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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
Idom remporte les études de la LGV en Pologne
Un consortium créé par l’espagnol Ingenieria Idom a remporté l’appel d’offres sur une étude de faisabilité pour la construction de la première ligne de train à grande vitesse en Pologne, a annoncé jeudi 15 avril la compagnie PKP, citée par l’AFP. Une déception pour Systra, qui était bien placé dans la compétition. Cette étude de 49 millions de zlotys (12,7 millions d’euros) porte sur la construction d’une ligne ferroviaire en Y reliant Varsovie à Lodz (centre), puis à c (ouest) et à Wroclaw (sud-ouest), d’une longueur totale d’environ 450 km. La ligne doit permettre aux trains de rouler à 350 km/h. Sa mise en service est prévue en 2020 et son coût, estimé à 26 milliards de zlotys (6,75 milliards d’euros).
Les vice-présidents communistes aux transports soutiennent les cheminots en grève
Dans un communiqué commun, les 11 vice-présidents communistes chargés des transports dans les conseils régionaux soutiennent « les cheminots en lutte pour le maintien et le développement du service public ». Ils s’inquiètent de « la dégradation des conditions de transport des usagers (trains annulés, retards fréquents…) », due « au manque de moyens humains et matériels de la SNCF ». Ce communiqué est signé par Luc Bourduge (Auvergne, nouveau vice-président), Jean-Paul Pinaud (Bourgogne, nouveau vice-président), Gérard Lahellec (Bretagne, reconduit), Jean-Michel Bodin (Centre, reconduit), Pierre Mathieu (Champagne-Ardenne, reconduit), Patrick Hatzig (Lorraine, reconduit), Charles Marziani (Midi-Pyrénées, reconduit), Pierre Mouraret (Basse-Normandie, reconduit), Noël Levillain (Haute-Normandie, nouveau vice-président), Gilles Bontemps (Pays de la Loire, nouveau vice-président), Daniel Beurdeley (Picardie, reconduit).
Mise en service de la ligne rouge à Dubaï reportée à octobre
Après l’inauguration des premières stations, le 9 septembre 2009, et à la suite d’un premier report, la ligne rouge du métro de Dubaï devait être intégralement mise en service le 30 avril. Sept stations seulement ouvriront à cette date, et les 11 stations restantes ne seront desservies qu’en octobre, a annoncé le mardi 13 avril un responsable de Roads and Transport Authority (RTA), l’autorité organisatrice des transports de Dubaï, cité par Arabian Business. Soit plus d’un an après la date prévue.
Ecomobilité Partenaires entre au capital de Phitech
Le fonds d’investissements de la SNCF, Ecomobilité Partenaires a pris 25 % du capital de Phitech, concepteur et fournisseur d’une solution complète pour l’information et le guidage des personnes déficientes visuelles, utilisable dans les transports en commun et les bâtiments recevant du public. Cela permettra à l’entreprise de renforcer ses équipes commerciales, de pérenniser ses programmes de recherche et de développement et d’accéder à une visibilité nationale.
JCDecaux va installer des vélos en libre service à Valence en Espagne
JCDecaux a annoncé le 7 avril avoir gagné le contrat de mobilier urbain et de vélos en libre service de la ville de Valence (3e ville d’Espagne, avec 800 000 habitants), pour une durée de 20 ans. JCDecaux opère depuis 16 ans à Valence. Dans le cadre du nouveau contrat, le groupe va équiper Valence de 2 750 vélos en libre service et de 275 stations. Selon le groupe français, Valence est la cinquième ville espagnole, après Gijón, Cordoue, Séville et Santander, à choisir le service de vélos en libre service de JCDecaux.
Vinci candidat pressenti pour la concession de la LGV SEA
Trois ans après l?avis d?appel public à candidatures, RFF a annoncé avoir sélectionné le groupement Lisea mené par Vinci pour la construction et l?exploitation de la LGV Tours – Bordeaux Trois ans après l’avis d’appel public à candidatures, RFF a annoncé le 30 mars avoir sélectionné le groupement Lisea mené par Vinci, l’un des trois candidats aux côtés de Bouygues et d’Eiffage, pour la construction et l’exploitation de la LGV Tours – Bordeaux. Une bonne nouvelle alors que la crise financière est passée par là et que certains observateurs commençaient à douter de l’opportunité d’avoir recours au partenariat public-privé (PPP) pour les projets d’infrastructures ferroviaires !
Aux côtés de Vinci : la filiale de la Caisse des dépôts CDC Infrastructures et le fonds AXA Private Equity, un consortium qui s’appuie aussi sur Egis et Enexia pour l’ingénierie. Si le calendrier est respecté – on vise une mise en service fin 2016 –, il aura tout de même fallu plus de 20 ans pour faire aboutir ce projet visant à mettre Bordeaux à 2 heures 5 de la capitale (contre 3 heures actuellement). Mais « il s’agit d’un des plus gros PPP d’infrastructure au monde, ainsi que l’un des plus gros chantiers de génie civil avec 50 millions de mètres cubes de terrassements », insiste Pierre-Denis Coux, directeur du projet de LGV Sud-Europe Atlantique à RFF.
Le choix se porte donc sur Vinci pour assurer la conception, la construction, l’entretien, l’exploitation et le financement du projet. Après une analyse multicritères qui a porté sur la solidité financière, le montant des concours publics demandés, la qualité technique et les engagements en faveur du développement durable. En tout, plus de 220 questions posées aux candidats ! Il reste à finaliser les dernières clauses de cette concession de 50 ans dont 44 pour l’exploitation. Il s’agit d’un chantier de 7,2 milliards d’euros (mais de plus de 8 milliards en incluant les frais financiers « intercalaires » durant la phase travaux) pour construire 340 km de ligne nouvelle.
Le concédant est satisfait « On est proche de l’estimation initiale à 8 % près et la prise de risque par le privé est de l’ordre de 2 milliards », assure Pierre-Denis Coux. « Nous n’aurons pas à appeler plus de 3,6 milliards d’euros de financements publics », se réjouit Jean-Marc Delion, directeur général délégué, pôle développement et investissements de RFF. Le financement est assuré à 50/50 (d’un côté RFF et le concessionnaire, de l’autre l’État et 57 collectivités locales), et la convention de financement devrait être signée à l’automne.
Le chantier doit débuter en 2011 et générera 60 000 emplois sur toute sa durée. Par ailleurs, le travail de recomposition des horaires de TER a déjà commencé avec les régions afin de diffuser la grande vitesse localement. Dans cette perspective, Bordeaux s’apprête à remodeler sa gare (projet Euratlantique). SEA est aussi appelée à se poursuivre avec Bordeaux – Toulouse, Bordeaux – Espagne et Poitiers – Limoges. Les candidats ont dû parier sur la fréquentation de la future ligne. À 320 km/h, l’hypothèse est ici de 3 millions de voyageurs supplémentaires sur Paris – Bordeaux dès 2016, soit plus de 20 millions par an. Sachant qu’en passant sous les 2 heures de trajet, le train bénéficie d’un report de 97 % pris sur l’aérien.
Cécile NANGERONI
L’Union ne prendra pas le relais sur la taxe carbone
Ni la taxe carbone européenne, ni la taxe carbone aux frontières ne semblent être une priorité à Bruxelles L’Europe va-t-elle voler au secours de la taxe carbone ? Pas sûr du tout… Paris a renoncé à son projet controversé, en affirmant que c’était au niveau européen qu’il fallait le mener. Mais entre François Fillon et Nicolas Sarkozy, il y a visiblement quelques couacs sur ce que devrait être précisément une proposition européenne. Le Premier ministre a évoqué une taxe carbone intérieure à l’Europe, sur le modèle du projet français, le président de la République a profité, lui, du sommet européen pour remettre en selle son projet de taxe carbone aux frontières de l’Europe. Deux mécanismes bien distincts qui ont au moins une chose en commun, c’est qu’ils ne sont pas prêts de voir le jour…
La taxe carbone européenne : elle est souhaitée par ceux qui comme la Suède ont déjà une taxe carbone nationale, mais elle suscite beaucoup d’hostilité chez les Anglo-Saxons qui estiment que l’Europe n’a pas à dicter leur politique fiscale aux Etats membres. Le nouveau commissaire à la Fiscalité, le Lituanien Algirdas Šemeta, a néanmoins un projet dans ses cartons, qu’il est en train de peaufiner. Il s’inscrirait dans le cadre d’une révision de la directive sur la taxation de l’énergie. Mais Bruxelles, qui attend le moment opportun avant de sortir du bois avec une idée de nouvel impôt, se défend de vouloir créer une taxe européenne : chaque Etat resterait maître des taux et de l’utilisation des revenus. Les questions de fiscalité sont d’ailleurs toujours épineuses, car elles nécessitent l’unanimité des 27 Etats-membres. Une unanimité très difficile à trouver sur ces sujets. Comme l’a résumé Jean-Louis Borloo : « Cela prendra du temps. » Un euphémisme.
La taxe carbone aux frontières : c’est une idée que la France pousse depuis l’adoption du paquet climat-énergie, celui qui mettait en musique la manière dont l’Europe allait réduire ses émissions de CO2 de 20 %, voire de 30 % s’il y avait un accord à Copenhague. Paris estime que si les Européens sont les seuls à faire des efforts ou s’ils en font plus que les autres, leurs entreprises doivent être protégées de ce que Nicolas Sarkozy appelle le « dumping environnemental », c’est-à-dire la concurrence par des produits moins propres mais moins chers. Envisageant l’échec de la conférence de l’ONU sur le climat, les 27 avaient demandé à la Commission européenne de travailler dans la foulée à la rédaction d’un rapport sur « les fuites de carbone », c’est-à-dire le risque de délocalisation des productions polluantes vers les pays qui ne feraient pas ou peu payer les émissions de CO2. Lors du Conseil européen, le 26 mars, Nicolas Sarkozy a été un peu vite en besogne, transformant ce rapport prévu pour juin en future proposition de Bruxelles sur la taxe carbone aux frontières… Réponse embarrassée de José Manuel Barroso et précision ensuite de ses services, rien de concret n’est prévu pour le moment sur ce sujet qui ne convainc pas non plus tout le monde.
En résumé, renvoyer le dossier à l’Europe revient peu ou prou à un enterrement de première classe pour la fiscalité verte. Un alibi d’autant plus contestable que la Suède applique déjà depuis plusieurs années d’une taxe carbone supérieure à 100 euros la tonne, sans que cela lui pose de problèmes de compétitivité ou de pouvoir d’achat. Pourquoi ? Parce qu’en parallèle Stockholm a diminué les cotisations salariales et patronales sur les salaires. C’est d’ailleurs aussi ce qu’envisagent de faire les Belges qui, justement en ce moment, se penchent sur l’éventualité d’une taxe carbone à 17 euros la tonne.
Isabelle ORY
Maintenance décennale « dynamique » pour le tram d’Orléans
Dix ans après sa mise en service, la première ligne de tram d?Orléans vient de faire l?objet d?une campagne d?expertise dynamique de voie réalisée par Colas-Rail pour le compte de Setao-Transdev Jusqu’à présent, l’examen des 36 km de rails de la ligne était effectué pas à pas par les mécaniciens tous les 50 à 100 mètres alors que l’expertise dynamique repose sur l’analyse de la voie à partir de lasers et de caméras installés sur une rame au niveau du bogie porteur. « C’est une technique encore novatrice, explique Jean Yves Gudin, responsable du matériel roulant à la Setao, seules Bordeaux et Lyon l’ont utilisée peu après leurs mises en service, mais jamais pour un bilan décennal. » Équipée d’installations électroniques pilotées par l’entreprise allemande Deutzer une rame à vide a donc effectué un aller-retour à vitesse normale en s’arrêtant à toutes les stations. Plusieurs mesures ont été réalisées : respect du rayon du rail, relevé d’usure ondulatoire de la table de roulement du rail, mesure de la profondeur de la gorge, écartement et dévers de la voie. Quelques heures après l’inspection, les logiciels « crachaient » leurs analyses avec, à la clef, des recommandations et propositions d’amélioration, la définition des urgences et la planification des opérations de remise à niveau. Cette campagne va également servir aux futurs essais des nouvelles rames 302 qui équiperont la seconde ligne en 2012. Par anticipation, quatre de ces rames seront mises en service en septembre prochain pour alléger le trafic de la première ligne.
La SNCB étend son service train + location de vélo
Depuis le 1er avril, la SNCB a étendu son offre B-Excusrion « train + location de vélo ». Avec 4 stations supplémentaires, ce sont désormais 16 points vélos au total, situés dans les gares ou à proximité, qui permettent aux voyageurs des chemins de fer belges de louer un vélo ou de profiter de services liés à l’entretien de leur monture.
Des parkings vélos sécurisés pour réduire les conflits d?usage dans le Tarn
La gare de Saint-Sulpice (Tarn) expérimente la première vélo-station du réseau TER midi-pyrénéen. Elle propose aux cyclistes depuis la mi-mars 143 places de stationnement dont 52 en consigne collective fermée, accessible avec la carte d’abonnement Pastel. L’objectif du conseil régional est d’éviter les conflits d’usage croissants entre cyclistes et piétons dans les TER, engendrés par l’augmentation du trafic voyageurs. Le tronçon Toulouse – Saint-Sulpice, au carrefour de trois lignes, est un des plus chargés de France. Cet équipement a coûté 268 714 euros, cofinancé par la région Midi-Pyrénées (11,57 %), la SNCF (25 %), l’Etat (15,36 %) et l’Europe, via le Feder (48,07 %). Le matériel a été fourni par Effia, qui en assurera la maintenance. L’ensemble de l’axe Toulouse – Mazamet sera équipé de 329 places de stationnement vélos pour un coût total de 650 000 euros. Les gares et haltes des autres lignes TER de la région pourront être équipées progressivement en cas de succès de l’expérimentation.