée ». Et créer des quartiers apaisés autour de chaque station de TC, favorisant ainsi le rabattement à vélo, ou créer des voies vertes avant même les bâtiments, comme la ville s’est engagée à le faire dans le cadre du projet EcoCité. Certes, le centre-ville de Bordeaux a été réaménagé, mais il ne représente que 10 % de la population, et d’ailleurs, dans ce centre, le vélo fait 8 % des déplacements. Mais ailleurs le tramway cohabite avec des phasages de feux optimisés pour la fluidité automobile… « Le vélo ne pourra se développer en ville que si l’auto perd de la place », a conclu Alain Jund, adjoint à l’urbanisme de Strasbourg et conseiller communautaire délégué au vélo. Il a aussi expliqué que si sa ville était mieux qu’à l’Ouest, elle était très en retard par rapport à l’autre côté du Rhin…
     

    Isabelle LESENS

    Spécial économie du vélo, 526 pages, octobre 2009. 20 euros en version électronique, sur www.atout-france.fr

  • Nouveaux carottages pour la seconde ligne du métro de Rennes

    Le sous-sol rennais est à nouveau analysé pour la construction de la deuxième ligne de métro Ces 70 sondages, prévus d’avril à juillet, font suite à une première campagne de 140 sondages effectués en 2008 pour compléter les connaissances sur la composition géologique du terrain. Quatre ou cinq machines travaillent simultanément à des profondeurs allant de 12 à 50 m. Le tiers des sondages sont carottés, c’est-à-dire qu’une machine prélève un cylindre de terre en plusieurs morceaux. Ces carottes sont envoyées en laboratoire pour mesurer leurs caractéristiques (plasticité, résistance) et leur composition. Les autres sondages (pressiométriques) visent à évaluer la résistance mécanique du terrain. A l’issue des interventions, les trous sont soit rebouchés, soit équipés de piézomètres qui permettent de mesurer l’évolution du niveau des nappes phréatiques. Ces opérations pilotées par la Société d’économie mixte des transports collectifs de l’agglomération rennaise (Semtcar) visent à éviter les mauvaises surprises rencontrées lors de la construction de la ligne A entrée en service en 2002 : les affaissements du sol avaient entraîné la fissuration de plusieurs habitations. En fonction des résultats, de nouveaux sondages seront effectués en 2012, avant le démarrage des travaux prévu en 2013. D’un coût de 1 029 millions d’euros, la ligne B, longue de 12,7 km, orientée est-ouest, devrait être mise en service en 2018 pour transporter 127 000 personnes par jour.
     

    Sylvie LUNEAU

  • Un projet de vélo électrique pliant à Saint-Brieuc

    Veland (nom commercial de Westerman), qui commercialise en France des vélos électriques, travaille sur un projet innovant de vélo électrique pliable. « D’ici deux à trois mois, nous aurons un premier prototype », déclare Edouard Boussenot, fondateur de Veland. Le second permettra d’obtenir la certification pour une commercialisation prévue début 2011. D’un prix avoisinant les 1 500 euros, le vélo devrait peser moins de 15 kg. Le Veland est actuellement fabriqué à l’étranger, mais l’entreprise souhaite rapatrier sa fabrication en Bretagne, à Trégueux, où elle développe un bureau d’études sur les aspects innovants. Le siège, en charge de la commercialisation, est basé à Boulogne-Billancourt. Soutenu par Saint-Brieuc agglomération, qui a initié l’appel à projets Energie 2009, remporté par Veland, l’investissement nécessaire à ce projet représente 64 000 euros. Trois showrooms devraient voir également le jour en Bretagne, en Ile-de-France et dans la région Centre.

  • Transpole propose un sixième point de location vélos à Armentières

    Depuis le 3 mai, les passagers qui transitent par le pôle d’échanges d’Armentières peuvent louer des bicyclettes à petit prix. Un euro pour une journée, deux euros pour un week-end (3 jours) et 15 euros pour une semaine. Ce dernier tarif étant d’ailleurs ramené à 11 euros pour les titulaires d’un titre de transport Transpole en cours de validité (abonnés, ticket unitaire validé au composteur de Vélopole ou en correspondance). Les vélos proposés sont des VTT et des VTC pour adultes ou enfants ; des casques, sièges bébés ou porte-bagages sont également disponibles. Quant à la restitution du vélo, il peut se faire dans n’importe lequel des six Vélopole répartis sur l’agglomération lilloise. Ce service de location, qui était déjà en place dans les autres Vélopole, s’ajoute à celui de gardiennage gratuit pour les vélos personnels des clients Transpole et TER.

  • Le vélo également impacté par la crise

    Alors qu’on observe en 2009 une consommation du vélo en chute de 12 % à l’échelle mondiale, la France s’en sort plutôt bien. Malgré un chiffre d’affaires de plus de 1,3 milliard d’euros (composé des ventes de vélos ainsi que celles d’équipements et d’accessoires pour cycles) elle accuse tout de même une chute de 4,5 % par rapport à 2008. Néanmoins, le Conseil national des professions du cycle (CNPC), qui a publié ces chiffres, précise qu’en comparaison avec d’autres grands consommateurs de cycles comme le Japon ou l’Allemagne, la France a mieux résisté à la crise. Elle confirme d’ailleurs sa quatrième place de consommateur mondial de cycles, derrière le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Parmi les familles de cycles qui se portent bien, les VTT enfants, qui affichent une augmentation des ventes de 11 %. Autre tendance de ces chiffres 2009 : ils confirment le retour du vélo comme instrument de mobilité. Les ventes de vélos de ville ont augmenté de 7 % malgré un contexte économique défavorable. A noter également une spectaculaire avancée des vélos à assistance électrique (VAE). Effet de mode et subventions de certaines collectivités ont contribué à faire passer les ventes de VAE de 15 300 en 2008 à 23 700 l’année dernière. Néanmoins, certains – comme le président de la Fubicy, Christophe Raverdy – déplorent que ces incitations à l’achat ne soient pas plus souvent proposées pour l’acquisition de vélos « classiques », comme le fait notamment la ville de Colmar.

  • Avec SJ, DB Regio remporte un nouveau contrat en Suède

    Le 26 avril, DB Regio a remporté son deuxième contrat en Suède. Mais après son premier succès hors d’Allemagne, à l’automne dernier, l’opérateur allemand s’est cette fois allié à l’opérateur « historique » suédois SJ pour mettre sur pied une filiale commune, dont l’offre se situait à 5 millions d’euros par an en dessous des propositions de Veolia et de Tågkompaniet. Nommée Botniatåg, cette coentreprise exploitera jusqu’en août 2016 les trains régionaux du Norrland (partie nord de la Suède) pour le compte la nouvelle autorité organisatrice Norrtåg. Après une desserte Örnsköldsvik – Umeå en « avant-première », via la ligne nouvelle Botniabanan, dès le 30 août prochain, Botniatåg reprendra l’essentiel des trains régionaux dans le nord de la Suède en août 2011, avec des options vers la Norvège (Narvik, Trondheim) et la frontière finlandaise (Haparanda). Actuellement desservies par des trains de nuit, certaines lignes du Norrland retrouveront ainsi des trains de jour pour la première fois depuis un quart de siècle.

  • 500 taxis électriques en circulation à Pékin

    Environ 500 taxis électriques seront mis en service dans la capitale chinoise d’ici fin 2010, a annoncé le samedi 23 avril le constructeur automobile Beiqi Foton Motor, cité par Chine nouvelle. Le modèle électrique Midi pourra rouler 200 km après une charge complète, a expliqué Zhao Jingguang, porte-parole de la compagnie, lors de l’Exposition internationale automobile de Beijing 2010. Les voitures fonctionnant aux nouvelles énergies représenteront 30 % de la production de la compagnie dans le futur, a-t-il fait savoir, sans donner de date précise. Beiqi Foton a vendu 588 500 véhicules commerciaux en 2009, en hausse de 44,97 %, indiquent les chiffres de l’Association chinoise des constructeurs automobiles. L’Exposition internationale automobile de Beijing 2010, qui se déroule du 23 avril au 2 mai, a attiré 2 100 constructeurs automobiles de 16 pays et régions.