Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • 82% des transporteurs français se sont prémunis contre la grippe A

    Huit entreprises de transport françaises sur dix, très exactement 82 %, ont finalisé un plan de continuité d’activité en cas de pandémie de la grippe H1N1. C’est deux fois plus que leurs homologues des autres pays européens (39 %), révèle une enquête du cabinet bp2r publiée le 20 octobre. La fourniture de masques et de gants est effective dans 78 % des entreprises françaises ayant participé à l’étude, contre 20 % dans les autres pays. Selon le cabinet de conseil, spécialiste de l’optimisation et de l’achat des prestations de transport, il y a ainsi une « spécificité française face à la grippe H1N1 ». Près de 40 % des transporteurs français estiment d’ailleurs être plus concernés que les autres entreprises par la problématique de la grippe, contre 7 % pour les transporteurs européens. L’enquête a été réalisée auprès d’un panel de 128 entreprises (Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Italie) dont 41 françaises.

  • La Bretagne donne un coup de pouce au covoiturage

    Pour inciter ses agents à opter pour le covoiturage, le conseil régional de Bretagne adhère à Covoiturage+. Tous les agents de la région peuvent ainsi bénéficier des services de gestion de covoiturage de cette association. Mais la région va plus loin, puisqu’elle offre, à chaque agent qui s’engage à covoiturer au moins trois jours par semaine, une carte Korrigo chargée et trois carnets de tickets de bus. Le but de l’opération est de palier l’indisponibilité d’un conducteur ou en cas de réunion tardive. La Bretagne n’en est pas à son coup d’essai en matière de mobilité durable, puisqu’elle propose à ses agents, depuis le 1er janvier 2008, plusieurs aides comme par exemple une participation aux abonnements aux transports en commun, une prime à l’achat pour un véhicule écologiquement propre (électrique ou hybride), ou encore la prise en charge d’une partie de la location de parking à vélos sécurisé en gare.

  • Le plan d?action sur la mobilité urbaine publié

    La scène se passe le mercredi 30 septembre, en pleine réunion hebdomadaire de la Commission européenne. Le commissaire aux transports vient de présenter son plan d’action sur la mobilité urbaine. José Manuel Barroso prend alors la parole et ordonne des modifications de dernière minute. Le président de l’exécutif européen réécrit certaines parties du texte devant un collège de commissaires médusé. Les collaborateurs d’Antonio Tajani prennent des notes. La publication du document est retardée, les copies déjà distribuées à la presse récupérées. Etrange parcours décidément que celui du plan d’action sur la mobilité urbaine. Rarement un texte aura été autant retardé, retouché sur un thème qui à première vue n’est pas forcément le plus sensible qui soit. Du côté des villes, plutôt que de critiquer, on préfère se dire soulagé que le texte soit sorti.

  • 44 843, nombre record de Vélov? loués en une journée à Lyon

    Le 24 septembre dernier, 44 843 vélos en libre service des TCL (Transports en commun lyonnais) ont été loués. Un record puisque le maximum jusque-là était de 33 701 locations, atteint en septembre 2008. Si les Lyonnais se sont rués sur leur vélo en libre service, c’est notamment parce que le reste du réseau était perturbé par des grèves. Le Grand Lyon se félicite en tout cas du taux de 96,55 % de disponibilité des vélos en stations, qui a permis un taux de rotation de 12 utilisations par vélo.

  • RZD signe un mémorandum avec les Transports mongols

    A l’occasion d’une conférence internationale qui se déroulait à Oulan-Bator, le 15 octobre, sur le thème du développement stratégique des infrastructures ferroviaires mongoles, les chemins de fer russes RZD ont signé un mémorandum avec le ministère des Transports mongol. Ils se sont engagés à lancer le projet de construction de la ligne ferroviaire Zuun Bayan – Dalanzadgad (Tavantolgoy), dans le désert de Gobi, au sud du pays. Les RZD sont prêts à commencer en novembre 2009 le financement par étapes des études et relevés sur le tracé de cette ligne destinée au fret, pour un montant de 250 millions de dollars.

  • Transdev sélectionné pour l?appel d?offres des transports maltais

    Le consortium Transdev Plus, composé du français Transdev et de trois sociétés maltaises (CVA Technology Company, Leo Grech et Gasan), a été retenu pour répondre à l’appel d’offres d’exploitation exclusive pour une période de dix ans des services urbains et interurbains réguliers de Malte. Cet appel d’offres est un élément de la réforme des transports en commun voulue par le gouvernement maltais et prévoit, entre autres, la mise en circulation de plus d’une centaine de nouveaux véhicules et la maintenance de la flotte de bus.

  • Le port de Dunkerque investit dans une nouvelle voie ferrée

    Le port de Dunkerque a inauguré le 8 octobre une nouvelle ligne ferroviaire de 7,4 km qui le relie à la voie ferrée Calais – Dunkerque. La construction de ce nouveau « barreau de Dunkerque » aura nécessité près de trois ans de travaux pour un investissement total de 23,6 millions d’euros. Selon ses responsables, il était indispensable pour compléter l’unique voie ferrée, arrivée à saturation. La gare de triage fret de Grande-Synthe, près de Dunkerque, est la première gare ferroviaire de France en termes de trafic fret avec près de 14 millions de tonnes de marchandises par an. Confiant dans le développement du trafic fret, le port de Dunkerque prévoit également d’investir 61,5 millions d’euros d’ici à 2013 pour développer ses capacités et moderniser son réseau.

  • Enjeu énergétique : des pistes d?économies à la SNCF

    Tout est bon pour faire baisser la facture énergétique. La SNCF a des pistes pour réduire la sienne Mieux gérer les 15 000 véhicules routiers
    La SNCF forme ses agents à la conduite économique sur la route. Elle cherche à mieux gérer son parc automobiles vieillissant (15 000 véhicules), essentiellement composé d’engins de chantier.

    Optimiser les stations-service
    Une réflexion est lancée pour faire le « bon plein » lors des passages des engins moteurs diesel aux stations-service. « Est-il forcément judicieux de faire le plein alors que le réservoir d’une machine peut atteindre plusieurs milliers de litres ? », s’interroge Dominique Vastel, le directeur du programme économies d’énergie à la SNCF.

    Modifier les pratiques de remisage et de stationnement
    L’entreprise a l’habitude de laisser les véhicules sous tension ou avec les moteurs en fonctionnement lorsqu’ils sont à l’arrêt la nuit. Dans de nombreux cas, ce n’est pas nécessaire. « Les moteurs des engins thermiques peuvent rester plusieurs heures allumés à l’arrêt. Nous avons réalisé que jusqu’à 50 % du temps pendant lequel le moteur tournait n’était pas justifié. Il y a de grandes possibilités de gains. Nous allons profiter des dispositifs stop & go qui vont équiper les nouvelles séries d’engins-moteurs l’an prochain pour améliorer la situation », précise Dominique Vastel.

    Affiner les calculs de consommation électrique sur le réseau
    Lorsque la SNCF était la seule à circuler sur le réseau, elle payait toute la consommation d’électricité facturée par Réseau ferré de France (RFF). Avec l’arrivée de nouveaux opérateurs, RFF déduit du total ce que déclarent les nouveaux opérateurs avant de présenter la facture à la SNCF. « Il y a des pertes d’électricité qui dépendent de la vétusté des installations, du type de courant (alternatif ou continu). Jusqu’à l’année dernière, RFF évaluait le niveau de pertes à 8 %. En 2009, elle l’estime à 11 %. Tout ceci souffre d’approximations. Par ailleurs, il n’est pas normal que la SNCF attende les déclarations des nouveaux opérateurs pour connaître le montant de sa facture », explique Dominique Vastel. Pour connaître précisément ses consommations, la SNCF va donc développer des systèmes de comptage embarqués de l’énergie électrique. Il faudra déterminer quelle proportion du parc elle devra équiper pour connaître son niveau de consommation. L’investissement qui porte sur plusieurs millions d’euros est conséquent. (15 000 euros l’équipement d’un engin). L’ouverture prochaine des frontières incite aussi à plus de précisions. RFF est en train de développer son propre système de comptage de l’énergie consommée qui va être testé avec les compagnies ferroviaires.

    Mieux réguler les circulations
    Quand on arrête un train de fret pour laisser passer un TER, le redémarrage du train de fret coûte cher. Aujourd’hui, la régulation des circulations est menée en fonction du respect des horaires. « Il me paraîtrait pertinent que parmi les paramètres à prendre en compte figure aussi la consommation d’énergie. Ce n’est pas le cas aujourd’hui », affirme Dominique Vastel.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • La Bahn bientôt pénalisée par une loi écolo

    La réforme du système des droits à polluer inquiète la compagnie allemande, dont la facture énergétique pourrait bondir dans les prochaines années L’affaire est pour le moins paradoxale : en Allemagne, le train, moyen de transport écologique s’il en est, pourrait bientôt être pénalisé par une loi… destinée à protéger l’environnement. C’est en tout cas la crainte de la Deutsche Bahn, qui voit d’un très mauvais œil la révision du système européen d’échange de quotas de CO2. A partir de 2013, les « droits à polluer » seront vendus aux enchères à de nombreuses entreprises, alors qu’ils étaient jusque-là alloués gratuitement. Notamment visé : le secteur de l’électricité, responsable de la majorité des émissions de gaz carbonique et qui va devoir acheter 100 % de ses quotas. Seulement, voilà : la Bahn est le plus grand consommateur d’électricité d’Allemagne : 16 000 GWh sont nécessaires à la circulation de ses trains. Résultat : le nouveau système des droits à polluer risque d’alourdir considérablement sa facture énergétique. D’autant que 56 % de ses besoins sont couverts par des centrales à charbon, particulièrement nocives pour l’environnement. Aujourd’hui, seuls 17 % de ses besoins en électricité sont couverts par des sources d’énergie renouvelable. Selon les calculs du Centre européen d’études économiques de Mannheim (ZEW), auteur d’une enquête commandée par la DB, cette nouvelle charge va se répercuter sur les tarifs. Le prix des billets va grimper de 1 % et celui du fret de 1,3 %. Conséquence, l’attractivité du rail va souffrir : 2,5 millions de clients pourraient se détourner du train chaque année au profit de la voiture. Au final, l’environnement est le grand perdant de cette évolution : il va devoir encaisser 767 000 t de gaz d’échappement supplémentaires. Pour ne rien arranger, les compagnies aériennes ne sont pas soumises au même régime : la mise aux enchères des droits à polluer ne les concernera que de façon très progressive. Pour le ZEW, il conviendrait d’appliquer « le même traitement à l’ensemble des moyens de transports ». Seule façon d’éviter que la révision du système d’échange de quotas ne tourne à la mesure contre-productive. Malgré ces critiques, la réforme doit être validée d’ici la fin de l’année. Des dérogations sont prévues pour les secteurs qui risquent de délocaliser dans des pays moins regardants en matière de protection du climat. Autant dire que la DB ne figurera probablement pas sur la liste.
     

    Antoine HEULARD

  • Electriques et hybrides : le gouvernement lance la filière française

    Les constructeurs français annoncent leurs premiers modèles en 2010 ou 2012 Jusqu’alors réduite à un marché de niche, la filière des véhicules décarbonés change d’échelle. Les constructeurs français annoncent leurs premiers modèles pour 2010 ou 2012. Et le gouvernement vient d’annoncer le lancement au 1er octobre du Plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Jean-Louis Borloo, Christian Estrosi et Chantal Jouanno ont dévoilé 14 actions visant à créer « l’équipe de France de la voiture écologique ». Parmi lesquelles : la création d’une filière batterie – Renault et le CEA créeront une usine à Flins d’une capacité de production de 100 000 batteries par an –, l’achat de 100 000 véhicules, d’ici à 2015 sachant que 50 000 sont déjà identifiés (commandes des entreprises publiques comme La Poste, des collectivités locales…), et déploiement de plusieurs centaines de milliers de bornes de recharge, dans les bureaux, les habitations et sur la voie publique. Le ministère de l’Ecologie souhaite s’assurer de disposer d’une production d’énergie non fossile suffisante. Une réponse aux critiques de FNE qui précise que la filière n’est pas « propre », et s’inquiète d’une « diffusion de masse de ces véhicules en l’état actuel du mix énergétique français ». Selon les estimations, la filière devrait représenter 27 % du marché à l’horizon 2025.
     

    Cécile NANGERONI