Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Covoiturage : des applications maintenant sur iPhones

    Afin d’offrir une solution de déplacement en temps réel, Green Cove, leader du covoiturage, décline son service 123envoiture.com sous forme d’application iPhone. Développée par Damabia, l’application gratuite est simple d’utilisation. Elle permet à chacun – conducteur ou passager – de rechercher en temps réel des covoitureurs pour un trajet ponctuel ou régulier, sur courte ou longue distance. L’appli fonctionne avec la géolocalisation et permet de visualiser sur une carte de Google Maps les possibilités de covoiturage. Pour entrer en contact avec les autres covoitureurs, un clic-to-call ou un SMS. Il est possible aussi de recevoir des alertes et de mémoriser ses échanges via la messagerie intégrée. Green Cove compte aujourd’hui 355 000 utilisateurs et 500 nouveaux inscrits chaque jour. Cependant, au moment de notre test, nous n’avons pas pu trouver de covoitureur pour un trajet dans Paris intra-muros, les seuls inscrits étant tous passagers et non conducteurs. De son côté, Comuto, l’éditeur du site covoiturage.fr, se réjouit du lancement réussi de son application iPhone : mise en service début décembre, elle était déjà un mois plus tard dans le top 5 des applications les plus téléchargées dans la catégorie « voyages/gratuites », avec la SNCF, la RATP ou encore Google Earth. Lauréate l’année dernière de l’appel à projets « Proxima Mobile » – lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet dans le cadre du volet numérique du plan de relance –, cette application devrait être disponible dès le printemps prochain sur Blackberry et smartphone sous Androïd.

  • Tisséo encourage le covoiturage

    Le syndicat des transports en commun de l’agglomération toulousaine a ajouté le covoiturage à sa palette d’outils de mobilité. Plus de 1 000 passagers et conducteurs sont déjà inscrits sur son site http://covoiturage.tisseo.fr. Une grande partie l’ont fait dans le cadre du plan de déplacements de leur entreprise (PDE). Vingt et une sociétés ou collectivités du Grand Toulouse ont signé une convention de partenariat pour un service de covoiturage avec Tisséo, d’EADS, Météo France ou EDF à Pierre Fabre, en passant par le conseil régional et la Cram. Le service, proposé dans le cadre du PDE à 1 euro par salarié ou moyennant 5 euros par an pour les personnes inscrites hors PDE, offre des services rassurants pour les voyageurs. Outre la base de données de mise en relation, Tisséo propose une garantie de retour si le conducteur fait défaut : un autre covoitureur, un trajet en transports en commun ou un taxi à hauteur de 50 euros maxi.

  • Le cabinet de Siim Kallas et la DG Transport prennent forme

    Le Parlement européen devait voter mardi 9 février l’investiture de la Commission européenne qui commence officiellement à travailler cette semaine. Le nouveau commissaire aux Transports, l’Estonien Siim Kallas, a décidé de travailler avec sensiblement la même équipe que celle qu’il avait lorsqu’il était en charge de l’administration et de la lutte contre la fraude. Il conserve son directeur de cabinet, Henrik Holelei, estonien comme lui. C’est le Britannique Keir Fitch, juriste, qui devrait avoir en charge le ferroviaire, tandis que l’Italienne Veronica Manfredi, ancienne experte aide d’Etat à la DG Tren, supervisera le dossier décarbonisation du Transport. Côté Français, on ne désespère pas de pouvoir placer quelqu’un dans l’équipe qui n’est pas encore totalement bouclée. Du côté de l’administration, c’est l’Allemand Mathias Ruete qui prend la tête de la nouvelle direction générale Transports, amputé de l’unité Galileo et de l’unité Aide d’Etat, qui a rejoint depuis le 1er février la direction générale de la Concurrence. Mathias Ruete, dirigeait la DG Tren depuis 2006.

  • Thierry Best prend la tête de la nouvelle direction commerciale d?Alstom Transport

    Thierry Best, 50 ans, est nommé directeur commercial d’Alstom Transport et devient membre du comité exécutif, rattaché au président, Philippe Mellier. La nouvelle direction commerciale – divisée en zones géographiques afin de renforcer la proximité avec les clients – définit la stratégie produit et marché de l’entreprise, pilote la remise des offres et la signature des contrats. Diplômé de l’IEP de Paris et ancien élève de l’ENA, Thierry Best a rejoint Alstom Transport en 1998, comme responsable commercial Israël, Egypte et Afrique du Sud. En 1999, il est en Chine, en 2003, vice-président des produits métros, en 2004, directeur France. Il sera ensuite successivement directeur des projets (2007), senior vice-président Opérations matériel roulant et composants (2008), senior vice-président Alstom International Network Moyen-Orient et Afrique (2009).

  • La concertation sur le tronçon LGV Montauban – Toulouse est prolongée

    Le comité de pilotage de la LGV Bordeaux – Toulouse – Espagne a accordé un délai supplémentaire pour étudier les propositions alternatives dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne autour de Montauban Le comité de pilotage de la LGV Bordeaux – Toulouse – Espagne, réuni à Bordeaux le 11 janvier dernier sous la houlette du préfet d’Aquitaine, Dominique Schmitt, a validé le tronçon commun au sud de Bordeaux, l’itinéraire Bordeaux – Agen, l’implantation de la nouvelle gare d’Agen au sud de l’agglomération, la liaison sud Bordeaux – Hendaye, ainsi que le fuseau de 1 000 mètres pressenti pour la LGV Bordeaux – Toulouse sur la quasi-totalité du parcours. Mais il a accordé un délai supplémentaire pour étudier les propositions alternatives dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne autour de Montauban, où les protestations de riverains ont été nombreuses. « Nous avons obtenu un délai supplémentaire de quatre mois pour que RFF étudie les propositions faites par le président du conseil général du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet, et par la présidente de la communauté d’agglomération de Montauban », s’est félicité Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées. Le fuseau alternatif proposé par le conseil général du Tarn-et-Garonne toucherait moins le vignoble du Frontonnais (AOC). La concertation sera donc reprise autour de ces propositions et le tracé choisi par Réseau ferré de France sera connu lors du prochain comité de pilotage qui se tiendra au mois de mai. « L’inquiétude des uns et des autres étant assez logique, il était normal de se donner un peu de temps pour prolonger la discussion, a indiqué le préfet de Midi-Pyrénées, Dominique Bur. Il était toutefois important que ces quatre mois ne modifient pas le calendrier prévu, et surtout la tenue de l’enquête d’utilité publique qui doit démarrer début 2011. »
     

    Catherine STERN

  • En vingt ans, le tramway et le vélo ont redessiné Strasbourg

    A Strasbourg, le recul de la part modale de la voiture particulière récompense la constance de la promotion publique des modes de transport alternatifs A Strasbourg, le recul de la part modale de la voiture particulière récompense la constance, sur les quatre mandats municipaux successifs de Catherine Trautmann, Fabienne Keller et Roland Ries (remplaçant de Catherine Trautmann en 1997, puis élu en 2008), de la promotion publique des modes de transport alternatifs. Le tramway inauguré sur 10 kilomètres en 1994 a connu quatre phases d’extension, multipliant son réseau commercial par cinq. Au sud, le terminus a été déplacé au centre de la ville d’Illkirch-Graffenstaden en juin 1997. Le grand axe nord-sud des lignes B et C (Hoenheim-Elsau et Esplanade) a été tracé en 2000. Après l’alternance politique locale, en 2001, Fabienne Keller (UMP) a poursuivi l’investissement en créant la ligne radiale E, desservant les quartiers de l’Esplanade et de Neudorf, espérant limiter la saturation des tronçons centraux du réseau historique. Pari gagné, en partie seulement : la ligne E s’avère déficitaire. Dernières prolongations réalisées, les lignes B et C desservent désormais la commune de Lingolsheim, au sud, et le quartier du Neuhof. « La cohérence des investissements menés depuis deux décennies nous confère une avance sur les autres villes françaises, estime Roland Ries. Nous n’avons pas réduit la liberté de se déplacer. Mais nous n’avons pas construit de radiales routières, qui auraient produit le même effet qu’une balle dans le pied. » Dans les transports en commun, la logique tout tramway, qui a dominé le débat pendant deux décennies, cède sous la demande d’irrigations plus fines en périphérie. « Il faut réfléchir à une diversification de l’offre, qui inclura des bus à haut niveau de service, davantage de couloirs de bus, et améliorer les fréquences », propose Roland Ries, également président de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS). La ligne F, qui préfigure le tram-train entre la gare SNCF et le centre-ville, sera opérationnelle dans un an. Le réseau de pistes cyclables, passé de 300 à 500 kilomètres en vingt ans, intègre le concept des contresens cyclables, quasiment généralisés en centre-ville à Illkirch-Graffenstaden, et s’impose lentement dans les autres communes périphériques. Strasbourg, qui compte plus de 130 000 vélos particuliers, ne dispose pas encore d’un réseau de vélos partagés. Prenant le contre-pied de Fabienne Keller, favorable à la location en libre-service et séduite par le système allemand Call a Bike, Roland Ries a annoncé fin 2009 la mise en service imminente d’un système sans publicité, par extension de la délégation de service public de la CTS. Dans un nouveau schéma communautaire de développement du vélo, il prévoyait 15 stations et 5 000 vélos pour couvrir les besoins ponctuels de déplacement de la population et des étudiants, en formule d’abonnement. Mais le projet, qui vient d’être remodelé, connaîtra plusieurs mois de retard : les services municipaux ont découvert tardivement qu’un tel marché devait être soumis à un appel d’offres.
     

    Olivier MIRGUET

  • La fabrication de l?Airpod devrait commencer en début d?année

    Treize ans après avoir lancé le projet, l?inventeur de la voiture à air comprimé, dont le dernier prototype a été baptisé Airpod, pourrait lancer la production de son véhicule au début de cette année près de Nice puis au printemps en Suisse Treize ans après avoir lancé le projet, Guy Nègre, l’inventeur de la voiture à air comprimé, dont le dernier prototype a été baptisé Airpod, pourrait lancer la production de son véhicule au début de cette année, à Carros, près de Nice, sur le site de l’usine MDI, puis au printemps en Suisse. Original par sa motorisation, le véhicule le sera aussi par sa fabrication totalement décentralisée, dans des petites usines de montage, au plus près de ses acheteurs pour réduire les rejets de CO2 liés au transport des pièces. 80 % des éléments qui le composent seront construits localement, notamment la carrosserie en fibre de verre, exception faite des pneumatiques, des vitres et des freins. L’usine suisse, installée dans l’ancien site Swissmetal Boillat, à Reconvillier, devrait démarrer la production en mars prochain. D’autres sites pourraient naître au Maroc, au Mexique, ainsi que 21 en France. La production est estimée à trois véhicules par heure et par unité de production. Soit une capacité d’environ 8 000 véhicules par an. Quant à la demande, Guy Nègre, le directeur de MDI, dit « déjà compter sur 40 000 intentions d’achat issues du privé et 50 000 requêtes d’organismes publics, comme EDF ». VU Log, qui a créé en 2007 à Antibes Cité VU, le premier site de location de véhicules électriques en libre-service, sera le premier client à proposer des Airpod à ses clients, puis plus tard des OneFlowAir, le véhicule biénergie également inventé par MDI qui produit son propre air comprimé et dont la production démarrera à l’automne.

    Yann GOUBIN

  • Vélo : le port du casque obligatoire controversé

    Selon les opposants au port obligatoire du casque et du gilet fluo, cette mesure ferait passer le vélo pour un moyen de déplacement dangereux Les voix s’élèvent à l’approche du prochain comité interministériel de la sécurité routière, fin janvier 2010, lequel envisagerait de rendre obligatoire le port du casque et du gilet fluo pour les cyclistes de moins de 16 ans. Dans un communiqué commun, la Fubicy, l’af3v, le Club des villes cyclables, la FFCT, la Fnaut et Départements et Régions cyclables déclarent qu’« une telle mesure serait irrationnelle, inefficace, inutile et contre-productive », et regrettent de ne pas avoir été préalablement consultés. Parmi les arguments qu’ils avancent contre le port du casque : le cas des Pays-Bas et du Danemark. Exemplaires en matière de politique cyclable, ces pays n’ont pas jugé opportun d’appliquer ce type de mesure. A l’inverse, ils pointent du doigt les exemples australien et néo-zélandais, où la mise en place il y a quelques années de cette mesure n’a pas entraîné de réduction de la fréquence des accidents graves et des lésions crâniennes. Ce qui va à l’encontre des études sur lesquelles s’appuient les partisans du port du casque, qui avancent le coût des traumatismes crâniens supportés par la collectivité. Les fédérations répliquent en présentant le faible chiffre des cyclistes impliqués dans les accidents de la circulation (3,5 % des tués et 4,7 % des blessés) et arguent qu’une telle mesure entraînerait une chute de la pratique du vélo, comme en Australie, avancent-ils en exemple, où la pratique a baissé de 30 % suite à l’obligation du port d’un casque. Et selon l’étude Recherche Transport Sécurité publiée par l’Inrets, circuler une demi-heure par jour à vélo à vitesse modérée réduit notablement le risque cardiovasculaire, donc le coût des soins, retirer 30 % de cyclistes, c’est alourdir les dépenses de santé de 500 millions d’euros.
     

    Marion BONNET

  • Les Français de plus en plus écolos en matière de mobilité

    l?UTP a commandé à l?institut BVA un sondage portant, entre autres, sur l?évolution des déplacements. Principal constat : 21 % des sondés déclarent avoir diminué leurs déplacements en ville en général Pour la deuxième année consécutive, l’UTP a commandé à l’institut BVA un sondage portant, entre autres, sur l’évolution des déplacements. Réalisé du 16 au 21 novembre 2009 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes, il est représentatif des habitudes de la population de plus de 18 ans dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants. Principal constat : 21 % des sondés déclarent avoir diminué leurs déplacements en ville en général. Et, même constat que le Certu : ce sont les déplacements en voiture qui chutent le plus (- 29 %), contre 17 % de baisse pour les trajets en transports publics, – 12 % pour le vélo, – 6 % pour les deux-roues motorisés et – 9 % pour la marche. Au total, 48 % des habitants ont diminué au moins un type de déplacement. Leur explication ? 40 % assurent que ce nouveau comportement est dicté par une volonté de protéger l’environnement et 23 % par la crise économique. Ils sont aussi 32 % à avouer qu’ils n’utilisent jamais les transports en commun au motif de « fréquences insuffisantes et d’arrêts mal situés ». Ainsi, pour aller au travail, la moyenne d’utilisation du transport collectif n’est que de 34 %, sachant que l’Ile-de-France et les 18-24 ans gonflent la moyenne. En effet, 47 % des Franciliens vont au boulot en métro contre 27 % des provinciaux. Quant aux jeunes, ils sont 71 % de convaincus. Une note espoir pour la mobilité future…
     

    Cécile NANGERONI

  • Le Limousin lance sa centrale de mobilité

    Avec Mobilimousin, en un coup de fil gratuit, les habitants du Limousin peuvent désormais organiser tous leurs déplacements quels que soient leur lieu de départ et d?arrivée La région, les départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne, les communautés d’agglomérations de Limoges et de Brive, la ville de Tulle et la SNCF ont en effet lancé Mobilimousin le 7 décembre. Au bout du fil (au numéro Vert 0800 87 23 19, un conseiller délivre toutes les informations sur les horaires, itinéraires, correspondances, informations-trafic pour tous les modes de transports : bus, autocar, tramway, TER. Depuis plusieurs années, diverses enquêtes avaient en effet mis en évidence un déficit d’information sur les transports dans le Limousin. Pour répondre à ce besoin et aussi inciter les habitants à mieux utiliser les différents réseaux, le conseil régional du Limousin a souhaité créer une centrale de mobilité. Coût de l’opération : 207 000 euros d’investissement et 325 000 euros de fonctionnement annuel. Afin de s’assurer de la cohérence du projet et de l’exhaustivité de l’information, « nous avons d’emblée voulu fédérer l’ensemble des autorités organisatrices de transports, raconte Jacques Gangler, responsable du service transports au conseil régional. Et même au-delà, puisque nous travaillons aussi avec des partenaires comme l’aéroport de Limoges, les taxis, la SNCF au niveau national, les loueurs de voitures, les parkings en ouvrage… » Ces derniers ne sont toutefois pas signataires de la convention pour la mise en œuvre de la centrale, qui a été signée par les AOT et la SNCF en début d’année. Elle définit les engagements financiers et prévoit l’organisation fonctionnelle de l’exploitation du système d’information multimodale – il a notamment fallu établir un référentiel et des interfaces d’échanges permettant de rendre leurs données homogènes. A partir d’avril 2010, un site Internet dédié (mobilimousin.fr) viendra compléter le service téléphonique et une grande campagne de communication sera lancée.
     

    Cécile NANGERONI