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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

A Bruxelles, dix stations de métro rebaptisées avec des noms de femmes… mais juste pour aujourd’hui
A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) a décidé de rebaptiser symboliquement dix stations de métro de son réseau pour rendre hommage aux femmes. Ainsi, sur la ligne 1, la station Parc a été renommée Rosa Parks, en référence à la célèbre militante des droits civiques, tandis que celle de l’Alma est devenue (AL)Malala Yousafzai, du nom de cette jeune militante pakistanaise qui se bat pour l’accès à l’éducation des filles de son pays. La station Schuman a été rebaptisée Clara Schuman, une des rares femmes pianiste et compositrice qui a pu diffuser ses œuvres au XIXe siècle. La station Etangs Noirs (Zwarte Vijvers en flamand) a été rebaptisée Heidi Van de Vijver, une grande championne cycliste belge. Sur la ligne 2, la station Simonis est devenue la station Simone(is) Veil et la station Clémenceau transformée en station Clémence Royer, philosophe féministe et scientifique, militant en son temps pour l’instruction des femmes. Sur la 5, la station Beaulieu rend hommage à la philosophe française féministe Simone de Beauvoir, et la station Saint Guidon à Sainte-Gudule, la sainte patronne de Bruxelles célébrée le 8 janvier qui a également donné son nom à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de la capitale belge.
Grâce à un QR code, les voyageurs peuvent retrouver la biographie de ces femmes sur le blog Stibstories.
Au-delà de cette action très ponctuelle et éphémère, la STIB a décidé de féminiser progressivement son réseau dans les mois et années à venir. En 2021, 2022 et 2023, 17 arrêts en surface supplémentaires porteront des noms de femmes célèbres. Ainsi l’arrêt Ypres, desservi par le tram 51, va être rebaptisé Marguerite Duras ou encore l’arrêt Outre-pont, desservi par les trams 62 et 63, prendra le nom de Marie-Christine, en hommage à l’archiduchesse de Hasbourg.
Samuel Delziani

Un titre de transport pour les professionnels dans l’agglomération toulousaine
Depuis le 1er mars, entreprises et administrations peuvent faire bénéficier leurs personnels d’une carte pour leurs trajets professionnels sur le réseau Tisséo des transports en commun de l’agglomération toulousaine. Personnelle et d’une valeur de 8 € à l’achat, cette carte permet des trajets illimités et un post-paiement au tarif le plus économique à la fin du mois. Le tarif pro initial est appliqué aux 10 premiers déplacements (1,37 € par trajet ou 1 € en formule Pro+ pour les entreprises ayant un plan de mobilité), puis une réduction de 2 % s’applique entre 11 et 20 déplacements, 3 % de 21 à 50 et 4 % au-delà. Les cartes se commandent en ligne et peuvent être siglées avec le logo de l’entreprise.
C. S.

« Il est temps que les femmes s’emparent de la conception de l’espace public décidée majoritairement par les hommes »
Architecte designer, diplômée de l’Ecole Boulle, Isabelle Le Saux est, depuis 2006, à Arep, agence d’architecture, filiale de SNCF Gares & Connexions, où elle a créé et développé l’équipe Design et lancé une structure de recherche et d’expérimentation, nommée Arep Designlab, ouverte aux explorations allant des biomatériaux aux low-tech, en passant par le réemploi. Elle a expliqué à Ville, Rail & Transports comment Arep prend en compte les problématiques humaines, sociales et genrées dans les espaces publics, notamment dans les gares. Une démarche relativement récente qui remet en cause notre espace public trop souvent conçu par et pour les hommes.
Ville, Rail & Transports. Comment conçoit-on l’espace public en France ?
Isabelle Le Saux. Notre culture est très genrée, très patriarcale et nous évoluons dans des espaces largement conçus par des hommes. Cette prédominance est inscrite un peu partout dans l’espace public. On le voit dans les rues, qui portent dans la plupart des cas des noms d’hommes. Sur les façades ornées, les femmes forment des cariatides quand les hommes célèbres présentent leurs bustes sculptés de savants ou de penseurs.
Cette histoire genrée et patriarcale est héritée de plusieurs millénaires. Le cadre dans lequel on vit influe sur la culture ou nos modes de vie, tout autant qu’il les reflète.
Aujourd’hui encore, l’espace public, que ce soient les villes, les transports publics, la mobilité, continuent à être largement pensés et décidés majoritairement par des hommes. Il est temps que les femmes s’emparent de ces sujets et influent sur les décisions.
Même si le mouvement est engagé, il faut bien 20 à 30 ans pour changer l’espace public avant que cela ne s’inscrive dans le réel, dans la durée.
VRT. Comment mieux prendre en compte tous les usagers dans l’espace public, femmes et hommes ?
I. L.-S. Il faut que les femmes soient actrices dans toutes les étapes de la décision, de la concertation à la conception. Localement on est loin du compte quand on voit qu’il y a moins de 20 % de femmes Maires.
Même s’il y a certainement beaucoup d’hommes capables de concevoir des espaces publics pour tous, les ambiances très masculines dans certains bureaux d’études tendent à promouvoir un modèle dominant où, ce qui est valorisant, c’est la prouesse technique, c’est la démonstration de force, c’est la volonté d’avoir un effet waouh !
En conséquence, la priorité n’est pas de répondre aux besoins d’usage : que ce soit utile, agréable, inclusif, ce n’est alors pas le sujet…
Le fait de s’ouvrir à une plus grande diversité – et même à la parité –, le fait d’inventer ensemble permet d’avoir un équilibre et d’être plus attentif aux besoins de tous.
VRT. Concrètement qu’avez-vous fait dans ce but ?
I. L.-S. Un exemple : il y a six ou sept ans, nous avons redessiné le fameux pictogramme nursery qui était totalement genré (une femme changeant son bébé) et, qui plus est, dont l’espace était installé dans les toilettes des femmes. C’était là depuis longtemps, mais on ne le voyait plus. Avec un groupe de travail, nous avons redessiné le bébé en grand et seul. Nous avons aussi installé la nursery entre les toilettes des hommes et des femmes. C’est ainsi, les mentalités évoluent et ce qu’on acceptait avant, sans y faire attention, devient aujourd’hui inacceptable.
Désormais, nous travaillons sur les espaces en gare dans le cadre d’un programme qui repose sur des observations et des enquêtes incluant des personnes handicapées, des jeunes, des vieux… Nous arrivons à changer les ambiances, les dimensionnements, la sensation de sécurité…
Des études montrent par exemple que 40 % des femmes ne se posent jamais dans un espace public : elles vont continuer à bouger pour ne pas se retrouver en situation d’attente et risquer d’apparaître ainsi « disponibles ». Nous proposons des manières de se positionner variées, assises hautes (pour se sentir moins dominé, moins vulnérable) ou plus confortables, des tables partagées, des accessoires, des tables, des prises, permettant de se sentir légitime dans ces endroits et de faire de ces espaces d’attente de vrais lieux de vie, où chacun et chacune peut se sentir être à sa place.
La notion de confort dans les gares est importante à tout moment : se sentir bien par rapport aux autres, être à l’abri des courants d’air, être en prise avec l’information sur les trains…

La gare de Belfort-Montbeliard TGV – Les toilettes (juin 2012) Il est manifeste que quand les groupes de réflexion sont mixtes, la parole émerge plus facilement, y compris d’ailleurs celle des hommes. Quand on se met dans la situation des voyageurs, avec empathie, on se donne la possibilité d’apporter des réponses à tous.
Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

En remportant le réseau de Thionville, Keolis se renforce dans le Grand Est
Le Syndicat mixte des transports urbains (SMITU) de Thionville-Fensch a retenu, mi-février, Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport public, Citéline, qui s’articule autour de 68 lignes. Le contrat doit débuter à partir du 1er avril et durer cinq ans, générant un chiffre d’affaires cumulé de 90 millions d’euros.
Parmi ses missions, la filiale de transport public de la SNCF explique qu’elle devra « accompagner la SMITU dans la préparation de la mise en service d’un bus à haut niveau de service (BHNS) électrique en 2026. Cette mise en service nécessitera la construction d’un nouveau dépôt et d’un centre de maintenance à Florange destiné à accueillir, d’ici 2025, l’ensemble de la flotte du réseau ». Keolis s’engage aussi à augmenter les recettes de 12,6 % d’ici à 2025. Actuellement, le réseau enregistre cinq millions de voyages par an.
Le gain de ce contrat permet à Keolis d’accroître sa présence dans la partie lorraine de la Région Grand Est, souligne l’opérateur, en rappelant exploiter notamment les réseaux de Nancy, de Metz et d’Epinal.
La RATP va exploiter un train électrique au Caire
Six mois après avoir remporté un très important contrat au Caire (l’exploitation de la ligne 3 pendant 15 ans pour plus de 1,1 milliard d’euros), RATP Dev renforce son implantation en Egypte. Sa filiale RATP Dev Mobility Cairo a signé, le 3 mars avec la NAT (l’Autorité Nationale des Tunnels émanant du Ministère des transports égyptien), un nouveau contrat de 15 ans, renouvelable pour une période de cinq ans, pour exploiter (et maintenir) le train électrique (LRT selon l’appellation égyptienne).
Ce train desservira 11 stations réparties sur près de 65 km, permettant de relier, entre la station de Adly Mansour et la Nouvelle Capitale Administrative, le centre de la capitale égyptienne aux villes nouvelles situées à l’est. « La ligne de LRT sera connectée à la ligne 3 du métro du Caire au niveau de la station d’AdlyMansour », note la RATP dans un communiqué. La mise en service est prévue courant du 4e trimestre 2021.

Le Cerema se penche sur la marche
Quels aménagements, quelles démarches pour mieux accueillir les piétons ? Les questions sont doublement d’actualité, la transition environnementale et la crise sanitaire amenant à réfléchir sur la place des différents modes de déplacement, et notamment des modes actifs. D’où une série de fiches du Cerema conçue à partir de retours d’expériences de terrain. On y aborde les micro-aménagements en faveur des piétons, l’éclairage des transports publics à leur intention, la prise en compte de la marche dans les documents de planification afin de réduire les coupures urbaines, la mise en place de cheminements balisés comme à Mulhouse (offrant un réseau de 578 km permettant de se déplacer à pied dans toutes les communes de l’agglomération), l’installation de lieux de repos, ou encore l’attention à porter aux piétons âgés. Ils sont les premiers concerné par la marche, puisque 40 % des déplacements des plus de 75 ans se font à pied, contre 22 % pour le reste de la population. Et les piétons âgés sont surreprésentés dans les accidents de la circulation.

La navette autonome de Vincennes sort du bois
Plus de trois ans après le lancement de la navette autonome entre la station de métro Château de Vincennes et l’entrée du Parc Floral, l’expérimentation, menée par le Groupe RATP avec IDFM et les Villes de Paris et de Vincennes, franchit une nouvelle étape en sortant (littéralement) du bois de Vincennes pour parcourir quelques centaines de mètres en centre-ville, après avoir traversé l’avenue de Paris, axe routier majeur, au niveau d’un carrefour très fréquenté.
Entre la mairie de Vincennes et la Porte Jaune, via le métro Château de Vincennes et l’entrée du Parc Floral, trois navettes (une Navya Autonom Shuttle et deux EasyMile EZ10 – une telle cohabitation est une première mondiale) desservent désormais huit arrêts le long d’un parcours de six kilomètres empruntant la voirie publique. Comme lors des phases précédentes de cette expérimentation, les retours des voyageurs seront évalués et partagés avec les instituts de recherche. Il s’agira également d’acquérir des données liées aux nouveautés de cette nouvelle étape : outre l’interopérabilité entre les deux types de véhicules, qui atteignent désormais une vitesse de 18 km/h, les interactions avec les autres usagers de la voirie, en particulier en centre-ville, permettront d’améliorer les futurs véhicules autonomes. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du consortium projet SAM (Sécurité et Acceptabilité de la conduite et de la Mobilité autonome), lauréat de l’appel à projet EVRA (Expérimentation de Véhicules Routiers Autonomes) lancé par l’Adema, en lien avec la stratégie nationale et le programme national France véhicules autonomes.
Lancée le 28 janvier, cette nouvelle étape de l’expérimentation du bois de Vincennes n’est exploitée que le week-end, de 14 heures à 17 h 30, du fait du couvre-feu. Crise sanitaire oblige, le nombre de voyageurs est actuellement limité à quatre à bord, où un safety driver (conducteur de secours) est toujours présent… entre autres pour recommander le port de la ceinture : quand on croise des piétons, des cyclistes ou des automobilistes, les freinages peuvent être très puissants ! Et l’inauguration officielle, en présence de Catherine Guillouard, présidente-directrice générale de la RATP, Pénélope Komites, adjointe à la mairie de Paris en charge de l’Innovation et de l’Attractivité et Charlotte Libert-Albanel, Maire de Vincennes, aura attendu le 2 mars.
P. L.

La SNCF envisage des trains à bas coûts sur lignes classiques
La SNCF envisage de lancer l’an prochain des liaisons sur des lignes classiques, plus lentes et moins chères que les TGV, indique le 25 février la publication spécialisée Mobilettre. La compagnie ouvrirait ainsi Paris – Lyon – Marseille en 2022, ainsi que Paris – Bordeaux, Paris – Nantes, Paris – Rennes et Lyon – Nice en 2023, croit savoir Mobilettre. Nom de code du projet : « Oslo ».
Ces liaisons parallèles aux lignes à grande vitesse seraient exploitées par une filiale dédiée, avec du vieux matériel Corail. Elles permettraient de gagner des parts de marché, notamment face à la voiture et aux autocars, en jouant sur les prix. Le moment semble propice. D’une part, car la SNCF doit reconquérir des clients qui ont déserté ses trains avec la crise sanitaire. D’autre part, car elle n’a plus d’activité dans les autocars longue distance depuis qu’elle a cédé il y a deux ans environ sa filiale Ouibus à Blablacar.
Interrogée par l’AFP, la SNCF n’a pas souhaité faire de commentaires. Toutefois, le concept n’est pas totalement nouveau, puisque la SNCF a exploité des « Intercités 100 % Eco » sur diverses destinations entre 2010 et 2020. La région des Hauts-de-France a encore lancé à la mi-janvier un Paris – Lille qui circule le week-end sur la ligne classique, avec des billets à 10 euros.
De son côté, le gouvernement planche sur un développement des « trains d’équilibre du territoire » (Intercités), subventionnés par l’Etat, pour compléter le réseau de liaisons longue distance hors du TGV. Un rapport doit être remis au Parlement en mars.

Transdev, Mobileye et Lohr s’associent pour développer des navettes autonomes
Mobileye, société du groupe Intel, Transdev STA (Systèmes de Transport Autonome), entité du groupe Transdev dédiée aux solutions de mobilité autonome, et le groupe industriel Lohr ont annoncé aujourd’hui leur partenariat pour développer des navettes autonomes. « Dans le cadre de cette collaboration, les entreprises intègrent le système de conduite autonome de Mobileye dans la navette électrique i-Cristal, produite par le groupe Lohr », indiquent les trois entreprises dans un communiqué.
« Les trois entreprises testeront dans un premier temps les véhicules sur route en France et en Israël, afin de préparer une mise en production en 2022. Les partenaires prévoient d’être en mesure de déployer des navettes autonomes i-Cristal au sein de réseaux de transport public dès 2023 », précisent-elles encore. La navette i-Cristal peut accueillir jusqu’à 16 passagers et peut circuler à une vitesse maximale de 50 km/h.

Thierry Dallard quitte la présidence de la SGP
Du côté de la Société du Grand Paris (SGP), « on ne fait pas de commentaires », sans pour autant démentir. Mais selon les informations du Monde, confirmant celles du Canard enchaîné et de La Tribune (qui cite à son tour Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines), Thierry Dallard a quitté la présidence de la SGP le 22 février. Nommé à ce poste en mai 2018 par Edouard Philippe, alors Premier ministre, Thierry Dallard serait déjà remplacé par Jean-François Monteils, actuel président de la chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine, selon Le Parisien et le Journal du Grand Paris.
Il semble que les relations entre Thierry Dallard, président « par intérim » de la SGP, et Jean Castex, qui était délégué interministériel aux Jeux olympiques de 2024 jusqu’à l’été dernier, ne soient pas des meilleures. En particulier, l’actuel Premier Ministre en voudrait, depuis 2018, à Thierry Dallard de lui avoir alors expliqué qu’il serait quasi-impossible de construire la desserte du site du Bourget à temps pour les JO, selon Le Canard enchaîné. La crise sanitaire est depuis passée par là et il est maintenant officiel que les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express ne seraient pas prêtes pour 2024. Thierry Dallard illustre-t-il ici le principe « Malheur au porteur de mauvaises nouvelles » ?
