Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Le contrat de Keolis renouvelé à Châtellerault

    Le contrat de Keolis renouvelé à Châtellerault

    La Communauté d’Agglomération du Grand Châtellerault, dans la Vienne, a renouvelé le 16 novembre le contrat de Keolis pour l’exploitation et la maintenance de l’ensemble du réseau TAC. Ce contrat de délégation de service public débutera le 1er avril 2021 et durera 5 ans. Il générera un chiffre d’affaires cumulé d’environ 15 M€.

    Parmi les nouveautés, Keolis doit renforcer l’offre de transport les soirs et les week-ends, ainsi que sur les lignes les plus fréquentées. Le service de transport sera également étendu à de nouvelles communes de l’agglomération, qui passeront de 12 à 17. Ce qui permettra à 64 000 habitants (contre 55 000 aujourd’hui) de bénéficier d’un service de mobilité.

    « D’ici la fin du contrat, Keolis aura également comme objectif d’augmenter la fréquentation de 15 % et les recettes commerciales de 27 % », note l’opérateur dans un communiqué.

  • La RATP entre au capital de la start up parisienne Vianova

    La RATP entre au capital de la start up parisienne Vianova

    La RATP, à travers RATP Capital Innovation, vient d’entrer au capital de Vianova, une plateforme d’analyse de collecte de données sur la micromobilité, à la faveur d’une levée de fonds menée par cette start-up parisienne (1,8 million d’euros), au côté de Contrarian Ventures, un fonds d’investissement spécialisé dans l’énergie et la mobilité.

    En proposant une vision en temps réel de l’occupation de l’espace public, Vianova cherche à aider les villes à mieux réguler cet espace parfois encombré par des trottinettes, des scooters ou des deux roues. « La plateforme supervise déjà plus de deux millions de trajets par mois, avec des villes partenaires comme Bruxelles, Helsinki, Zurich et Stockholm », indique la RATP dans un communiqué, en précisant que cette levée de fonds doit permettre à Vianova d’accélérer son développement international.

    La jeune pousse s’intéresse aussi aux flux logistiques. Elle a récemment lancé un projet de gestion de l’espace public et d’analyse des flux de logistique urbaine avec la Ville de Paris, ajoute le communiqué.

  • Voi lève des fonds pour se développer en Europe

    Voi lève des fonds pour se développer en Europe

    L’opérateur suédois de trottinettes électriques Voi a levé 160 millions de dollars (environ 135 millions d’euros) auprès du fonds d’investissement Raine Group LLC, afin de poursuivre son développement. Le loueur de trottinettes électriques vient d’obtenir des licences d’exploitation à Birmingham, Liverpool, et Cambridge en Grande-Bretagne et à Berne en Suisse. En France, où il est associé à Blablacar sous le nom de Voi Blablacar Ride, l’opérateur est présent à Marseille et Bordeaux, mais ni à Paris et ni Lyon, où il n’a pas remporté d’appels d’offres.

  • Rejet du recours de Siemens sur le marché de la 3ème ligne du métro de Toulouse

    Rejet du recours de Siemens sur le marché de la 3ème ligne du métro de Toulouse

    La réponse du tribunal administratif de Toulouse n’a pas trainé : le 2 décembre, il a indiqué avoir rejeté la requête en référé précontractuel de Siemens Mobility, déposée le 24 novembre, au sujet de l’attribution à Alstom du marché ensemblier du système de la 3ème ligne de métro de Toulouse (comprenant le matériel roulant, les équipements d’automatisme et de voie, l’alimentation et la maintenance). Le calendrier pourra donc se dérouler comme prévu, avec un début des travaux annoncé pour la fin 2022.

    C.S. 

  • L’analyse de 6t. L’enjeu du stationnement vélo : pour pédaler il faut d’abord  pouvoir stationner

    L’analyse de 6t. L’enjeu du stationnement vélo : pour pédaler il faut d’abord pouvoir stationner

    L’intérêt renouvelé pour le vélo au déconfinement, venant s’ajouter à une tendance de fond au « retour de la bicyclette »1 observable depuis les années 2000 a fait ressurgir une problématique finalement assez peu médiatisée : que faire de son véhicule, justement lorsqu’il ne roule pas ? Avec la multiplication des vélos en circulation depuis le mois de mai dernier, qu’ils aient été achetés pour l’occasion ou ressortis des caves, outre les embouteillages sur les pistes cyclables, les usagers sont également confrontés à des difficultés de stationnement. Ce manque de place se fait particulièrement ressentir dans les grandes villes, en milieu urbain dense, là où l’habitat est essentiellement collectif et où l’existence d’emplacements spécifiquement adaptés au stationnement des vélos est loin d’être systématique. Si le baron Haussmann a considérablement transformé et modernisé Paris avec ses grands travaux, il a oublié le local vélo…

    Par Nicolas Louvet et Camille Krier

    Alors que la promotion du vélo comme mode de déplacement respectueux de l’environnement fait désormais consensus, les politiques publiques visant à encourager son développement sont surtout concentrées sur l’usage, notamment avec l’aménagement de pistes cyclables, et sur l’équipement, avec des aides à l’achat ou à la réparation, comme dans le cadre du « Coup de pouce vélo » lancé par le ministère de la Transition écologique et solidaire pour accompagner les mobilités douces à la sortie du confinement. Le stationnement apparaît donc quelque peu oublié dans les politiques vélo, bien que les documents d’urbanisme intègrent cette composante depuis plusieurs années et que des initiatives telles que les « vélobox » à Paris voient le jour dans différentes villes. Le stationnement fait pourtant partie intégrante de ce que Frédéric Héran qualifie de « système vélo »2, au même titre que les infrastructures dédiées à la circulation, les véhicules eux-mêmes ou encore les règlements et politiques facilitant sa pratique. Le stationnement a donc un rôle à jouer dans le développement de ce mode, et ce d’autant plus qu’une bicyclette demeure finalement stationnée la très grande majorité du temps.

    A travers une enquête3 auprès d’un échantillon représentatif de la population des grandes villes françaises (plus de 4 000 répondants), 6t-bureau de recherche s’est penché sur la problématique du stationnement vélo et son corollaire, la crainte du vol. L’enquête démontre ainsi que des modalités de stationnement jugées peu pratiques ou peu fiables peuvent constituer un frein à l’usage du vélo, au même titre qu’un risque perçu de vol. Si plus d’un cycliste équipé sur trois a déjà subi un vol de vélo, ils ne sont que 2 % à avoir été touchés par cet aléa au cours de l’année écoulée. La crainte du vol n’en constitue pas moins une préoccupation majeure pour les usagers, qui rechignent régulièrement à laisser leur vélo stationné dans l’espace public, et donc à l’utiliser pour certains déplacements. Ainsi, près de la moitié des cyclistes déclarent qu’il leur arrive de renoncer à enfourcher leur bicyclette par crainte de ne pas la retrouver intacte, ou de ne pas la retrouver du tout.

    Plus encore qu’au domicile ou sur leur lieu de travail, où la majorité des cyclistes disposent de possibilités de stationnement hors voirie, bien que parfois jugées peu pratiques, c’est en fait partout ailleurs que le besoin de stationnement sécurisé est le plus criant. Les arceaux vélo, voire les poteaux, grilles ou lampadaires, malgré le renfort d’un bon antivol, sont loin d’être la panacée. Lors d’une sortie au restaurant ou au cinéma, lors d’une course ou d’un rendez-vous médical, il n’est pas toujours possible de stationner son vélo de manière à la fois pratique et sécurisée. Cela peut alors décourager l’utilisation de ce mode pour ce type de motif mais aussi, lorsque plusieurs activités et déplacements sont enchaînés au cours d’une même boucle, pour toute une journée. C’est donc parfois parce qu’il n’est pas sûr de pouvoir stationner son véhicule près du bar où il retrouvera ses amis le soir que l’utilisateur renoncera à partir au travail à vélo le matin. Autrement dit, il suffit qu’une seule opportunité de stationnement fasse défaut dans la journée pour que le vélo soit laissé au garage, pour peu qu’on en ait un.

    Il est intéressant de relever qu’à l’inverse, c’est parce qu’un automobiliste estime avoir besoin de sa voiture pour une activité spécifique (accompagner un enfant à l’école, porter des courses), qu’il va finalement l’utiliser pour tous les autres déplacements qu’il enchaînera au cours de sa journée. Dans le doute, on prendra sa voiture mais on laissera son vélo, un paradoxe qui apparaît d’autant plus absurde au vu des nombreux bénéfices du vélo, tant pour l’utilisateur que pour la société, et des inconvénients de la voiture pour la collectivité (pollution, congestion).

    Promouvoir des modes de déplacement à même de remplir les objectifs de durabilité inscrits à l’agenda des politiques publiques nécessite alors de reconsidérer le partage modal de l’espace urbain. Cela parait en bonne voie en ce qui concerne les pistes cyclables, mais l’offre de stationnement vélo, notamment en dehors domicile ou du lieu de travail, gagnerait à être renforcée. Permettre aux cyclistes de stationner facilement leur véhicule en toute sécurité, pour chacune des occasions qui compose leur quotidien, constitue ainsi un important levier pour véritablement systématiser l’usage du vélo comme mode de déplacement urbain. Cela permettrait non seulement d’intensifier son utilisation chez les cyclistes mais aussi de convaincre certains non-utilisateurs de se mettre en selle.

    1 Héran F., (2014), Le retour de la bicyclette. Une histoire des déplacements urbains en Europe, de 1817 à 2050, La Découverte, 255 p.
    2 Héran F., (2018), « Système vélo », Forum Vies Mobiles,
    3 6t-bureau de recherché, (2020), Le développement du vélo et de la trottinette dans les grandes villes françaises
  • Retrouvez en ligne la conférence VRT sur les métros automatiques

    Retrouvez en ligne la conférence VRT sur les métros automatiques

    Jeudi 26 novembre 2020, VRT a organisé dans ses locaux une conférence 100% digitale ayant pour thème les métros automatiques et intitulé « Métros, Trams, Trains : Cap sur l’autonomie », avec la participation de SIEMENS (Paul-Edouard Basse), KEOLIS (François Vinsonneau) et SYSTRA (François Gravil).

    Vous pouvez revoir gratuitement cette conférence sur le site de VRT  : https://vrt.europechina.net/evenement/conference-metros-trams-trains-cap-sur-lautonomie/video/

     

  • Bientôt un label pour les employeurs qui s’engagent pour le vélo

    Bientôt un label pour les employeurs qui s’engagent pour le vélo

    Le gouvernement veut soutenir les déplacements domicile-travail à vélo. Avec le soutien de l’Ademe, la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) travaille depuis quelques mois sur le label « Employeur Pro-Vélo », qui vise à distinguer et encourager les entreprises publiques et privées favorables à l’usage du vélo pour les trajets domicile-travail. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, vient de lui donner un coup d’accélérateur en lançant officiellement le 30 novembre le programme « Objectif employeurs Pro-vélo » et en prolongeant jusqu’au 31 mars 2021 le « Coup de Pouce Vélo » (une aide de l’Etat de 50 euros à la réparation de vélos).

    L’expérimentation du référentiel de ce futur label est en cours dans une cinquantaine d’entreprises publiques et privées, dont l’AP-HP, le département de Seine-Saint-Denis ou le Centre national d’études spatiales (CNES) à Toulouse. Le CNES, par exemple, a organisé des opérations de sensibilisation, proposé des abris vélos couverts (dont 90 nouvelles places créées en 2020 en partie avec l’aide du programme Alvéole), a mis en place un bâtiment dédié aux vélotaffeurs avec vestiaires, douches ou encore des kits de réparation et des casiers chauffants. Une soixantaine de vélos en libre-service permettent au personnel de se déplacer d’un bâtiment à l’autre et des vélos sont aussi mis à disposition pour se rendre dans les entreprises voisines. Enfin, le comité directeur du 9 décembre devrait se prononcer sur l’évolution de la prime transport, déjà en place au CNES depuis 2010, pour prendre en compte le Forfait Mobilité Durable prévu par la loi LOM mais non obligatoire. Ce qui permet au groupe de cocher de nombreuses cases du futur label.

    « L’expérimentation du référentiel (sorte de catalogue de mesures dans lequel les employeurs peuvent piocher) se terminera en janvier et les résultats seront présentés en février-mars, pour un lancement du label au printemps 2021, avec une plateforme permettant la dématérialisation complète de l’auto-évaluation », détaille Louis Duthoit chargé de mission sur le label Pro-vélo à la FUB. Le programme gouvernemental vise, d’ici 3 ans, la labellisation de 4 000 entreprises représentant plus de 500 000 salariés et le déclenchement du financement d’actions Pro-vélo prévues dans le label (20 000 nouvelles places de stationnement sécurisé en entreprise, des services…). Il prévoit aussi de faire vivre une communauté d’entreprises ou collectivités qui pourront être labellisées, selon leur niveau d’engagement, au niveau bronze, argent ou or.

    Catherine Stern

  • Une expérimentation pour réduire les émissions de particules fines dans le métro parisien

    Une expérimentation pour réduire les émissions de particules fines dans le métro parisien

    Quand on exploite un réseau de métro à 90 % en tunnel et deux lignes de RER à 28 % sous terre, la qualité de l’air en souterrain est un facteur essentiel pour la santé du personnel et des voyageurs. Et si la traction électrique est de rigueur dans le métro et le RER (à l’exception de trains de travaux nocturnes ou estivaux sur ce dernier), la pollution n’est pas pour autant absente des espaces souterrains des réseaux RATP. Une source majeure des particules fines respirées dans les tunnels et les stations est le freinage des rames. Sur la plupart des types de matériel roulant actuellement en service, le freinage pneumatique est assuré par la friction de semelles sur des disques ou des sabots (ce freinage pneumatique étant conjugué avec le freinage électrique, lorsque le moteur fonctionne en génératrice). Or toute friction produit des particules…

    Essais de nouvelles semelles de freinage

    Afin de réduire ces émissions de particules, la RATP, qui depuis plus de 20 ans cherche à améliorer la qualité de l’air dans ses espaces souterrains, expérimente actuellement en avant-première avec l’équipementier ferroviaire Faiveley Wabtec, spécialiste entre autres des systèmes de freinage, une nouvelle semelle de frein. Cette dernière est censée être faiblement émettrice de particules PM 1, PM 2,5 et PM 10, tout en limitant significativement les émissions de particules fines à la source. Plus précisément, la RATP s’attend à une réduction de 90 % de ces émissions.

    Menée depuis fin octobre sur un banc d’essai en laboratoire reproduisant les conditions réelles d’exploitation d’un train de type MI09 en service sur le RER A, l’expérimentation a d’abord évalué les performances de freinage ainsi que les émissions de particules (en taille et en quantité) des matériaux de friction utilisés actuellement sur les freins à disque. Ceci afin de proposer et évaluer sur banc d’essai les performances et les émissions de particules du matériau innovant le mieux adapté. Enfin, ce matériau sélectionné doit être testé sur le train et homologué.

    Un plan d’actions de la RATP pour améliorer la qualité de l’air

    Plus largement, cette recherche d’une nouvelle semelle de frein s’inscrit dans un programme d’actions sur la qualité de l’air dans les espaces souterrains de la RATP. La réduction à la source les émissions de particules passe aussi par la généralisation du freinage électrique sur les nouveaux trains, comme le MF01 en service sur les lignes 2, 5 et 9 du métro et, au fur et à mesure de sa livraison, le MP14 sur les lignes 4, 14 et 11, à suivre par le MF19 pour les lignes dont le parc reste à renouveler. Comme annoncé il y a un an, lors de sa commande, le MF19 doit mettre en œuvre le freinage électrique intégral jusqu’à 0 km/h, avec récupération du courant, afin de réduire la production de particules, « ce qui contribue à améliorer la qualité de l’air en souterrain et à réduire les opérations de maintenance ».

    Un autre moyen de supprimer à la source la pollution par les particules fines est offert par le renouvellement, commencé en 2019, des locotracteurs utilisés lors des travaux nocturnes du RER : les engins diesel sont progressivement remplacés par 12 engins bimodes électriques produits par CAF.

    Autre axe suivi, le traitement de l’air dans les stations et gares. En juin 2019, la RATP, en partenariat avec la région Île-de-France et Suez, a inauguré le dispositif IP’AIR, un traitement de l’air par ionisation positive, dans la station de métro Alexandre Dumas (ligne 2). « Les résultats de ces tests ont montré une réduction de 20 à 30 % selon la taille des particules avec un rayon d’action des modules de l’ordre d’une dizaine de mètres. Des travaux sont à mener aujourd’hui pour améliorer l’intégration (encombrement, bruit…) de tels dispositifs en souterrain. »

    Par ailleurs, un vaste plan d’investissement a été engagé afin de créer, renforcer ou renouveler 340 ventilateurs en tunnel (un programme d’investissement sur la période 2016-2020 est en cours pour 49 millions d’euros). La RATP, qui « améliore ainsi la disponibilité des ventilateurs tout en cherchant à renforcer les capacités intrinsèques de renouvellement d’air permises par chaque ventilateur », souligne que depuis la création du gestionnaire d’infrastructures RATP en 2012, « ce seront plus de 85 millions d’euros qui auront été consacrés à investir dans la ventilation du réseau ».

    Enfin, les mesures réalisées en continu depuis 1997 dans les stations Franklin D. Roosevelt (ligne 1), Châtelet (ligne 4) et Auber (RER A) sont consultables en temps réel via un site dédié. Des mesures ponctuelles, réalisées en différents points du réseau, complètent ce dispositif. Outre les particules fines, plusieurs autres paramètres sont étudiés : climatiques (température, humidité relative), dioxyde de carbone, oxydes d’azote…

    Patrick Laval

  • Le marché de la troisième ligne du métro de Toulouse suspendu après un recours de Siemens

    Le marché de la troisième ligne du métro de Toulouse suspendu après un recours de Siemens

    Mauvais perdant, Siemens ? Visiblement, le groupe allemand a du mal à accepter que son rival Alstom lui souffle le marché d’ensemblier de la troisième ligne du métro de Toulouse.

    Ce marché à 713 millions d’euros devait être signé le 26 novembre entre le président de Tisséo Jean-Michel Lattes et le président d’Alstom France Jean-Michel Eyméoud, en présence du président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc. Mais l’annonce d’un référé précontractuel déposé par Siemens devant le tribunal administratif de Toulouse a entraîné la suspension du processus.

    Ayant installé en 2016 son centre mondial de compétences consacré au métro automatique à Toulouse, deuxième ville après Lille à avoir adopté le Val de Matra (racheté ensuite par Siemens) en 1993, Siemens Mobility s’estimait peut-être le candidat idéal. Mais la commission d’appel d’offres en a décidé autrement. « L’offre d’Alstom était à la fois la moins chère et la meilleure techniquement », avait déclaré le président de Tisséo lors de l’annonce de ce choix. Par ce recours, Siemens souhaite obtenir des éléments complémentaires permettant de justifier son éviction et le choix Alstom. Ni Tisséo, ni Alstom, ni Siemens n’ont souhaité faire de commentaires en attendant la décision du tribunal administratif.

    Catherine Stern

  • Keolis conserve le réseau de Blois

    Keolis conserve le réseau de Blois

    La Communauté d’agglomération de Blois (couvrant 42 communes en plus de la ville de Blois, soit 110 000 habitants), qui s’appelle Agglopolys, a décidé mi-novembre de renouveler pour huit ans le contrat de Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport public, Azalys.

    Le nouveau contrat, qui générera 100 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé, doit commencer le 1er janvier. « Il s’accompagnera de la refonte du réseau prévue le 1er septembre 2021 », précise dans un communiqué la filiale de transport public de la SNCF.

    Actuellement structuré autour de sept lignes de bus principales et d’une navette électrique desservant le centre-ville, le réseau va être amélioré pour mieux répondre aux besoins de mobilité sur les principaux points d’intérêt de la ville, culturels, sportifs et économiques. Il est ainsi prévu d’accroître la fréquence de la ligne de bus « des salariés » et de renforcer l’amplitude horaire le soir et le dimanche.

    L’offre de transport interurbain va aussi être améliorée, ce qui passe notamment par la refonte du transport à la demande. Enfin, le renouvellement intégral de la flotte de la ligne la plus fréquentée du réseau est aussi au programme, avec l’intégration de six bus 100 % électriques.

    4,4 millions de voyages sont attendus en moyenne annuelle sur ce réseau qui a enregistré une hausse de la fréquentation de 38 % depuis 2013.