Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • La pratique du vélo progresse de 44 % avec le déconfinement

    La pratique du vélo progresse de 44 % avec le déconfinement

    La pratique du vélo a augmenté de 44 % durant la première semaine du déconfinement, du 11 au 18 mai, selon une étude de Vélo & Territoires, un réseau de 109 collectivités qui a décidé de mesurer au jour le jour son évolution et d’en publier les résultats tous les 15 jours.

    L’étude s’appuie sur un échantillon national de 182 compteurs. Du 11 au 17 mai, ces compteurs ont enregistré 44 % de passages de vélos de plus que la moyenne hebdomadaire des passages observée entre le 1er janvier et le 17 mars. Le week-end, l’augmentation est de 151 %. Enfin, comparée à la même semaine en 2019, la fréquentation cyclable progresse de 11 %. Des résultats d’autant plus spectaculaires que la pratique du vélo était déjà en forte hausse en début d’année après les mouvements de grèves dans les transports en commun.

    En milieu urbain, la progression est de 27 %. Dans les territoires périurbains, elle augmente de 138 %, et en milieu rural de 197 %. Ces pourcentages sont toutefois à relativiser car le nombre de cyclistes est plus faible. Dans les villes, 1 188 vélos ont été comptés en moyenne par jour et par compteur contre 936 avant le confinement.

    L’étude montre aussi une reprise non linéaire de la pratique du vélo au cours de la semaine de déconfinement due à une réouverture progressive des écoles et à une météo capricieuse en début de semaine.

    Y. G.

  • Les nouvelles luttes pour l’espace public

    Les nouvelles luttes pour l’espace public

    La campagne des municipales l’a montré : les villes veulent faire du vélo un mode de transport majeur dans les  zones denses. Ce qui annonce de nouveaux épisodes dans la bataille de l’espace  public… mais laisse de côté la question des mobilités périurbaines, totalement dépendantes de l’automobile et relevant des voiries départementales… L’analyse de l’économiste Yves Crozet.

    Depuis quelques années la mobilité urbaine a été bousculée par l’arrivée des deux-roues en « free floating ». Ces nouveaux venus ont ravivé une réalité aussi ancienne que la ville : la bataille pour l’occupation de l’espace viaire. La ville pédestre était déjà confrontée à ce problème. Au XVIIe siècle déjà Blaise Pascal évoquait les « embarras de Paris ». L’arrivée des véhicules motorisés et surtout de l’automobile a changé le rapport de forces entre les modes de transport. Non seulement car de nouveaux espaces de circulation lui ont été attribués, mais aussi parce que les rues ont été envahies par les véhicules en stationnement.

    Ce que nous observons dans les centres villes depuis la fin du siècle dernier est une lente transition vers un autre partage de l’espace viaire. La mise en place des rues piétonnes a précédé la création de voies réservées pour les bus laquelle a été suivie de la relance du tramway. Partout où ces transformations ont eu lieu, les trafics automobiles ont été réduits, mais aussi dans un premier temps les déplacements en vélo lequel était considéré comme lent et dangereux. Deux qualificatifs à revoir ?

    La campagne électorale de 2020 a vu fleurir des programmes visant à faire du vélo un mode de transport majeur dans les zones denses. Il ne s’agit plus seulement de tracer des pistes cyclables. Pour réduire le danger pour les cyclistes, de véritables itinéraires dédiés sont proposés, avec priorité aux intersections. Mais comme l’espace public est rare, cela signifie qu’il faudrait redistribuer l’espace viaire. Au détriment des piétons avec le rétrécissement des trottoirs mais aussi au détriment des voitures, et notamment de celles en stationnement comme l’a proposé Mme Hidalgo.

    Quels que soient les choix à venir, un changement de paradigme est en cours. Derrière le conflit entre modes de transport se révèle une autre façon de considérer l’accessibilité urbaine. C’est le constat dressé lors de deux Tables Rondes organisées à Paris par le Forum International des Transports (OCDE) en octobre et décembre 20191.

    Les politiques de mobilité ont longtemps été et restent encore focalisées sur la vitesse des déplacements afin d’économiser le bien le plus rare pour les individus : le temps.

    Une première mutation est apparue avec les voies piétonnes et le retour de modes de transport relativement lents comme les tramways. Les unes et les autres améliorent l’accessibilité pour peu que leur développement s’accompagne d’une densification des aménités urbaines (logements, emplois, commerces…). L’enjeu clé n’est plus la vitesse mais une meilleure gestion du bien le plus rare pour la collectivité, l’espace. La réaffectation de l’espace public au profit des modes moins consommateurs d’espace viaire est un levier puissant de meilleure utilisation des espaces privés.

    La promotion du vélo et les contraintes accrues sur la voiture en zone urbaine (zones à faibles émissions, tarification du stationnement, covoiturage, interdiction des moteurs diesel…) ne sont donc pas seulement inspirées par la haine de l’automobile2. Seconde phase de la mutation des politiques publiques, elles visent à faire de l’accessibilité un bien collectif pour que le maximum d’aménités urbaines soit disponible avec un déplacement non motorisé, à coût réduit pour les individus et la collectivité.

    Mais comme le monde de la mobilité est paradoxal, cette priorité donnée à l’optimisation des usages de l’espace est promue en invoquant… de moindres temps de parcours (la ville du quart d’heure…) ! En outre elle se heurte à l’arrivée de nouvelles formes de recherche, individuelle voire individualiste, de gains de temps. Les nouveaux deux-roues électriques : vélos, overdrives, trottinettes mais aussi désormais les « speedelec » qui peuvent atteindre 45 ou 50 km/h doivent-ils circuler avec les vélos, sur les trottoirs, ou au milieu du trafic automobile avec les risques que cela comporte ? En France, en 2019, huit personnes ont été tuées alors qu’elles circulaient en trottinettes ! Doit-on rechercher pour eux des voies dédiées ? Mais à qui les prendre ? La bataille pour l’espace public va connaître de nouveaux épisodes. N’oublions pas enfin une autre dimension de cette bataille, celle qui a démarré sur  l’espace viaire des ronds-points en 2018 pour défendre l’usage de l’automobile. Ses acteurs n’ont pas su ou voulu lui donner un contenu politique via des candidatures aux élections municipales. Cela peut paraître curieux puisque plus de 80% des actifs se rendent aujourd’hui au travail en voiture. Mais c’est logique car les programmes municipaux sont surtout centrés sur les zones denses3. La question des mobilités péri-urbaines totalement dépendantes de l’automobile n’intéresse pas les communes car il s’agit très majoritairement de flux intercommunaux sur des voiries départementales. Le renouvellement des Conseils départementaux, qui gèrent plus de 400 000 km de routes, aura lieu en 2021. L’occasion d’un débat ?

    1 www.itf-oecd.org/measuring-accessibility-methods-and-issues
    2 www.itf-oecd.org/zero-car-growth-managing-urban-traffic-roundtable
    3 En 2018, il y avait chaque jour 400 000 déplacements en automobile ayant Paris comme origine et destination, 60% de moins qu’en 2001 ! Mais dans le même temps, on comptait plus de 8 millions de déplacements en voiture ayant la Grande Couronne comme origine et destination.  Un chiffre en progression.
  • Transdev commande 20 bus à hydrogène aux Pays-Bas

    Transdev commande 20 bus à hydrogène aux Pays-Bas

    Filiale de Transdev aux Pays-Bas, Connexxion a passé commande de 20 bus Solaris Urbino 12 hydrogen en vue de les exploiter pour le compte de la province de Hollande-Méridionale à compter de fin 2021, en remplacement de bus diesel Euro VI. Combinant les batteries, pour les fortes intensités lors du démarrage et de l’arrêt du véhicule, et les piles à combustible Ballard, pour le travail en continu, ce modèle de bus à hydrogène de 12 m peut transporter 85 personnes et dispose d’une autonomie supérieure à 350 km, selon Transdev. Autre innovation : sur ces bus, des caméras de rétrovision et des écrans de contrôle remplacent les rétroviseurs.

    Transdev précise que cet investissement a été rendu possible par le soutien des programmes Joint Initiative For Hydrogen Vehicles Across Europe (JIVE et JIVE2) cofinancés par l’Union européenne dans le cadre d’Horizon 2020, Hydrogen Europe et Hydrogen Europe Research.

    En matière de bus électriques, Transdev devrait gérer, fin 2020, un parc total (exploité ou en commande) de 1 200 véhicules à batteries seules ou à batteries et pile à combustible à hydrogène.

    P. L.

  • Les applis sur la fréquentation dans les transports publics se multiplient

    Les applis sur la fréquentation dans les transports publics se multiplient

    Le principe de Waze, cette appli qui permet aux automobilistes d’éviter les embouteillages grâce à des itinéraires alternatifs, est de plus en plus utilisé dans les transports publics. Cette idée est en train d’être reprise par la RATP qui annonce le lancement d’un nouveau service sur son appli pour connaître l’affluence en temps réel sur son réseau et baptisé le « crowdsourcing affluence voyageurs ».

    Il suffit aux voyageurs, qui auront auparavant téléchargé l’appli RATP sur leur smartphone, d’indiquer le niveau d’affluence de leur rame de métro, de RER ou de tramway. A partir du 1er juin, annonce la RATP, ces informations pourront être consultées par les voyageurs qui pourront alors éventuellement changer leur itinéraire en fonction de l’affluence.

    « Un service collaboratif anonyme, gratuit et très simple d’utilisation qui permet d’améliorer la sécurité sanitaire et le confort de chacun », souligne la Régie. Ce service s’ajoute à d’autres applis qui existaient déjà comme Tranquilien (SNCF Transilien), RailZ (SNCF), Transit (une trentaine de métropoles mondiales, dont Paris), ou Citymapper (qui propose notamment des itinéraires empruntant les lignes les moins chargées du métro parisien).

    Citons aussi l’appli de la start-up Wever, dans laquelle a investi Transdev en mai 2019. Développée depuis six mois, dans le parc d’activité de Courtabœuf à travers la plateforme de mobilité moveinCourtaboeuf, cette appli permet de connaître en temps réel l’état du trafic dans l’agglomération de Paris-Saclay, permettant d’une part aux usagers de modifier leurs déplacements en conséquence, d’autre part à l’autorité organisatrice des transports d’adapter l’offre en fonction de la demande. Le principe est simple : l’usager indique ses déplacements, leur nature, leur fréquence, leur périodicité, et les difficultés rencontrées. Ce qui permet à l’application d’être renseignée en temps réel. En analysant ces données, le pôle Mobilités de la Communauté d’agglomération peut travailler à la mise en place de solutions individualisées et collectives pour répondre aux besoins. Toutes les adaptations de l’offre de transport, résultant de ce diagnostic, sont notifiées aux usagers participants, par mail ou via leur compte utilisateur.

    Lancée le 20 avril, l’expérimentation a été jugée concluante et a été déployée à l’échelle des 27 communes de l’agglomération quinze jours plus tard.

    Yann Goubin

  • Comment les taxis G7 espèrent reconquérir leurs clients

    Comment les taxis G7 espèrent reconquérir leurs clients

    Tombée à 10 % d’activité pendant le confinement, l’activité des taxis G7 n’a retrouvé que la moitié de son chiffre d’affaires depuis le 11 mai, a indiqué l’entreprise quelques jours plus tard. La société de taxis a fait travailler quelque 3 000 chauffeurs pendant le confinement sur les 9 000 affiliés, soit un tiers d’entre eux, selon Nicolas Rousselet, le PDG de G7, qui rappelle n’avoir pas « prélevé de redevance sur les courses pendant cette période ».

    « D’habitude, nos chauffeurs font 12 courses en moyenne par jour. Aujourd’hui, ils effectuent quatre courses pour nous et 1,5 à 2 courses de rue [ndlr, clientèle non apportée par G7] », a expliqué le dirigeant le 14 mai. Une nouvelle clientèle apparaît selon lui : celle des salariés à qui leurs entreprises (39 des 40 sociétés du CAC40) offrent le taxi pour rejoindre leur lieu de travail, alors qu’auparavant, ils empruntaient les transports en commun. « Le taxi est offert aux employés les plus fragiles », explique Nicolas Rousselet.

    Pour suivre le protocole édicté par le ministère des Transports, l’entreprise a distribué des masques (10 000) et du gel hydroalcoolique à ses conducteurs.

    Elle propose aussi l’installation d’une paroi en plastique souple conçue par une de ses filiales Taxirama, aux frais du chauffeur (59 euros). « Ce modèle est le seul validé par les assureurs, à l’inverse de sa version en plexiglas qui peut se peut se briser en morceaux pointus en cas d’accident », souligne encore Nicolas Rousselet. 2 000 ont déjà été installés dans des taxis. « Cette paroi en plastique est amovible et peut être rangée dans sa housse, placée dans le coffre. C’est le chauffeur qui décide », précise Yann Ricordel, directeur général délégué.

    Enfin, G7 a mis en place une équipe de 10 contrôleurs formés par Veritas, qui effectueront 5 000 inspections par mois. En espérant reconquérir la clientèle perdue pendant le confinement.

    Yann Goubin 

  • Lyon mise sur de nouveaux tramways à grande capacité

    Lyon mise sur de nouveaux tramways à grande capacité

    Le Sytral a profité de la période de déconfinement le 11 mai pour mettre en service les quatre premières rames des 15 rames de tramway nouvelle génération acquises pour répondre au développement de la fréquentation du réseau TCL. Dans le cas présent, ces rames grande capacité de 43 mètres et d’une capacité supplémentaire de 30% permettent surtout de faciliter le respect des mesures de distanciation physique. Ces premiers matériels sont en service sur la ligne T3 et onze nouvelles rames vont être déployées sur la ligne T4. Le Sytral a investi 76 millions d’euros dans cette modernisation des tramways.

    CF

  • Malgré la crise, Alstom maintient ses objectifs

    Malgré la crise, Alstom maintient ses objectifs

    L’optimisme est de mise chez Alstom qui présentait ce matin les résultats de son exercice 2019-2020. Entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2020, Alstom a enregistré 9,9 milliards d’euros de commandes, ce qui porte son carnet de commandes à 40,9 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires a atteint 8,2 milliards d’euros et le résultat net 446 millions d’euros.

    « La profitabilité est en hausse, le cash-flow s’est amélioré », commente Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom, « L’année 2019-2020 est en ligne avec nos objectifs », ajoute-t-il. En revanche, la baisse de la production durant la période de confinement n’est pas rattrapable et le prochain exercice en sera forcément impacté du point de vue financier. Le groupe prévoit un plan d’économie pour en amortir les conséquences. « Nous limiterons les recrutements et baisserons nos charges », se borne à indiquer Henri Poupart-Lafarge.

    Mais les perspectives à plus long terme sont positives. « Alstom sera prêt quand le marché rebondira », affirme le dirigeant qui confirme les objectifs 2022-2023 du plan Alstom in Motion (ce plan prévoit notamment une hausse moyenne de l’activité de 5 % par an entre 2019 et 2023).

    « Nous souhaitons, tout en respectant les gestes barrière, retrouver une production normale voire l’accélérer car certains clients nous demandent de rattraper les retards », poursuit le dirigeant. A plus long terme, ce dernier se dit confiant, « convaincu de la pertinence du ferroviaire ». Et il confirme la clôture de la transaction avec Bombardier au premier semestre 2021.

    M.-H. P. 

  • La vraie raison de la fermeture des 60 stations de métro à Paris

    La vraie raison de la fermeture des 60 stations de métro à Paris

    En annonçant début mai que 60 stations de métro resteraient fermées au moment du déconfinement, Catherine Guillouard a avant tout avancé une raison de sécurité. Notamment pour la station République « dont les quais sont étroits ».

    Interrogé par VRT, Arnaud Bertrand, le président de l’association Plus de trains, rappelle que « sur ces 60, il y en a 55 qui sont de petites stations. Nous préférons qu’elles soient fermées et qu’il y ait suffisamment de personnels pour gérer les flux de voyageurs. Ce serait bien qu’il n’y ait pas de fermeture de deux stations qui se suivent. Mais ce que nous regrettons surtout, c’est que parmi les stations fermées, il y a de grosses stations de correspondances comme République, Havre-Caumartin et Stalingrad ».

    Pour la RATP, ces stations sont toutes situées dans Paris intra-muros. Les Parisiens n’ont qu’à marcher 300 ou 400 mètres de plus pour trouver une station ouverte, ce qui est plus compliqué à faire en banlieue. « Nous avons priorisé les lignes de banlieue », rappelle-t-on côté Régie.

    En revanche, les associations Plus de Trains et la Fnaut Ile-de-France avancent une tout autre explication à la fermeture de ces stations : le manque de personnel.

    « Quand on interroge le service clientèle de la RATP, pour lui demander de faire circuler plus de métros plus tôt le matin, dans le nord de Paris, pour éviter les rames bondées, il nous répond : si vous voulez plus de métros, il faudra qu’on ferme plus de stations », raconte Marc Pélissier, le président de la Fnaut Ile-de-France.

    La RATP nous a confirmé que la fermeture de ces stations s’explique par le manque de personnel. Elle annonce autour de 8 000 agents en arrêt maladie ou en garde d’enfants sur un effectif total de 46 000 pour l’EPIC. Et affirme proposer aujourd’hui l’offre maximum qu’elle peut faire en fonction de son personnel. Soit actuellement en moyenne 75 % d’offre sur son réseau.

    D’où une interrogation sur la possibilité pour la RATP de porter à 100 % son offre début juin comme le demande le gouvernement si le taux d’indisponibilité de son personnel reste le même.

    Marie-Hélène Poingt

  • Pascal Auzannet toune la page RATP Smart Systems

    Pascal Auzannet toune la page RATP Smart Systems

    La page va se tourner demain pour Pascal Auzannet qui quittera RATP Smart Systems dont il était le président depuis six ans. Malgré un bon bilan, il part suite à des désaccords stratégiques avec Catherine Guillouard, la PDG de la RATP.

    Pascal Auzannet, qui a passé 35 ans à la RATP, souhaitait en effet poursuivre le développement international de cette filiale de la RATP. L’entreprise (initialement baptisée Ixxi et spécialisée dans l’ITS, la billettique, l’information voyageurs ou encore les systèmes d’aide à l’exploitation) compte aujourd’hui 240 salariés (il y en avait 75 en 2014) et est présente dans 11 pays et 120 réseaux en France, avec une croissance moyenne annuelle de 12,8 %. En 2019, la hausse de l’activité a atteint 18 % (35,5 millions d’euros de chiffre d’affaires) et le taux de réussite pour les réponses aux appels d’offres 64 % (avec notamment l’important contrat sur la billettique du métro de Hanoï).

    Eric Alix remplace Pascal Auzannet

    Eric Alix nouveau dirigeant de RATP Smart Systems

    Catherine Guillouard a choisi de passer les commandes à Eric Alix, un spécialiste du digital, qui était auparavant consultant et a également été directeur digital du groupe La Poste.

    M.-H. P.

     

  • 70 % d’offre au minimum dans les réseaux de transport public en province

    70 % d’offre au minimum dans les réseaux de transport public en province

    « Il y aura 70 % d’offre de transport dans les réseaux en France au minimum », a indiqué le 8 mai Thierry Mallet qui s’exprimait sous sa casquette de président de l’UTP lors de la présentation au ministère des Transports des modalités de déconfinement dans les transports publics. Ce taux atteindra 80 % dans des villes comme Bordeaux, Marseille ou Lille et même 90 % à Dunkerque, Limoges ou Perpignan.

    « L’objectif est d’atteindre 100 % au plus tard début juin », a précisé Thierry Mallet, qui est également PDG de Transdev. Selon lui, les systèmes de vente dématérialisée (la vente à bord reste interdite), la condamnation d’un siège sur deux ou encore les marquages au sol pour inciter les voyageurs à respecter les distanciations physiques vont permettre de faire de nouveau monter les gens à l’avant des bus. Ce qui permettra aussi de fluidifier la circulation à bord. « Le dispositif va se mettre en place réseau par réseau, avec le soutien des forces de l’ordre », a-t-il ajouté.

    M.-H. P.