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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Zenpark lève dix millions d’euros auprès de RATP et EDF
Nouvelle levée de fonds de plus de dix millions d’euros pour Zenpark, l’opérateur français de parkings partagés connectés, avec l’arrivée de deux nouveaux investisseurs publics : RATP Capital Innovation (filiale du groupe éponyme) et EDF. La dernière remontait à avril 2016 (6,1 millions d’euros).
La start-up créée en 2011 qui affiche 200 000 clients actifs et voit le marché du parking intelligent croître de 10 % par an, espère atteindre le seuil de rentabilité en 2020. Elle exploite aujourd’hui 15 000 places partagées dans 1 000 parkings privés, en partenariat avec des groupes hôteliers et des bailleurs sociaux en France (Paris, Lyon, Marseille, Rouen, etc.) et en Belgique (Bruxelles). Et voit des mètres carrés de parking privés mal utilisés un peu partout : « 50 000 à 60 000 places à aller chercher et rendre partageables en France, en Belgique, mais aussi au Royaume-Uni et en Espagne », indique l’optimiste William Rosenfeld, PDG et cofondateur de Zenpark.
Et surtout, l’entreprise cherche maintenant à « construire le plus vaste réseau de parking partagé avec des bornes de recharge électrique », résume le patron de la « Zenteam », 40 jeunes collaborateurs installés sur un plateau parisien de la rue Montmartre.
D’où le partenariat avec EDF qui « veut être l’opérateur de 75 000 bornes de recharge en Europe dans quelques années, pour ne pas trop solliciter le réseau électrique », ambitionne Michel Vanhaesbrouke, directeur d’EDF Pulse Croissance (ex-EDF Nouveaux Business), pépinière de l’énergéticien français.
Première réalisation de ce type, à Marseille : 500 places avec bornes de recharge électrique vendues en 2019, dont 260 places mutualisées par Zenpark.
Que vient faire le groupe RATP dans ce projet de déploiement ? « Zenpark va pouvoir travailler avec RATP Habitat » et piocher « dans le parc immobilier du groupe, soit 5 400 places de parking en Ile-de-France, connectées aux réseaux de transport », explique Stéphanie Bourgeais, directrice de RATP Capital Innovation qui investit dans les nouveaux services de mobilité
N. Arensonas

La métropole de Lille intègre le TER dans son réseau urbain rebaptisé « ilévia »
Depuis le 28 janvier, on peut prendre avec le même ticket non seulement les transports urbains (tramway, métro ou bus) mais aussi l’une des sept lignes de TER irrigant le territoire de la métropole de Lille. Cette intégration tarifaire est accessible à tout détenteur d’une carte Pass Pass anonyme ou personnelle et lui permet de voyager « entre toutes les gares TER de la métropole pour le prix d’un ticket unitaire valable sur tout le réseau », explique la Métropole européenne de Lille (MEL).
Un tel dispositif avait déjà été mis en place dès 1996 par le Grand Nancy, qui avait alors conclu une convention avec le conseil régional de Lorraine pour proposer une offre de transport intermodale. Il est également en œuvre depuis décembre 2016 dans le réseau de transports urbains de Strasbourg où les voyageurs peuvent accéder aux TER avec leur abonnement de la compagnie des transports CTS. Et d’autres dispositifs similaires existent ailleurs dans le Grand Est.
Autres nouveautés à la métropole, le réseau exploité par Keolis et qui s’articule autour de deux lignes de métro, deux de tramway et 91 lignes de bus, va être renforcé : le nombre de lignes Liane, dites structurantes, va passer à terme de 6 à 12, tandis que certaines lignes complémentaires ou de proximité vont aussi évoluer (en termes de fréquence ou de parcours). Côté métro, la ligne 1 circulera une heure de plus le samedi soir (1h30 au lieu de 0h30) et la fréquence en soirée passera à quatre minutes au lieu de six. Un système de transport sur réservation est aussi prévu (s’appuyant sur la plateforme logicielle de la société Padam), tandis que le covoiturage est encouragé via l’appli « ilévia covoiturage ».
Symbole de ces changements, le réseau de transport public lillois s’appelle désormais ilévia.

Toulouse : du bus pour mieux connecter le futur téléphérique
Toulouse Métropole vient d’approuver une convention avec Tisséo Collectivités, l‘autorité organisatrice des transports de l’agglomération, gérés en régie, pour la réalisation d’aménagements de voirie entre la gare SNCF de Colomiers et le futur téléphérique, à l’Oncopole.
Une nouvelle ligne de bus de 15 km doit être mise en service en janvier 2021, quelques semaines après l’ouverture du téléphérique. Elle desservira 24 000 habitants et 50 000 emplois et pourra transporter environ 3 000 voyageurs par jour avec une fréquence en heure de pointe de 10 minutes. Elle permettra de connecter le téléphérique, le métro A et, à terme, la troisième ligne de métro, ainsi que le réseau ferré à Colomiers et les Linéo 2, 3, 4 et 5. Un investissement évalué à 3,15 M€ HT.
C. S.

Le vélo, futur dommage collatéral du mouvement des « gilets jaunes » ?
« Avec la remise en question de la fiscalité écologique, point de départ de la crise des « gilets jaunes », les rentrées fiscales ne seront pas au rendez-vous en 2019, il faudra forcément trouver des solutions mais ce n’est pas sur les vélos qu’il faudra faire des économies budgétaires », prévient Matthieu Orphelin, rapporteur du volet mobilité propres et actives de la LOM, la loi d’orientation des mobilités qui sera devant le Sénat le 9 mars, l’Assemblée nationale en juin, pour une adoption à l’été.
Le député LREM du Maine-et-Loire s’exprimait le 24 janvier à l’occasion d’un point presse du Club des villes et territoires cyclables.
Pour rappel, Edouard Philippe a annoncé un Plan vélo mi-septembre 2018, avec la création du fonds national « mobilités actives » doté de 350 millions d’euros sur sept ans. Objectif, tripler l’usage du vélo d’ici à 2024 pour atteindre 9 % de part modale dans les déplacements. La France se situe à la 25e place européenne pour les déplacements du quotidien en vélo, selon le Club, « autant dire, parmi les plus mauvais », regrette Matthieu Orphelin.
Agréablement surpris par les largesses du Premier ministre, les défenseurs de la petite reine craignent aujourd’hui pour l’avenir du fonds national mobilités actives, et sa cagnotte annuelle de 50 millions d’euros pour accompagner les collectivités dans la définition de leur politique cyclable.
Forfait mobilité obligatoire pour les grandes entreprises ?
Les 50 premiers millions ont été débloqués fin 2018 par l’Etat et l’appel à projets « Vélo et territoire » piloté par l’Ademe est ouvert depuis septembre. « La balle est dans le camps des élus, s’ils ne déposent pas de projets, itinéraires cyclables et stationnement vélo notamment, et ne consomment pas les fonds, l’enveloppe sera forcément rabotée l’an prochain », prévient Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables. L’exemple de la sous-utilisation de la Dotation de soutien à l’investissement local (environ 80 millions d’euros) pour financer les mobilités actives montre que ses craintes sont fondées.
L’autre mesure emblématique du Plan Vélo est la création d’un « forfait mobilité durable » :
jusqu’à 400 euros par an payés par les employeurs publics et privés volontaires pour rembourser une partie des frais de déplacement domicile – travail à vélo de leurs agents ou salariés (en franchise d’impôt et de cotisations sociales). Le projet est inscrit dans la LOM. « Je ne crois pas à une mobilisation massive des collectivités, il faudra une généralisation du dispositif dans les grandes entreprises. Et porter le débat sur le caractère obligatoire de la mesure, avec la possibilité de cumuler ce forfait avec le remboursement de 50 % de l’abonnement transport en commun », avance Matthieu Orphelin. Le futur rapporteur de la LOM n’a pas froid aux yeux.A l’occasion de ses vœux à la presse mi-janvier, la ministre des transports Elisabeth Borne s’est dit, elle aussi, favorable au principe obligatoire du forfait mobilité durable. Pour l’heure, le projet de loi parle de volontariat. Ce n’est pas gagné avec le Medef qui propose de déshabiller le versement mobilité (ex-versement transport payé par les entreprises de plus de 11 salariés) pour « rhabiller » les campagnes qui sont privées de transport public.
Nathalie Arensonas

La commission Transport vote la libéralisation des services d’autocars dans l’UE
La commission des Transports du Parlement européen a voté, le 22 janvier 2019, pour une libéralisation du marché des autocars interurbains dans l’Union européenne. Un texte qui divise puisqu’il a été adopté à 26 voix pour, 14 contre et une abstention (celle de la Française Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy). Il devra être confirmé à une prochaine session plénière, dont la date n’était confirmée au moment où nous écrivions ces lignes.
La Commission européenne s’était inspirée des « cars Macron » pour proposer de protéger les liaisons couvrant moins de 100 km, en permettant leur limitation ou leur interdiction sur base d’un test d’équilibre économique d’un service public existant. Un principe de base que l’on retrouve dans le texte adopté par les députés, qui ont par ailleurs élargi cette protection aux services établis « dans une agglomération ou un centre urbain » ou qui satisfont « les besoins de transport entre cette agglomération ou ce centre et les zones environnantes ».
Les députés établissent aussi clairement qu’une autorisation pourra être refusée si le service envisagé couvre une liaison soumise à un droit exclusif dans le cadre d’une obligation de service public. Les requêtes de limitation ou d’interdiction de liaison devront être instruites par un organisme de contrôle indépendant.
Isabelle Smets, correspondante à Bruxelles

Pécresse fait un geste pour les seniors, Hidalgo pour les juniors
Un nouveau forfait Navigo Senior annuel à 37,60 euros par mois sera mis en place d’ici la fin de l’année 2019. Soit 50 % du tarif d’un passe Navigo dont le tarif est maintenu. Le nouveau forfait est destiné aux Franciliens de plus de 65 ans qui ne bénéficient pas de la carte Améthyste. La présidente d’Ile-de-France Mobilités l’a annoncé le lundi 21 janvier en présentant ses vœux. « Aujourd’hui les Franciliens de plus de 65 ans et payant des impôts sont les grands oubliés de la tarification des transports en commun », estime Valérie Pécresse, qui a décidé de mettre fin à cette « injustice tarifaire ». Le forfait Améthyste, destiné aux retraités non imposables, concerne 265 000 Franciliens. Celui qui vient s’y ajouter en concernera lui, 120 000. Le coût de la mesure pourrait atteindre 40 millions d’euros.
Dix jours plus tôt, Anne Hidalgo avait décidé de rendre les transports publics gratuits pour les enfants parisiens de 4 à 11 ans ainsi que pour les handicapés de moins de 20 ans. La maire de Paris avait également décidé de rembourser à hauteur de 50 % le passe Navigo des collégiens et lycéens, en complément du coup de pouce déjà accordé par la région, et de proposer gratuitement l’abonnement Vélib’aux Parisiens de 14 à 18 ans.
C’est en janvier 2018 qu’elle avait annoncé la mise en place d’un passe Navigo gratuit pour les Parisiens de plus de 65 ans, touchant moins de 2 200 euros par mois. Une mesure s’adressant à 200 000 personnes âgées. « Les seniors sont un peu les oubliés de l’Etat et de la région en matière d’aides à la mobilité », avait-elle alors commenté.
Voici donc cet « oubli » par deux fois réparé.
Les présidents des départements de grande couronne, Essonne, Yvelines, Seine-et-Marne, et Val d’Oise (tous de droite) ont réagi négativement aux annonces d’Anne Hidalgo concernant les jeunes. « Alors que les familles des classes moyennes fuient Paris, devenu trop cher, pour s’installer en grande couronne, il aurait été plus pertinent de proposer une aide aux habitants des départements concernés, qui souffrent de temps de transport à rallonge et de conditions de déplacements catastrophiques », écrivent-ils dans un communiqué. Et ils expriment leur « stupeur », alors qu’Anne Hidalgo dans un entretien à Libération « réclame le transfert à la Métropole du Grand Paris (MGP) de compétences aujourd’hui assumées par Ile-de-France Mobilités en lien avec les départements. Il suffit pourtant d’observer un plan de transport pour s’apercevoir que les lignes de RER, de Transilien et de bus vont bien au-delà du périmètre restreint de la MGP ». Quant aux élus Les Républicains de Paris, ils dénoncent des mesures électoralistes, et au coût largement sous-évalué : 51 millions d’euros selon eux pour les 4-11 ans, au lieu de cinq millions d’euros annoncés par la maire de Paris (elle parle en fait de 15 millions en année pleine).
A l’inverse, les élus Alternative Ecologiste et Sociale de la région ont bien réagi à l’annonce de Valérie Pécresse, rappelant qu’ils « ont appelé [cette mesure] de leurs vœux à de multiples reprises ». Et ils demandent d’aller au-delà : « Il est important de mieux penser la tarification sociale, de l’élargir et de la rendre plus juste. En n’oubliant pas de redonner aux étranger·es en situation de précarité les mêmes droits que pour les autres personnes sans ressources. Nous attendions un effort de solidarité plus sérieux, au moins comme celui que la Ville de Paris vient de décider par exemple pour les enfants et certaines catégories de personnes en difficulté », estime Pierre Serne, administrateur du Stif et ancien vice-président aux transports franciliens.
Approuvées ou contestées, l’ensemble des mesures annoncées en début d’années ont au moins deux points communs. Chacune vise sa clientèle électorale, les retraités pour la droite, les parents actifs pour la gauche. Et toutes ont pour but d’inciter les Parisiens ou l’ensemble des Franciliens à laisser la voiture au garage. Comme le veut la signature des pubs d’IDF M, #OnYva, même si c’est cahin-caha.
F. D.

Les métropoles espagnoles prolongent leurs réseaux et ont besoin de trains
Dans les grandes cités espagnoles, la population s’accroît et avec elle les solutions de mobilité, d’autant que les centres-villes sont de plus en plus interdits aux automobiles. L’accent est mis pour 2019 sur l’allongement des réseaux et le renouvellement du parc roulant.
En Andalousie, Cadix (photo) devrait enfin mettre en service son tram-train le long de sa baie jusqu’à Chiclana, après de longs essais des véhicules qui depuis San Fernando empruntent les voies ferroviaires de Adif. Málaga prolonge dans le centre de la cité ses deux lignes de métro, tandis que Jaén pourrait faire circuler son tramway en cours d’homologation. Cordoue a inauguré fin 2018 son réseau de banlieue Renfe « Norte – Sur » qui devrait cette année s’agrandir.
Valence double sa liaison banlieue C1 vers Gandía, un premier pas vers la restauration du « Train de la côte » en direction de Dénia. Metrovalencia 10 s’amorce avec les premiers chantiers souterrains de cette ligne de tramway.
Tarragone veut profiter du transfert de la grande ligne Valence – Barcelone pour récupérer le vieux tracé côtier et créer un tram-train autour de Cambrils et Salou/Port Aventura. Il devrait accueillir 2,5 millions de personnes par an.
Barcelone travaille toujours sur sa longue ligne transversale de métro automatique 9/10, longue de 48 km et comportant quatre branches : l’exploitant TMB compte en 2019 étoffer sa ligne 10 Sud. Quant au tronçon central, il devrait être opérationnel en 2023. Côté bus, TMB lance le « bus elèctric » sur sa ligne H16 : les véhicules articulés ont été livrés par Irizar. Sur le réseau banlieue Renfe, est ouvert le chantier d’une desserte par les Rodalies R2 du terminal T1 de l’aéroport de Prat.
Autour de Palma de Majorque, l’électrification pour début 2019 de la branche Manacor du réseau SFM met entièrement sous caténaires les lignes de cette île des Baléares. Ses trains diesels sont en vente, certains sont déjà partis pour le Chemin de fer de Provence.
Saragosse étudie une deuxième ligne sous la forme d’un tram-train entre Las Fuentes et San José.
Madrid devait bénéficier d’un plan de quelque six milliards d’euros sur sept ans, mais le gouvernement préfère privilégier le renouvellement des trains de banlieue. La moitié du parc Renfe madrilène est à renouveler. De son côté, le métro de la capitale célèbre son centenaire le 17 octobre prochain. Avant cela, la Communauté de Madrid a prévu un appel d’offres pour 60 rames de métro, soit un investissement de 700 millions d’euros.
Au Pays basque, Euskotren poursuit la mise à double voie de son réseau métrique. Notamment entre Loiola, Altza et Pasaia sur le « Topo » d’Hendaye à Saint-Sébastien. Le chantier du métro de cette dernière cité est lancé.
Vitoria-Gasteiz mettra en ligne en 2019 des tramways longs articulés et, pour l’été, une extension sud de son réseau vers l’université.
Matériels roulants : Renfe estime que la rénovation de l’ensemble de son parc banlieue et omnibus passe par 439 rames nouvelles dont l’achat s’étalera jusqu’en 2027. Avec une option pour 119 unités supplémentaires. Des investissements respectivement de 3,1 et 1,2 milliards d’euros. Les appels d’offres sont attendus pour le début 2019 : sont sur les starting-blocks les constructeurs éprouvés sur ce créneau comme CAF et Alstom, mais aussi Talgo (depuis sa percée en Lettonie avec sa plate-forme « VitTal »).
Michel Garicoïx

Saint-Etienne, premier à choisir le trolleybus Solaris
Solaris vient de remporter l’appel d’offres lancé par Saint-Etienne pour la fourniture de 22 trolleybus de 12 m. C’est la toute première fois que le constructeur polonais réussit à vendre de tels véhicules en France, lui qui les commercialise, depuis de nombreuses années déjà, dans le cadre de sa gamme Trollino, en format standard de 12 m, rigide de 15 m et articulé de 18 m.
Outre de nombreux pays de l’ancienne Europe de l’Est, les Trollino ont jusqu’ici également conquis, à raison de quelques exemplaires ou bien carrément de dotations importantes, la Suède, l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, ou encore le Portugal. Les réseaux de Salzbourg (Autriche) et Eberswalde (Allemagne) sont ainsi devenus d’emblématiques clients des trolleybus de la marque Solaris.
Le constructeur propose aussi, depuis quelque temps, une version IMC (In Motion Charging), avec stockage d’énergie par batteries ou super-capacités, qui confère au véhicule une autonomie plus ou moins importante en dehors des sections sous ligne de contact bifilaire. La technologie IMC représente la forme d’électromobilité offrant, de loin, le meilleur rendement énergétique.
Les premiers autobus Solaris livrés en France l’ont été en 2003. Depuis, le constructeur a vendu dans l’Hexagone plus de 500 véhicules dans les configurations diesel, gaz, hybride, ou 100 % électrique. Les futurs Trollino pour Saint-Etienne seront construits selon le nouveau design « facelift », qui est désormais la règle pour tous les autobus Solaris depuis le début de cette année. Pourvus d’une motorisation Skoda, ils seront équipés de batteries d’autonomie d’une capacité supérieure à 40 kWh, de la climatisation, d’une cabine de conduite « anti-agression », ainsi que d’un éclairage intérieur assez révolutionnaire, puisque monté, pour partie, dans les mains courantes.
Les cinq premiers véhicules doivent être livrés avant la fin de l’année. Cinq autres suivront en 2020, tandis que les douze derniers sont attendus au cours de la période 2020-2021. Le contrat prévoit également une option pour deux unités supplémentaires.
Après le suisse Hess, le polonais Solaris est donc le deuxième constructeur étranger à entrer sur le marché français du trolleybus, alors que les parcs correspondants entrent maintenant dans une phase de renouvellement, et qu’Iveco, avec son IMC « origine France garantie », espère logiquement recevoir une bonne part du gâteau…
Ph. H.

Véhicules autonomes : Navya veut retenir ses nouveaux talents
Informaticiens rompus aux calculs des probabilités et aux langages de programmation, ingénieurs et docteurs en robotique mobile, en automatismes et traitement du signal, techniciens en cartographie 3D, en localisation, simulation et détection d’obstacles, designers et ergonomes, spécialistes de la fusion de données… Les nouveaux métiers de l’intelligence du véhicule autonome sont légion, les expertises pointues, les formations spécifiques.
Pour anticiper la montée en puissance de ses équipes R&D, dans un contexte de gouvernance chahutée suite au départ précipité du PDG Christophe Sapet fin 2018, la firme lyonnaise Navya (280 collaborateurs) qui figure parmi les leaders mondiaux du véhicule autonome, déménage le 22 janvier 2019 son « Lab » à la Défense. « Navya se donne les moyens de retenir les meilleurs talents en leur offrant les conditions de travail les plus favorables », lit-on dans un communiqué. Quand on tient un Millénial surdoué, il faut savoir le garder. Depuis aujourd’hui, 80 ingénieurs développeurs et docteurs universitaires s’activent dans les étages inférieurs de la Tour Majunga, la plus haute du quartier d’affaires parisien. Moyenne d’âge, 28 ans et demi. Fin janvier, 20 autres ingénieurs et chercheurs en R&D doivent les rejoindre, Leur formation ? « La plupart sont diplômés d’écoles d’ingénieurs françaises, comme Centrale Supelec et l’Institut national des Sciences Appliquées de Lyon (Insa) », indique l’entreprise.
N. A.
Indigo se renforce dans le stationnement
Indigo Group a annoncé le 17 janvier avoir conclu un accord en vue de l’acquisition du pôle stationnement de Spie batignolles concessions, opéré sous la marque Spie Autocité. « Cet accord s’inscrit dans le cadre de la stratégie Goal 2025 annoncée en mars 2018 consistant à se concentrer sur les pays dans lesquels le groupe détient une position de leader ou de co-leader. Il fait suite au rachat de l’entreprise Besix Park en Belgique en juillet 2018, ainsi qu’à la cession des activités du groupe au Royaume-Uni, en Allemagne, en République Tchèque et en Slovaquie, finalisée en décembre 2018 », indique la société qui se présente comme un acteur global du stationnement et de la mobilité.