Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • La SNCF parie sur la Smera

    Pas plus large qu’un gros scooter, la Smera peut parcourir 10 000 km avec un « plein » de 70 euros Ce drôle d’engin imaginé pour les citadins pressés se retrouvera peut-être prochainement sur le parvis des gares. Eco-Mobilité Partenaires, le fonds d’investissement de la SNCF, vient en effet de prendre plus de 20 % du capital de la société Lumeneo, une TPE qui a conçu la Smera. Le véhicule tout électrique avait déjà fait une apparition remarquée à Genève en mars 2008, puis au Mondial de l’automobile, à Paris, en octobre. C’est d’ailleurs sur ce salon que la SNCF l’avait découvert. Ses inventeurs, les Moulène père et fils, cherchaient justement un investisseur. Après six mois de discussions, la SNCF a décidé d’investir, en vue du lancement industriel et commercial prévu à la fin de l’année. Aux côtés de deux business angels, c’est elle qui apporte la majorité de la somme de 1,6 million d’euros. « Cet investissement s’inscrit parfaitement dans notre stratégie, puisqu’il s’agit d’un produit innovant, de mobilité écologique, rappelle Fabienne Herlaut, présidente d’Eco-Mobilité Partenaires. Potentiellement, un trentaine de véhicules pourraient être mis à disposition de nos clients dans une ou deux gares expérimentales. »
    Mais avant cela, il va falloir faire sortir des véhicules de l’usine de Porcheville (Yvelines). Après huit prototypes en six ans, les solutions techniques ont toutes été validées, et le véhicule est homologué. En septembre, un showroom ouvrira ses portes à la porte Maillot, à Paris, et les premières livraisons sont prévues avant la fin de l’année. « Nous avons déjà des réservations à hauteur de tout ce qu’on compte produire cette année. Ces clients seront bientôt convoqués pour un essai », se réjouit Xavier Doublet, directeur marketing et communication de Lumeneo, qui ne souhaite pas donner leur nombre. La conduite est, paraît-il, surprenante de prime abord. Bien que doté de quatre roues, ce qui lui vaut son appellation de voiture, le véhicule n’est pas plus large qu’un gros scooter (80 cm) et surtout s’incline à 25 degrés dans les virages. Ceci pour mettre en phase son centre d’appui et son centre de gravité, bref, contrer le roulis généré par son volume haut et étroit. Objectifs de vente : « 450 à 500 en 2010, soit la moitié de la capacité de production. Le double en 2011, précise, confiant, Daniel Moulène, président de Lumeneo. Le concept plaît beaucoup ! » Trois familles de clientèle ont été identifiées : « Les early adopters, les écolos convaincus et ceux qui veulent se faufiler dans les bouchons », énumère Xavier Doublet. Selon ses promoteurs, le véhicule offrirait en effet une agilité proche de celle d’un deux-roues. La Smera peut embarquer deux personnes l’une derrière l’autre et sans bagages. En ôtant le dossier du passager, elle offre un coffre de 150 l. Légère (460 kg), avec ses deux moteurs de 15 kW, soit 40 ch, elle peut rouler jusqu’à 130 km/h, ce qui lui autorise donc les autoroutes. Ses batteries lithium-ion offrent une autonomie de 150 km en cycle mixte (1/3 urbain, 1/3 périurbain, 1/3 voie rapide). « Une recharge complète s’effectue en cinq heures, poursuit Xavier Doublet. Mais comme les déplacements quotidiens des Franciliens, par exemple, sont de 50 à 80 km, il suffit d’une recharge de 50 % en deux heures sur n’importe quelle prise de courant classique. » Reste toutefois un inconvénient, son prix élevé : à partir de 29 500 euros, moins le bonus écologique de 5 000 euros. A comparer aux 10 000 à 15 000 euros d’une Smart Fortwo par exemple. Mais « pour seulement 70 euros d’électricité, on roule 10 000 km ! souligne le directeur marketing. Avec 60 km par jour, l’investissement est amorti en trois ans ». Les moteurs sont en tout cas donnés pour 200 000 km, les batteries pour 10 ans. Et une formule de location longue durée devrait être proposée.
     

    Cécile NANGERONI

  • Nantes – Châteaubriant en mode travaux

    Le tram-train Nantes – Châteaubriant coûtera 277 millions d’euros et circulera fin 2011. La reconstruction de la ligne démarre à l’automne Avec ses 11 000 voyageurs par jour, en grande partie issus de la banlieue de Nantes, ce sera la plus grosse ligne de la région Pays de la Loire. Le projet de tram-train Nantes – Châteaubriant vient d’entrer dans sa phase de réalisation. La remise en état de la ligne démarre dans les prochaines semaines, grâce au bouclage final de son budget par l’Etat : 35,3 millions d’euros, soit 18,1 % des 194,6 millions d’euros nécessaires. « Rien n’aurait été possible sans le plan de relance de l’Etat », explique Bernard Hagelsteen, le préfet. « Rien que des engagements tenus de l’Etat », réplique Jacques Auxiette, le président socialiste de la région, qui revendique 75 % d’investissement en provenance des collectivités locales (dont 10,8 % d’Europe et 2,6 % de SNCF). A la réfection de la voie unique de 64 km, s’ajoutent la construction d’un atelier de maintenance avec ses voies d’accès et le réaménagement de deux voies dédiées en gare de Nantes, le tout pour 22,8 millions d’euros. La région a commandé 15 rames Dualis d’Alstom pour 60 millions d’euros, ce qui porte son engagement total à 120 millions d’euros. Le projet dans son entier revenant à 277 millions d’euros. Ce tram-train obéira à de nouvelles règles de circulation. Il traversera les carrefours routiers de la même façon qu’un tramway, à l’intérieur de Nantes. En dehors de l’agglomération, il fait l’objet d’une étude de suppression de 16 passages à niveau. L’exploitation de la nouvelle ligne sera confiée à la SNCF. Le tram-train roulera dans un premier temps jusqu’à Nort-sur-Erdre, en limite de l’agglomération nantaise, fin 2011, puis jusqu’à Châteaubriant une année plus tard. Une trentaine de cheminots conducteurs et mécaniciens de la région devraient ainsi se retrouver spécialisés dans le tram-train. L’ouverture de la ligne devrait pousser à une importante reconfiguration des autres transports publics. « J’entends dire que Nantes n’a plus de projet de transport en site propre. Le voilà ! En attendant de décider l’an prochain d’un nouveau programme pour les quinze ans à venir », explique Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes. Le nouveau tram-train desservira un territoire en forte croissance démographique, voué, selon les géographes, dans à peine plus d’une décennie à former un lien continu entre Nantes et Rennes, séparées d’un peu plus de 100 km. Un mouvement qui sera donc totalement accompagné par le chemin de fer dès 2012, puisque Châteaubriant est déjà desservi par les TER en provenance de la Bretagne au départ de Nantes. C’est aussi dans cette région que doit s’installer, avant 2015, le nouvel aéroport de Nantes. Sa desserte ferroviaire (ou pas) fera partie des décisions à prendre d’ici quelques mois.
     

    Hubert HEULOT

  • Hausse du CA et baisse des commandes au premier trimestre pour Alstom Transport

    Alstom a confirmé le 16 juillet ses prévisions annuelles après une légère hausse de son chiffre d’affaires trimestriel, mais une chute, attendue, de ses commandes. La division transport a vu ces dernières reculer de 17 %, à 1,8 milliard, par rapport à un premier trimestre 2008/2009 qui comprenait plusieurs contrats majeurs en Italie et au Royaume-Uni. En termes de chiffre d’affaires, les ventes dans les transports ont augmenté de 3 % à 1,4 milliard. Selon Patrick Kron, le PDG, cité par l’AFP, dans le transport ferroviaire, « la demande à court terme devrait rester soutenue, portée notamment par les gros projets, dont certains émanent des plans de relance ». Le groupe a confirmé sa prévisio n d’une marge opérationnelle d’environ 9 % à l’issue de son exercice décalé 2009/2010, qui se clôturera fin mars 2010.

  • Porto hésite entre Transdev, Keolis et Veolia

    Transdev, Barraqueiro (avec Keolis) et Veolia sont les trois finalistes à l’appel d’offres pour la gestion du réseau de métro léger de la ville de Porto, au Portugal, dont le vainqueur sera connu dans quelques semaines. Dans son communiqué, le groupe Transdev, actuel exploitant, a indiqué avoir répondu par le biais d’une candidature commune avec Efacec, Valpi, ETG (Empresa de Transportes Gondomarense) et Espirito Santo. Le contrat porte sur la concession pour cinq ans de l’exploitation et de la maintenance du système de métro léger de l’aire métropolitaine de Porto (environ 2 millions d’habitants).

  • Rouen veut des transports à la demande pour 2010

    La communauté d’agglomération de Rouen va lancer en septembre une étude pour identifier les besoins en transports à la demande des « petites » communes de l’agglo. « Vingt-quatre des 45 communes de l’agglo sont rurales et actuellement faiblement desservies par les transports en commun. Par ailleurs, trop de grands bus y circulent à vide ou presque », explique Laurent Fabius, président de l’agglomération. Un système de réservation par téléphone ou internet devrait être mis en place en 2010, avec des véhicules adaptés.

  • Nantes – Lyon : nouveau tronçon électrifié entre Bourges et Saincaize

    Après l’électrification du tronçon Tours – Vierzon en 2008, celle de Bourges – Saincaize commence cet été Après Vierzon – Bourges en 1998 et Tours – Vierzon en 2008, c’est cette fois Bourges – Saincaize qui va être livré aux entreprises de travaux publics. Ce projet de 82,3 millions d’euros qui s’inscrit en prolongement des autres tronçons déjà électrifiés était dans les cartons depuis dix ans. Mais le plan de relance de l’Etat, qui apporte une rallonge de 4,2 millions pour 2009 et 2010, a accéléré les choses. La convention de financement qui a été signée le 6 juillet à Bourges va être immédiatement suivie des premiers travaux.
    Le chantier, prévu pour trente mois sur les 57 km du parcours, doit être achevé pour Noël 2011. Il va d’abord être financé par la région Centre (46,5 millions), l’Etat (25 millions) et l’Europe, via le Feder (10,5 millions).
    « C’est un projet qui s’inscrit dans l’organisation stratégique de notre réseau, avec une perspective européenne », a déclaré Jean-Marc Delion, directeur général délégué de RFF. Baptisée « Centre-Europe Atlantique », la liaison Nantes – Lyon est en effet considérée comme un « itinéraire alternatif fret » entre Nantes et Budapest, évitant la région parisienne. Mais François Bonneau, président du conseil régional, y voit d’abord un « outil d’aménagement du territoire », surtout pour le Berry, plutôt défavorisé. C’est pourquoi d’ailleurs le conseil régional est le principal financeur de cette électrification, comme il l’avait déjà été pour Tours – Vierzon.
    Fin 2011, l’électrification sera donc achevée entre Nantes et Saincaize sur plus de 400 km, permettant une connexion avec la ligne électrifiée Paris – Clermont-Ferrand et la continuité de la traction électrique Nantes – Clermont-Ferrand sur 560 km. Le chantier ne présente pas de difficultés techniques, malgré cependant la démolition et reconstruction de sept ponts-routes, la surélévation d’un pont-route et l’aménagement de quatre PN. RFF va aussi profiter de ce chantier pour effectuer une régénération de voie sur une partie de la ligne. Ce projet de 15 millions permettra de porter la vitesse de 130 à 160 km/h. Les élus régionaux attendent désormais la prolongation du chantier vers Lyon, même si la nouvelle ambition européenne de la ligne les satisfait. L’électrification de Nevers – Chagny, inscrite au CPER de Bourgogne, va ainsi « dans le sens de l’histoire ».
     

    Jean-Jacques TALPIN

  • Lille lance son plan de bataille vélo

    La ville veut investir cinq millions d’euros dans le vélo d’ici à 2014 Avec seulement 2 % de part modale, le vélo pédale dans la semoule, à Lille. Est-ce à cause de la pluie que les cyclistes sont si rares dans les rues de la capitale des Flandres ? « Pas du tout », répond le vice-président transports de la communauté urbaine (LMCU), Eric Quiquet : « En restant dans les mêmes latitudes, quand on passe la frontière belge, en allant par exemple à Gand, on se rend compte que le vélo, cela marche très bien. » Au printemps, LMCU s’est donc fixé comme objectif de multiplier par cinq les déplacements à vélo dans la métropole lilloise : « On veut devenir une référence du vélo au niveau européen », ose Eric Quiquet. 5 millions d’euros vont être consacrés à la politique cyclable d’ici à 2014, avec un effort particulier porté sur l’amélioration du réseau cyclable. Dès l’an prochain, la métropole va dérouler 16 km de pistes cyclables sur treize communes, et rebelote les années suivantes. Avec la SNCF, LMCU travaille sur un « vélopôle » de 1 000 à 2 000 vélos à la gare Lille-Flandres et prévoit à terme l’équipement d’une station de métro sur deux d’un parking à vélos sécurisé. « On sait qu’il va y avoir un boom sur la pratique du vélo, alors on adapte l’infrastructure. On veut proposer aux cyclistes un réseau sécurisé et continu », explique Vinciane Faber, conseillère communautaire, en charge du plan vélo à LMCU. Avec l’arrivée du vélo en libre service dans trois ans (au départ, 5 000 vélos répartis sur 160 stations à Lille et dans sa première couronne), Lille sait que ses médiocres 2 % seront vite dépassés. D’ici à ce qu’un trajet sur dix se fasse à bicyclette, le chemin est encore long.
     

    Guillaume LEBORGNE

  • Les Pays-Bas, « laboratoire » d?expérimentation de la voiture électrique

    Le gouvernement néerlandais a annoncé le 3 juillet un budget de 65 millions d’euros pour stimuler la vente de voitures électriques aux Pays-Bas, qui se veulent futur « pays-pilote dans la conduite électrique ». Les particuliers qui optent pour une voiture électrique seront exemptés de taxe de circulation, les entreprises recevront 8 000 euros d’aide pour l’achat d’un tel véhicule et les investissements dans les bornes électriques bénéficieront d’un avantage fiscal. L’objectif est de voir circuler, en 2025, un million de ces véhicules sur les routes bataves. Le solide réseau électrique du pays et les courtes distances entre les villes constituent un atout pour la réussite de l’expérimentation.

  • Veolia Transport confirmé à la Nouvelle-Orléans

    Veolia a annoncé le 7 juillet la signature d’un contrat de 10 ans (durée initiale de 5 ans avec renouvellement de 5 ans) avec la New Orleans Regional Transit Authority (RTA). Veolia Transportation, filiale de Veolia Transport aux Etats-Unis, était déjà chargée de l’exploitation des transports publics de la Nouvelle-Orléans depuis octobre 2008, dans le cadre d’un contrat classique de gestion. Avec ce nouveau contrat, en gestion déléguée, qui démarre le 1er septembre 2009, Veolia Transportation sera responsable de l’ensemble des transports publics : exploitation, sécurité, entretien, relation clientèle, itinéraires et horaires, planification des actifs et administration des subventions. L’autorité régionale des transports versera 56,3 millions de dollars par an à Veolia qui prendra à sa charge l’ensemble des salaires, des prestations et des dépenses d’exploitation.

  • Systra remporte le tram de Tours

    Cité Tram, mandataire du Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération de Tours (Sitcat), a choisi le groupement mené par Systra pour assurer la maîtrise d’œuvre de la première ligne de tramway de Tours. Systra, mandataire du groupement, est associé à Safege et Eccta pour l’infrastructure, à Xelis pour les équipements et systèmes, et aux cabinets d’architecture et d’urbanisme Richez_Associés et Ivars&Ballet. Le groupement a en charge la maîtrise d’œuvre complète de c ette première ligne de 15,5 km et 30 stations qui reliera le nord de Tours à Joué-lès-Tours. Les études de la ligne ont démarré fin juin. Les travaux débuteront à partir de juin 2010 pour une mise en service prévue le 1er septembre 2013.