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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Les travaux du plan de transport public commenceront en 2011 au Bahreïn
Selon le Gulf Daily News, le royaume de Bahreïn a présélectionné une liste de dix consultants pour les études de faisabilité du plan de transport public. Ce plan de 7,9 milliards de dollars, qui comporte métro léger, monorail, trams et bus, doit être entièrement réalisé en 2030. La ligne ferroviaire reliant l’aéroport international à la ville doit être prête en 2014. Les travaux doivent commencer l’an prochain.
Cinq milliards pour les gares multiservices de demain
Gares et Connexions va consacrer 4,5 à 5 milliards d?euros sur dix ans à l?invention des grandes gares de demain. Multimodales et véritables villes dans les villes, elles devront aussi offrir aux voyageurs une concentration de services « Réinventer les gares du XXIe siècle pour accompagner la révolution des nouvelles mobilités. » C’est avec cette jolie phrase que Sophie Boissard, la directrice générale de Gares & Connexions, résume la « feuille de route » pour les cinq à dix prochaines années. Presque un an jour pour jour après la création de cette branche de la SNCF, elle présentait le 13 avril orientations et projets pour 2010.
« On vit sur un modèle conçu au XIXe siècle, justifie-t-elle. Il s’est adapté cahin-caha, mais il arrive au bout de ce qu’il peut faire. » Une gare contemporaine doit pouvoir accueillir vélos et autos en libre-service, taxis, autocars et autres tramways… bref, elle doit devenir un pôle multimodal. Or, un nombre croissant de gares subissent une explosion des flux. Les gares parisiennes, mais aussi la gare lyonnaise de la Part-Dieu, qui accueille trois fois plus de monde que ce pour quoi elle a été conçue, en sont des exemples criants. Avec déjà 2 milliards de voyageurs par an – sachant que 70 % de ces flux sont concentrés dans quelque 300 gares – et une hausse moyenne de fréquentation estimée à 2 % par an jusqu’en 2020, dont 6 % pour la branche Proximités, il est urgent d’anticiper !
L’esprit général ? Faire ce qu’il faut pour qu’on n’ait plus le sentiment de perdre son temps en gare. Pour que « ce temps contraint, subi, devienne un temps riche », poursuit Sophie Boissard. D’où la réflexion sur « une colonne vertébrale des services dont a besoin le voyageur moderne, tout en respectant l’esprit du lieu qui, contrairement aux aéroports, est profondément ancré dans la ville ». Des propos proches de ceux de la sénatrice Fabienne Keller, qui l’an dernier avait remis un rapport au gouvernement où il était question de gares “villes dans la ville”. Gares et Connexions a donc sélectionné un échantillon de services à proposer rapidement.
La promesse : « modifier radicalement la physionomie d’une centaine de sites structurants pour le réseau dans les dix ans ». Pour ces gares « multiservicielles », adaptées à « toutes les mobilités du ferroviaire à l’individuel ou semi-collectif », la SNCF prévoit une enveloppe de 4,5 à 5 milliards. Ce qui inclut aussi une série de rafraîchissements nécessaires dans des gares de moindre importance.
A 350 millions, son programme d’investissement 2010 est pratiquement dans les clous. « Le scénario est finançable », affirme la directrice générale. Côté recettes, Gares et Connexions compte en effet sur les redevances de transporteurs (70 % du chiffre d’affaires), en hausse de 2 % par an, et sur les activités non ferroviaires (30 %), pour lesquelles on table sur un doublement.
Réalisations récentes, les gares de Dijon-Ville, Caen, Le Mans, Ermont-Eaubonne ou… Wuhan en Chine, inaugurée en 2009, sont citées en exemple de la nouvelle philosophie, qui s’applique bien sûr aux créations comme à Belfort et Besançon pour la LGV Rhin-Rhône. Parmi les projets à court terme : Saint-Lazare (2012), Massy (2010), la gare de Lyon à Paris (2015) ou encore Mumbai… en Inde (2013) sont emblématiques. Et les projets à plus long terme foisonnent : Nantes, Grenoble, Bordeaux-Saint-Jean, Austerlitz…
« A chaque fois, c’est un laboratoire, raconte Jean-Marie Duthilleul, le PDG du groupe Arep. La préparation est spécifique, même si elle est porteuse de principes généraux, comme le fait que dans le quartier de gare le piéton doit être le roi. » Un principe d’ailleurs plus simple à imposer quand on est en plus partie prenante au réaménagement du quartier, à l’instar de ce qui se fera à Austerlitz, où l’Arep travaille avec l’architecte Jean Nouvel et avec la Semapa sur la ZAC Paris-Rive gauche.
A chaque fois, il faut agir en partenariat et la SNCF appliquera les conseils de Fabienne Keller : constitution de structures ad hoc (GIE, associations…) pour les sites complexes et création d’une nouvelle fonction de directeur de gare. « Dans une quarantaine de grands périmètres, c’est un responsable unique de la gestion de gare qui coordonnera les équipes », détaille Sophie Boissard.
Et il y a déjà deux urgences à gérer : l’invasion des vélos et l’arrivée annoncée des voitures électriques. « Le vélo, quand ça prend, c’est phénoménal, s’exclame-t-elle. A Strasbourg, les 1 000 places du parvis sont saturées. » Les restructurations de gares devront prévoir de nouvelles solutions de stationnement deux-roues. Quant au véhicule électrique, il faudra lui proposer des prises de rechargement. Au programme, 50 parkings à équiper. Avec, dans tous les cas d’offre nouvelle, une règle absolue : la démarche de laboratoire qui permet d’éviter une diversification tous azimuts, et d’en vérifier l’équilibre économique. Puisque en aucun cas les gares « ne doivent devenir des centres de coûts supplémentaires ».
Cécile NANGERONI
Brest élargit son offre pour les personnes à mobilité réduite
Ce nouveau service, baptisé Accemo, s?étend sur Brest ainsi que sur les sept communes de l?agglomération Brest Métropole océane (BMO) et Keolis viennent de mettre en place un nouveau service de transport des personnes à mobilité réduite. Baptisé Accemo, pour accessibilité et métropole océane, ce service s’étend sur Brest et les sept communes de l’agglomération. Il s’adresse aux personnes ayant un taux de handicap supérieur ou égal à 80 % et qui ne peuvent pas prendre le bus seules ou accompagnées. Le service, disponible sur inscription uniquement, est désormais ouvert sept jours sur sept. L’ancienne formule ne fonctionnait pas en soirée ni le dimanche. « Aujourd’hui, tous les dimanches sont complets et nos clients apprécient de pouvoir se rendre aux matchs de foot, basket, aux spectacles du Quartz, ou encore profiter du Printemps du cinéma », se réjouit Anne Samek, responsable communication de Keolis Brest.
En 2009, l’ancien service de transport des personnes à mobilité réduite comptait 150 inscrits pour environ 14 000 voyages sur 144 000 km. L’objectif kilométrique pour 2010 est d’atteindre 198 000 km. Outre le téléphone, un site Internet dédié (www.accemo.fr) permet de réserver son voyage en ligne. Les tarifs sont identiques à ceux du réseau Bibus, il n’y a pas de surcoût pour ce service. Deux nouveaux minibus spécialement équipés ont été achetés par Brest Métropole océane afin de renouveler le parc et d’offrir des véhicules récents de bon confort aux clients ; deux autres véhicules sont attendus avant l’été.
Sylvie LUNEAU
Le Mantois expérimentera l?échange de batteries
Recharger rapidement un véhicule, c?est bien. Echanger la batterie en un temps record, c?est mieux. A Mantes-la-Jolie, une centaine de véhicules seront expérimentés et pourront être rechargés sur la voie publique Recharger rapidement un véhicule, c’est bien. Echanger la batterie en un temps record comme on fait le plein, c’est mieux ! Cela permettrait d’envisager de très longs trajets en véhicule électrique. Premier impératif : standardiser les batteries et pour l’instant, on en est très loin. Qu’importe, il faut déjà tester la fiabilité du système. Dans le cadre du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques), le territoire du Mantois va prochainement se lancer et le fonds démonstrateur de l’Ademe apporte 6,5 millions d’euros à l’opération. Parmi les partenaires, outre Renault-Nissan, EDF, et Schneider Electrique, l’américain Better Place, qui inaugure une station d’échange de batterie à Tokyo le 23 avril, juste avant de déployer son offre en Israël.
A Mantes-la-Jolie (Yvelines), une centaine de véhicules seront expérimentés. Comme dans les agglomérations signataires de la charte, ils pourront être rechargés sur la voie publique. Mais ils testeront aussi le concept et l’offre commerciale Better Place. Un avantage certain : dissocier la propriété du véhicule de celle de la batterie permet de vendre les voitures moins chères – mais avec un contrat mensuel pour la batterie – et avec le bonus de 5 000 euros les constructeurs espèrent proposer des tarifs identiques aux véhicules thermiques.
Cécile NANGERONI
Le pont Confluences d’Angers : pour tramway, deux-roues et piétons uniquement
Destiné au tram, aux cyclistes et aux piétons, le nouveau pont enjambe non seulement la Maine, mais aussi la voie sur berges d?Angers Le pont permettant au tram de franchir la Maine aurait pu être construit au niveau de la chaussée ; et c’est ainsi qu’il apparaît sur les documents de 2005 décrivant le tracé. Pour ce faire, il aurait fallu couper le flux des véhicules empruntant la voie sur berges (RD 323). Mais comme cette dernière conservera son caractère quasi autoroutier, du moins pour un temps encore, le pont du tram a dû l’enjamber aussi. Ainsi, l’ouvrage qui a pris forme au cours de ces derniers mois présente un tablier de 271 m de long qui culmine au-dessus de la voie sur berges, alors que son arc est centré sur le lit de la Maine, qui fait ici 160 m de large.
Cet impact visuel du huitième pont d’Angers a été étudié en tenant compte des sept autres, datant de toutes les époques. Nommé « pont Confluences » en décembre 2009, suite à un concours ouvert au public, il se situe dans un espace intermédiaire, à quelques centaines de mètres du centre-ville, mais dans une zone appelée à s’urbaniser dans les prochaines années. C’est pourquoi la construction du pont ne se limite pas à l’ouvrage d’art : rive gauche (côté est), un rond-point sera aménagé entre le cinéma et la voie sur berges, alors qu’entre cette dernière et la Maine, les berges proprement dites seront « toilettées » et rendues accessibles via le pont par un escalier. Et rive droite, la promenade déjà en place bénéficie d’un embellissement.
Dédié au tram, dont les deux voies seront implantées dans l’axe, le nouveau pont de 17 m de large accueillera aussi les deux-roues sur une piste cyclable de 3 m de large côté amont (nord) et les piétons sur une emprise de 3 m de large côté aval, avec une vue imprenable sur le centre-ville. Implanté dans l’axe de l’avenue de la Constitution, cet ouvrage offre également une perspective inédite sur la chapelle du CHU voisin. Outre les modes doux, cet ouvrage peut être emprunté par des véhicules routiers en cas d’urgence, par exemple pour gagner le CHU.
L’architecte du pont, Thomas Lavigne, fait partie d’un cabinet d’architectes spécialisé en ouvrages d’art qui réalise ici son troisième pont sur la Maine à Angers. Avant de choisir l’arc, plus élégant selon lui, et mieux adapté à l’échelle du site, il a dû étudier différentes solutions (pont suspendu classique, haubans autour d’un pylône, grand bow-string…), toujours avec une contrainte : pas de piles en rivière et un gabarit de navigation à respecter dégageant 13,66 m en hauteur. Il a également fallu tenir compte de la charge du pont au passage des tramways (jusqu’à 60 t par rame en pleine charge et un maximum de 10,72 t/essieu), mais aussi des éventuels véhicules routiers, des risques de chocs fluviaux… et des aléas sismiques (désormais « faibles », alors qu’ils étaient auparavant classés « zéro »). En tant que sous-traitant de Baudin Châteauneuf, spécialiste du pont métallique et du génie civil, SNCF Igoa a assuré les calculs nécessaires par éléments finis en 3D, avec la méthode des plaques, mais aussi en filaire. Deux ingénieurs ont été mobilisés pendant un mois par ces calculs difficiles, qui ont nécessité 200 000 éléments.
Rapidement, l’acier, plus fin que le béton, a été préféré, d’autant qu’il est plus léger, qu’il nécessite des travaux moins importants et qu’il est plus résistant en compression. Mais le béton y reste indispensable, ne serait-ce que pour les béquilles réalisées par ETPO béton. Les travaux préliminaires à la pose de ces béquilles de béton sur les berges n’ont pas été sans problème, à cause de fortes variations de la nature du sous-sol d’une rive à l’autre avant d’atteindre du schiste sain, plus dur. L’installation du tablier a nécessité la pose de quatre palées provisoires métalliques dans le lit de la Maine afin d’effectuer un poussage en cinq cycles, à chaque fois que 50 m supplémentaires étaient assemblés à partir d’éléments réalisés en atelier. Une fois le tablier en place et mis à sa hauteur définitive et l’arc installé (3 paires d’éléments), le transfert de charge a pu être réalisé : les suspentes ont été mises sous tension le 31 mars. Ne reste plus qu’à enlever les palées !
Ce pont se caractérise par son caisson étanche (mais possible à visiter) sous le tablier : pas d’oxygène, pas d’oxydation ! Les conduites passeront dans les corniches et la ligne aérienne de contact sera le plus possible intégrée dans le pont, avec le moins de poteaux possible, alors que la voie du tramway sera équipée d’appareils de dilatation. L’aspect éclairage n’a pas été négligé sur le pont, qui sera mis en valeur par des diodes vertes et des spots.
Patrick LAVALPlan voiture électrique : les villes vont payer
Le gouvernement veut convertir les citadins à la voiture électrique. Douze grandes villes, deux constructeurs et une dizaine de grandes entreprises ont signé le projet. Le financement reste à l?état d?ébauche Jean Louis Borloo, ministre l’Ecologie et de l’Energie et Christian Estrosi, ministre de l’Industrie et de l’emploi ont exposé le 13 avril les grandes lignes de la charte « pour le développement des véhicules électriques et hybrides », signée le jour même, entre l’Etat, les collectivités territoriales et les entreprises. Un programme qui tient en trois points : création d’infrastructures sur tout le territoire pour accueillir et alimenter des véhicules électriques, renforcer l’industrie française des batteries, stimuler la production de voitures électriques. Mais le plan de financement de cet ambitieux programme destiné à faire passer la France à l’ère de la mobilité électrique apparaît relativement flou.
Interrogé sur la part exacte de financement qui reviendrait à chacun des signataires, Jean-Louis Borloo précise : « L’infrastructure de recharge ne va pas coûter très cher. Pour les collectivités territoriales, les villes, la participation financière de l’Etat se fera au titre du grand emprunt. Pour le reste, chacun se débrouille. Le financement est à la charge des opérateurs privés, c’est-à-dire les enseignes de la grande distribution, les sociétés d’autoroutes, les parkings. Ils y ont intérêt. » Mais du coût global de la charte, le ministre ne souffle mot. Une douzaine d’agglomérations (dont Paris, Strasbourg, Rouen, Rennes, Bordeaux, Nice, Orléans) se sont engagées à déployer une infrastructure de recharge accessible au public. Un investissement que Christian Estrosi a chiffré à « 200 millions d’euros par an ». Sur la base d’un objectif de parc de 2 millions de véhicules électriques, à l’horizon 2020. Entre 2012 et 2015, le nombre de bornes de recharge déployées sur la voie publique et les parkings devrait passer de 18 750 prises à 75 000 prises. EDF doit piloter le travail sur les bornes de recharge et le renforcement du réseau.
Quant aux entreprises – parmi lesquelles on retrouve Eiffage, France Télécom, La Poste, EDF, Vinci, RATP, SNCF, Veolia –, elles se regroupent pour passer une première commande de 50 000 véhicules électriques dotés d’une autonomie d’au moins 150 km. On n’y est pas encore, la voiture électrique de Peugeot affiche 130 km d’autonomie. Renault, PSA et Heuliez ont, à cette occasion, présenté leurs véhicules respectifs dans la cour du ministère. Ces nouveaux modèles seront commercialisés au plus tôt en 2011. Tout acheteur d’une voiture électrique bénéficiera du versement par l’Etat d’une prime de 5 000 euros. Ayoul Grouvel, responsable de la commercialisation des véhicules électriques chez PSA, indique que le ticket d’entrée « pour un particulier en ville se chiffrerait à 500 euros par mois, tout compris (usage, assurance, entretien), via un forfait mobilité ».
Gilles NAUDY
Faiveley fournira les systèmes de portes et de freinage du Régiolis
Le 16 avril, Faiveley Transport a annoncé avoir remporté la fourniture des systèmes de portes et de freinage des futurs trains régionaux Régiolis, dont un maximum de 1 000 éléments pourraient être commandés à Alstom si toutes les options sont levées. Les équipements de freinage comprendront le système de compression d’air Buran, le dispositif de contrôle de freins IBU, des cylindres de freins compacts, des disques montés sur roues et des patins magnétiques. Faiveley Transport fournira également les portes d’accès voyageurs, des marchepieds mobiles et des rampes d’accès pour personne à mobilité réduite. Pour ce projet, cinq sites de l’équipementier seront mis à contribution : Amiens et Saint-Pierre-des-Corps en France, ainsi que Piossasco (Italie), Tarragone (Espagne) et Witten (Allemagne).
Laval passe au vélo toutes saisons
Après avoir proposé pendant 4 ans un service de location saisonnière, Laval va passer à un véritable système de vélos en libre service Avec ses 50 000 habitants (100 000 pour l’agglomération), Laval se décrit comme « la plus petite ville de France à se doter d’un système de vélos en libre service ». Françoise Ergan, l’adjointe au maire de Laval, en charge des déplacements dans l’agglomération, vient d’en donner les détails, en relançant pour la quatrième année le service saisonnier, comme chaque fois à l’arrivée des beaux jours. « Nous allons passer de 61 vélos accessibles à la location en journée, d’avril à octobre, en cinq endroits dans la ville qui font office de lieux de stockage, à un système d’une centaine de bicyclettes disponibles à toute heure du jour et de la nuit dans une dizaine de stations, aux mêmes prix de 1 euro la demi-journée, 2 euros la journée, 5 euros le week-end, avec des formules d’abonnement et la gratuité pour ceux qui ont déjà une carte de bus », explique-t-elle. Le lancement se fera à la mi-septembre, au moment de la semaine de la mobilité. Ces vélos en libre service, comme leurs prédécesseurs, seront gérés par le réseau de bus (les Transports urbains lavallois) actuellement opéré par Keolis. Ils font partie de la nouvelle délégation de service public en vigueur depuis le 1er janvier, que Keolis a de nouveau remportée. « Nous trouvions le vélo en libre service très cher au début des discussions. Nous avons négocié », explique Françoise Ergan. Le service saisonnier était facturé 20 000 euros par saison. Le libre-service va être mis en place pour 500 000 euros. La ville est propriétaire des vélos, comme elle l’est des bus. La facture du fonctionnement a été fixée à 160 000 euros. « Ce qui est beaucoup moins que les habituels 3 000 à 4 000 euros annuels par vélo », précise l’élue. Mais Laval s’est engagée sur un niveau de réparation minime. Elle se fonde sur l’expérience des quatre années de service saisonnier où il n’y a pas eu un seul vol, pas de véritable dégradation de matériel, pour un rythme de 1 000 locations dans les six mois l’an dernier. « Nous paierons davantage si la situation se dégrade au-delà d’un certain stade. Mais nous prendrons alors les habitants à témoin », indique Françoise Ergan. Les dix stations seront dotées d’un terminal à carte bancaire pour les visiteurs occasionnels. Leur positionnement n’est pas encore tout à fait arrêté. Le principe étant qu’elles se trouvent à proximité des stations de bus pour favoriser l’intermodalité. « L’opérateur maîtrise les deux moyens de transport. Il a la responsabilité de bien les faire fonctionner ensemble », poursuit-elle. De la même façon, 19 stationnements pour vélos dans l’agglomération (11 à Laval, 1 dans chacune des autres communes) vont être aménagés d’ici septembre. Chacun de cinq arceaux, donc pour 10 vélos. Ils seront installés près des parkings-relais ou des lignes de bus, de manière à inciter au maximum le public à ne pas utiliser sa voiture dans le centre de Laval. Rapidement, leur nombre devrait passer à trente. Cela selon l’engouement des Lavallois pour la petite reine.
Hubert HEULOT
C?est parti pour l?électrique à grande échelle en Irlande
L’accord de partenariat, signé le 12 avril par le gouvernement irlandais, l’alliance Renault-Nissan et la compagnie d’électricité ESB, va faire de l’Irlande l’un des pays européens les plus avancés en matière de véhicules électriques. Il porte sur la fourniture de véhicules par Renault-Nissan, la mise en place par ESB d’une infrastructure nationale de recharge et sur la politique et les mesures incitatives que le gouvernement mettra en œuvre. Celui-ci va en effet proposer un bonus de 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique et l’exempter de taxe d’immatriculation. Son objectif : que 10 % du parc irlandais soit électrique d’ici 2020. Nissan commercialisera son modèle Leaf dès le début 2011, tandis que Renault proposera son Kangoo ZE quelques mois plus tard et quelques centaines de son prototype de berline Fluence ZE fin 2011. Côté infrastructures, ESB devrait installer d’ici fin 2011, 3 500 points de charge ainsi que trente stations de charge rapide, dont neuf devraient même être opérationnelles dès fin 2010.
Les vélos JCDecaux repérables sur iPhone
Le numéro un mondial des vélos en libre service vient de lancer son application « AllBikesNow ». Celle-ci fonctionne sur iPhone et permet de repérer, grâce à un système de cartographie et de géolocalisation, où sont les vélos disponibles, les places libres pour restituer son vélo, la station la plus proche ou encore l’état du compte de l’utilisateur… Elle est disponible pour les vélos en libre service gérés par JCDecaux, soit 18 villes dont 13 en France. Cette application, développée avec la société Zenexity, a notamment reçu le label Proxima Mobile du secrétariat général d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique.