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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Le TZen2 fait ses premiers pas
Ce n’est pas encore le TZen 2, mais presque. Le 16 octobre, Stéphane Baudet, vice président de la région Ile-de-France (remplaçant au pied levé Valérie Pécresse déclarée cas contact), Thierry Mallet à la tête de Transdev, Laurent Probst directeur général d’IDFM et des élus locaux, ont inauguré le premier tronçon du site propre du TZen 2. Cette ligne de 17 km avec 26 stations reliera la gare de Lieusaint à celle de Melun à l’échéance de 2027. Mais en attendant la livraison complète de l’infrastructure, les différents secteurs en site propre seront mis en service à mesure de leur achèvement.
En cette fin 2020, les bus pourront circuler avec priorité aux feux sur une toute nouvelle voie jusqu’à Miroir-d’eau à Savigny-le-Temple. Fin 2023, elle poussera jusqu’à Les-Routoires à Savigny avec quatre stations supplémentaires. Mais c’est surtout entre 2024 et 2027 que l’essentiel de la ligne de Lieusaint à Melun sera totalement isolée du trafic routier.
Sans disposer encore de l’appellation TZen, c’est le « Citalien » sur le même parcours, qui empruntera dans quelques semaines le nouveau site propre. Un petit délai, le temps de recevoir l’intégralité des 28 nouveaux bus circulant au biométhane, un gaz vert produit dans les exploitations agricoles des environs. Six de ces bus de 12 m sont déjà arrivés au centre de maintenance de Lieusaint spécialement équipé pour l’entretien et la recharge des véhicules circulant aux biocarburants. D’ici à 2025 pour Paris et la petite couronne, 2029 pour la grande couronne, IDFM aura remplacé tous ses bus par des véhicules électriques ou GNV. Lorsque le trafic le justifiera, (on attend 27 000 voyageurs par jour sur le TZen 2), les bus seront remplacés par des articulés de 18 m.
Philippe-Enrico Attal

La RATP reporte les prolongements des lignes 4 et 12 du métro
Nouvelle conséquence de la crise sanitaire : le 14 octobre, la RATP a annoncé le report de quelques mois de la mise en service des prolongements des lignes 4 et 12 du métro. « Ce calendrier résulte à la fois des efforts déployés par la RATP et l’ensemble des entreprises mobilisées pour maintenir une activité minimale sur les chantiers pendant le confinement et pour réorganiser l’ensemble des opérations afin de prendre en compte les nouvelles dispositions sanitaires applicables sur sites ». Cependant, la RATP rappelle que « ces nouveaux calendriers des chantiers restent sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire et économique qui peuvent nécessiter une adaptation permanente ».
Au sud de Paris, le prolongement de la ligne 4 entre la Mairie de Montrouge et le futur terminus Bagneux – Lucie Aubrac, via la nouvelle station Barbara, est repoussé de la mi-2021 à la fin de l’année. Ce prolongement compte, outre ses deux stations, un centre de dépannage des trains à aménager au-delà du futur terminus.
Au nord-est de la capitale, la deuxième phase du prolongement de la ligne 12 à Aubervilliers est quant à elles reprogrammée de la fin 2021 au printemps 2022. Cette phase comprend la mise en service de deux stations supplémentaires, Aimé Césaire et Mairie d’Aubervilliers.
En revanche, le calendrier des autres prolongements en cours de réalisation ou d’achèvement est maintenu. A commencer par le prolongement de la ligne 14 vers le nord, qui doit toujours être mis en service de Saint-Lazare à la Mairie de Saint-Ouen le 14 décembre, sauf la station Porte de Clichy, qui attendra janvier 2021.
Vers le sud, entre Olympiades et l’Aéroport d’Orly, la mise en service du prolongement de la ligne 14 est planifiée en 2024, « avec l’ambition maintenue d’être opérationnel pour les Jeux olympiques 2024 ».
D’ici là, pour le prolongement de la ligne 11 à Rosny-Bois Perrier, « les équipes RATP mettent tout en œuvre avec l’objectif d’une mise en service à l’horizon 2023 ».
P. L.

Couvre-feu : quelles conséquences pour les transports publics?
Après le couvre-feu décrété à partir de vendredi minuit en Ile-de-France et huit autres métropoles (Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne), où le virus circule activement, des questions se posent sur le niveau du service de transport à maintenir après 21 heures, heure du début du couvre-feu. La présidente (ex-LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a rappelé, le 15 octobre, sur RTL que les transports publics, une des principales compétences de la région, resteraient « évidemment ouverts » malgré le couvre-feu. Mais, a-t-elle ajouté, « nous apprécierons en fonction de la fréquentation, de la jauge et des impératifs du couvre-feu comment nous adapterons le service ».
Pour le moment, pas de changement donc, mais des adaptations pourraient rapidement intervenir puisque les responsables des transports travaillaient depuis quelque temps déjà sur un scénario de couvre-feu.
L’association Plus de Trains s’inquiète toutefois pour les Franciliens qui devront prendre les transports publics après 21 heures. « Après le couvre-feu, métros et RER seront peu remplis le soir, renforçant le sentiment d’insécurité », comme cela avait déjà été constaté pendant le confinement, écrit l’association via un tweet. Elle suggère à la RATP et à la SNCF de « conseiller de voyager à l’avant pour être moins isolé ».
De son côté, Valérie Pécresse, également présidente d’IDFM, appelle une nouvelle fois les entreprises de la région à recourir « massivement au télétravail pour limiter les déplacements et la circulation du virus », soit « trois jours par semaine au moins ».
Côté voyages en train longue distance, un communiqué de SNCF Voyageurs confirme « que les TGV (InOui et Ouigo), Intercités, trains internationaux et trains régionaux circuleront tous comme prévu en ce week-end du 16, au 18 octobre, ainsi que pendant l’ensemble des vacances de la Toussaint, pendant lesquelles plus de cinq millions de voyageurs sont attendus à bord des trains longue distance ». Les voyageurs qui sortiraient de la gare après 21 heures pourront présenter leur billet de train comme justificatif leur permettant de se déplacer malgré le couvre-feu.

Keolis sera candidat aux appels d’offres des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express
Interrogé lors de la table ronde sur l’ouverture à la concurrence en Ile-de-France, organisée le 8 octobre par Ville, Rail & Transports à l’occasion de la remise des Grands Prix de la Région Capitale, Youenn Dupuis, le directeur général adjoint chargé de l’Ile-de-France chez Keolis, a indiqué que son groupe répondra à l’appel d’offres des lignes 16 et 17 du Grand Paris. « Nous sommes candidats à l’exploitation des lignes 16 et 17, car nous connaissons bien ces territoires et voulons apporter notre expertise pour réussir un saut qualitatif dans le métro, comme pour le bus », a annoncé Youenn Dupuis, avant de préciser que sur ces appels d’offres, Keolis pourrait s’associer avec d’autres acteurs dans le cadre d’un groupement, « car, à plusieurs, on est meilleur… »
M.-H. P.

Voici les Grands Prix de la Région Capitale 2020
Le 8 octobre dernier, Ville, Rail et Transports a remis les Grands Prix de la Région Capitale 2020 à l’Espace Saint-Martin à Paris. Cette édition a récompensé des initiatives dans huit catégories différentes.
Pour en savoir plus lire le dossier consacré à l’évènement et retrouvez l’évènement en images ainsi que d’autres moments clés de l’évènement.

Lancement de la consultation pour la conception-réalisation de la ligne 15 Ouest
La Société du Grand Paris a annoncé avoir lancé, le 29 septembre, la consultation pour le premier marché de conception-réalisation du tronçon Ouest de la ligne 15, entre l’ouvrage de service Ile de Monsieur (Sèvres), qui fera la jonction avec le tronçon Sud de cette ligne, et l’ouvrage de service Parc des Bruyères (Courbevoie), au nord de La Défense.
La SGP a envoyé le dossier de consultation des entreprises aux différents groupements d’entreprises qui ont répondu à la consultation. La notification est attendue au troisième trimestre 2022.
La SGP rappelle avoir publié l’avis d’appel public à la concurrence (AAPC) de ce marché de conception-réalisation le 4 février dernier. Ce marché comprend une tranche ferme pour la conception et la réalisation des gares Saint-Cloud, Rueil-Suresnes Mont-Valérien, Nanterre La Boule et Nanterre-La-Folie mais aussi pour la construction d’environ 10 kilomètres de tunnel, 11 ouvrages de service et un ouvrage d’entonnement. Une tranche optionnelle est également prévue dans ce marché pour la gare de La Défense, les tunnels de part et d’autre de cette gare sur un linéaire total d’environ quatre kilomètres ainsi que six ouvrages de service. Cette tranche optionnelle sera notifiée après obtention de la déclaration d’utilité publique (DUP) modificative du tronçon ouest de la ligne 15, initialement accordée en novembre 2016. Cette DUP modificative est nécessaire pour tenir compte du nouvel emplacement de la gare de La Défense. L’instruction sera menée sous l’égide des services de l’État parallèlement à la procédure de dialogue compétitif et comprendra notamment une enquête, prévue au deuxième trimestre 2021.
La SGP rappelle avoir également publié, cet été, l’avis d’appel à concurrence pour le tronçon Est de la ligne 15 pour la section allant de Champigny-Centre (y compris les ouvrages d’interopérabilité) à l’ouvrage de service situé sur la commune de Bobigny comprenant les gares Champigny-Centre, Nogent-Le-Perreux, Val-de-Fontenay, Rosny-Bois-Perrier, Pont de Bondy et Bobigny-Pablo Picasso. Le dossier de consultation des entreprises de ce marché sera envoyé aux candidats sélectionnés à la fin de cette année. Les deux marchés restants (l’un pour le tronçon Ouest, l’autre pour le tronçon Est) feront l’objet de publications ultérieurement en 2021.

Disparition de Michel Bigey, père du nouveau tramway français
C’est à double titre que Michel Bigey, disparu à l’âge de 86 ans, peut être considéré comme l’un des pères du tramway français moderne, ayant organisé le retour de ce mode sur le réseau pionnier de Nantes en 1985, dix ans après avoir dirigé l’étude qui définissait les conditions de ce retour.
Dès 1975, Michel Bigey a en effet dirigé à la RATP et Sofretu (aujourd’hui Systra) l’équipe qui a réalisé l’étude intitulée Neuchateau, un système de transport basé sur un site propre au sol, qui portait sur une ville imaginaire de 200 000 habitants au centre d’une agglomération de 500 000 habitants. Plaidoyer pour un tramway en site propre partiel conçu comme outil d’aménagement urbain, avec reprise des emprises de façade à façade sur le trajet de la ligne, cette étude a été le catalyseur du concours Cavaillé. Un concours d’où ont été tirées les spécifications du tramway français standard, dont la première application serait Nantes.
C’est pour cette ville que Michel Bigey est parti en 1978 avec certains membres de son équipe pour mettre en œuvre le premier projet de tramway français moderne. Il a dirigé de 1979 à 1989 la Semitan, l’exploitant du réseau de Nantes, menant à son terme ce projet en dépit d’une alternance à la mairie qui aurait pu y mettre fin. Mis en service en 1985, le réseau de Nantes allait faire école, avec son tramway standard français rapidement adopté par Grenoble, après intégration du plancher bas. Deux villes dont l’exemple serait suivi par une bonne vingtaine d’autres au cours des décennies suivantes, faisant du tramway « à la française » un concept de transport et d’urbanisme étudié par le monde entier.

Transdev exploitera le réseau de bus de Melun Val de Seine
Et de trois! Transdev a été « pressenti » pour exploiter les lignes de bus de l’agglomération de Melun Val de Seine. C’est le troisième lot gagné par le groupe de transport public après deux autres remportés en juillet dernier dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du réseau de bus en grande et moyenne couronnes parisiennes. Un nouveau succès important pour Transdev, qui détenait jusqu’à présent la moitié de ce marche des bus « Optile ». Ce contrat de délégation de service public débutera au 1er août 2021 pour une durée de 5 ans.
Rappelons que l’autorité organisatrice des mobilités franciliennes, IDFM, a redéfini 36 lots qu’elle ouvre à la concurrence, alors que jusqu’à présent les bus Optile faisaient l’objet de 140 contrats passés de gré à gré. L’ensemble des appels d’offres devrait avoir été lancé d’ici à la fin de l’année, les nouveaux délégataires devraient tous être connus mi-2022 et et les nouveaux contrats devraient tous devenir effectifs d’ici janvier 2023.

Keolis remporte un nouveau contrat de bus aux Etats-Unis
Depuis le 1er octobre, Keolis Transit America, la filiale américaine du groupe français, exploite le réseau de bus de Victor Valley, dans le Comté de San Bernardino en Californie du Sud. Ce contrat, gagné le 13 septembre dernier auprès de l’autorité organisatrice de transport de Victor Valley (Victor Valley Transport Authority), représente un chiffre d’affaires cumulé d’environ 110 millions d’euros.
D’une durée de cinq ans, avec une possibilité d’extension de cinq années supplémentaires, il prévoit l’exploitation et la maintenance d’un réseau de 114 bus, dont plus de 90 fonctionneront grâce aux énergies alternatives.
Avec ce contrat, Keolis continue d’accroître sa présence aux Etats-Unis après les récentes prolongations de ses contrats d’exploitation des réseaux de train de banlieue desservant Boston et Washington, et le gain d’un contrat de bus en Virginie.

La RATP dévoile sa nouvelle signature
“à demain”. C’est la nouvelle signature que la RATP a dévoilée le 5 octobre. « C’est une expression quotidienne, une invitation à se revoir. On se donne rendez-vous et on tient cette promesse », explique Mariah Camargo de Staal, responsable de l’unité Voyageurs et image en Île-de-France, de la RATP. « Nous avons choisi de montrer notre attachement aux voyageurs, c’est pourquoi nous avons retravaillé notre signature dans ce sens. Nous voulions montrer que le voyageur est placé au cœur de nos préoccupations. Cette signature doit incarner notre nouvelle posture “servicielle” », ajoute-t-elle.
On retrouve évidemment cette signature sous les différents portraits de voyageurs, pris sur le vif, qui composent la nouvelle campagne d’image. Chacun s’accompagne d’un slogan, « dans un langage populaire, direct, en connivence avec nos voyageurs » poursuit Mariah Camargo de Staal. Son équipe a opté pour une typographie, proche d’une écriture manuscrite, mais en majuscule. Cette typographie, spécialement créée pour la RATP, se décline en couleurs « pop » qui s’appliquent également au cadre qui entoure l’image, à la signature et au logo “visage”. Une première pour cette identité graphique qui, jusqu’à présent, ne portait que du vert jade et du bleu marine. On remarquera aussi l’absence du nom RATP. « Notre logo est tellement connu maintenant qu’on s’est autorisé à ne pas apposer le nom RATP ».
Cette campagne de communication, conçue avec l’agence Havas, va s’afficher sur 3 000 panneaux (850 panneaux de 2 m2 Clear Channel dans Paris) et écrans pendant 12 jours dont 1 030 écrans numériques DOOH dans les transports en commun et 1980 affichages sur les quais du métro et du tramway. On la retrouvera aussi sur les mobiliers urbains parisiens, dans la presse papier francilienne. La RATP sera également présente sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook, Instagram, LinkedIn et YouTube à travers trois vidéos dédiées.
Y. G.
