Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Frontière franco-suisse : une première pour le covoiturage

    Frontière franco-suisse : une première pour le covoiturage

    La société Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et le Canton de Genève ont ouvert la première voie de covoiturage sur une autoroute transfrontalière. L’opération expérimentale prévue pendant un an crée une voie réservée aux heures de pointe pour les véhicules ayant au moins 2 personnes à bord à la douane de Thônex-Vallard, sur un kilomètre de part et d’autre de la frontière. Le dispositif devrait permettre un gain de temps de 33 % sur un trafic de 20 000 véhicules/jour et une meilleure fluidité de circulation dans Genève.

    C. F.

  • « Après les scooters, Indigo Weel prévoit de lancer des vélos, des voitures et des trottinettes électriques »

    « Après les scooters, Indigo Weel prévoit de lancer des vélos, des voitures et des trottinettes électriques »

    Indigo weel va déployer des scooters électriques mi-novembre à Toulouse. Jean Gadrat, son directeur général, a expliqué à VR&T la stratégie qui va être mise en place, tant en ce qui concerne le déploiement de véhicules électriques qu’en ce qui touche à leur recharge.

    Ville, Rail & Transports. Lime vient de retirer ses trottinettes électriques Lime-S à Toulouse au bout de deux jours, après les avoir déployées sans autorisation de la mairie. Qu’en pensez-vous ?
    Jean Gadrat. Jean-Michel Lattes, l’adjoint au maire de Toulouse, a bien réagi par rapport à Lime [en menaçant les trottinettes de verbalisation tant que Lime n’avait pas signé la charte de la mairie, NDLR]. Cela me conforte dans ma démarche d’être coopérant plutôt que de passer en force.

    VR&T. Comment a procédé Indigo Weel ?
    J. G. Avant de déployer notre flotte de 1 950 vélos en free floating en avril 2018, nous avons eu deux mois d’allers-retours avec la ville et la métropole de Toulouse qui nous ont orientés sur certaines zones. Nous avons signé une charte pour l’occupation de l’espace public et nous payons une redevance.

    VR&T. Vous allez lancer des scooters électriques à la mi-novembre. Avez-vous procédé de la même façon ?
    J. G. Non. Pour les scooters, c’est la mairie de Toulouse qui a lancé un appel à manifestation d’intérêt fin avril. Deux dossiers ont été déposés dont le notre [l’autre est Cityscoot, NDLR]. Nous sommes dans le cadre d’une licence dans l’esprit de la loi d’orientation sur les nouvelles mobilités que la ministre des Transports Mme Borne va porter au parlement. Nous sommes en phase de bêtatest avec une trentaine de scooters. Nous augmenterons leur nombre progressivement, d’ici la fin de l’année, jusqu’à 100 (le nombre autorisé). Nous proposerons ensuite à la mairie de monter jusqu’à 400-450. Toulouse est la seule ville où nous avons des scooters. Le test est très positif et nous devrions déployer des scooters dans une autre ville à la fin du premier trimestre et une troisième à la fin du deuxième trimestre.

    VR&T. Le service est-il déjà rentable ?
    J. G. Le tarif de lancement pour les scooters est de trois euros pour 20 minutes, avec trois minutes gratuites pour vérifier que le véhicule fonctionne bien. C’est un tarif expérimental qui va peut-être évoluer. Nous sommes en phase de lancement d’ici fin 2018 et, en janvier 2019, nous allons regarder.
    Pour les vélos, le tarif est de 50 centimes la demi-heure. Nous avons aussi mis une pénalité de 15 euros en cas de stationnement à l’extérieur du périmètre autorisé pendant plus de 24 heures Les vélos tournent. C’est rentable, si on enlève certains quartiers sensibles où on a beaucoup de vandalisme.
    J’ai été surpris des tarifs des trottinettes de Lime et Bird (un euro de prise en main et 15 centimes la minute), mais il y a un engouement des usagers. Nous avons une marge de 50 centimes qui pourrait nous permettre de proposer des vélos plus robustes et de meilleure qualité.
    Le free floating doit encore faire ses preuves économiquement. Même s’il connaît du succès, il nous paraît un peu tôt d’instaurer une redevance annuelle (dix euros par vélo et 30 euros par scooter).

    VR&T. Avez-vous des projets de déploiement d’autres types de véhicules à Toulouse ?
    J. G. Nous prévoyons de déployer des vélos électriques et des voitures électriques à la fin du premier semestre 2019 (juillet 2019), et plus tard des trottinettes électriques. Tout est quasiment prêt. Nous achetons des véhicules existants et nous les proposons sur notre application.

    VR&T. Comment pensez-vous régler la question de la recharge de ces véhicules ?
    J. G. Nous allons chercher à standardiser la distribution de l’énergie : en 2030, il y aura une majorité de véhicules à énergie électrique avec une problématique forte de production et de distribution de l’énergie. Nous voudrions être acteurs de ce marché et proposer un format de batteries amovibles unique pour tous nos véhicules. Aujourd’hui, c’est ce que nous faisons sur notre vélo, sur un scooter qu’on va sortir bientôt (pas celui qui est en test à Toulouse) et bientôt sur notre trottinette électrique. Nous avons aussi choisi une voiture chinoise déjà dotée des batteries amovibles, contrairement aux Twizy et Zoé qui ont des batteries fixes. Il faudrait mettre six ou sept batteries pour ces voitures, trois pour les scooters. Nous pourrions proposer des distributeurs automatiques permettant d’échanger des batteries vides contre des batteries pleines. Nous pourrions utiliser pour cela nos parkings (nous en avons 16 à Toulouse), et proposer à nos usagers, soit de faire cet échange, soit le faire faire par nos salariés.

    VR&T. Toulouse pourrait-elle être choisie pour expérimenter ces distributeurs ?
    J. G. Nous souhaiterions nous lancer sur une ville test en 2019, mais elle n’est pas encore choisie. Toulouse a des avantages car elle n’est ni trop grande, ni trop petite, dynamique, avec une mairie positive sur les nouvelles mobilités. C’est un très bon terrain d’essai et laboratoire d’expérimentation.

    Propos recueillis par Catherine Stern

  • Bref passage des trottinettes Lime-S à Toulouse

    Bref passage des trottinettes Lime-S à Toulouse

    Les trottinettes électriques vertes Lime-S n’auront passé que 72 heures à Toulouse. Déployées samedi 20 octobre sans demande préalable d’autorisation d’occupation de l’espace public à la mairie, elles ont disparu dans la nuit de lundi 22 à mardi 23. Jean-Michel Lattes, premier adjoint au maire et vice-président aux transports de Toulouse Métropole, avait menacé l’entreprise américaine Lime de verbalisation. La procédure est la même pour tous les opérateurs qui souhaitent proposer des véhicules sans station à la location (vélos, scooters ou trottinettes) : signer la charte qui prévoit un déploiement progressif après une phase de test, du personnel affecté spécialement à leur entretien et le paiement d’une redevance annuelle. Ce qu’a fait Indigo Weel dont les vélos sont arrivés fin avril et dont les scooters sont annoncés pour mi-novembre.

    C. S.

  • Les trottinettes vont entrer dans le code de la route

    Les trottinettes vont entrer dans le code de la route

    Les trottinettes vont bientôt entrer dans le Code de la route a annoncé le 23 octobre, devant l’Assemblée nationale, la ministre des Transports. Elisabeth Borne a notamment expliqué que cette nouvelle catégorie de véhicule pourrait circuler sur les pistes et bandes cyclables mais pas sur les trottoirs, afin d’assurer la sécurité des piétons. Face au développement des nouvelles mobilités (trottinettes mais aussi vélos, gyropodes…), les services de free-floating (c’est-à-dire en libre service) vont aussi être encadrés. Les règles qui seront édictées doivent pouvoir prendre en compte les situations locales, a ajouté la ministre.

  • La RATP face à une concurrence accrue et recomposée

    La RATP face à une concurrence accrue et recomposée

    Les volumes font rêver. Le marché mondial de la mobilité s’élèverait à 1 300 milliards d’euros à l’horizon 2030. Et celui des smart cities à 2 200 milliards d’euros à l’horizon 2025. Pour la RATP cela tombe bien, son marché historique, la mobilité, est en forte croissance. Et celui, tout proche et qu’elle veut conquérir, des smart cities explose. Exemple ? La part des marchés publics intégrant le BIM (Building Information Modeling ou maquette numérique) a été multipliée par 16 entre 2014 et 2018. Certes, tout ne bondit pas aussi vite, mais la révolution technologique n’a pas fini de produire des effets fulgurants.

    Sur le métier historique, Catherine Guillouard et des dirigeants de la RATP ont présenté à la presse, le 19 octobre, une analyse très proche de celle qu’a faite dernièrement Guillaume Pepy devant quelques journalistes. Les noms des concurrents ne sont pas tout à fait les mêmes. De plus, la SNCF a fait un plan général où l’on voit une vingtaine de concurrents, quand la RATP a mis la loupe et en a relevé une bonne soixantaine. Mais les deux entreprises ont bien conscience de faire face à une concurrence accrue et recomposée. Une illustration montre la RATP au centre d’un camembert que se disputent plusieurs types de concurrents, actuels ou potentiels.

    Il y a d’abord, bien sûr, les exploitants déjà présents sur les marchés mondiaux, les Keolis, MTR, Stagecoach ou Arriva ou Transdev et, avec eux, les acteurs locaux qui pourraient devenir des concurrents.

    On y voit aussi les fournisseurs de matériel roulant qui se diversifient dans la maintenance et pourquoi pas dans l’exploitation : la RATP y fait même figurer, à côté des Bombardier, Siemens ou Alstom, Ansaldo STS, le spécialiste de la signalisation, mandataire du consortium Flow, qui a remporté les lignes 3, 4, 5 et 6 du métro de Riyad. Un consortium d’exploitation dans lequel Alstom assure la maintenance du système de transport.

    Les constructeurs automobiles apparaissent en force sur deux segments, véhicules autonomes et véhicules partagés. Il y a bien sûr, à côté d’eux, les nouveaux acteurs des nouvelles mobilités, de Velib’ à Klaxit en passant par Smoove. Et, à la frontière de ces deux groupes, les spécialistes du véhicule autonome. Last but not least, les nouveaux acteurs issus du digital, comme Google, IBM, Waze ou Citymapper.

    Nouvelles technologies donc, et nouvelles entreprises, mais aussi nouveaux concurrents sur les marchés classiques : ainsi les constructeurs ferroviaires qui cherchent à accroître leur activité par la maintenance. Mais il y a aussi des entreprises qui apparaissent sur la liste parce que la RATP va leur porter concurrence à domicile : elle note les deux opérateurs de Singapour, Comfort Delgrow et SMRT, d’autant plus en compétition avec elle que RATP Dev vient d’ouvrir un bureau à Singapour. De même, on imagine mal le métro de Delhi venir demain sur le Grand Paris. Mais, sous la houlette de son ancien patron, Elattuvalapil Sreedharan, « Metro Man », cette entreprise a joué un grand rôle dans les métros indiens et c’est plutôt la RATP, en exploitant avec Transdev la ligne 1 du métro de Mumbai, qui vient lui porter la concurrence sur son marché national.

    Car, Catherine Guillouard y insiste, la concurrence, « nous nous y frottons depuis 15 ans ». Mais, reconnaît-elle, « le champ s’est élargi ». Et elle va devoir s’y frotter à domicile, alors qu’on l’avait vue jusqu’à présent à l’offensive. Ce qui lui a plutôt réussi. L’an dernier, relève la PDG, « elle a gagné la moitié des contrats auxquels elle a concouru et a eu quasiment 100 % de renouvellement des contrats existants ».

    Pour continuer sur cette voie, et faire passer le CA de 5,5 milliards en 2017 à 7 milliards en 2025, dont un tiers hors d’Île-de-France, un des grands enjeux va être d’attirer et de conserver les compétences. Sur les 213 métiers qu’exerce le groupe, un tiers représente une expertise critique. D’où l’importance du projet Smart : constitution d’équipes chargées d’explorer les pistes de croissance, en travaillant dans un temps court, en se donnant seulement six mois pour établir la viabilité et la pérennité d’une idée de business, et en épaulant les jeunes talents d’un sponsor membre du Comex ou du Codir.

    F. D.

  • Après l’abandon de l’A45 Saint-Etienne – Lyon, priorité au TER ?

    Après l’abandon de l’A45 Saint-Etienne – Lyon, priorité au TER ?

    La Fnaut se félicite de l’abandon du projet « inutilement dispendieux et nocif » d’autoroute A45 Saint-Etienne-Lyon après l’annonce d’Elisabeth Borne, ministre des Transports, lors d’une réunion avec les parlementaires LREM. La ministre a confirmé l’arrêt du projet dans un entretien au Progrès en reprenant un propos tenu la semaine précédente à Lyon : « Si ce projet était consensuel il serait réalisé depuis longtemps. »

    Selon elle, l’investissement prévu par l’Etat (400 millions d’euros) sera consacré à l’amélioration de la liaison autoroutière existante (A 47) mais aussi des infrastructures ferroviaires et du matériel roulant. « On a l’ambition de doubler le nombre de voyageurs quotidiens » (de 20 000 à 40 000) sur la ligne TER, la première de France hors région parisienne. Si l’on ajoute les budgets prévus par les collectivités de la Loire (400 millions d’euros) et la région AURA (130 millions), les futurs aménagements disposeraient ainsi de près d’un milliard d’euros d’argent public permettant « de développer un véritable RER métropolitain », selon la FNAUT.

    L’ A45, autoroute à péage concédé à Vinci en 2016 qui devait doubler l’A47 gratuite, était soutenue par le département de la Loire, la métropole de Saint-Etienne et les CCI. Elle était contestée par le département du Rhône et les élus et populations des territoires agricoles concernés (375 fermes sur 500 hectares).

    Claude Ferrero

  • L’Occitanie lance son portail de données ouvertes

    L’Occitanie lance son portail de données ouvertes

    La région Occitanie a ouvert mi-octobre son portail de données ouvertes, data.laregion.fr. Sur 138 jeux de données actuellement disponibles, une vingtaine concerne les transports et la mobilité.

    On y trouve notamment les lignes et points d’arrêt des lignes d’autocars régulières, les gares et haltes ferroviaires, l’offre de transports interurbain, le tracé des réseaux ferroviaire et routier, les pôles d’échanges multimodaux ferroviaires et routiers, les LGV en service et en projet et la localisation des ports. Ces données sont téléchargeables sous forme d’API (interface de programmation applicative) pour les développeurs et consultables sous forme de tableaux, cartographies ou graphiques.

    « Ces données numériques sont une richesse à exploiter, souligne Carole Delga, la présidente de la région. Valorisées, elles peuvent être à l’origine de projets, ou de logiciels, d’applications qui améliorent les services publics. Elles permettent d’innover et d’en imaginer de nouveaux ! C’est pourquoi la région est volontaire pour accompagner les collectivités locales, soutenir la publication et le partage de ces données », ajoute-t-elle.

    C. S.

  • Pour RATP Group,  « la ville a de l’avenir »

    Pour RATP Group, « la ville a de l’avenir »

    « La ville a de l’avenir. » La RATP veut le croire, et en fait la signature de la marque ombrelle RATP Group. Il s’agit plus précisément de l’adaptation française d’une signature dont la version originale est : « Moving towards a better city ».

    Ily a dix ans, la RATP déclarait « Aimer la ville ». Il s’agissait, commentaient Les Echos, d’installer « la RATP comme une véritable marque, compétitive à l’international, prête à se frotter en France à la concurrence du marché des transports collectifs privés à compter du 1er janvier 2010… et non plus seulement comme un service public de qualité ».

    En 2015, « Demandez-nous la ville » remplace « Aimer la ville ». Le discours est moins général, plus professionnel, comporte une forte notionde service, tout en s’inscrivant dans la continuité. Cette signature demeure aujourd’hui celle de l’Epic.

    L’attention à la ville vient de loin. En 1984, par exemple, la RATP avait organisé à Royaumont le colloque « Crise de l’urbain, futur de la ville » où intervenaient notamment le médiéviste Jacques Le Goff et l’urbaniste Marcel Roncayolo, qui vient de disparaître. L’ouverture intellectuelle de la RATP doit sans doute beaucoup à la personnalité d’Edith Heurgon. Longtemps directrice de la prospective dans l’entreprise, elle est toujours directrice du centre culturel de Cerisy-la-Salle, l’un des hauts-lieux, avec Royaumont précisément, des grands colloques d’avant l’empire des médias. Mais l’attention à la ville vient surtout d’une pratique quotidienne. Pas tant celle du métro, nous faisait remarquer un bon connaisseur de l’entreprise, que celle du réseau de surface.

    C’est donc dans une stricte continuité que s’inscrit Catherine Guillouard. Et c’est à juste titre qu’elle fait de cette attention un facteur différenciant. Transdev n’a pas grand discours sur le sujet. Et la SNCF, pourtant si présente dans l’agglomération francilienne, est quasi muette. On peut penser que le développement de mégacités englobant des RER, ou la centralité nouvelle des gares dont les fondateurs d’Arep, Jean-Marie Duthilleul et Etienne Tricaud, ont depuis longtemps pris la mesure, devraient conduire la SNCF à s’emparer d’un sujet qui de fait est devenu le sien. Mais la RATP a sur ce point des décennies d’avance .

    La nouveauté qu’apporte Catherine Guillouard, c’est de revendiquer cette attention à la ville comme un métier, à l’égal de la mobilité. Et donc comme un relais de croissance. La RATP veut marcher sur deux jambes. Ce qui se résume par la formule :« Nous sommes à la fois un opérateur de mobilité et un acteur de la transformation de la ville intelligente et durable ».

    Le travail global de positionnement stratégique, d’architecture de marque, de design et de déploiement de RATP Group a été mené avec l’agence Havas Paris. Sous la marque ombrelle, les noms de filiales sont « ratpisés » , comme l’était déjà RATP Dev . Apparaissent donc RATP Travel Retail (ex Promometro), RATP Real Estate (ex SEDP), RATP Smart System (ex Ixxi), RATP Connect (ex TelCité), RATP Coopération… La nouvelle plateforme de marque est révélée par une campagne B to B presse et digitale diffusée depuis le 15 octobre.

    F. D.

  • Transdev perd son contrat historique à Nancy

    Transdev perd son contrat historique à Nancy

    Coup très dur pour Transdev : selon plusieurs sources internes, l’opérateur a perdu le contrat de transport public du Grand Nancy, au profit de Keolis. Cette délégation des transports publics nancéiens était détenue depuis quasiment toujours par Transdev (qui a succédé à la CGFTE et Veolia Transport, dont Transdev est issue). La métropole refuse de s’exprimer sur son choix qui doit être rendu publique le 23 novembre après le vote des élus.

    C’est donc Keolis qui succédera à Transdev à partir du 1er janvier, pour six ans dans le cadre d’un contrat estimé à 400 millions d’euros, de source syndicale citée par la presse locale.

    Pour la filiale de la Caisse des dépôts et consignations, c’est un nouvel échec après une série noire : échecs à Bayonne et Biarritz fin 2016 pour le contrat de l’agglomération de Côte Basque-Adour, à Besançon à l’été 2017, puis à Lille (où le groupe était en offensif) quelques mois plus tard et tout dernièrement, perte du contrat de Béziers.

    Pas sûr que le gain de Nîmes annoncé il y a quelques jours suffise à rétablir la balance, surtout que, si l’on en croit ses concurrents (et détracteurs), le contrat aurait été gagné au détriment des marges tant il devenait urgent d’afficher une victoire sur le territoire français.

    A l’intérieur de l’entreprise, les rumeurs vont bon train sur un remaniement du management, d’autant qu’un nouvel actionnaire, l’Allemand Rethmann, va bientôt s’installer au tour de table.

    M.-H. P.

  • Un plan pour renforcer la propreté à la RATP

    Un plan pour renforcer la propreté à la RATP

    La RATP a présenté le 16 octobre son nouveau plan propreté grâce à l’adoption ce mois-ci d’un budget de 2 millions d’euros en 2018, puis 5 millions d’euros par an entre 2019 et 2021, cofinancés par Île-de-France Mobilités et la Régie. Ils s’ajoutent aux 85 millions d’euros dépensés chaque année pour assurer la propreté des espaces et du matériel roulant.

    De nouvelles actions vont donc être engagées telles que des opérations de nettoyage approfondi, le renforcement de la présence des agents de nettoyage, de nouveaux process plus innovants (une balayeuse autonome a ainsi été expérimentée à Châtelet-les-Halles permettant de nettoyer jusqu’à 30 000 m²…) l’installation de nouvelles toilettes ou encore le déploiement dans les stations de métro d’un « système de neutralisation des mauvaises odeurs ». Une application de signalements par les usagers va également être mise en place et les usagers eux-mêmes seront incités à avoir des comportement vertueux grâce à l’utilisation de nudge (coup de pouce en français), par exemple des auto-collants qui incitent à agir proprement.